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Actualité - La peur des maths passe aussi par les gènes



  1. #1
    V5bot

    Actualité - La peur des maths passe aussi par les gènes

    Le mot « mathématiques » donne la chair de poule à certaines personnes, tant il génère d’anxiété chez elles. Pourquoi de telles émotions ? Si l’environnement dans lequel chacun y est confronté est...

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  3. #2
    tête de brique

    Re: Actualité - La peur des maths passe aussi par les gènes

    Pour les auteurs, de tels résultats devraient faire en sorte de revisiter la façon d’enseigner les maths, en prenant en considération les facteurs émotionnels et génétiques qui entrent en jeu.
    C'est pas prêt d'arriver sachant que la préoccupation majeur du prof de math c'est de, comme ils le disent si bien, "boucler le programme". Les élèves qui ont du mal à suivre pour quelques raisons que ce soit, sont souvent mis de côté.

    Cette peur pour cette matière spécifique (qui est une matière de base avec le français) peut aussi s'expliquer, à mon sens, par le fait qu'elle est la résultante d'une grande frustration vécue par la personne qui se sent incapable à résoudre un problème.
    Cette frustration se retrouve notamment chez les dyslexiques. Si la grande majorité des profs de français connaissent et savent repérer un élève dyslexique, on ne peut malheureusement pas en dire autant des profs de math pour la dyscalculie (d'autant plus le grand nombre de forme que peut prendre ce trouble). Il est d'ailleurs reconnu que "La dyscalculie peut conduire à une phobie ou une angoisse durable des mathématiques et de ce qui y est lié."

    Je pense qu'il y a plus de dyscalculiques qui s'ignorent parmi les élèves que l'on pourrait l'immaginer.

  4. #3
    kalish

    Re: Actualité - La peur des maths passe aussi par les gènes

    Je suis d'accord avec ce qu'a dit tête de brique, la frustration est bien plus traumatisante en mathématique qu'en Français. Pour ma part je pense quand même qu'on n'a pas le même contact avec les mathématiques simplement parce qu'on les utilise très peu au quotidien. Le Français s'utilise tout le temps, on s'y entraine donc tout le temps, et finalement, il faut bien reconnaitre que les raisonnements sont moins "violents" dans les autres matières,les conclusions sont moins "tout vrai" ou "tout faux", il y a la place pour l'approximation et le débat. Par contre les mathématiques ne sont utilisées que lors de la résolution de problèmes, où on ne demande à l'élève que la participation de son imagination, qui plus est sous une forme très rigoureuse. Peut-être que de l'expérimentation et du jeu permettrait d'avoir des meilleurs résultats.

    Peut-être que lorsque l'élève a des difficultés, il est bon de lui montrer qu'il comprend certaines choses, qu'il doit simplement se forcer au discernement, l'enseignant doit s'efforcer (selon moi) de faire le tri pour l'élève et de relier des notions a priori disparates. Savoir discerner vient avec la pratique et l'effort (et l'âge aussi), il faut donner le goût du classement, ça n'est pas évident, à contrario, les jeunes semblent apprécier qu'on leur montre les liens entre des notions qui paraissent différentes.

  5. #4
    invite6754323456711
    Invité

    Re : Actualité - La peur des maths passe aussi par les gènes

    Bonjour,

    Ce n'est pas dans les gènes car c'est une punition de Dieu : "Et Dieu, dans sa colère, pour punir les humains, envoya sur la Terre les mathématiciens" ... Dixit la signature d'un mathématicien forumeur de FS.

    Ce qui pêchent ne pourrons se repentir que par les mathématiques



    Patrick

  6. A voir en vidéo sur Futura
  7. #5
    Paminode

    Re : Actualité - La peur des maths passe aussi par les gènes

    Bonjour,

    Je ne sais pas s'il y a une corrélation, mais je constate qu'il est presque bien vu dans notre société d'avoir été "toujours nul en maths", ce qui n'est pas ou est moins le cas des autres disciplines.
    Je constate aussi que, contrairement aux langues, à la philosophie, aux lettres, aux arts, à l'histoire et la géographie, pour leur part les mathématiques et dans le même panier les sciences en général ne font pas partie de la "culture" reconnue de "l'homme cultivé".
    Mais il n'y a peut-être aucun lien...
    Dernière modification par Paminode ; 23/03/2014 à 12h33.

  8. #6
    Paminode

    Re : Re: Actualité - La peur des maths passe aussi par les gènes

    Citation Envoyé par kalish Voir le message
    Je suis d'accord avec ce qu'a dit tête de brique, la frustration est bien plus traumatisante en mathématique qu'en Français. Pour ma part je pense quand même qu'on n'a pas le même contact avec les mathématiques simplement parce qu'on les utilise très peu au quotidien. Le Français s'utilise tout le temps, on s'y entraine donc tout le temps, et finalement, il faut bien reconnaitre que les raisonnements sont moins "violents" dans les autres matières,les conclusions sont moins "tout vrai" ou "tout faux", il y a la place pour l'approximation et le débat. Par contre les mathématiques ne sont utilisées que lors de la résolution de problèmes, où on ne demande à l'élève que la participation de son imagination, qui plus est sous une forme très rigoureuse.
    L'idée est intéressante, mais il me semble que ce serait intéressant de savoir si d'autres disciplines scientifiques telles que la physique et ce que l'on nomme aujourd'hui les "sciences de la terre et de la vie" sont concernées de la même manière.
    On peut supposer qu'une appréhension des maths chez un élève conduit à une appréhension similaire de la physique, mais qu'en est-il de la biologie ?

    Pour ma part je pense quand même qu'on n'a pas le même contact avec les mathématiques simplement parce qu'on les utilise très peu au quotidien.
    Ainsi, ceci peut être vrai pour les maths, mais les préoccupations d'une partie de la population à propos de thèmes comme le climat, le nucléaire, les ogm... requièrent un minimum de culture scientifique - autre que strictement mathématique, certes...
    Dernière modification par Paminode ; 23/03/2014 à 12h45.

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  10. #7
    WizardOfLinn

    Re : Re: Actualité - La peur des maths passe aussi par les gènes

    Les maths, ce n'est pas que les nombres. J'ai souvent constaté d'importantes différences de compétences en géométrie chez des personnes ayant fait des études supérieures, même à un bon niveau en maths : certaines personnes ont de bonnes compétences en arithmétique (par exemple), raisonnent correctement, mais paraissent pratiquement "aveugles" en géométrie, incapables d'interpréter correctement une projection d'un objet 3D, dépourvues d'intuition pour guider les démonstrations de théorèmes géométriques, n'arrivant éventuellement aux résultats que laborieusement.

  11. #8
    fredegaire

    Re : Re: Actualité - La peur des maths passe aussi par les gènes

    Bonjour, l'article, ainsi que plusieurs commentateurs soulèvent des points intéressants. Anxiété, frustration, image sociale positive des "nuls en maths", absence d "culture mathématique" en dehors de l'école...

    Je crois que tous ces points sont intéressants, mais je me méfie du fait de ne lire nulle part de commentaires sur les mathématiques elles-mêmes. La psychologie et l'attention aux blocages me semble dangereuse si elle n'a pas pour objet des notions précises. En d'autres termes, plutôt que traiter la peur des maths dans son ensemble, il vaut mieux traiter la peur de l'addition ou de la division si c'est de cela qu'il s'agit. Sinon on court le risque d'avoir des enfants moins apeurés, mais toujours aussi peu compétents. (ce serait déjà un résultat, mais on doit essayer de faire mieux)

    Et la façon la plus pertinente de traiter la peur de la division, c'est de travailler sur la division, pas de passer une pommade rassurante. D'ailleurs les résultats les plus intéressants en traitement des phobies sont ceux qui travaillent sur l'exposition. Encore faut-il apprendre à le faire bien.

  12. #9
    tête de brique

    Re: Actualité - La peur des maths passe aussi par les gènes

    L'idée est intéressante, mais il me semble que ce serait intéressant de savoir si d'autres disciplines scientifiques telles que la physique et ce que l'on nomme aujourd'hui les "sciences de la terre et de la vie" sont concernées de la même manière.
    On peut supposer qu'une appréhension des maths chez un élève conduit à une appréhension similaire de la physique, mais qu'en est-il de la biologie ?
    En m'appuyant sur mon expérience perso (on est bien d'accord, ce n'est pas représentatif du tout, ce n'est que mon point de vue) je pense que non... du moins pas directement.
    En effet si la physique ne crée pas directement cette appréhension, sûrement parce qu'en physique on est encré de manière bien plus franche dans le monde réel ce qui doit participer à baisser le niveau de frustration, elle en génère tout de même car l'outil mathématique y est indispensable à un moment ou un autre. En clair on peut être "fâchè" avec les math mais pas du tout avec la physique sauf quand on y intègre des math pour démontrer cette physique.


    commentaires sur les mathématiques elles-mêmes. La psychologie et l'attention aux blocages me semble dangereuse si elle n'a pas pour objet des notions précises. En d'autres termes, plutôt que traiter la peur des maths dans son ensemble, il vaut mieux traiter la peur de l'addition ou de la division si c'est de cela qu'il s'agit. Sinon on court le risque d'avoir des enfants moins apeurés, mais toujours aussi peu compétents. (ce serait déjà un résultat, mais on doit essayer de faire mieux)
    Le truc c'est que ça ne marche pas tout à fait ainsi. Il n'y a pas de peur de la division ou de la soustraction, ça ne se passe pas d'une manière si directe : L'élève voit une division -> Il a peur -> Il n'y arrive pas.
    Ça se passe plutôt comme ça : L'élève doit résoudre un problème -> Il n'y arrive pas -> Stress / frustration -> Peur(quand ce processus est couramment répété).

  13. #10
    tête de brique

    Re: Actualité - La peur des maths passe aussi par les gènes

    Je ne sais pas s'il y a une corrélation, mais je constate qu'il est presque bien vu dans notre société d'avoir été "toujours nul en maths", ce qui n'est pas ou est moins le cas des autres disciplines.
    Il n'y a sûrement pas de corrélation. Si un élève choisi d'être nul en math dans le but d'être bien vu (un peu tordu quand même mais bon...) le dit élève laissera ses cours de math au placard, dormira en classe etc. ce qui fera plonger sa moyenne et par là même lui ouvrant les portes du hall des "nuls en math". Ce n'est pas ce processus qui engendre une angoisse ou peur.

    Si, par contre, un autre élève ne choisi pas d'être nul en math parce que c'est une matière qui l'intéresse (oui on peut être nul en math et aimer les math) ou qu'il est tout simplement désireux de réussir, alors cet autre élève sera pour sa part dans un processus générateur d'angoisse et de peur puisqu qu'il n'arrivera pas à comprendre en dépit de sa bonne volonté.

  14. #11
    Paminode

    Re : Re: Actualité - La peur des maths passe aussi par les gènes

    Citation Envoyé par tête de brique Voir le message
    Citation Envoyé par Paminode Voir le message
    Je ne sais pas s'il y a une corrélation, mais je constate qu'il est presque bien vu dans notre société d'avoir été "toujours nul en maths", ce qui n'est pas ou est moins le cas des autres disciplines.
    .
    Il n'y a sûrement pas de corrélation. Si un élève choisit d'être nul en math dans le but d'être bien vu (un peu tordu quand même mais bon...)
    Bonjour,

    Ce n'est pas du tout dans ce sens-là que je voyais la chose ! Je n'ai pas insinué que des élèves faisaient exprès d'être mauvais en maths...
    Je suggérais plutôt une - peut-être - corrélation dans l'autre sens.
    Ce serait parce que de nombreuses personnes vivent une véritable souffrance devant l'enseignement des maths qu'il aurait fini par être socialement admis qu'on puisse être réfractaire aux maths, et qu'ainsi être réfractaire aux maths ait pu finir par ne plus être "déconsidérant" et même ait pu être "retourné" dans une sorte de tentative de valorisation.

    Ayant eu l'occasion de donner des cours de maths, j'ai pu être frappé par un point :
    Certains de mes élèves bloquaient devant des inéquations du genre : 5x + 3 < 25 (par exemple)
    Alors, j'essayais de prendre des situations concrètes : "tu as sur toi 25€, tu dois acheter un crayon à 3€ et plusieurs stylos à 5€. Combien peux-tu acheter de stylos ?" Le plus souvent, ces élèves continuaient à être bloqués !
    Alors que, dans leur vie, ils ne cessaient de résoudre des inéquations autrement plus complexes, avec plusieurs inconnues :
    ils ont n€ d'argent de poche, ils veulent s'acheter des CD, se payer le cinéma, louer des DVD... Il y a de nombreuses solutions. Et ils y arrivent ! Ils finissent naturellement à trouver des compromis, du genre : 2 CD, 2 places de cinéma et 3 DVD (parmi d'autres solutions possibles).

    Mais, présenté de manière abstraite avec des symboles sur le papier, ils ne s'en sortaient pas !
    Et de plus, une fois qu'ils étaient bloqués, ils ne parvenaient plus à s'imaginer dans la situation concrète où ils étaient pourtant à l'aise dans la "vraie vie" !!
    J'aurais donc tendance à évoquer une "appréhension devant l'abstraction symbolique" ou une sorte de variante de la "peur de la page blanche"...