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Actualité - Méditation de pleine conscience : comment agit-elle sur le cerveau ?



  1. #1
    V5bot

    Actualité - Méditation de pleine conscience : comment agit-elle sur le cerveau ?

    Augmentation du taux de connectivité dans le cortex préfrontal et diminution du taux d'interleukine-6, un marqueur de l'inflammation : ce serait les bénéfices tirés de la méditation de pleine...

    Lire la suite : Méditation de pleine conscience : comment agit-elle sur le cerveau ?

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  3. #2
    Lunatu

    Re: Actualité - Méditation de pleine conscience : comment agit-elle sur le cerveau ?

    Le terme "pleine conscience" est fallacieux. Il n'y a pas de soit disant pleine conscience quand on se concentre sur une partie de la réalité, que ce soit la respiration, le vide ou l'entourage.

    Au contraire, ce type de procédure refoule le mouvement de l'imagination, que ce soit ordonné ou chaotique (dans le cas du rêve) et si la "pleine conscience" existe elle devrait prendre en compte cette instance de la personnalité.

    Dans les cas où un état de méditation avancé prend en compte ces aspects, l'opérateur se limite à observer en même temps, le monde, son corps, ses divagations et ses rêves. Mais s'agit t-il de "pleine conscience" ou plutôt de "pleine attention" ?

    Si la "pleine conscience" existe elle n'est pas ponctuelle, car elle doit prendre en compte le facteur temporel, c'est à dire l'histoire de l'individu, ses relations, son passé et ses projections d'avenir. Et surtout utiliser son intellect pour comprendre, ce qui implique sortir de l'état méditatif.

    Attention ! Je ne remet pas en compte la légitimité de cette pratique, bien que je l'ait abandonnée après longtemps d'expérimentation, mais ça pour des raisons personnelles car je suis persuadé que ça nuit à la créativité.
    Je remets simplement en question l'expression "pleine conscience" qui devrait être remplacé par "pleine attention".

  4. #3
    myoper
    Modérateur

    Re : Re: Actualité - Méditation de pleine conscience : comment agit-elle sur le cerveau ?

    Citation Envoyé par Lunatu Voir le message
    Je remets simplement en question l'expression "pleine conscience" qui devrait être remplacé par "pleine attention".
    Pourquoi pas. Mais il me semble que ce terme avait été plus ou moins choisi en référence au fait que ces techniques permettaient de prendre "conscience d'une partie de son inconscient" (ou "d'élargir le champ de sa conscience à une partie qui ne l'est normalement pas") alors que l'attention, même pleine, se limite explicitement à ce qui est conscient. Même si au final, on peut prendre la pleine attention de ce qui n'est pas normalement consciemment "ressenti".
    C'est une question de point de vue et de la représentation des définitions chez les uns ou les autres.
    Pangolito et Pangolita sont dans un bateau...

  5. #4
    JoCOhen

    Re: Actualité - Méditation de pleine conscience : comment agit-elle sur le cerveau ?

    Merci pour cet article intéressant par les détails qu’il apporte sur le fonctionnement de notre physiologie et de notre mental. Il y a en fait plusieurs familles de techniques de méditation. La méditation de la pleine conscience est le chef de file de la voie bouddhiste, la méditation transcendantale l’est pour la voie de la tradition védiques. Leurs impacts sur le cerveau sont différents.

    Pendant la pratique de méditation de la pleine conscience, on note une légère augmentation ondes alpha et thêta du cerveau, mais surtout une forte augmentation de l’amplitude des ondes gamma. Les travaux du Dr Richard Davidson (Université du Wisconsin) montrent qu’elle développe la clarté d’intention, l’altruisme, la bonté, l’empathie et la compassion. Le Dr Sara Lazar (Harvard) a montré pour sa part un épaississement du cortex cérébral dans certaines zones précises. Ce résultat est très net dans les aires cérébrales en rapport avec la vision, le cortex de l’insula droite et les sulcus supérieur et moyen du cortex préfrontal. L’insula droite, qui permet de prendre conscience des sensations du moment présent, se développe, ce qui n’a rien de surprenant puisque la pratique de pleine conscience nécessite de porter son attention sur la respiration. L’activation des sulcus du cortex préfrontal témoignent d’une meilleure stabilité émotionnelle. La pleine conscience développe in fine une plus grande présence en mettant un terme au vagabondage mental et en développant surtout la partie du cerveau en rapport avec l’objet et le monde extérieur.

    Pendant la pratique de la méditation transcendantale, on remarque grâce aux tracés EEG une forte augmentation de l’amplitude des ondes alpha dans le cortex préfrontal, associé à une forte cohérence entre les hémisphères gauche et droit. Cette puissante amplitude et cette cohérence des ondes alpha traduisent un fort développement de tout le cortex préfrontal et donc du sujet. Ainsi, alors que le niveau de cohérence chez des personnes ne pratiquant aucune technique de méditation se situe entre 25 et 30 %, il se situe entre 60 et 70 % chez les personnes qui pratiquent la méditation transcendantale. Avec cette technique, le cerveau fonctionne de manière plus globale et plus intégrée. Quel en est le bénéfice ? Dans une étude parue dans Creativity Research Journal, les Dr. Fred Travis (USA) et Yvonne Lagrosen (Suède) montrent qu’une plus grande créativité va de pair avec un « cerveau plus intégré ».

    Pour plus de détails, merci de consulter l’article suivant :
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    Dernière modification par JPL ; 10/02/2016 à 14h36.

  6. A voir en vidéo sur Futura
  7. #5
    kadongo

    Re: Actualité - Méditation de pleine conscience : comment agit-elle sur le cerveau ?

    J'ai lu un autre article sur cet essai randomisé dans lequel on précisait que la relaxation n'a pas apporté des résultats comparables, chez les sujets, à la méditation dite de pleine conscience ...
    Je suis extrêmement perplexe, à savoir quelle forme de relaxation a été utilisée, car il ne peut s'agir de la relaxation en général, j'en dans l'idée ...
    Par exemple une relaxation qui consisterait en une auto-relaxation par induction verbale (en pensée) procédant de l'évocation de sensations de détentes, de relâchement et autre (chaleur, lourdeur ...) de plus en plus poussée, pour atteindre un état de sérénité et de calme de plus en plus profond, sans pour autant s'endormir (puisqu'on est aux commandes) et donc perdre l'initiative et le processus, me parait a priori mobiliser autant les facultés du cortex préfrontal que la méditation dont il est question dans l'article. Et ceux qui pratiquent ces techniques (training autogène de Schutlz, méthode Jacobson, sophrologie, auto-hypnose, auto-relaxation, etc.) décrivent à la fin (à la sortie) de l'exerces quand il est bien mené et bien intégrés (par un pratique très régulière et fréquente), un état de bien être très pattant, les couleurs qui leur semblent plus vives, un relâchement physique profond sans engourdissement, une sensation de clarté d'esprit intense (pas de sensation "brouillard mental"), un sentiment de "régénération" et d'inamovible sérénité, bref, des sensations qui semblent bien être la manifestation d'un effet anti-inflammatoire conséquent.

    C'est probablement très différent que de passivement écouter une musique prévue pour la relaxation, ou que d'écouter passivement la voix d'un thérapeute faisant des injonctions de détente et autre jusqu'à l'éventuel "endormissement" ou presque.

    D'où ma question : "à quel type de relaxation exactement l'essai randomisé a-t-il comparé la méditation dite de pleine conscience ?


    ("pleine conscience" est plus un terme "poétique" (qui a donc dans notre esprit une puissance évocatrice) qu'une description strictement technique, exact. Ça doit mettre les gens dans une meilleur disposition psychologique pour aborder la pratique. Les "dispositifs scéniques" ont leur rôle parfois, et ce terme en est un ...)

  8. #6
    Lunatu

    Re: Actualité - Méditation de pleine conscience : comment agit-elle sur le cerveau ?

    @ myoper
    Beaucoup de pratiques psychologiques parlent d'un certain accès à l'inconscient, ou de "rendre conscient l'inconscient". Malheureusement tout le monde ne se met pas d'accord pour définir l'inconscient.
    Pour certains c'est l’accès à des potentialités qu'on n’aperçoit pas dans la perception ordinaire. Pour d'autres est le moteur véritable de tous nos actes conscients, enfin pour d'autres est la partie submergée de l'iceberg qui complète la structure de nos perceptions et des nos motivations.
    La première conception est celle de beaucoup de techniques plus ou moins sérieuses de développement personnel. Les deux dernières correspondent à deux écoles psychanalytiques.
    Le problème des méditants (pour ne pas dire de la méditation) es la tendance à refouler ce qui peut échapper à l'attention. C'est à dire : ce qui ne peut pas être contemplé, n'existe pas.
    La technique consiste à augmenter la perception du monde en augmentant l'étendue de l'attention, mais sans donner sa chance à l'intellect pour saisir le côté non perceptible de la réalité, intérieure ou extérieure.
    Alors que pour les deux derniers approches mentionnées, l'inconscient se saisit par approche intellectuelle ou par intuition jusqu'à ce que la conscience (ou l'émotion) reconnaisse ces découvertes intellectuels comme faisant partie de sa réalité.
    Bref, un peu méditation est bénéfique pour la santé certes, comme l'explique l'article mais beaucoup de méditation est encore meilleur pour la santé mais pas profitable pour la création artistique ou pour l'intuition scientifique.


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  10. #7
    myoper
    Modérateur

    Re : Re: Actualité - Méditation de pleine conscience : comment agit-elle sur le cerveau ?

    Citation Envoyé par Lunatu Voir le message
    Beaucoup de pratiques psychologiques parlent d'un certain accès à l'inconscient, ou de "rendre conscient l'inconscient". Malheureusement tout le monde ne se met pas d'accord pour définir l'inconscient.
    En effet et pardon, j'aurais du préciser, de ce que l'on sait (mettre en évidence) et pour la plupart des psychologues (à priori ceux qui ne se définissent pas d'une pratique ou à une référence plus ou moins "psychanalytique"), l'inconscient représente simplement tout ce qui n'est pas conscient (ni plus, ni moins).


    Pour certains c'est l’accès à des potentialités qu'on n’aperçoit pas dans la perception ordinaire. Pour d'autres est le moteur véritable de tous nos actes conscients, enfin pour d'autres est la partie submergée de l'iceberg qui complète la structure de nos perceptions et des nos motivations.
    La première conception est celle de beaucoup de techniques plus ou moins sérieuses de développement personnel. Les deux dernières correspondent à deux écoles psychanalytiques.
    En fait, comme l'activité du cerveau est pour la plus grande part non consciente (on ne refait, par exemple, pas consciemment la totalité des apprentissages qui nous ont pris des années et qui permettent d'interagir avec le monde et qui nous est nécessaire - physiquement et cognitivement - à chaque instant), que toutes les émotions le sont (on n'arrive pas consciemment à avoir peur ou à être surpris, content, avoir telle préférence, etc.), que les individus ne sont pas des machines qui font exactement, au moment précis, ce que l'environnement leur commande de faire en fonction de leurs buts avoués ("conscients" ou "rationnels"), la seconde est également utilisé en école non psychanalytique mais pour des motifs factuels tout à fait différent (aucun modèle ou théorie particulière ne le sous tend, autre que celui qui dit que ce qui n'est pas conscient est inconscient - c'est tout bête mais comme vous le faites remarquer, sinon peuvent s'engouffrer toutes les théories plus ou moins psychanalytiques).


    Citation Envoyé par Lunatu Voir le message
    Le problème des méditants (pour ne pas dire de la méditation) es la tendance à refouler ce qui peut échapper à l'attention. C'est à dire : ce qui ne peut pas être contemplé, n'existe pas.
    La technique consiste à augmenter la perception du monde en augmentant l'étendue de l'attention, mais sans donner sa chance à l'intellect pour saisir le côté non perceptible de la réalité, intérieure ou extérieure.
    Alors que pour les deux derniers approches mentionnées, l'inconscient se saisit par approche intellectuelle ou par intuition jusqu'à ce que la conscience (ou l'émotion) reconnaisse ces découvertes intellectuels comme faisant partie de sa réalité.
    Bref, un peu méditation est bénéfique pour la santé certes, comme l'explique l'article mais beaucoup de méditation est encore meilleur pour la santé mais pas profitable pour la création artistique ou pour l'intuition scientifique.
    Pourquoi pas mais j'ai lu et on m'a expliqué encore bien d'autres façons de "faire ou comprendre" pour d'autres buts, d'autres moyens pour/de mobiliser ses ressources (tout ce qu'il est possible de faire par un individu donné).
    Je crois (personnellement, donc, au lu et à l'écoute de ce leurs acteurs) que chaque humain ayant la représentation toute personnelle du monde qu'il a au départ, chaque façon de faire va pouvoir s'orienter différemment, mobiliser ses ressources différemment et donner un résultat différent, que ce soit de santé, sportif ou créatif, qui, de plus, peut évoluer dans le temps.
    En clair: je ne sais pas.
    Dernière modification par myoper ; 13/02/2016 à 10h24.
    Pangolito et Pangolita sont dans un bateau...

  11. #8
    papyscha

    Re : Actualité - Méditation de pleine conscience : comment agit-elle sur le cerveau ?

    Dans cette approche sur les ressources du système neuronal sur le contrôle des perceptions remarquablement abordé ici, copié-collé sur l’effet placebo:

    « Une étude sur la douleur (2012) :http://www.pnas.org/content/109/39/15959.full
    Un nouvel agent placebo contre la douleur, la méditation :http://francais.medscape.com/voirarticle/3601975

    Aujourd’hui, l’ « effet placebo » s’est imposé, parfois avec beaucoup de réserves, à tous les médecins du monde désignant l’ensemble du contexte thérapeutique hors la nature des prescriptions et des actes. Une chirurgie placebo est pratiquée.
    Cette approche de l’effet relationnel prépondérant dans l’efficacité de la thérapie remet en cause la pertinence des tests « double aveugle » contre placébo. Suivant les centres hospitaliers, le comportement relationnel des internes fait diverger les résultats. Des robots placebo ?

    L’« effet nocebo » ne passe toujours pas en Europe comme aux US chez nombre de praticiens. Il n’est utilisé que par ceux qui demandent la suppression des mentions des effets secondaires des spécialités, ces renseignements induisant les patients à s’en plaindre voire à les ressentir. Les études sont cependant significatives depuis de longues années et confirment cet « effet salle d’op », évoqué plus haut, ayant pu donner son nom à cet effet. L’on décède durant une intervention de s’être convaincu que cette intervention chirurgicale peut vous faire mourir.
    Des chercheurs en neurologie sont amenés à dire que c’est le cerveau qui décide de notre état de santé et de ses perspectives. Si celui-ci « se persuade » de sa fin, il la provoque. Citation : « “L’homme ne mourut pas d’un cancer mais parce qu’il croyait qu’il était en train de mourir d’un cancer”, explique Clifton Meador [chercheur à l’Université Vanderbilt, à Nashville]». Chez les souris aussi.

    Le traitement de la douleur par le cerveau, par l’organisme par l’environnement ?
    Une observation spécifique destinée aux chercheurs à ne généraliser :
    Mon expérimentation personnelle: Suite à études contre placebo poursuivies professionnellement dans un établissement pharmaceutique dans les 1970, je me persuadais pour les vérifier de ne plus consommer d’antidouleurs et analgésiques, buvant le verre d’eau placebo symbolique lors d’épisodes douloureux habituellement traités par comprimés avalé et observais le même délais d’efficience qui me révélait particulièrement influençable sur ce terrain-là ! Cette routine consciencieuse du verre, non toujours à portée de mains, m’apparue superflue et imaginait alors le verre avec le même succès. En présence d’un syndrome douloureux, je m’imaginais consommer le produit qui me semblait convenir et la douleur cédait immédiatement. Il était parfois nécessaire de renouveler la « prise ». Puis la douleur elle-même cessa de se manifester dans nombre de cas. Je ne suis pas devenu insensible, mais brulure, coupure, chutes et autre traumatismes courants sont perçus parfois avec intensité mais la douleur s’estompe quasi instantanément sans démarche thérapeutique imaginaire dans la majorité des cas. Les réflexes d’évitement ne sont plus impératifs. De même mes inflammations chroniques type arthrose sont perçues, parfois en crises répétitives, mais sans symptômes douloureux. … Ce contrôle actuel de mes sensations me semble observé depuis plus de trente ans et mon entourage est stupéfait de ce flegme éternel, concernant mes blessures mais également de tous. Pratiquant la haute montagne, cette insensibilité aux agressions multiples de cet environnement m’a souvent fait qualifier d’extra-terrestre par mes compagnons, jamais mal, jamais froid, jamais soif, il vient d’où ?
    Des symptômes douloureux persistants me contraignent parfois à un « effort ? » de concentration sur l’origine du symptôme pour en réduire la sensation douloureuse. Pour les vibrations de la roulette de mon dentiste, ça marche pas très bien, il me semble pouvoir améliorer mais par d’autres procédés de type « je ne suis plus chez ce tourneur de dent et sa machine infernale », j’arrive aisément à m’abstraire à la réalité, à chacun son espace-temps, mais ces observations sont réelles.
    »
    J’ajouterais que cette insensibilité au froid, soif, et contraintes diverses, requise en environnement hostile où il n’est possible de s’y soustraire par situation objective, est transmissible aux compagnons par simple discourt de conviction : « Si je n’ai froid moi-même, pourquoi pas vous ».

  12. #9
    myoper
    Modérateur

    Re : Actualité - Méditation de pleine conscience : comment agit-elle sur le cerveau ?

    Citation Envoyé par papyscha Voir le message
    L’« effet nocebo » ne passe toujours pas en Europe comme aux US chez nombre de praticiens. Il n’est utilisé que par ceux qui demandent la suppression des mentions des effets secondaires des spécialités, ces renseignements induisant les patients à s’en plaindre voire à les ressentir.
    Si on se réfères aux publications accessibles, c'est en tous cas connu en France, y compris par des praticiens qui ne demandent pas la suppression de ces mentions.
    En dehors du fait que la loi oblige à notifier ces informations, c'est aussi un garde-fou lorsque ces effets apparaissent et pourraient ne pas être perçus comme tels. A noter que le discours du praticien peut s'appuyer dessus pour présenter une information loyalement et augmenter l'effet placébo.

    PS: l'effet placébo est le plus important pour les analgésiques (30 ou 35% à 90% suivant les études).
    A noter aussi les anesthésies sous hypnose.
    Dernière modification par myoper ; 14/02/2016 à 13h38.
    Pangolito et Pangolita sont dans un bateau...

  13. #10
    Paradigm

    Re : Actualité - Méditation de pleine conscience : comment agit-elle sur le cerveau ?

    Bonjour papyscha
    Citation Envoyé par papyscha Voir le message
    Le traitement de la douleur par le cerveau, par l’organisme par l’environnement ?
    Qu'entend-on par douleur ? Les facteurs de causes possibles ou le ressenti de l'effet que cela fait ? Il y a des personnes insensibles congénitalement à la douleur et donc l'effet que cela fait c'est à dire le ressenti en soi de douleur, ne fait aucun sens pour elles. Si nous humain étions tous insensible congénitalement à la douleur, le concept de douleur nous ne l'aurions jamais fait naitre et cette question ne ferait aucun sens pour nous, non ?

    Cordialement,

  14. #11
    myoper
    Modérateur

    Re : Actualité - Méditation de pleine conscience : comment agit-elle sur le cerveau ?

    Citation Envoyé par Paradigm Voir le message
    Qu'entend-on par douleur ? Les facteurs de causes possibles ou le ressenti de l'effet que cela fait ? Il y a des personnes insensibles congénitalement à la douleur et donc l'effet que cela fait c'est à dire le ressenti en soi de douleur, ne fait aucun sens pour elles. Si nous humain étions tous insensible congénitalement à la douleur, le concept de douleur nous ne l'aurions jamais fait naitre et cette question ne ferait aucun sens pour nous, non ?
    Exact, ce qu'on entend par douleur est bien une perception (qui subit un traitement dans le cerveau, à la fois à partir de sa cause physique ou physiologique (un certain nombre de processus neurologiques sont communs, sauf pathologie) et ensuite, comme toutes les perceptions, d'autres traitements conscients ou pas, qui peuvent différer suivant les gens, par exemple, de la façon dont ce précédent témoignage l'expose).
    Pangolito et Pangolita sont dans un bateau...

  15. #12
    Mickey-l.ange

    Re : Actualité - Méditation de pleine conscience : comment agit-elle sur le cerveau ?

    Bonjour,

    Article :
    certains ont suivi un entraînement intensif à la méditation de pleine conscience pendant trois jours, et d’autres ont fait de la relaxation classique.
    (...)
    Les scanners du cerveau ont montré que l’entraînement à la méditation de pleine conscience augmentait la connectivité d’un réseau cérébral au repos : dans des aires importantes pour l’attention et le contrôle exécutif (le contrôle du comportement), à savoir dans le cortex préfrontal dorsolatéral.
    Je suis surpris qu'une pratique de seulement trois jours ait suffi pour entraîner des effets physiologiques.
    J'aurais plutôt parié sur des durées se comptant en semaines ou en mois, voire en années.

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  17. #13
    Paradigm

    Re : Actualité - Méditation de pleine conscience : comment agit-elle sur le cerveau ?

    Bonjour myoper.
    Citation Envoyé par myoper Voir le message
    Exact, ce qu'on entend par douleur est bien une perception (qui subit un traitement dans le cerveau, à la fois à partir de sa cause physique ou physiologique
    Et l'effet que cela fait, le ressenti qui n'est pas la cause, vous l’étiquetez avec quel mot ? Ou vous ne faite aucune distinction entre la description d'un processus neuronal (objectivation/chosification/... ) et vivre ce processus neuronal (l'expérience vécu consciente de douleur) et donc l'effet serait la cause ?

    Cordialement,

  18. #14
    myoper
    Modérateur

    Re : Actualité - Méditation de pleine conscience : comment agit-elle sur le cerveau ?

    Citation Envoyé par Paradigm Voir le message
    Et l'effet que cela fait, le ressenti qui n'est pas la cause, vous l’étiquetez avec quel mot ? Ou vous ne faite aucune distinction entre la description d'un processus neuronal (objectivation/chosification/... ) et vivre ce processus neuronal (l'expérience vécu consciente de douleur) et donc l'effet serait la cause ?
    Re.
    La douleur est bien juste la perception ou le ressenti (effet), pas la description des processus neuronaux (une partie des causes ou du mécanisme des causes).
    Le vécu de ce processus abouti ou représente la douleur ou son absence mais les phénomènes physico-chimiques ou physiologiques qui la sous tendent (causes) sont autre chose et ne sont pas décrit ici.
    Pangolito et Pangolita sont dans un bateau...

  19. #15
    Pio2001

    Re : Actualité - Méditation de pleine conscience : comment agit-elle sur le cerveau ?

    Citons également le cas d'une personne qui, suite à une lésion cérébrale, a perdu non pas la capacité à ressentir la douleur, mais seulement l'aversion à la douleur.

    Examiné par un médecin, il recevait des décharges électriques de plus en plus puissantes dans le pied. Il les ressentait effectivement. Il était capable de dire quelles décharges étaient plus puissantes que les autres, mais n'en était nullement incommodé. Il a demandé au médecin de stopper non pas parce qu'il souffrait, mais parce que, voyant les secousses subies par son pied, il avait peur que cela provoque une blessure.
    Il avait également perdu les réflexes d'évitement : pas de clignement des yeux lorsqu'on approche une aiguille.

    Interrogé, il déclarait qu'il regrettait ce qui lui était arrivé et préférait comme c'était avant.

    Citation Envoyé par papyscha Voir le message
    Pour les vibrations de la roulette de mon dentiste, ça marche pas très bien, il me semble pouvoir améliorer mais par d’autres procédés de type « je ne suis plus chez ce tourneur de dent et sa machine infernale »,
    Juste un commentaire personnel, parce que là on entre dans la catégorie des remèdes de grand-mère, mais j'y suis très bien arrivé par la méthode inverse : je me dis que je vais jouer au jeu du "gom jabbar" (voir le roman Dune de Franck Herbert), et voir quel niveau de douleur je peux supporter.
    Pré-requis : être convaincu à 100 % que la douleur est sans aucun danger, quelle que soit son intensité (il vaut mieux ne faire ce genre d'exercice que chez le dentiste !). Ensuite, je me concentre sur la douleur en la considérant comme une simple sensation mentale à examiner, et je recherche à la ressentir de la façon la plus aigüe possible (sans bouger la tête bien sûr, parce que si le dentiste dérape...).

    Effet positif : au lieu d'être crispé sur le siège, tous mes muscles sont relaxés. Outre l'anxiété qui diminue, je suis moins fatigué à l'issue de la séance.
    Dans un espace vectoriel discret, les boules fermées sont ouvertes.

  20. #16
    JPL
    Responsable des forums

    Re : Actualité - Méditation de pleine conscience : comment agit-elle sur le cerveau ?

    Qu'est-ce que c'est cette légende ? Cela fait des décennies qu'on n'utilise plus de roulette mais des fraises refroidies par un petit jet d'eau sur turbine. Donc pour les caries modérées on ne ressent rien. Il faut vraiment s'approcher très près de la pulpe qui est innervée pour que cela devienne désagréable. Et encore le dentiste préfère souvent dans ce cas faire une analgésie légère.
    Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant - Pierre Dac

  21. #17
    Pio2001

    Re : Actualité - Méditation de pleine conscience : comment agit-elle sur le cerveau ?

    Oui après nous avoir entendu hurler

    Je me rappelle aussi du cas très désagréable de l'anésthésie complète de la cavité buccale pour effectuer un "surfaçage" (détartrage sous les gencives). Les piqûres au milieu du palais et à l'avant des incisives sont particulièrement douloureuses
    Dans un espace vectoriel discret, les boules fermées sont ouvertes.

  22. #18
    myoper
    Modérateur

    Re : Actualité - Méditation de pleine conscience : comment agit-elle sur le cerveau ?

    Citation Envoyé par Pio2001 Voir le message
    Juste un commentaire personnel, parce que là on entre dans la catégorie des remèdes de grand-mère, mais j'y suis très bien arrivé par la méthode inverse : je me dis que je vais jouer au jeu du "gom jabbar" (voir le roman Dune de Franck Herbert), et voir quel niveau de douleur je peux supporter.
    Pré-requis : être convaincu à 100 % que la douleur est sans aucun danger, quelle que soit son intensité (il vaut mieux ne faire ce genre d'exercice que chez le dentiste !). Ensuite, je me concentre sur la douleur en la considérant comme une simple sensation mentale à examiner, et je recherche à la ressentir de la façon la plus aigüe possible (sans bouger la tête bien sûr, parce que si le dentiste dérape...).
    En fait, ce sont des approches hypnotiques personnelles ; ça peut s'optimiser (à priori et si besoin).
    Pangolito et Pangolita sont dans un bateau...

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  24. #19
    papyscha

    Re : Actualité - Méditation de pleine conscience : comment agit-elle sur le cerveau ?

    Citation Envoyé par Pio2001 Voir le message
    Ensuite, je me concentre sur la douleur en la considérant comme une simple sensation mentale
    Amitiés, Pio2001, nos démarches paraissent similaires, se « concentrer » sur la douleur et sa localisation pour la faire disparaitre ; pour ma part, quand elle subsiste un moment. Pour la roulette du dentiste, c’est une vibration de toute la boite crânienne qu’il ne me semblait pas localisable si ce n’est au point précis de son action et en ce point-là, il n’y a douleur mais objet générateur s’imposant physiquement mû aléatoirement par un tiers sans autres échappatoires que de se transposer ailleurs, m’avait-il semblé. Il apparaît que l’on puisse cibler la dent, et la roulette, pour se soustraire à leurs effets suivant tes observations.
    Mes occasions d’expérimenter sur ce terrain ont été rarissimes.

    J’utilise la « transposition » dans de nombreuses occasions, non spécifiquement pour fuir la douleur, mais par jeu. Je puis m’endormir en tous lieux et situations quasi instantanément par cette méthode, poursuivre de longues réflexions précises et productives en état de sieste apparente, m’en suis servi pour m’auto-hypnotiser devant un psychiatre se déclarant spécialiste mais ne voulant pratiquer avec moi sans raison. Les services hospitaliers sont ouverts à la demande d’intervention éveillée sans anesthésie mais conservent le réflexe de voiler le champ opératoire au patient suivant deux interventions récentes, ce qui me semble contreproductif.
    Dernière modification par JPL ; 18/02/2016 à 23h12. Motif: correction de balise