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Actu - L'insecticide Cruiser : une menace de plus pour les abeilles ?



  1. #31
    invite87654345678
    Invité

    Re : Actu - L'insecticide Cruiser : une menace de plus pour les abeilles ?

    Bonsoir

    Rebondissement dans l'affaire du Cruiser

    Info de France 2 ce jour 13h00

    L'Inra a mis en évidence que le Cruiser était nocif pour les butineuses. Il retarderait l'heure de rentrée à la ruche ou ne le permettrait pas. En clair l'Institut établit que l'insecticide "sélectif" désoriente les abeilles.
    Or une abeille qui ne rentre pas à la ruche, est une abeille morte.

    http://www.newspress.fr/communique_198861_2328.aspx

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  3. #32
    invite87654345678
    Invité

    Re : Actu - L'insecticide Cruiser : une menace de plus pour les abeilles ?

    Le lien indiqué n'a pas de rapport avec l'information diffusée par France 2, mais si j'ai trouvé l'article sur le site, il n'est étrangement fait aucune mention de la déclaration de l'INRA...
    http://info.france2.fr/france/39967488-fr.php

    Application de l'adage : "les paroles s'envolent, les écrits restent"...

  4. #33
    ingalss

    Re : Actu - L'insecticide Cruiser : une menace de plus pour les abeilles ?

    je repost ce post de "les apiculteurs perdent la bataille.." dans ce topic pour info,


    Bon je vous met l'argumentaire qui démontre les lacunes de l'évaluation du Cruiser par l'AFSSA
    Un peu long..en 2 parties donc..


    Analyse de l’évaluation du Cruiser maïs. Frank Alétru /Audition AFSSA 16.01.08

    Le maïs est une plante peu nectarifère mais les abeilles y récoltent abondamment du pollen.
    Les risques pour les abeilles se situent chez les butineuses pourvoyeuses de pollen , chez les nourrices et chez les jeunes larves.

    Pour la butineuse pourvoyeuse de pollen: il faudra évaluer le risque d’intoxication par voie topique lors de la confection des pelotes, et le faible risque de contamination par voie orale (cas du maïs).

    Pour toutes les butineuses intoxication possible par les poussières issues des semences enrobées lors des opérations de semis et qui se déposent dans l’environnement. (Affaire Régent/fipronil/ St Gaudens) et ( Italie/Thiamethoxam )

    Pour l’abeille nourricière: Consommatrice de pollen (intoxication par ingestion)

    Pour la jeune larve: Consommatrice de pollen (intoxication par ingestion)



    2 ESSAIS SOUS TUNNELS POUR DETERMINER L’EXPOSITION POTENTIELLE DES ABEILLES PAR DU POLLEN ISSU DE SEMENCES DE MAÏS TRAITEES AVEC DU THIAMETHOXAM. Afssa saisine n°2007-SA-0393 Dossier lié n° 2007-3845 Cruiser
    En Alsace, la durée d’exposition des ruches au maïs en fleur était de 9 jours en 2005 et 3 jours en 2006.( p 2/9)
    «*Dans chaque essai, seul un examen des colonies a été effectué en début et fin d’exposition *» (p 2/9 saisine Afssa)
    Commentaires:
    Deux examens seulement et une période d’exposition si courte ne peuvent être suffisants pour évaluer un éventuel effet sur le couvain.

    Il n’y a aucune certitude concernant l’origine du pollen choisi parmi les pollens déjà stockés par la colonie pour fabriquer la bouillie larvaire, et nous ne disposons d’aucune information concernant les quantités de pollen traité rapporté à la colonie.

    De plus nous savons que les nourrices ont une préférence pour le pollen stocké depuis plusieurs jours dans les alvéoles plutôt que le pollen fraichement récolté.

    Le maïs très faiblement nectarifère et seule source de nourriture dans le tunnel va entraîner une forte réduction de la ponte de la reine et donc une faible mobilisation des pourvoyeuses en pollen.



    «*Dans les pollens des cadres, les résidus sont inférieurs aux limites de quantification sauf dans 1/3 des échantillons . *» (p3/9 saisine Afssa)
    Commentaires:
    La surface d’un tunnel est si faible, et le butinage si réduit compte tenu du type de culture testée que les quantités de pollen contaminé apportées par la colonie seront très faibles et seront diluées dans les réserves déjà existantes dans les alvéoles.

    Il est impossible de conclure de façon pertinente avec ce type de protocole.





    Conclusion des essais sous tunnels pour déterminer l’exposition potentielle des abeilles par du pollen issu de semences de maïs traitées avec du thiaméthoxam (p3 et 4/9 saisine Afssa)
    «*Les moyennes des résultats obtenus sur les deux années sont de 3,45 μg thiaméthoxam/kg et de 2,01 μg CGA 322704/kg*»
    Commentaire:
    Le cumul des deux matières actives neurotoxiques thiamethoxam et
    Chlotianidine ( CGA 322704) donne un total de 5,46 µg/kg.
    Ces concentrations sont en fait très élevées, en comparaison avec ce que nous connaissons avec les autres néonicotinoïdes: imidaclopride (Gaucho) et fipronil (Régent).

    «*Dans les pollens récoltés dans les cadres, les concentrations en thiaméthoxam et CGA 322704 sont plus faibles que dans les pollens prélevés sur les abeilles*».
    Commentaire:
    Les quantités de pollen contaminé apportées par la colonie sont faibles et diluées dans les réserves déjà existantes dans les alvéoles des cadres abaissant ainsi les concentrations.




    Critique des résultats des essais tunnels
    Durée d’exposition des colonies aux sources de pollen contaminé, trop courte et sans aucun rapport avec les conditions réelles.

    Absence de quantification précise des apports de pollens contaminés à la colonie.

    Absence de vérification de la consommation du pollen contaminé par les nourrices et/ou par les larves .

    Absence de relevés de couvain précis et régulier pour suivre l’évolution des œufs et des larves.

    Les concentrations de thiamethoxam et chlotianidine sont très préoccupantes et imposent un test larvaire en laboratoire ( Aupinel, INRA)

    En l’état, au vu de la médiocrité des tests sous tunnel, il est impossible de conclure sur l’innocuité du Cruiser.



    3 ETUDES EN PLEIN CHAMP AVEC SUIVI PLURIANNUEL DES RUCHES EXPOSEES A DU POLLEN DE MAÏS (p4/9)
    Dispositif expérimental
    «*afin d’évaluer les effets à long-terme d’une exposition annuelle à du pollen de maïs issu de semences traitées avec une préparation contenant du thiaméthoxam.*»
    «*Les parcelles mises en terre étaient de grande taille, approximativement 2 ha chacune, avec des parcelles traitées séparées des parcelles témoins par environ 2 km afin de limiter le déplacement des abeilles d’une parcelle à l’autre*».(saisine Afssa)
    Une mise à disposition d’une seule parcelle de 2ha pour 6 ruches soit 0,33ha par colonie est tout simplement insuffisante et ridicule car trop minimaliste !!
    Inévitablement les abeilles iront butiner hors du périmètre de ce champ.
    Séparation insuffisante, les abeilles butinent dans les deux parcelles T et NT !!!

    «*Après la fin de la floraison du maïs (BBCH 69), les colonies sont déplacées dans un site de maintenance sélectionné pour minimiser une exposition supplémentaire à d’autres pesticides*» (Saisine Afssa)
    Ceci confirme que les abeilles sont bien confrontées en milieu naturel à une superposition d’effets délétères provoqués par les pesticides. Ou alors , seraient ils mal évalués et homologués à la légère selon l’expérimentateur? Frank Alétru /Audition AFSSA 16.01.08


    «*Les enregistrements agronomiques dans les parcelles et leur environnement ne sont pas disponibles dans les rapports intermédiaires.*»
    saisine Afssa)
    Dans ses conclusions, le CST a jugé indispensable que ces données soient impérativement connues par les expérimentateurs et les évaluateurs.

    «*Les observations portent sur la mortalité, l’activité de butinage, l’effectif de la colonie (estimation du nombre d’adultes d’abeilles travailleuses), la présence d’oeufs sains pondus par la reine, vérifiée par la présence d’œufs fraîchement pondus (moins d’un jour), l’estimation de la surface contenant des oeufs, des larves et des cellules operculées (en % de la surface), l’estimation de la surface de stockage du pollen et du nectar (en % de la surface), le poids de la colonie et les signes de maladies des abeilles.*»
    A nouveau, une surface de 2 ha pour 6 colonies ne peut en aucune façon être pertinente pour évaluer les effets d’un insecticide systémique sur le couvain ou sur les abeilles nourricières.
    L’estimation de la surface de stockage du pollen ne confirme en rien la proportion de pollen de maïs stocké, ni sa quantité, ni son origine.
    Ce ne sont pas les œufs qui témoignent d’un problème d’intoxication du couvain avec le pollen puisque seules les larves en consomment. !!!!


    «*Les colonies ont été divisées pour éviter les risques d’essaimage. Pour cela, la vieille reine et une partie des abeilles ouvrières sont transférées dans une ruche d’essaimage avec 1-2 cadres à larves et 1-2 cadres à réserve. La colonie d’origine doit normalement élever une nouvelle reine. En cas d’échec à produire une nouvelle reine, la vieille reine est réintroduite dans sa ruche d’origine. Les divisions ont été réalisées les 02/05/2007, 03/05/2007 et 05/04/2007 pour les ruches des sites Alsace, Lorraine, et Aveyron, respectivement. Les enregistrements des interventions apicoles autres que celles qui sont prévues dans le protocole ne sont pas disponibles dans les rapports intermédiaires*»(p5/9). saisine Afssa)

    Diviser les colonies expérimentales est totalement inacceptable .
    L’argument de retirer la reine à pareille date pour limiter l’essaimage n’est pas recevable.
    En effet, le temps nécessaire à la colonie pour élever une nouvelle reine en partant d’une larve de 1 jour sera de 12 jours,
    sa fécondation aura lieu entre 10 à 20 jours plus tard,
    sa ponte se déclenchera 3 jours plus tard,
    il faudra ensuite 21 jours pour que le premier œuf se transforme en ouvrière et 12 jours pour qu’elle devienne butineuse.
    Soit un total minimum de : 58 jours avant de voir la population croître!!!
    Les colonies se trouvent donc inévitablement avec un effectif de butineuses exposé aux cultures de maïs en fleurs, des plus réduits et non significatif, invalidant l’expérimentation. Frank Alétru /Audition AFSSA 16.01.08

    Résultats de l’essai en Alsace
    «*Les phases d’exposition des ruches étaient de 5 jours en 2006 et de 8 jours en 2007.*» (p5/9) saisine Afssa)

    Cette durée ne correspond pas à une exposition suffisamment proche des conditions d’exposition réelles en plein champ (15 à 30j) permettant d’évaluer sérieusement, les effets à long terme d’une exposition annuelle à du pollen issu d’une culture de maïs traitée avec du thiamethoxan pour la colonie d’abeilles.

    «Pendant la phase d’exposition, les mortalités des abeilles adultes devant les ruches sont faibles et similaires dans les deux modalités*».(p5/9) saisine Afssa)
    Que veut dire faible ? S’il s’agissait d’abeilles adultes nourricières un faible nombre serait déjà un signal d’alerte au regard de la petite surface de 0,33ha/colonie de maïs traité au thiamethoxam et sachant que les colonies butinent sans aucun doute sur les deux modalités compte tenu de leur proximité.




    «*Dans les parcelles expérimentales aucune abeille morte n’a été retrouvée. L’activité de butinage sur les maïs en fleur a été mesurée et aucune différence significative entre les deux modalités n’a été notée.*»(p5/9)
    saisine Afssa)
    «*A l’entrée des ruches, aucune anomalie dans le comportement des abeilles n’a été relevée*».(p(5/9)
    saisine Afssa)

    Dans le cas d’un traitement par enrobage avec un insecticide systémique employé pour les semences de maïs, le risque d’intoxication se situe principalement au niveau de la consommation du pollen car le maïs n’est que très faiblement nectarifère. Les butineuses de pollen ne le consomment pas, elles ne font que le transporter et le collecter. Il n’y a donc que très peu de probabilité de pouvoir constater des troubles ou des mortalités de butineuses, le risque se situe sur les autres castes d’ouvrières et sur le couvain.



    *

    Résultats de l’essai en Alsace (p5/9)
    «*La nosémose a été détectée dans presque toutes les ruches au moins une fois en 2006 *» saisine Afssa)
    «*La varroase a été présente dans plus de la moitié des ruches des deux modalités*» saisine Afssa)
    Le virus SBV (virus du couvain sacciforme) a été détecté en 2006 dans trois ruches NT et le virus DWV (virus des ailes déformées) a été détecté dans 1 ruche NT en 2006. saisine Afssa)

    Gros doutes sur la qualité de l’état sanitaire des colonies expérimentales T et NT !!
    Résultats de l’essai en Lorraine (p6/9)
    «*En juillet avant placement des ruches devant les maïs, des perturbations dans les surfaces occupées par les stades larvaires sont observées dans 4 ruches T*»; «*La réintroduction des colonies d’essaimage dans leur ruche d’origine a permis une bonne reprise du développement larvaire*». saisine Afssa)
    Renforcer les ruches T avec les essaims prélevés précédemment est inacceptable car cela masque le piteux état du couvain, il y a là un véritable biais dans l’expérimentation.
    . «*Pour une ruche NT, les stades larvaires ne sont plus observés dans les cadres à la fin du mois d’août en lien avec la perte d’une reine mi-juillet 2007*». saisine Afssa)
    Le virus SBV (virus du couvain sacciforme) a été détecté une seule fois dans un prélèvement d’une ruche T en 2007.*» saisine Afssa)
    Ces deux ruches auraient dû être retirées de l’expérimentation.



    Résultats de l’essai dans l’Aveyron (p6/9)
    «*Les phases d’exposition des ruches étaient de 6 jours en 2006 et de 8 jours en 2007.*» saisine Afssa)
    Cette durée ne correspond pas à une exposition suffisamment proche des conditions d’exposition réelles en plein champ (15 à 30j) permettant d’évaluer sérieusement, les effets à long terme d’une exposition annuelle à du pollen issu d’une culture de maïs traitée avec du thiamethoxan pour la colonie d’abeilles.
    «*Dans cet essai, les observations sont rendues plus difficiles en raison d’une forte infestation par la loque américaine. Deux colonies T fortement infectées par la loque américaine ont été détruites et remplacées par un essaim de la même modalité. A la fin de l’été 2007, une colonie C est fortement infectée. Les comparaisons entre ruches apparemment saines ont été cependant réalisées.*» saisine Afssa)
    Mauvais état sanitaire des colonies récurrent.
    «*En mai-juin 2007, une ruche NT montre un développement plus important.
    En juin-juillet 2007, les ruches NT présentent en moyenne un développement un peu plus important que les ruches T. L’évolution du poids des colonies est similaire. Les ruches NT ont un meilleur approvisionnement en nectar en mai – juin 2007. saisine Afssa)
    Que se passe t-il donc dans les ruches de la modalité T ?




    «*Les surfaces occupées par les stades larvaires dans les cadres présentent des évolutions similaires entre les ruches des deux modalités sauf dans les trois colonies fortement infectées par la loque américaine. A la fin de l’été une colonie T n’a plus de stades larvaires mais le lien avec la loque n’a pas été établi. La nosémose a été détectée dans deux ruches T au moins une fois en 2006*».(p7/9) saisine Afssa)
    «* En 2007, la nosémose a été détectée au moins une fois dans presque toutes les ruches. La varroase a été présente dans la moitié des ruches des deux modalités dans au moins un prélèvement en 2006 et dans plus de la moitié des ruches dans au moins un prélèvement en 2007*». saisine Afssa)
    «*La loque américaine a été détectée dans une ruche NT et 4 ruches T en 2006 et les résultats des analyses sur les prélèvements de 2007 ne sont pas disponibles*». saisine Afssa)
    «*Le virus DWV (virus des ailes déformées) a été détecté une seule fois dans un prélèvement d’une ruche T en 2007.*» saisine Afssa)
    Comment peut-on réaliser une expérimentation sérieuse avec un tel matériel ?
    Et surtout comment peut on conclure que tout va pour le mieux!!

    Frank Alétru /Audition AFSSA 16.01.08
    Auri sacra fames !!

  5. #34
    ingalss

    Re : Actu - L'insecticide Cruiser : une menace de plus pour les abeilles ?

    la suite

    Conclusion sur les premiers résultats des essais au champ sur maïs en fleur (2006-2007).(p8/9)
    « Dans les trois essais réalisés en plein champ, une activité de butinage sur fleurs mâles de maïs a été observée, sans qu’il soit possible d’en apprécier l’importance faute de données de référence sur le butinage dans les maïs »
    Absence de marquage des abeilles butineuses, d’où viennent-elles ? abeilles issues des ruches de l’expérimentation ou abeilles de ruchers voisins ou abeilles sauvages ? Il est Impossible de conclure
    « Les résultats analytiques et palynologiques dans les échantillons de pollens récoltées sur les abeilles butineuses ne sont pas encore disponibles. » saisine Afssa)
    Ces données sont essentielles et sont le socle de l’expérimentation en leur absence, il est impossible de conclure
    « Les résultats disponibles montrent l’absence d’anomalie dans le comportement des abeilles, l’absence de surmortalité ou de mortalité inexpliquée, un développement de population adulte et larvaire et une évolution pondérale de ruches en général cohérents avec un bon état sanitaire » saisine Afssa)
    Il ne pouvait en être autrement compte tenu des petites surfaces de butinage de maïs traités. Par contre pour le « bon état sanitaire » les doutes sont plus que confirmés.
    En l’état, Il est impossible de conclure
    Frank Alétru /Audition AFSSA 16.01.08
    4 CONCLUSIONS GENERALES SUR LES DONNEES ADDITIONNELLES (p8/9)
    « L’exposition potentielle des abeilles a été déterminée en milieu fermé. Les résultats d’analyses montrent que des résidus peuvent être rapportés à la ruche par les abeilles butineuses. Cependant les concentrations en résidus sont faibles voire non quantifiables dans la plupart des prélèvements récoltés à l’intérieur des ruches qui ont été exposées deux années successives à du pollen de maïs issu de semences traitées. »
    « Les essais en plein champ montrent qu’une exposition de quelques jours (5 à 8 jours) lors de deux campagnes successives, à des parcelles de maïs issu de semences traitées n’a pas d’impact significatif sur la survie et le développement de colonies, cet impact étant suivi sur une période d’observation couvrant deux saisons et un hivernage et dans trois régions différentes. » saisine Afssa)
    Il est absolument logique que les concentrations en résidus soient faibles puisque les surfaces de butinage en cultures traitées sont insuffisantes compte tenu du nombre de ruches expérimentales, les expositions sont beaucoup trop courtes et les aires de butinage sont non contrôlées . Il est impossible de conclure





    « La quantification de l’exposition en plein champ n’est pas disponible. Aucun lien n’est fait avec les résultats de résidus obtenus lors des études sous tunnels. Lors des études sous tunnel, l’activité de butinage n’a pas été mesurée. » (p8/9) saisine Afssa)
    Il s’agit là de données essentielles, impossible de conclure sans celles-ci.

    « L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments recommande en conséquence :
    - de ne maintenir la distance de 3 km entre les ruches et les parcelles semées de maïs traité avec la préparation Cruiser que pour le maïs doux et le maïs porte-graine mâle, du fait de l’absence de données représentatives de l’exposition » saisine Afssa)
    Cette consigne de distance de 3 km entre les ruches et les parcelles est impossible à contrôler, ni techniquement, ni juridiquement, et encore moins vis-à-vis de la faune pollinisatrice sauvage que les conclusions du grenelle de l’environnement ont décidé de protéger, au travers d’un plan de restauration de la faune pollinisatrice . Il serait inconcevable que l’Afssa donne des avis allant à l’inverse de cette grande décision nationale.
    Cette consigne a cependant l’avantage de confirmer que la distance de 2 km dans l’expérimentation est réellement fantaisiste.




    L’analyse de la saisine fait apparaître les erreurs et les carences suivantes:

    Absence de relevé d’activité de butinage sous tunnel

    Absence de la quantification des apports de pollen contaminé à la ruche, sous tunnel et en plein champ

    Absence de contrôle du type de pollen consommé par les abeilles nourricières et les larves sous tunnel et en plein champ

    Absence d’analyse pollinique

    Durée d’exposition des colonies trop courte sous tunnel et en plein champ, impossibilité d’évaluer d’éventuels effets létaux ou sublétaux.

    Surface des cultures traitées non proportionnelles au nombre de colonies mises en œuvre dans l’expérimentation

    Distance d’éloignement insuffisante entre les deux modalités de cultures

    Absence de contrôle de l‘aire de butinage des colonies dans les deux modalités.

    Etat sanitaire des colonies inadapté à une expérimentation pertinente.

    Frank Alétru /Audition AFSSA 16.01.08


    Interventions injustifiables concernant la division des colonies avant leur exposition «en plein champ ».

    Absence d’un suivi du couvain et d’un test larvaire en laboratoire .
    (Méthode Aupinel INRA).

    Impossibilité d’appliquer et de vérifier sur le terrain, le respect des « consignes » de l’Afssa relatives à un éloignement de 3 km entre cultures traitées « Cruiser » et les ruchers, ceci tant d’un point de vue pratique que d’un point de vue légal.
    Comment un agriculteur peut-il savoir s’il y a des ruches dans son environnement?
    Comment un apiculteur peut-il savoir sur une aire de butinage qui utilise du Cruiser?
    A qui revient le devoir de s’éloigner: à l’apiculteur propriétaire de son rucher ou à l’exploitant agricole ?
    Qui l’emporte entre le voisin agriculteur producteur de melon ou de luzerne semence qui réclame des pollinisateurs et l’utilisateur de Cruiser ?
    Selon quelle loi ?

    Impossibilité de vérifier le respect de la date limite du 15 mai pour les semis, qui n’est qu’un faux remède.

    Impossibilité de faire respecter les rotations culturales ainsi que le fauchage de fleurs avant leur floraison.

    De plus, ces consignes négligent la prise en compte de l’exposition de la faune pollinisatrice sauvage.






    En conclusion, cette expérimentation minimaliste et de médiocre qualité, trahit une méconnaissance profonde de la biologie de l’abeille de la part de l’expérimentateur et des évaluateurs. Elle ne tient pas compte non plus des deux dramatiques expériences du Gaucho et du Régent.

    Il est donc impossible d’accorder une quelconque autorisation de mise sur le marché au Cruiser de Syngenta.

    Avant de rendre un avis le Conseil scientifique de l’Afssa doit impérativement s’attacher les services de plusieurs apidologues confirmés, validés par un collège scientifique et par la filière apicole .

    Il devient urgent que le groupe « Méthodes » puisse reprendre son travail de rédaction des protocoles relatifs aux nouveaux tests concernant l’évaluation des risques pour les abeilles , effets létaux et sublétaux.

    Dans cette attente , toute nouvelle homologation d’insecticide doit être suspendue.

    Frank Alétru /Audition AFSSA 16.01.08
    Auri sacra fames !!

  6. #35
    JPL
    Responsable des forums

    Re : Actu - L'insecticide Cruiser : une menace de plus pour les abeilles ?

    Et pourquoi n'as-tu pas reposté les réponses qui t'ont été faites ? c'est un peu sélectif comme démarche !

    En outre (casquette verte de modérateur) selon la charte du forum :

    Les doublons ne sont pas autorisés. Merci de ne pas poster le même sujet dans plusieurs rubriques
    Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant - Pierre Dac

  7. #36
    jgiovan

    Re : Actu - L'insecticide Cruiser : une menace de plus pour les abeilles ?

    "Dans cette attente , toute nouvelle homologation d’insecticide doit être suspendue"

    Vous me faites marrer... vingt pages de rapports de soumission pour conclure sur cette formule lapidaire. Je croyais qu'on était sur un forum scientifique !

    Il faudrait être sérieux 5 minutes. L'autorisation du Cruiser est assortie d'un nombre invraisemblable de restrictions (limitée au Mais, limitée à un an, études complémentaires demandées à Syngenta etc.). Tout prouve que les lecons de Gaucho et Régent ont été retenues. Il ne s'agit pas d'un chèque en blanc des autorités réglementaires ! La preuve, c'est que le Poncho de Bayer n'a pas obtenu l'homologation alors que c'est aussi un néonicotinoide.

    Il est évident qu'un insecticides comme le Thiamethoxam est extrémement toxique pour les abeilles. C'est un peu sa fonction de base, de tuer les insecters suceurs...

    De là à conclure qu'il ne faut plus autoriser aucun insecticide ! Alors laissons sur le marché toutes les organophosphorés qui ont prouvé leurs effets délétères et n'autorisons plus de produits "modernes" beaucoup moins nocifs.

    Si les colonies d'abeilles s'affaiblissent, c'est en grande partie par manque de nourriture. Le mais n'est pas la pitance préférée des abeilles qui butineraient plus volontiers des fleurs des champs... qui ont disparu. Des expériences tendent à démontrer que la création de jachères plantées de multiples espèces florales améliore grandement la survie des pollinisateurs (cf. projet bumblebee... financé par Syngenta, pollueur et tueur comme toutes les entreprises chimiques, agrochimiques et pharmaceutiques).

  8. Publicité
  9. #37
    invite87654345678
    Invité

    Re : Actu - L'insecticide Cruiser : une menace de plus pour les abeilles ?

    Il existe des alternatives, mais elles ne rapportent pas autant que les pesticides...

    http://www.inra.fr/presse/production_integree

  10. #38
    ingalss

    Re : Actu - L'insecticide Cruiser : une menace de plus pour les abeilles ?

    Citation Envoyé par JPL Voir le message
    Et pourquoi n'as-tu pas reposté les réponses qui t'ont été faites ? c'est un peu sélectif comme démarche !

    En outre (casquette verte de modérateur) selon la charte du forum :

    Je voulais pas encombrer, me faire engueuler pour doublon, mais c'est avec plaisir..hum non j'allais faire un copier/coller mais y au moins 4 messages qui sont intéressant, trop long et ca tue l'autre post, je mets le lien, peut être ici la discussion continuera de façon différente, en tout cas y a deux post sur le même sujet alors.. faut faire avec..

    Le lien :

    http://forums.futura-sciences.com/sh...28#post1559928
    Auri sacra fames !!

  11. #39
    Ryuujin

    Re : Actu - L'insecticide Cruiser : une menace de plus pour les abeilles ?

    Il existe des alternatives, mais elles ne rapportent pas autant que les pesticides...
    Sont-elles disponibles, applicables, et efficaces a grande echelle et a long terme ?
    Faudrait pas oublier de se poser cette question avant de sortir du chapeau des "solutions miracles" ; la lutte integree, c'est sans doute l'ideal, mais c'est loin d'etre toujours possible et efficace a l'heure actuelle.

  12. #40
    invite87654345678
    Invité

    Re : Actu - L'insecticide Cruiser : une menace de plus pour les abeilles ?

    Si je m'en réfère au texte du Grenelle de l'environnement, ces nouvelles "technologies" vont dans le sens du vent.
    Je tire de mon chapeau des infos que je n'invente pas, elles émanent de l'Inra.
    Toi, ce que tu tires de ton chapeau, c'est un colt pour dégommer à vue tout ce qui ne rejoins pas ton point de vue.

    Si l'expérimentation menée par l'Inra ne peut être appliquée, pour l'instant, à toutes les cultures, c'est malgré tout encourageant, et je pense qu'il faut poursuivre les recherches dans ce sens.

    Ce n'est pas en continuant à développer des cultures intensives gorgées de pesticides, gourmandes en eau et en énergie, que l'on arrivera à créer une agriculture durable et respectueuse de l'environnement.

  13. #41
    Ryuujin

    Re : Actu - L'insecticide Cruiser : une menace de plus pour les abeilles ?

    Non, tu ne te contente pas de tirer des infos du site de l'INRA : tu nous présente des techniques mises au point en recherche et seulement en cours de test comme des panacées déjà disponibles pour toutes les cultures.

    La page que tu nous cite parle d'un secteur de recherche.

    Pas d'une gamme de produits...

    Il peut s'écouler 20 ans sans que cela ne se répercute en agriculture, et il se peut très bien également que cela ne fonctionne tout simplement pas aussi bien que prévu.

    Tu ne nous a pas dit "il y a des recherches pour trouver des alternatives", tu nous as dit "il existe des alternatives". Ce que ton lien ne montre pas, puisqu'il ne parle que de recherches en cours...

    Tu trouve peut être cela trop tatillon, mais même si tu ne t'en rends pas compte, cela change tout : imagine toi en train de dire à un agriculteur "mais arrête d'utiliser ça, il y a des alternatives bien meilleures" en lui montrant un truc de l'INRA sur des recherches en cours.
    Lui ce qu'il lui faut, c'est pas un papier de l'INRA sur un de ses axes de recherche, c'est une technique ou un produit testé et directement utilisable.

  14. #42
    Ryuujin

    Re : Actu - L'insecticide Cruiser : une menace de plus pour les abeilles ?

    Et ce n'est pas si simple Kaolin : ya pas d'un coté les cultures intégrées géniales sur tous les points, et de l'autre les cultures non intégrées crades, polluantes etc...

    Absolument rien ne dit qu'une solution intégrée est forcément meilleure qu'une solution préventive !

    Et surtout en l'occurence, on attends toujours que tu montres que cette solution préventive est vraiment pire que les solutions déjà existentes ; c'est ce que tu as affirmé, n'est-ce pas ?
    N'est-ce donc qu'un préjugé ?

  15. Publicité
  16. #43
    bisane

    Re : Actu - L'insecticide Cruiser : une menace de plus pour les abeilles ?

    Les Réponses de la fiche technique du Cruiser (source Syngenta) :
    Citation Envoyé par kaolin Voir le message
    Le simple d'esprit que je suis a l'outrecuidance de croire effectivement que si un élément chimique est capable de migrer dans les cellules d'un corps vivant, il peut le faire également dans le sol en étant transporté par l'eau de pluie et de ruissellement... Je ne pense pas que ce soit réfléchir au lance-pierre ça.
    A faible dose un engrais peut servir à augmenter le rendement d'une culture, et à forte concentration il rend impropre à la consommation l'eau des nappes phréatiques, pollue les rivières, fait crever la faune aquatique et provoque l'eutrophisation des milieux.
    "Très toxique pour les organismes aquatiques, peut entraîner des effets néfastes à long terme pour l’environnement aquatique."
    "Pour protéger les eaux souterraines, ne pas utiliser ce produit ou tout produit contenant des substances actives de la même famille en traitement des semences sur plus d’une culture sur trois."


    CQFD !
    Si eux-mêmes le disent...

    Ils ajoutent aussi ceci (pour répondre aux sceptiques de la nocivité sur les abeilles) :
    "Dangereux pour les abeilles, ne pas introduire de plantes pouvant devenir attractives pour les abeilles dans la rotation culturale ou appliquer des mesures permettant de limiter l’exposition des abeilles."
    Dernière modification par bisane ; 09/03/2008 à 15h53. Motif: oubli

  17. #44
    Ryuujin

    Re : Actu - L'insecticide Cruiser : une menace de plus pour les abeilles ?

    On a déjà répondu à ça :

    Non. Cela montre qu'il y a precaution. Pas qu'il y a danger.
    cf cet autre topic :
    http://forums.futura-sciences.com/thread204068-2.html

    Que les instances gouvernementales comme les producteurs conseillent des mesures préventives pour limiter les risques pour les abeilles ne prouve pas qu'ils sont particulièrement important.
    Cela montre plutôt qu'ils ont retenu la leçon du gaucho et du régent, et qu'ils essayent de montrer patte blanche.

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