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Une mutation pour expliquer l'hyperactivité



  1. #1
    RSSBot

    Une mutation pour expliquer l'hyperactivité

    Les enfants qui souffrent de troubles de déficience de l'attention (et hyperactivité) ont des symptômes facilement reconnaissables, ils sont souvent distraits, impulsifs et hyperactifs.

    Depuis longtemps, les scientifiques ont suspecté un trouble dans l'action d'un...

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  4. #2
    rom1504

    Re : Une mutation pour expliquer l'hyperactivité

    sans intéret

  5. #3
    pierrevican

    Re : hyperactivité

    Nombreux sont les spécialistes de l’enfance à s’interroger sur la validité des théories psychiatriques appliquées aux enfants et aux adolescents dits « hyperactifs » ou « oppositionnels ». J’ai écrit un livre à ce sujet (Nos enfants, cobayes de la psychiatrie ?) pour tenter d’aborder avec clarté et précision les aspects éthiques relatifs au risque de manipulation comportementale et psychique des enfants par des psychostimulants censés traiter cette « nouvelle » pathologie mentale.
    La composition de la Ritaline et du Concerta destinés à traiter le TDAH – trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité – est similaire à celle de la cocaïne qui est le prototype des amphétamines utilisées pour le TDAH infanto-juvénile.
    D’autre par, ne voit-on pas une surprenante parenté entre l’ambition eugéniste d’avant-guerre qui était de mode dans toute l’Europe et la « vogue » du tout génétique susceptible d’expliquer les comportements déviants ? Pour mémoire, rappelons que l’eugénisme est la recherche et l’application scientifiques des méthodes susceptibles d’améliorer les caractères d’une race, par limitation des « anormaux » ou des « inaptes ».

    Soumis à une batterie de tests élaborés sur la base des théories anglo-saxonnes de la psychiatrie neurobiologique et ses normes multi-axiales, les enfants seront diagnostiqués selon des critères subjectifs largement remis en cause par la communauté médicale internationale et la majorité des psychanalystes. La personnalité « pathologique » qui sera décelée conduira, à partir de six ans – et moins – à l’administration systématique de psychotropes dont les effets délétères physiques et mentaux ne peuvent être ignorés. En outre, les enfants dont la personnalité sera considérée « déviante » risquent d’être fichés pour le reste de leur vie comme individus potentiellement asociaux ou criminels, dans un « carnet de comportement » annexé à leur dossier médical, un casier judiciaire avant la lettre, leur éventuel internement psychiatrique étant par ailleurs consigné plusieurs années durant.

    De quoi s’inspire cette politique d’hygiène mentale que des milliers d’observateurs dénon-cent dans une pétition nationale comme une volonté normalisatrice de la popu-lation infantile ? De références standardisées publiées dans le DSM – Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux – la « bible » de l’Association américaine de psy-chiatrie. Les fiches diag-nostiques qui s’y trouvent décrivent des centaines de pathologies psychiques dont les bases ne reposent sur aucune preuve médicale mais dont l’existence… est votée à main levée lors de réunions professionnelles dites de « consensus » !

    Pour ce courant de la psychiatrie « neurobiologique », la valeur d’un enfant et son rôle futur dans la société sont déterminés par des processus biochimiques ayant pour siège le cerveau. Cette branche de la psychiatrie n’a jamais fourni la preuve scientifique des théories qu’elle avance ni des « pathologies » mentales qu’elle définit. Malgré cela et la multitude de ses contradictions internes, elle inspire les choix politiques des gouvernants en matière de santé publique et recommande chaudement la prescription de psychotropes dont les terribles effets sont reconnus depuis longtemps par le corps médical.

    Pourquoi les difficultés d’apprentissage, de lecture et d’étude, qui ont toujours existé, sont-elles désormais classées dans la rubrique des troubles mentaux ? N’y a-t-il pas une dérive à l’américaine dans cette volonté de médicaliser dès l’âge de trois ans les comportements des enfants dont la majorité se révèle, selon certains, somme toute parfaitement normale, à des exceptions près ?

    Mauvais diagnostics : des risques inconsidérés pour les enfants

    La lecture des critères du diagnostic du TDAH révèle combien les références biopsychiatriques utilisées pour traiter les jeunes élèves sont nébuleuses et subjectives. Voici trois exemples concernant les enfants, tirés du DSM : « (b) a souvent du mal à soutenir son attention au travail ou dans les jeux » ; « (c) a souvent l'air de ne pas écouter ce qu'on lui dit » ; « (f) parle souvent trop »… Quelle mère de famille ne reconnaîtrait pas chacun de ses enfants dans cette liste ? Ces critères simplistes auxquels s’ajoutent d’autres considérations aussi peu scientifiques, suffisent à étiqueter un enfant, sans autre examen, comme « hyperactif » et à le soumettre à la spirale infernale des cures de drogues psychiatriques que sont la Ritaline, le Concerta et les antidépresseurs de la nouvelle génération (ISRS).

    Psychostimulants et antidépresseurs : mêmes effets qu’une drogue dure

    Les remèdes préconisés font l’objet de controverses virulentes dans les cercles scientifiques. On recommande chaleureusement des molécules considérées par de nombreux spécialistes comme extrêmement dangereuses. Leurs effets secondaires peuvent aller jusqu’à entraîner des phénomènes d’accoutumance et provoquer des lésions graves, notamment des accidents cardiaques, ainsi qu’aboutir à des automutilations, des décès, des tentatives de suicide et des passages à l’acte suicidaire. Ces risques sont passés sous silence, et l’on va de la simple interrogation à la perplexité, pour conclure à une franche inquiétude sur le système dans lequel sont plongés les parents en recherche d’une solution pour leur enfant.

    Les Nations Unies tirent la sonnette d’alarme

    Le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies s’est penché en octobre 2005 sur l’abus des diagnostics des enfants et de l’administration à leur égard de drogues puissantes destinées à traiter le TDAH. Dans ses conclusions finales, on peut lire : « Le Comité est également préoccupé par les informations indiquant que le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) est mal diagnostiqué et qu’en conséquence on prescrit trop souvent pour le traiter des psychostimulants dont les effets délétères sont pourtant de mieux en mieux connus. […] »

    Des enfants morts sous Ritaline

    Le pédiatre Fred Baughman, membre de l'Académie américaine de neurologie, un expert reconnu des troubles psychiques infanto-juvéniles, a témoigné en novembre 2001 à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Son rapport intitulé Procès du diagnostic et du traitement du TDAH et des troubles associés et de leurs traitements par des stimulants, est particulièrement poignant : « Les enfants dont je vais vous parler ne sont plus hyperactifs ou ne sont plus inattentifs, ils sont morts […] » annonce-t-il. Morts de quoi ? Du traitement par la Ritaline que leurs parents étaient contraints, par les services sanitaires des écoles, de faire suivre à leurs enfants, sous prétexte qu’ils étaient « hyperactifs ». Ce rapport a été publié dans plusieurs sites comme celui intitulé « Psychiatrie – aide ou trahison ? »
    Dernière modification par bardamu ; 17/12/2006 à 20h53. Motif: Lien commercial enlevé

  6. #4
    bardamu

    Re : hyperactivité

    Citation Envoyé par pierrevican Voir le message
    (...)
    Soumis à une batterie de tests élaborés sur la base des théories anglo-saxonnes de la psychiatrie neurobiologique et ses normes multi-axiales, les enfants seront diagnostiqués selon des critères subjectifs largement remis en cause par la communauté médicale internationale et la majorité des psychanalystes. La personnalité « pathologique » qui sera décelée conduira, à partir de six ans – et moins – à l’administration systématique de psychotropes dont les effets délétères physiques et mentaux ne peuvent être ignorés. En outre, les enfants dont la personnalité sera considérée « déviante » risquent d’être fichés pour le reste de leur vie comme individus potentiellement asociaux ou criminels, dans un « carnet de comportement » annexé à leur dossier médical, un casier judiciaire avant la lettre, leur éventuel internement psychiatrique étant par ailleurs consigné plusieurs années durant.
    Bonjour,
    que voulez-vous dire par "sera" ou "seront" ?
    Auriez-vous des informations comme quoi ceci est prévu règlementairement quelque part ou bien c'est une extrapolation sur ce qui pourrait être ?

    Sinon, certes, il faut être prudent avec la médicalisation des enfants, et la "biologisation" des comportements est une tendance parfois excessive dont on connaît les risques éthiques (cf le Meilleur des Mondes) mais pour en parler, il n'est peut-être pas nécessaire de sortir l'effigie diabolique du psychiatre américain eugéniste brandissant son DSM sacré...

    P.S. : la publicité est interdite sur le forum aussi j'ai enlevé le lien vers le site commercial. Les personnes intéressées pourront s'adresser à leur libraire...
    Ethica, IV, 43 : Titillatio excessum habere potest et mala esse.
    Spinoza

  7. A voir en vidéo sur Futura

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