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Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable



  1. #31
    muller.charles

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    Citation Envoyé par yves25 Voir le message
    Regarde la figure 10.5.12
    les valeurs hors fourchette sont tout simplment très peu probables, c'est toute la différence.
    Pour cela (et avant), je suis en déplacement et je n'ai pas les textes dans l'ordi où j'écris. Je regarderai les graphes.

    Les simulations demandées dans le cadre de ce rapport suivaient une procédure bien définie. Je suppose que les travaux dont tu parles ne la suivaitent pas sinon, ils seraient inclus dans la comparaison. Forest ne semble pas avoir contribué mais Sokolov qui a cosigné l'article de 2002 sont tu parles me semble t il.
    Pour ce qui est des simulations menées par Shaviv, de quoi parles tu?
    En effet, c'était souvent des modèles plus simples que les AOGCMs, ou des analyses purement statistiques. Sur Shaviv, c'est son texte de 2005 dans le JGR (Atmosphere je crois).

    Là, c'est sans doute parce que tu n'as pas bien suivi l'évolution des modèles de prévision. On fait maintenant des prévisions d'ensemble qui se révèlent significativement meilleures que les prévis individuelles.
    Oui, il faut que je vois cela. J'avais entendu parler des prévisions d'ensemble sur les modèles météo. soumis à de mêmes conditions initiales, mais pas trop en climato.

    C'est évidemment une boutade.
    Ma prévi 2022 est une boutade, mais l'évolution des sensibilités entre SAR 1995 et FAR 2007, non. Il me semble bien que ce sont les chiffres exacts. Allez, encore un peu de baisse sur les effets directs/indirects des aérosols sulfatés, un peu de hausse pour la suie de carbone, quelques intégrations dans les modèles des effets directs/indirects de l'irradiance... et l'on ne sera pas loin des 2°C de sensibilité CO2. De mémoire, c'est déjà le pdf de 6 modèles sur 19.
    Réchauffement : la science ou le mythe ?

  2. #32
    muller.charles

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    Citation Envoyé par Lucien COSTE Voir le message

    4) on note depuis quarante ans une activité solaire croissante avec la mesure des flux énergétiques, toutes longueurs d'ondes confondues... Si on ne veut pas admettre que le soleil est une céphéïde faible, ce n'est pas la peine de discuter !
    Et le prochain cycle solaire promet d'être important
    voir par exemple :
    http://science.nasa.gov/headlines/y2...ec_cycle24.htm

    Et en sens inverse on oublie le minimum de Maunder, ainsi que la faiblesse des cycles du début du XIXème siècle.
    Bonjour Lucien et content de te relire.

    Sur les autres points, soit d'accord avec des nuances, soit non pertinent pour juger.

    Sur celui-là, un bémol. Sur les quarante dernières années d'irradiance (totale, spectrale), on a un cycle 19 très fort (pic du XXe), un cycle 20 faible (équivalent début de siècle), des cycles 21 et 22 plus forts (mais moindres que 19), un cycle 23 en cours. Concernant les seuls mesures par satellite (21-23, c'est-à-dire 1978-2006), on n'a pas de tendance significative (au mieux Willson 2003 : 0,1 W/m2 de minimum à minimum). En revanche, en valeur relative mesurée par proxies (tâches solaires et autres), les cycles 21 et 22 sont élevés par rapport au reste du XXe siècle, notamment 1900-1940. Mais en forçage transitoire (c'est-à-dire variation d'irradiance d'un cycle à l'autre sur les trois dernières décennies), rien de concluant.
    Réchauffement : la science ou le mythe ?

  3. #33
    yves25
    Modérateur

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    Citation Envoyé par Lucien COSTE Voir le message
    Bonsoir,



    1) l'optimum climatique du moyen-âge voit les troupeaux passer à pied dégelé au col du Géant.... et dans l'histoire on a des épisodes aussi chauds semblables, à moins d'envisager que la consommation de bois de chauffage des peuples antiques ou moyennageux ne justifie de tels réchauffements.
    Dans l'histoire les optimums climatiques comme les âges glaciaires, grands ou petits, sont légion...
    Les fluctuations des glaciers sont très réelle . On trouvera un point intéressant à
    http://www-lgge.ujf-grenoble.fr/pres...hauffement.pdf

    Pour le coup des troupeaux,
    peut être faudrait il faire la part de la légende et de l'exploit . Pour les forumeurs qui ne le sauraient pas, le col du Géant se situe au pied du Mont Blanc du Tacul et de la Tour Ronde. C'est ce que l'on voit du haut de la plate forme de l'Aiguille du Midi. La profondeur de certaines crevasses au col du Géant dépasse les 100m .
    On y passe quand on fait la Vallée Blanche, c'est tout au début quand on vient de descendre la pente qui vient de l'Aiguille du Midi.

    Le glacier du Géant n'a certainement pas disparu au Moyen Age, les crevasses non plus. On peut imaginer que des troupeaux ont remontés l'actuelle mer de glace . Le passage sous le Refuge du Requin était peut être pratiquable (???) après tout, il l'est aujourd'hui, en haut, c'est à dire sous la Tour Ronde, le passage devait être bien périlleux. Ceci dit, si l'on accepte des pertes importantes, il n'est pas impensable d'y arriver aujourd'hui.
    2) les glaciers néozélandais avancent, les glaciers norvégiens avancent, les glaciers caucasiens avancent..
    Il faut toujours rappeler que seul compte le bilan de masse, cad la quantité totale de glace. Que certains glaciers continuent à bénéficier de précipîtations plus importantes en hiver par rapport à la fonte d'été n'est certes pas impossible. Globalement, cela devient très rare avec la notable exception de l'Antarctique

    3) lorsque les espagnols colonisèrent les Andes au début du XVIème siècle , ils exploitèrent des mines dont les entrées étaient suspendues au-dessus d'anciennes vallées glaciaires. Les entrées de ces mines disparurent avec le petit âge glaciaire, elles réapparaissent aujourd'hui.
    Ce n'est pas autre chose qu'un aller-retour...
    Il serait bon que tu cites tes références. Cela aiderait à distinguer ce qui est peut être légende, là aussi. Encore une fois, ça n'a rien d'impossible et rien de concluant.
    4) on note depuis quarante ans une activité solaire croissante avec la mesure des flux énergétiques, toutes longueurs d'ondes confondues... Si on ne veut pas admettre que le soleil est une céphéïde faible, ce n'est pas la peine de discuter !
    Et le prochain cycle solaire promet d'être important
    voir par exemple :
    http://science.nasa.gov/headlines/y2...ec_cycle24.htm

    Et en sens inverse on oublie le minimum de Maunder, ainsi que la faiblesse des cycles du début du XIXème siècle.
    Rien à ajouter à la remarque de chales muller
    5) on confond systématiquement les données suivantes :
    - pollution bien réelle
    - variations climatiques bien réelles
    - effet urbain d'îlot de chaleur tellement réel que les températures urbaines ou dans des aéroports diffèrent facilement de trois ou quatre degré par rapport à celles qui sont prises hors des sources de pollution ( viles et aéroports)...
    Cet effet est estimé , réestimé etc. Certaines stations dont l'effet urbain est maifeste sont tout simplement éliminées des séries pour minimiser ce type de biais. Disons que c'est qq chose de tellement évident qu'il y a belle lurette qu'on sait en tenir compte.



    7) on est incapable de faire des prévisions météorologiques à quinze jours, et on veut prévoir des températures moyennes à dix ans... On peut peut-être raconter cela dans la Gazette de Trifouillis-les-oies, mais il vaut mieux éviter de raconter n'importe quoi dans des lieux plus sérieux.
    Cet argument n'est scientifiquement pas valable. Climat et météorologie sont deux choses qui sont liées mais il n'est pas nécessaire de prévoir le temps qu'il fera le 22 aout 2022 pour savoir si cette année là a des chances d'être nettement plus chaude que 2006. Par exemple, il était très aisé de savoir que 92 et 93 seraient des années plus froides , c'était dû à l'éruption du Pinatubo et peu importaient les détails du temps météorologique.
    8) Au fait la masse océanique se réchauffe ? et que fait donc la période pendant ce temps alors que l'on a de façon très simple dt/T=dr/R, R étant le rayon de la planète....Bien sûr il faut tenir copmpte là-dedans du ralentissement lié à la dissipation des marées, cela existe aussi...
    Si je comprends bien, il s'agit de discuter de la variation de la durée de la journée en fonction de la hausse du niveau de la mer. Nous en somme à 3mm/an mesurés par altimétrie. dT/T = 3. 10^-3/ 6,' 10^6 soit 0,5 10^-9 ou encore dT de l'ordre de 4 10^-5 secondes. Ce n'est pas énorme, si?

    Pour info, des papiers sont parus mettant en évidence la relation entre la durée de la rotation et des évènements comme El Nino. La période n'est pas constante et c'est bien connu.
    Dix secondes pour écrire une bêtise, parfois des heures pour montrer à tous que c'en est une...

  4. #34
    myke_eol

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    bonjour,
    citation Lucien :L'effet de serre pour moi c'est un amusement purement médiatique, cela évite de parler d'autres problèmes
    la presse n'existait pas, et personne dans le Nord, ne s'inquiétait des inondations qui pouvaient se produire dans le Midi.
    tu as le droit d'être négationiste, mais 2 ou 3 questions comme ça
    le problème évoqué n'est pas forcément l'effet de serre mais une élévation progressive et très faible des températures depuis le 19 ème siècle
    alors il n'y a pas que l'effet de serre, comme tu dis, mais la concentration urbaine; l'accroissement des populations et donc de leurs rejets chauds et polluant.
    les cycles solaires également ok
    quels sont les autres "problèmes" qui d'après toi sont cachés à la population ? puisque qu'on met en avant le réchauffement climatique

    enfin c'est normal, maintenant nous sommes informés quasiment en temps réel de ce qui se passe de l'autre coté de la planète, cele ne nous empèche pas de continuer à ignorer les remèdes à mettre en oeuvre pour corriger notre comportement.
    peut -être que la mondialisation a du bon jusqu'au jour ou il n'y aura plus de pays, comme ça chacun ne sauvegardera pas son intérêt au détriment de la planète.
    enfin les catastrophes et les guerres sont un mal nécessaire à un minimum de régulation de la démographie puisque l'homme ne sait pas la contôler

    bonnes fêtes myke

  5. #35
    yves25
    Modérateur

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    Pourrait on essayer d'en rester à des arguments de nature scientifique aussi éloignés que possible des déclarations d'intention et des préjugés quelqu'en soient l'orientation?
    Merci
    Dix secondes pour écrire une bêtise, parfois des heures pour montrer à tous que c'en est une...

  6. #36
    Lucien COSTE

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    je préfère ne pas répondre sur bien des points parce que j'e m'aperçois que les supercheries de calculs et d'information font immanquablement penser à une méthode bien connue :
    "on publie n'importe quoi dans une feuille qui ne sera jamais lue mais qui est déposée dans un service d'archives, puis on reprend, on recommence jusqu'à prétendre avoir toute une bibliographie ... , et là on a bâti des théories négationistes inacceptablesdans des domaines dramatiques "

    Quant à parler de choses sérieuses en disant que la climatologie ce n'est pas de la météorologie, je crois qu'il faut éviter de se ridiculiser : les mêmes équations, poussées à on ne sait quel degré d'invraissemblance, dans des développements asymptotiques ( ceux qui par principe ne convergent pas .... c'est la définition même de ces développements).

    Les cycles solaires et le fait que la constante solaire ne soit pas aussi constante qu'on le veuille, n'en parlons pas car cela gène !

    La séismicité qui agit sur les profondeurs des principaux détroits d'échange ( Behring, Torrès et tous ceux d'Indonésie) ...pffft n'en parlons pas ! alors que la surrection ou la subsidence de l'un des grands sytèmes d'échange interocéanique modifie fondamentalement les circulation (et pour Torrès aussi la croissance des coraux .....). Que les détracteurs vérifient la profondeur de ces détroits, ainsi que les variations de profondeur lors des très grands séismes (Alaska) ou de la suite des séismes modérés ( M> ou = 7 ) sur les autres .... et fassent un calcul de variation de débit !

    Le volcanisme ou le thermalisme sous-marins, notamment aux abords de la grande fracture qui court dans tout l'Atlantique puis passe entre Islande et Groenland pour aller se perdre à l'embouchure de la Lena, cela n'existe pas... ce doivent être des sources froides, et des éruptions volcaniques froides .... je dois rêver en voyant que le nord du Spitzberg est libre de glace, mais ni l'ouest, ni l'est de cet archipel.

    Comment sont pris ces faits dans les élucubrations du GIEC ?

    Il y a une chose étonnante c'est effectivement la corrélation entre l'indice composite dit "El Nino" ( pas le phénomène l'indice...) et les cycles solaires
    http://www.cdc.noaa.gov/people/klaus.wolter/MEI/

    Il suffit de comparer.....
    Quant à dire que la recrudescence de catastrophes naturelles est due à El Nino.... là je me fends la pêche .... j'attends qu'un jour la chose arrive devant un tribunal .... ce sera marrant .... enfin pas pour tout le monde ! je ne cite volontairement pas mes sources, elles sont largement sur Internet.

    Certains croient que leur comportement consumériste est la cause d'un réchauffement .... c'est de la pure prétention !
    Que ce comportement soit à l'origine de l'épuisement des ressources naturelles, entièrement d'accord ! mais de là à faire du catastrophisme climatique et à se prendre pour un démiurge dans un sens ou dans l'autre c'est de la prétention, et un manque d'analyse...
    C'est bien la confusion que j'ai signalée initialement !

    Quant à être mieux informé, c'est confondre information et communication... là aussi il y a pas mal de confusion, dans des buts totalement différents : d'un côté libérer l'homme, de l'autre assujetir le consommateur !

    En ce qui concerne le passage au col du Géant ceci a été repris par Le Roy Ladurie, à partir de plusieurs sources y compris des transactions... Si le passage n'avait pas été fracile il est évident que les troupeaux auraient suivi un autre itinéraire, soit par le Grand St bernard soit par le Petit, via la vallée des Contamines... il ne faut pas prendre les gens du moyen âge pour des demeurés.

    Passons aussi au Groenland.... largement et bien colonisé par les islandais bien avant que Christophe Colomb ne découvrît l'Amérique... c'était l'effet de serre lié au méthane dégagé par le fumier des bovins ....

    Et le même Groenland évacué par les mêmes islandais au milieu du XVIème siècle parce que la situation climatique y était devenue intenable ! cela traîne dans tous les livres d'histoire sérieuse ( effectivement le Maillard et Millet n'est pas une référence... Braudel et l'école des archives est autrement plus sérieux)

    --

    Lucien COSTE

  7. #37
    yves25
    Modérateur

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    Citation Envoyé par Lucien COSTE Voir le message
    je préfère ne pas répondre sur bien des points parce que j'e m'aperçois que les supercheries de calculs et d'information font immanquablement penser à une méthode bien connue :
    "on publie n'importe quoi dans une feuille qui ne sera jamais lue mais qui est déposée dans un service d'archives, puis on reprend, on recommence jusqu'à prétendre avoir toute une bibliographie ... , et là on a bâti des théories négationistes inacceptablesdans des domaines dramatiques "
    A mon tour de ceser tout effort d'explication à votre égard. Il n'y a pas plus sourd que qui ne veut pas entendre.

    Quant aux élucubrations, je viens d'en parcourir un bon nombre.

    [
    Dernière modification par yves25 ; 01/01/2007 à 14h25.
    Dix secondes pour écrire une bêtise, parfois des heures pour montrer à tous que c'en est une...

  8. #38
    Rhedae

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    Salut Lucien coste ..

    Ce que tu dits est vraiment regretable, Yves25 est toujours tres prudent dans ce qu'il dit , si tu avais suivi comme moi la plupart de ces interventions depuis qu'il frequente ce forum, tu te serais appercu qu'il s'exerce a n'etre ni optimiste ni pessimistes, mais qu'il fait preuve d'une certaine neutralité, analysant les faits objectifs en se basant sur des lois physico/chimique elementaires inconstestables ou sur des modeles theoriques . A mon sens la seule chose qu'on pourrait lui reprocher c'est d'expliquer des choses complexes sans vulgariser a l'extreme , et cela n'aide pas toujours la comprehension pour les novices dont je fait parti . Sur ce forum, il est le referent dans le domaine de la climatologie (mais c'est pas madame soleil) , et il ne compte pas son temps pour repondre aux questionements des intervenants en relativisant . Tu lui fait un procés d'intention vraiment injuste . Tu devrais plutot etre heureu qu'un specialiste te reponde de facon gratuite et desinteressé.
    "Le monde contient bien assez pour les besoins de chacun, mais pas assez pour la cupidité de tous."

  9. #39
    Lucien COSTE

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    Bonjour et le voeu que je formpe c'est bquhe le matraquage médiatique sur un prétendu effet de serre cesse !
    Vous faites confiance à des notoriétés, pas à des faits !
    --

    Lucien COSTE

  10. #40
    Lucien COSTE

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    Citation Envoyé par Rhedae Voir le message
    Salut Lucien coste ..

    Ce que tu dits est vraiment regretable, Yves25 est toujours tres prudent dans ce qu'il dit , si tu avais suivi comme moi la plupart de ces interventions depuis qu'il frequente ce forum, tu te serais appercu qu'il s'exerce a n'etre ni optimiste ni pessimistes, mais qu'il fait preuve d'une certaine neutralité, analysant les faits objectifs en se basant sur des lois physico/chimique elementaires inconstestables ou sur des modeles theoriques . A mon sens la seule chose qu'on pourrait lui reprocher c'est d'expliquer des choses complexes sans vulgariser a l'extreme , et cela n'aide pas toujours la comprehension pour les novices dont je fait parti . Sur ce forum, il est le referent dans le domaine de la climatologie (mais c'est pas madame soleil) , et il ne compte pas son temps pour repondre aux questionements des intervenants en relativisant . Tu lui fait un procés d'intention vraiment injuste . Tu devrais plutot etre heureu qu'un specialiste te reponde de facon gratuite et desinteressé.
    je regrette de dire non ! on voit des virtualités derrière un écran d'ordinateur, à partir d'un bureau sans fenêtres. Je dis non ! Quand on n'est pas capable de donner la météo à dix jours et qu'on veullie donner le niveau des mers dans quarante ans là c'est jouer au loto !
    Au risque d'être démenti par les faits ...

    --

    Lucien COSTE

  11. #41
    Rhedae

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    L'effet de serre n'a rien a voir avec les medias, cest un phenomene connu depuis le 18 em siecle . Que certain nient le rechauffement anthropique je peu comprendre meme si j'ai du mal , mais nier l'effet de serre alors là c'est de la mauvaise foi carracterisée . Moi je reproche aux medias , surtout aux chaines publiques , de ne pas faire d'emissions consacrés a l'ecologie . Elles auraient certainement un role pedagogique qui eviterait a certain de dire autant de C******* .

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_de_serre
    "Le monde contient bien assez pour les besoins de chacun, mais pas assez pour la cupidité de tous."

  12. #42
    yves25
    Modérateur

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    Citation Envoyé par Rhedae Voir le message
    Salut Lucien coste ..

    A mon sens la seule chose qu'on pourrait lui reprocher c'est d'expliquer des choses complexes sans vulgariser a l'extreme , et cela n'aide pas toujours la comprehension pour les novices dont je fait parti .
    Merci pour cette défense énergique.

    Je n'en demandais pas tant mais ça fait plaisir .

    En ce qui concerne les explications, il te suffit de demander, questionner et questionner encore. La pédagogié , c'est qq chose d'interactif , je ne peux pas deviner ce qui te pose pb (enfin si, parfois mais pas toujours).

    Moralité: tu ouvres une discussion sur ce qui te tracasse et j'aurai (vraiment) plaisir à te répondre.
    Dix secondes pour écrire une bêtise, parfois des heures pour montrer à tous que c'en est une...

  13. #43
    Rhedae

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    Quand on n'est pas capable de donner la météo à dix jours et qu'on veullie donner le niveau des mers dans quarante ans là c'est jouer au loto !
    Interesse toi a la climatologie, au moins un minimum, tu t'appercevras que la meteorologie n'est pas la meme discipline . La meteo prevoit le temps sur des zones geographiques bien distinctes , alors que la climato, tente de prevoir des tendances générales .Par exemple la temperature moyenne de la terre n'est pas un indicateurs regional , mais global, c'est une moyenne , une tendance . Les climatologues n'on pas la pretention de prevoir la meteo a 40 ans a PAris ! Dans l'effet de serre les interactions sont tres complexes, mais a partir d'une masse de gaz a effet de serre (vapeur d'eau comprise) dans l'atmosphere on peut calculer une augmentation de temperature , ce sont des lois fondamentales qui s'accompagent d'autres interactions complexes qui peuvent attenuer ce phenomene physco/chimique, ou l'augmenter , et parfois meme il pourrait il y avoir des effets d'embalement. Le desaccord entre scientifiques porte sur ses interactions qui favorisent le rechauffement ou l'attennue, mais pas sur le principe mme de l'efft de serre qui est bien connu et fait l'unamité dans la communauté des climatologues. (sans l'effet de serre j'imagine qu'il fairait tres tres froid sur terre d'ailleur)

    Pour la montées des eaux cela est previsible avec certainement une marge d'erreur infime , c'est juste une question de dilation des oceans, je pense qu'une simple regle de trois devrait suffir a partir du moment ou on connait la temperature... (biensur j'exagere un peu, mais c'est pour te dire que les lois physiques sont ce qu'elles sont , on peut pas aller contre sous pretexte ideologique) .
    "Le monde contient bien assez pour les besoins de chacun, mais pas assez pour la cupidité de tous."

  14. #44
    muller.charles

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    Citation Envoyé par Rhedae Voir le message
    Interesse toi a la climatologie, au moins un minimum, tu t'appercevras que la meteorologie n'est pas la meme discipline . La meteo prevoit le temps sur des zones geographiques bien distinctes , alors que la climato, tente de prevoir des tendances générales .Par exemple la temperature moyenne de la terre n'est pas un indicateurs regional , mais global, c'est une moyenne , une tendance . Les climatologues n'on pas la pretention de prevoir la meteo a 40 ans a PAris ! Dans l'effet de serre les interactions sont tres complexes, mais a partir d'une masse de gaz a effet de serre (vapeur d'eau comprise) dans l'atmosphere on peut calculer une augmentation de temperature , ce sont des lois fondamentales qui s'accompagent d'autres interactions complexes qui peuvent attenuer ce phenomene physco/chimique, ou l'augmenter , et parfois meme il pourrait il y avoir des effets d'embalement. Le desaccord entre scientifiques porte sur ses interactions qui favorisent le rechauffement ou l'attennue, mais pas sur le principe mme de l'efft de serre qui est bien connu et fait l'unamité dans la communauté des climatologues. (sans l'effet de serre j'imagine qu'il fairait tres tres froid sur terre d'ailleur)

    Pour la montées des eaux cela est previsible avec certainement une marge d'erreur infime , c'est juste une question de dilation des oceans, je pense qu'une simple regle de trois devrait suffir a partir du moment ou on connait la temperature... (biensur j'exagere un peu, mais c'est pour te dire que les lois physiques sont ce qu'elles sont , on peut pas aller contre sous pretexte ideologique) .
    Si tout était aussi prévisible, on n'aurait quand même pas des fourchettes aussi larges. Dans le cas de l'effet de serre, c'est la vapeur d'eau qui complique le schéma (et sa condensation dans les nuages). Et dans le cas du niveau des océans, c'est le rythme de la dilatation (et aussi des bilans de masse des glaciers).

    Sinon, la question n'est pas tellement de nier l'effet de serre lui-même (une évidence physique) ni même son augmentation sous l'effet de l'homme (puisqu'il rajoute des GES), plutôt de réfléchir à ce que cela donnera pour les température surface / troposphère au niveau global (et si possible régional, car c'est là que se joue l'adaptation au changement).

    Bonne année tout le monde.
    Réchauffement : la science ou le mythe ?

  15. #45
    yves25
    Modérateur

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    Cette actu étant parue pendant la trève des confiseurs, elle n'a peut être pas eu droit à tout l'intérêt qu'elle méritait.

    Que la science du climat soit loin d'être parfaite et qu'on ne puisse pas en attendre des estimations très précises est une chose , qu'on ne puisse pas déterminer les tendances comme le clamait Lucien Coste en est une tout à fait différente et complètement fausse bien qu'elle soit fort répandue dans certains milieux.

    Implicitement, dans les post de charles muller, il y a une "interrogation" sur le fait que malgré des anées de recherche utilisant satellites, modèles et expériences de terrain de grande échelle, les estimations de la sensibilité climatique ne changent pas beaucoup.

    C'est un point qu'on pourrait un peu discuter.

    Définition: la sensibilité du climat est le gain du système climatique , cad le rapport delta T/ delta B de la variation de température pour un forçage radiatif delta B (voir dossier sur les incertitudes pour plus de détails)
    Dix secondes pour écrire une bêtise, parfois des heures pour montrer à tous que c'en est une...

  16. #46
    myke_eol

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    bonjour,
    citation Lucien c'est bquhe le matraquage médiatique sur un prétendu effet de serre cesse !
    les médias ne font que reprendre avec vigueur ce que pensent les chercheurs et spécialistes qui n'ont presqu' aucun moyen de sensibiliser les populations et les politiques

    C'est regrettable que des personnes comme vous ne soient pas plus objectives sur des faits.
    c'est dommageable pour la société mais n'est ce pas du à votre age ? j'aimerais penser que non ..

    C'est quand on est dedans qu'on ne se rend pas compte de tous les faits, mais on y est dans le changement climatique, c'est une évidence !! c'est vrai qu'il est difficile de prendre du recul,

    slts
    myke

  17. #47
    muller.charles

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    Citation Envoyé par yves25 Voir le message
    (...)
    Que la science du climat soit loin d'être parfaite et qu'on ne puisse pas en attendre des estimations très précises est une chose , qu'on ne puisse pas déterminer les tendances comme le clamait Lucien Coste en est une tout à fait différente et complètement fausse bien qu'elle soit fort répandue dans certains milieux.

    Implicitement, dans les post de charles muller, il y a une "interrogation" sur le fait que malgré des anées de recherche utilisant satellites, modèles et expériences de terrain de grande échelle, les estimations de la sensibilité climatique ne changent pas beaucoup.

    C'est un point qu'on pourrait un peu discuter.

    Définition: la sensibilité du climat est le gain du système climatique , cad le rapport delta T/ delta B de la variation de température pour un forçage radiatif delta B (voir dossier sur les incertitudes pour plus de détails)
    Pour commencer, une petite interrogation de fond sur les modèles, notamment les GCM (modèles de circulation générale, les plus complexes et les plus aboutis, le GIEC / IPCC 2007 en utilise 19) qui permettent d'obtenir à la fois les projections 2100 et l'estimation de la sensibilité climatique à 2xCO2. (Ils ne sont pas les seuls, il existe des versions plus simples ou de complexité intermédiaire).

    Un récent débat sur le blog du chercheur Roger Pielke Sr (Climate Science) illustre un point que j'aimerais éclaircir. Voici le lien pour les anglophones :
    http://climatesci.atmos.colostate.ed...makers-part-i/

    Je résume certains points pour les autres.

    Lors d'un témoignage devant le congrès canadien, le chercheur Ian D. Rutherford présente à ses auditeurs la modélisation climatique (par rapport notamment à la modélisation météo). Il explique qu'un modèle climatique se fonde sur des lois physiques fondamentales, sans données, et que ces dernières ne sont utilisées que pour peaufiner les résultats :
    “Data is only used in order to verify the predictions made by a climate model, which are made ab initio from pure physical principles….You actually simulate the climate from first physical principles without any data at all; data is used only to determine certain coefficients and parameterizations and to verify the results after the fact.”

    Réponse de Pielke : non, les modèles climatiques possèdent une "physique de base" assez pauvre (gradient de pression, advection, rotation terrestre, accélération gravitationnelle). Tous les autres processus sont paramétrisés, c'est-à-dire que les coefficients de leurs équations sont progressivement ajustés en fonction des données (observations du réel).
    Climate models are engineering code and are not first principle models! The only basic physics in a climate model is the pressure gradient force, advection, the rotation of the Earth and the gravitational acceleration. All other components of the models (which include biological and chemical processes as well as physical processes) are parameterized. The parameterizations include climate effects due, for example, to turbulence, clouds and precipitation, aerosol effects, vegetation, and sea ice. Each of these parameterizations contains tunable coefficients which Dr. Rutherford mentioned but did not emphasize how central this tuning of the parameterizations is to the climate model simulations.

    On a donc là deux représentations assez différentes des modèles. L'une (Rutherford) accorde une place principale à un cadre physique assez intangible et quasi-indépendant des données du climat réel ; l'autre (Pielke) insiste sur la dépendance au réel des modèles dans le réglage de la plupart des paramètres. Laquelle est la plus exacte? Il me semble avoir lu sous la plume d'Yves, dans une autre discussion, une description assez proche de celle de Ian Rutherford.
    Réchauffement : la science ou le mythe ?

  18. #48
    yves25
    Modérateur

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    Comment dire?
    Les deux déclarations sont trop schématiques en fait mais dans le cadre de cette discussion, le point de vue de Richardson est le plus intéressant .

    Le modèle climatique type et le modèle du bilan radiatif, il est d'ordre zéro, la Terre est un gros caillou rond et on calcule ce qu'elle gagne et ce qu'elle perd en énergie,
    à l'ordre supérieur, la Terre est sphérique, il y a une dimension (pole - equateur) les apports d'énergie ne sont pas identiques partout, il y a des régions beneficaires et d'autres déficitaires et iul y a donc des transferts d'enérgie qui ne peuvent se faire que via les transports de fluide.

    Au meme niveau d'approximation, les modèles radiatifs convectifs dont la dimension est la verticale. Avec ces modèles forts simples, toute la dynamique et les détails des transports de chaleur sont entièrement filtrés. Mais il reste les grands principes dominants des échanges énergétiques: effet de serre, chauffage par le sol, transport vertical de chaleur latente et sèche, ajustement du gradient convectif Dans ce type de modèle, on peut faire du transfert radiatif très précis et on se contente de rééquilibrer le bilan énergétique de chaque couche de l'atmosphère par un transport de chaleur depuis la surface.

    Ces modèles radiatifs convectifs ont immédiatement donné les sensibilités type autour de 0,6 à 0,7 ° /W/m2.

    Ce n'est certainement pas un hasard. Les ingrédients de base de la modélisation sont là. Le reste , cad presque tout, détaille la façon dont vont se faire les transferts d'énergie mais dans ces modèles rudimentaires, on ne s'en préocuppe pas, on se contente de déterminer la quantité d'energie à transporter, pas la façon dont ça se fait.

    Ensuite, quand on essaie d'aller plus loin, c'est comme bien, souvent: le premier chiffre significatif arrive tout seul mais le deuxième est un vrai casse tête parce qu'alors entrent en jeu des tas de processus de plus ou moins grande amplitude et dont les effets se compensent.

    Quand Pielke parle de paramétrisation des processus, il pousse un peu le bouchon parce qu'il décrit cela comme si on était là avec un tournevis à régler le machin pour que ça s'ajuste. Ce n'est pas du tout le cas ou plutôt , ça ne l'est plus depuis les années 80 pour les AGCM (atmosphere) et depuis une dizaine d'années pour les AOGCM (atmosphere et ocean).

    On reviendra là dessus mais la distinction entre modèles à la physique d'ordre 1 et le reste est particulièrement importante.
    Dix secondes pour écrire une bêtise, parfois des heures pour montrer à tous que c'en est une...

  19. #49
    GillesH38a

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    Bonjour

    je ne crois pas que les climatologues aient à s'en battre la coulpe : dans toutes les simulations de systèmes réels, que ce soit de la turbulence, de l'évolution stellaire, des calculs de niveaux d'énergie atomique ou j'en passe, on a la théorie de base, mais elle est en pratique inapplicable à partir des "premiers principes "uniquement. On est toujours conduit à décrire des parties complexes par des approximations paramétrées, et en général on ajuste les paramètres sur des cas connus. Le jeu est gagnant si on réussit à expliquer plus de cas que le nombre de paramètres ajustables. C'est effectivement une question à se poser pour les modèles climatiques. Ce qui me gêne un peu, c'est que si j'en crois Charles les modèles actuels ne sont pas capables de reproduire les données passées (ou est-ce qu'elles sont elles-mêmes trop peu connues?)

    Gilles

  20. #50
    yves25
    Modérateur

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    Citation Envoyé par gillesh38 Voir le message
    Bonjour

    Ce qui me gêne un peu, c'est que si j'en crois Charles les modèles actuels ne sont pas capables de reproduire les données passées (ou est-ce qu'elles sont elles-mêmes trop peu connues?)

    Gilles
    Bonjour Gilles,

    Pour ce qui est de la démarche, c'est bien celle là quiest suivie, il n'y a pas 36 solutions.

    Pour ce qui est des simulations des climats du passé , la réponse est sans doute double mais réside plus, amha, dans le manque de données et leur imprécision: données quant aux variations de température et données quant aux forçages qui les ont causés.

    En outre, pour ce qui est de la période récente, les variations sont faibles. Le climat étant lui même normalementr très variable, le rapport signal/bruit est franchement mauvais.

    Pour les signaux plus importants (transitions glaciaires - interglaciares), la difficulté provient de ce que le forçage est qualitatif et non quantitatif (ce sont les variations de la distribution de l'insolation qui comptent). Cependant, quand on tient compte de la circulation thermohaline et de son ralentissement, on obtient bien les tendances nécessaires . Un apport d'eau douce (par les précipitations aux hautes latitudes par exemple) accélère significativement la formation des calottes de glace.

    En conclusion, j'aurais tendance à dire que charles met sans doute la barre un peu haut et qu'il a une tendance qui lui est propre à voir le côté à moitié vide de la bouteille.
    Dix secondes pour écrire une bêtise, parfois des heures pour montrer à tous que c'en est une...

  21. #51
    muller.charles

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    Citation Envoyé par yves25 Voir le message

    En conclusion, j'aurais tendance à dire que charles met sans doute la barre un peu haut et qu'il a une tendance qui lui est propre à voir le côté à moitié vide de la bouteille.
    Après les fêtes, toute les bouteilles sont vides

    A ce stade, je laisse la paléo et je reviens à ton message précédent. Cela rejoint des points que je ne saisis pas trop forcément en lisant le bouquin Frontiers of climate modeling (Kiehl et Ramanatha ed. 2006). Les modèles les plus simples que tu décris sont les EBM (energy balance models) développés à partir des années 1960, les autres les RCM (radiative convective models) apparus dans la foulée. Encore un peu plus tard, on a ceux qui simulent la circulation générale atmosphère-océan (AOGCM), dont use le GIEC / IPCC dans ses rapports. (Et un jour, on devrait avoir des modèles qui incluent les rétroactions biogéochimiques du type cycle de la végétation, cycle du carbone, etc.).

    Un premier point factuel, où se situent ce que l'on appelle des "modèles de complexité intermédiaire" dans la littéraure ? Ce sont des AOGCM simplifiés ou des RCM complexifiés, si je puis dire ?

    Deuxième point, dans le livre auquel je fais allusion (p.35), on a cette remarque à propos des RCM : "Because the RCMs are so highly parametrized, they should not be expected to give reliable quantitative estimates of GHG-caused climate change, but they are instructionnal for understanding the role of convective and radiative processes".

    Quel est le sens de "largement paramétrisés" dans cette phrase ? J'aurais pensé le contraire, à savoir qu'ils étaient très centrés sur la physique des transferts radiatifs-convectifs. Mais peut-être je me figure mal ce que l'on appelle paramètre ou paramétrisation dans un modèle climatique.
    Réchauffement : la science ou le mythe ?

  22. #52
    SK69202

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    Bonsoir,

    Histoire d'alimenter le débat en huile sur le feu, ou en gaz à effet de serre, je viens de trouver ça:

    http://www.ucsusa.org/news/press_rel...g-tobacco.html

    Fiabilité inconnue, en cours de lecture.

    @+
    Dans les villages gaulois, ils ne sont jamais tous d'accord. Jules César

  23. #53
    yves25
    Modérateur

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    Citation Envoyé par muller.charles Voir le message
    Après les fêtes, toute les bouteilles sont vides


    Un premier point factuel, où se situent ce que l'on appelle des "modèles de complexité intermédiaire" dans la littéraure ? Ce sont des AOGCM simplifiés ou des RCM complexifiés, si je puis dire ?
    Ils sont très variés en réalité. Certainsn'ont que deux dimensions d'espace par exemple (vertcale et latitude). Ces modèles là sont généralement calibrés sur des runs longs de AOGCM et ont donc la même sensibilité puis utilisées à tout va ou pourt des simulations longues. Wigley en avait développé un qui a servi beaucoup pour IPCC 2001.
    Deuxième point, dans le livre auquel je fais allusion (p.35), on a cette remarque à propos des RCM : "Because the RCMs are so highly parametrized, they should not be expected to give reliable quantitative estimates of GHG-caused climate change, but they are instructionnal for understanding the role of convective and radiative processes".

    Quel est le sens de "largement paramétrisés" dans cette phrase ? J'aurais pensé le contraire, à savoir qu'ils étaient très centrés sur la physique des transferts radiatifs-convectifs. Mais peut-être je me figure mal ce que l'on appelle paramètre ou paramétrisation dans un modèle climatique.
    J'ai besoin de connaître le contexte . Malgré tout, il y a deux points forcément difficiles: le lapse rate ou le choix de garder humidité relative constante et bien sûr les nuages. Dans un RCM type, il n' y a pas de rétroaction nuages (ils sont fixés), de même pour la surface etc..
    On peut bien sûr compliquer et faire varier l'albédo de la surface en fonction de la température mais c'est pas vraiment le rôle de ces modèles. Si on fait des choses comme ça , alors c'est de la haute voltige et c'est effectivement très paramétrisé.
    Dix secondes pour écrire une bêtise, parfois des heures pour montrer à tous que c'en est une...

  24. #54
    muller.charles

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    Citation Envoyé par SK69202 Voir le message
    Bonsoir,

    Histoire d'alimenter le débat en huile sur le feu, ou en gaz à effet de serre, je viens de trouver ça:

    http://www.ucsusa.org/news/press_rel...g-tobacco.html

    Fiabilité inconnue, en cours de lecture.

    @+
    Euh..., c'est quoi l'intérêt pour les modèles climatiques?
    Réchauffement : la science ou le mythe ?

  25. #55
    SK69202

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    Bonsoir,

    Je remarquais, que dans cette discussion sur le RC, et les citations ci-dessous ne sont là que pour illustrer mon propos, il manque les groupes de pressions, qui peuvent agir dans un sens ou dans l'autre sur les chercheurs ou les médias. Leur influence sur le politique ne faisant aucun doute.

    muller.charles#23Mais les débats doivent à mon sens rester sur le plan d'une politique à base rationnelle (et non d'une morale à base émotive). Entre les citoyens, les Etats et les fédérations d'Etats.
    myke_eol#46les médias ne font que reprendre avec vigueur ce que pensent les chercheurs et spécialistes qui n'ont presqu' aucun moyen de sensibiliser les populations et les politiques
    ./.

    Mon interrogation sur les modèles climatiques, vient du fait, que chaque fois que le modèle climatique ne colle pas, on invoque la prise en compte de ceci, la non prise en compte de cela etc.. Par "on", je désigne ceux que j'admets, et non qu'on me présente, être des experts du sujet, et votre débat sur ce fil me conforte dans cette idée. Dans un modèle non linéaire peut-on ignorer une variable ?

    Dans mon activité, la construcion navale, je rencontre fréquemment, des ingénieurs stupéfaits, que ce qui marchait très bien sur la "plateforme de simulation" ne marche pas sur le navire réel, pour des sytèmes infiniment plus simple qu'une atmosphère planétaire perturbée.

    Je m'estime bien informé sur le RC car je ne me contente pas de la source habituelle du citoyen.
    J'admets que le rejet massif de gaz à effet de serre ne peut pas rester sans conséquences, et d'un autre coté, le fait que j'ai des primevères sauvages dans mon jardin depuis octobre, est il imputable à ce rejet ou à la non linarité des équations et/ou du climat ?

    Ce qui me gêne le plus dans la communication du scientifique au Politique, c'est: "scénario" et "probable", mais ces 2 mots sont aussi une façon de parler du Futur, et il faut que vous leur parliez simple.

    Je finirai par une question: L'impact, sur le scénario probable, d'une éruption volcanique de type Tambora 1815 ou Laki 1783, a t'il été évalué dans les modèles, même si ceux-ci sont imparfaits ?

    Voilà, mon point de vue de citoyen informé, mais non concerné.

    @+
    Dans les villages gaulois, ils ne sont jamais tous d'accord. Jules César

  26. #56
    yves25
    Modérateur

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    Citation Envoyé par SK69202 Voir le message
    Bonsoir,


    Je finirai par une question: L'impact, sur le scénario probable, d'une éruption volcanique de type Tambora 1815 ou Laki 1783, a t'il été évalué dans les modèles, même si ceux-ci sont imparfaits ?

    Voilà, mon point de vue de citoyen informé, mais non concerné.

    @+
    Ces scénarios ont pour but d'aiderà définire des politiques énergétiques éventuelles. Les érutions volcaniques étant jusqu'à maintenant imprévisibles, on ne les inclue pas plus dans ces scenraios que la chute d'une météorite ou que tu incluerais toi m^me l'effondrement de la route sur laquelle tu circules.

    Maintenant, on sait assez bien, grâce, entra autres , à l'éruption récente du Pinatubo , ce que seraient les effets d'éruption volcaniques explosives de type Plinnien. Toute la question est de savoir quelle serait la quantité de SO2 émis. ce n'est pas le plus compliqué.
    Dix secondes pour écrire une bêtise, parfois des heures pour montrer à tous que c'en est une...

  27. #57
    SK69202

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    Bonsoir,

    J'affine ma question, sur la durée de 100 ans envisagée par le scénario, il y en aura bien une ou deux, leur position dans le temps ayant aussi une importance.

    Que la divergence du scénario ne soit pas communiqué au politique, d'accord, (ils vous demanderez lequel ), mais que fait un modèle non linéaire avec une telle perturbation ?

    L'expérience des éruptions historiques montre toujours un refroidissement, mais la quantité de CO2 supplémentaire rejeté doit bien avoir un impact. (différé éventuellement)
    Dans la littérature grand public, les scénarios d'extinctions parlent souvent de réchauffement d'origine volcanique. (pour les épanchements de trapps que je n'envisage pas, il est vrai.)

    Les mesures de CO2, montre telle des bosses que l'on pourraient associer à des éruptions récentes ?

    Merci
    @+
    Dans les villages gaulois, ils ne sont jamais tous d'accord. Jules César

  28. #58
    muller.charles

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    Citation Envoyé par yves25 Voir le message
    Ces scénarios ont pour but d'aiderà définire des politiques énergétiques éventuelles. Les érutions volcaniques étant jusqu'à maintenant imprévisibles, on ne les inclue pas plus dans ces scenraios que la chute d'une météorite ou que tu incluerais toi m^me l'effondrement de la route sur laquelle tu circules.

    Maintenant, on sait assez bien, grâce, entra autres , à l'éruption récente du Pinatubo , ce que seraient les effets d'éruption volcaniques explosives de type Plinnien. Toute la question est de savoir quelle serait la quantité de SO2 émis. ce n'est pas le plus compliqué.
    Un bémol là-dessus, il me semble que Hansen et al. avaient par exemple intégré une éruption moyenne à forte dans certains scénarios de leurs prévisions à 20 ans dont on a beaucoup parlé récemment. Par extension, je pensais que les modèles intégraient une valeur moyenne 2000-2100 en fonction des archives (car il n'y a aucune raison de penser que notre siècle échappe miraculeusement au volcanisme).
    Réchauffement : la science ou le mythe ?

  29. #59
    muller.charles

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    Citation Envoyé par SK69202 Voir le message
    Bonsoir,

    J'affine ma question, sur la durée de 100 ans envisagée par le scénario, il y en aura bien une ou deux, leur position dans le temps ayant aussi une importance.

    Que la divergence du scénario ne soit pas communiqué au politique, d'accord, (ils vous demanderez lequel ), mais que fait un modèle non linéaire avec une telle perturbation ?

    L'expérience des éruptions historiques montre toujours un refroidissement, mais la quantité de CO2 supplémentaire rejeté doit bien avoir un impact. (différé éventuellement)
    Dans la littérature grand public, les scénarios d'extinctions parlent souvent de réchauffement d'origine volcanique. (pour les épanchements de trapps que je n'envisage pas, il est vrai.)

    Les mesures de CO2, montre telle des bosses que l'on pourraient associer à des éruptions récentes ?

    Merci
    @+
    Je n'ai pas trouvé de référence très récente sur les émissions de CO2 des volcans. Cette estimation globale de Leavitt 1982 (ci-dessous), ramenée sur une base annualisée et pour l'ensemble des éruptions connues entre 1800 et 1969, donnait des quantités 3000 fois moins importantes pour les volcans que les émissions humaines. C'est donc assez négligeable. Quant à l'effet refroidissant, il sensible dans les 6 à 18 mois qui suivent, en raison des émissions de SO2 et de poussières stratosphériques.

    Cela, c'est pour les seules émissions. Lors des grandes éruptions récentes (comme Pinatubo 1991), on constate une baisse du CO2 atmosphérique dans les mois qui suivent. Cela peut sembler contre-intuitif, mais le refroidissement des océans (effet albedo du SO2 et des poussières strato) améliore probablement leur fonction de puits de carbone.

    Annual volcanic carbon dioxide emission: An estimate from eruption chronologies
    Environmental Geology, 4, 1 / 15-21 DOI 10.1007/BF02380495

    Annual volcanic carbon dioxide emission: An estimate from eruption chronologies

    Steven W. Leavitt1
    Laboratory of Isotope Geochemistry Department of Geosciences, University of Arizona, 85721, Tucson, Arizona

    Abstract - Continuing interest in the effects of carbon dioxide on climate has been promoted by the exponentially increasing anthropogenic production of CO2. Volcanoes are also a major source of carbon dioxide, but their average input to the atmosphere is generally considered minor relative to anthropogenic input. This study examines eruption chronologies to determine a new estimate of the volcanic CO2 input and to test if temporal fluctuations may be resolved. Employing representative average values of 2.7 g cm−3 as density of erupted material, 0.2 wt percent CO2 in the original melt, 60 percent degassing during eruption, and an average volume of 0.1 km3 for each of the eruptions in the recently published eruption chronology of Hirschboeck (1980), a volcanic input of about 1.5 · 10^11 moles CO2 yr−1 was determined for the period 1800–1969. The period 1800–1899 had a somewhat lower input than 1900–1969, which could well be related more to completeness of observational data than to a real increase in volcanic CO2. This input is well below man's current CO2 production of 4–5 · 10^14 moles CO2 yr−1.
    The average values above together with specific volumetric estimates were employed to calculate CO2 input from individual historic eruptions, massive flood basalts, and ash-flow eruptions. Total CO2 release from the largest of flood basalt and ash-flow sequences was 10^15-10^16 moles of CO2. The impact of these sources on global atmospheric CO2 and climate, however, will be limited by the duration and spacing of the major individual eruptive periods in the sequences.
    Réchauffement : la science ou le mythe ?

  30. #60
    SK69202

    Re : Trois degrés de plus en 2100 : le scénario le plus probable

    Bonjour,


    Citation Envoyé par muller.charles
    Cela, c'est pour les seules émissions. Lors des grandes éruptions récentes (comme Pinatubo 1991), on constate une baisse du CO2 atmosphérique dans les mois qui suivent. Cela peut sembler contre-intuitif, mais le refroidissement des océans (effet albedo du SO2 et des poussières strato) améliore probablement leur fonction de puits de carbone.]
    Je pense aussi, que la dispersion planétaire des poussières, amènent au coeur des océans des matières minérales, qui doivent favoriser la prolifération planctonique, ce qui renforcent la capture du CO2.

    Merci, de ces éclaircissements.

    @+
    Dernière modification par JPL ; 06/01/2007 à 14h19. Motif: Correction de balise
    Dans les villages gaulois, ils ne sont jamais tous d'accord. Jules César

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