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Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?



  1. #1
    RSSBot

    Post Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    Notre cerveau est une curieuse machine dont nous avons encore et*toujours du mal à discerner comment elle*fonctionne. Un exemple frappant de ce manque de discernement sont les biais sociaux...

    Lire la suite : Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

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  3. #2
    Bounoume

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    l'introduction de l'article:
    Dans ce domaine, en psychologie, on cherche généralement à comprendre pourquoi un individu donné agit de telle manière alors que ses pensées conscientes et explicites semblent entièrement contraires aux actions qu'il entreprend.
    C'est une excellente définition de la CONNERIE humaine....... pratiquée tous les jours par les cons....

    Effectivement, ce biais est tellement répandu, que même moi, j'ai l'honneur et l'avantage de le pratiquer, souvent, et comme un vrai con....

    Au risque de dire une connerie.... c'est connu depuis longtemps (par exemple les 'actes manqués' de Freud, expliqués par des pulsions non exprimées...)


    Plaisanterie mise à part, il est bon de rappeler, arguments à l'appui, la distorsion entre les 'principes' explicites les actions dans le monde réel!
    C'est une excellente chose....

    D' où la référence au doute systématique, puisque les prémisses des connaissances ne sont pas très conformes au Réel,et de surcroît que les démarches dites 'logiques' de déduction [et induction sous réserve de réfutation] ne sont pas appliqués de manière bien conforme aux règles affirmées.... Mais alors, quand/où arrêter la récurrence de la dite fonction de doute?
    ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés (les animaux malades de la peste)!

  4. #3
    Topix

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    Notre expérience personnelle n'a aucunement valeur de preuve scientifique. Elle est utile et nécessaire, mais on doit la manier avec précaution.
    Cela dépend pourquoi. Notre expérience personnelle peut être bien plus pertinente à notre échelle que n'importe quelle étude scientifique. Je pense notamment au domaine de la santé. Si on se sent réellement mieux avec un mode de vie particulier, on n'a pas forcément besoin que cela ait été adoubé par une preuve scientifique. La science est généraliste par définition et il existe des variations parmi les individus. D'autre part, il ne peut pas y avoir d'études sur tous les sujets... il faut trouver le bon équilibre, mais l'expérience personnelle peut souvent être très pertinente, d'autant plus qu'il n'est pas rare que la science se trompe. Là où ça peut être problématique, c'est si l'on croit que notre expérience personnelle a automatiquement une valeur universelle, donc une autorité scientifique : ce qui marche pour soi ne marche pas forcément pour les autres.

    Sinon, concernant le reste de l'article, l'un des décalages possibles est aussi le fait que les gens ne disent tout simplement pas tout le temps la vérité. D'autre part, je pense que ces mécanismes de pensée ont été sélectionnés au cours de l'évolution tout simplement parce qu'ils facilitent l'appréhension de l'environnement qui nous entoure. Le cerveau humain pense en généralisant, on ne peut pas constamment considérer toutes les particularités possibles dans nos modes de pensée. Cela encombre le cerveau. La nature a plutôt tendance à chercher le bon compromis entre économie et efficacité, pas l'analyse de tous les détails.

    Je rappelle aussi que certaines études soutiennent que les stéréotypes sont souvent plutôt pertinents (mais évidemment pas toujours) : http://www.spsp.org/news-center/blog...uracy-response
    Dernière modification par Topix ; 10/08/2019 à 22h02.

  5. #4
    Topix

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    Dernier point, il y aussi le fait que les fausses alertes sont toujours moins coûteuses d'un point de vue évolutif qu'un danger important. Par exemple, on pourrait dire qu'il existe un biais implicite sur les serpents sachant que beaucoup d'entre eux ne sont pas venimeux. Ainsi, on pourrait avoir peur inutilement en croisant plusieurs fois la route de serpents totalement inoffensifs. Mais peut-être que sur 15 fausses alertes sur 20, 5 auront été justifiées. De ce point de vue là, le "stéréotype" du serpent venimeux est parfaitement pertinent puisqu'il aura évité des situations graves au moins 5 fois.
    Dernière modification par Topix ; 10/08/2019 à 22h18.

  6. A voir en vidéo sur Futura
  7. #5
    JPL
    Responsable des forums

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    Citation Envoyé par Topix Voir le message
    Cela dépend pourquoi. Notre expérience personnelle peut être bien plus pertinente à notre échelle que n'importe quelle étude scientifique. Je pense notamment au domaine de la santé. Si on se sent réellement mieux avec un mode de vie particulier, on n'a pas forcément besoin que cela ait été adoubé par une preuve scientifique.
    C’est n’est pas de la santé c’est de l’hygiène de vie. Mais c’est très subjectif et souvent faux : je me sens bien mieux dans un fauteuil avec un verre de bon whisky qu’à transpirer sur un vélo... alors qu’est-ce que ça prouve ?
    Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant - Pierre Dac

  8. #6
    myoper
    Modérateur

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    Citation Envoyé par Topix Voir le message
    Cela dépend pourquoi. Notre expérience personnelle peut être bien plus pertinente à notre échelle que n'importe quelle étude scientifique. Je pense notamment au domaine de la santé. Si on se sent réellement mieux avec un mode de vie particulier, on n'a pas forcément besoin que cela ait été adoubé par une preuve scientifique...
    Juste en passant, il peut être précisé que, se sentant mieux avec un diabète et, ou une hypertension déséquilibrée, entre autres exemples, la santé ne va pas permettre ce bien être très longtemps.


    Citation Envoyé par JPL Voir le message
    C’est n’est pas de la santé c’est de l’hygiène de vie. Mais c’est très subjectif et souvent faux : je me sens bien mieux dans un fauteuil avec un verre de bon whisky qu’à transpirer sur un vélo... alors qu’est-ce que ça prouve ?
    J'ai eu la flemme de le faire, celui-la, je devais pas me sentir assez bien...
    Dernière modification par myoper ; 10/08/2019 à 22h39.
    Pangolito et Pangolita sont dans un bateau...

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  10. #7
    Topix

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    Citation Envoyé par JPL Voir le message
    Mais c’est très subjectif et souvent faux
    Je ne pense pas si l'on fait l'effort de se prendre en main.

  11. #8
    LeMulet

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    Citation Envoyé par Futura
    Dans le courant des années 1970, plusieurs psychologues ont remarqué ces phénomènes dans les études qu'ils conduisaient. Les individus n'agissaient pas toujours de façon cohérente avec leurs dires ou leurs pensées explicites. Il y avait autre chose qui les faisait se mouvoir.

    Cet autre chose porte désormais le nom de « biais sociaux implicites ».

    Ces derniers constituent un ensemble de croyances, de préjugés, de stéréotypes, de liaisons de concepts au sein de notre cerveau - on ne sait pas bien où - qui semblent peu portés à notre conscience et qui engendrent chez nous des comportements contraires à notre discours.
    Et si finalement Nick Chater avait raison ?

    Citation Envoyé par Atlantico

    Si nous avons conscience d'une seule chose à la fois, et que le cerveau est un réseau de cent milliards de neurones communiquant par vagues d'impulsions électrochimiques, alors nécessairement presque tout ce qui se passe dans le cerveau échappe à notre conscience.
    Cela n'a rien de surprenant.
    Comme nous l'avons vu, nous ne sommes conscients que des résultats des tentatives de notre cerveau à donner une logique au monde – ou à une petite partie du monde.

    Cependant, ces résultats proviennent d'une masse de calculs coopératifs aussi immense que complexe, le cycle de la pensée, lequel emploie une part conséquente de ces cent milliards de neurones et exploite une importante quantité d'informations provenant de nos sens et de nos souvenirs.

    La conscience est donc comparable à l'affichage d'une calculatrice, d'un moteur de recherche ou de la base de données informatique d'un ordinateur « intelligent ». Quand nous entrons une addition (43 + 456), un critère de recherche (« Cinq villages de pêcheurs ») ou une question (« Quelle est la capitale de la France ? »), le résultat s'affiche, mais nous n'avons absolument aucune explication ou justification sur la façon dont ces réponses nous arrivent.

    Nous n'avons pas la moindre idée des algorithmes et de l'arithmétique binaire qui se cachent à l'intérieur du calculateur, de l'étendue de la toile que notre moteur de recherche explore, ou des déductions astucieuses et de l'énorme quantité de savoirs incorporés dans les bases de données intelligentes.

    Quand nous examinons une image, un mot ou un souvenir, nous sommes, par essence, en train de nous demander : « Quel sens puis-je donner à tout cela ? »

    L'affichage de la conscience surgit dans notre esprit, soit l'interprétation de ce que nous voyons, de ce à quoi nous pensons. Pourtant, derrière cet affichage il y a un fatras d'impulsions électriques en action parcourant de vastes et complexes réseaux de neurones, qui répondent aux impulsions sensorielles en cours et aux empreintes laissées par nos souvenirs dans le temps. Voilà la réelle nature de l'inconscient : d'immenses et complexes formes de l'activité nerveuse qui créent et soutiennent nos lentes actions conscientes.


    Les opérations des neurones à l'intérieur de chaque cycle de la pensée ne sont pas, fondamentalement, vraiment le genre de choses qui pourraient être conscientes.

    Elles sont, après tout, des formes extrêmement complexes d'une activité neuronale coopérative, qui cherche toutes les significations possibles des impulsions sensorielles en cours en se référant à notre grande réserve de souvenirs d'expériences passées.
    Mais nous ne sommes jamais conscients que des interprétations particulières des impulsions sensorielles entrantes. Nous ne pourrions pas davantage être conscients de nos procédés mentaux qu'une calculette pourrait afficher le graphique des opérations de ses propres puces informatiques.
    Pareillement, nous ne pourrions pas davantage être conscients de l'intensité de l'activité neuronale coopérative grâce à laquelle nous donnons une logique au monde que nous pourrions avoir conscience de la formule chimique du foie.
    Nous avons conscience, et ne pouvons avoir conscience de rien d'autre, des significations, formes et interprétations qui sont le résultat de ces calculs coopératifs.

    La conscience se limite à la connaissance de notre interprétation du monde sensible ; et ces interprétations sont les résultats successifs de chaque étape du cycle de la pensée, pas son fonctionnement interne.
    https://www.atlantico.fr/decryptage/...ce-nick-chater
    Bonjour, et Merci.

  12. #9
    myoper
    Modérateur

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    Citation Envoyé par Topix Voir le message
    Je ne pense pas si l'on fait l'effort de se prendre en main.
    Pas si on suit notre expérience personnelle, puisque, justement, on se sent mieux, on a donc pas besoin de se "prendre en main"...


    Citation Envoyé par Topix Voir le message
    Notre expérience personnelle peut être bien plus pertinente à notre échelle que n'importe quelle étude scientifique. Je pense notamment au domaine de la santé. Si on se sent réellement mieux avec un mode de vie particulier, on n'a pas forcément besoin que cela ait été adoubé par une preuve scientifique.
    Pangolito et Pangolita sont dans un bateau...

  13. #10
    Parceval

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    Par rapport à l'article, j'apprécie l'approche scientifique qui montre une certaine facette de notre rapport au monde et le fait que l'aspect "psychologique" tend à distinguer une certaine subjectivité dans nos comportements.
    Un sociologue/philosophe Allemand nommé Hartmut Rosa a tenté d'objectiver un aspect de cette subjectivité à travers son livre Résonance. Il traite de la relation au monde en faisant la distinction de deux types de relation : la relation résonante, la relation aliénante. J'y fait référence car je me dis que cela donner quelques explications sur certains de nos choix inconscients (ou du moins qui semblent sortir du cadre purement logique)...

    Je me permets de copier/coller ses définitions (que l'on retrouve en milieu de bouquin car il essaye de démontrer comment il arrive à celles-ci) :
    La résonance est une forme de relation au monde associant af←fection et é→motion, intérêt propre et sentiment d’efficacité personnelle, dans laquelle le sujet et le monde se touchent et se transforment mutuellement.
    La résonance n’est pas une relation d’écho, mais une relation de réponse ; elle présuppose que les deux côtés parlent de leur propre voix, ce qui n’est possible que lorsque des évaluations fortes sont en jeu. La résonance implique un élément d’indisponibilité fondamentale.
    Les relations de résonance présupposent que le sujet et le monde sont suffisamment « fermés », ou consistants, afin de pouvoir parler de leur propre voix, et suffisamment ouverts afin de se laisser affecter et atteindre.
    La résonance n’est pas un état émotionnel mais un mode de relation. Celui-ci est indépendant du contenu émotionnel. C’est la raison pour laquelle nous pouvons aimer des histoires tristes.
    L’aliénation désigne une forme spécifique de relation au monde dans laquelle le sujet et le monde sont indifférents ou hostiles (répulsifs) l’un à l’autre et donc déconnectés. C’est pourquoi l’aliénation peut être également définie comme une relation sans relation (Rahel Jaeggi).
    L’aliénation définit un état dans lequel l’« assimilation du monde » échoue, de sorte que celui-ci apparaît toujours froid, figé, repoussant et non responsif. Ainsi, la résonance est l’« autre » de l’aliénation – son concept opposé.
    La dépression et le burn-out désignent un état dans lequel tous les axes de résonance sont devenus muets et sourds. On « a » une famille, un travail, une vie associative, une religion, etc., mais ils « ne nous disent » plus rien : il ne se produit plus aucun contact, le sujet n’est plus affecté et ne fait plus aucune expérience d’auto-efficacité. Le monde et le sujet apparaissent l’un comme l’autre pâles, morts et vides.
    Il détaille notamment 3 grandes sphères de résonance et met en lumière (par ex au chapitre 8) des aspects qui paraîtront moins "concret" pour le scientifique :
    Chapitre 6 - Les axes horizontaux de résonance
    1. La famille comme havre de résonance dans une mer tumultueuse
    2. L’amitié : le sentiment humain et la puissance du pardon
    3. La politique : les quatre voix de la démocratie

    Chapitre 7 - Les axes diagonaux de résonance
    1. Les relations d’objet : « J’aime tant entendre chanter les choses »
    2. Travail : quand le matériau commence à répondre
    3. L’école comme espace de résonance
    4. Le sport et la consommation comme lieux d’une expérience sensible

    Chapitre 8 - Les axes verticaux de résonance
    1. La promesse de la religion
    2. La voix de la nature
    3. La force de l’art
    4. Le manteau de l’histoire

  14. #11
    Topix

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    Citation Envoyé par myoper Voir le message
    Pas si on suit notre expérience personnelle, puisque, justement, on se sent mieux, on a donc pas besoin de se "prendre en main"...
    Quel est l'intérêt de cette phrase ? Ou plutôt, que voulez-vous dire exactement ?

  15. #12
    myoper
    Modérateur

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    Citation Envoyé par Topix Voir le message
    Quel est l'intérêt de cette phrase ? Ou plutôt, que voulez-vous dire exactement ?
    L’intérêt pourtant tout à fait évident est de souligner que les messages 3 et 7 sont au moins contradictoires puisque l'expérience personnelle à suivre si elle présente un bien être (message 3) ne nécessite pas de se prendre en main (message 7) alors qu'elle est délétère (message 5).
    Évident, mais puisqu'on est dans les biais cognitifs, c'est peut être une illustration voulue ?
    Pangolito et Pangolita sont dans un bateau...

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  17. #13
    Topix

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    Citation Envoyé par myoper Voir le message
    L’intérêt pourtant tout à fait évident est de souligner que les messages 3 et 7 sont au moins contradictoires puisque l'expérience personnelle à suivre si elle présente un bien être (message 3) ne nécessite pas de se prendre en main (message 7) alors qu'elle est délétère (message 5).
    Vous sortez des affirmations de votre chapeau... quelle expérience est délétère ? Savez-vous que la médecine tue des gens ? Doit-on en conclure que la médecine est délétère ? Qu'est-ce qui vous fait dire que l'expérience personnelle est constamment néfaste ? Un exemple particulier donné par JPL ? Comme à l'accoutumé, j'ai toujours du mal à comprendre vos raisonnements. Non seulement ça, mais votre expression à l'écrit est tout à fait particulière.

    D'autre part, vous est-il littéralement inconcevable que l'on doive parfois faire des efforts pour atteindre un but donné (d'où l'expression se prendre en main) ? Donc, si une personne se sent bien dans sa vie, on doit automatiquement conclure que cette personne n'a jamais d'efforts à fournir ou de difficultés à surmonter ?

    Vous avez une bien étrange conception de la vie... bref j'arrête ici, car votre but est visiblement de jouer avec les mots pour de surcroît soutenir une logique farfelue.

    Je dis que si l'on fait l'effort de s'intéresser à soi-même, à sa santé (en gros se responsabiliser) on peut avoir un retour d'expérience très pertinent et positif. Mais apparemment le fait de dire que s'investir dans un domaine augmente les chances d'aboutir à un résultat positif, c'est aussi risible que de croire à la Terre plate... d'ailleurs, puisque que les humains sont incapables de démêler le vrai du faux, je me demande pourquoi certains peuples au mode de vie traditionnel sont si peu touchés par les maladies de la modernité. Ils ont sans doute lu plein d'études sur Internet...
    Dernière modification par Topix ; 11/08/2019 à 22h46.

  18. #14
    Damien49

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    On est mal barré, y'en a tellement :



    Même sans le vouloir, même en étant un pro du raisonnement, on en fait tous :
    La météorologie, c'est l'art de prévoir ce qui change tout le temps.

  19. #15
    invite44297912

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    Moi y un point concernant les biais cognitif qui m’intéresse particulièrement : ceux qui ont un effet sur la vie politique. Entre autre l'abstention et les paradoxes entre ce qu'on devrait faire et ce qu'on fait ...

    Ainsi que ceux lié à la connaissance, entre ce qu'on peut nous apprendre et tenir compte de ces connaissances ...

  20. #16
    mh34
    Responsable des forums

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    Citation Envoyé par Damien49 Voir le message
    On est mal barré, y'en a tellement :

    Même sans le vouloir, même en étant un pro du raisonnement, on en fait tous :

    Tout à fait. L'essentiel est d'en être conscient.
    ( merci pour le schéma!)

  21. #17
    myoper
    Modérateur

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    Citation Envoyé par Topix Voir le message
    Vous sortez des affirmations de votre chapeau... quelle expérience est délétère ?
    Relisez les messages entres autres cités, sur le fil, pas du chapeau... Plus clair, ce n'est pas possible.
    Dernière modification par myoper ; 12/08/2019 à 08h39.
    Pangolito et Pangolita sont dans un bateau...

  22. #18
    myoper
    Modérateur

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    Citation Envoyé par mh34 Voir le message

    Tout à fait. L'essentiel est d'en être conscient.
    Même le nez dessus, ils ne sont pas appréhendés par tous, je dirais surtout par les auteurs et peut être par définition (ou construction). Ensuite, pour les contourner, les auteurs tombent dans les sophismes, le déni et les pratiques dilatoires.
    Dernière modification par myoper ; 12/08/2019 à 08h39.
    Pangolito et Pangolita sont dans un bateau...

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  24. #19
    invite44297912

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    Autre question que je me pose, le lien entre biais cognitif et les différentes formes de fonctionnement cérébrale ("neurotypique", TSA, TDAH, bipolaire, schyzophrénie, etc...).

  25. #20
    Fustigator

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    Bonjour

    Il n'y a que moi pour trouver que cet article extrêmement imprécis et "gloubiboulgesque" n'apporte aucune information pertinente ?

    Par exemple, c'est quoi la définition de "moralement responsables" ?

    Plus haut, dans le diaporama intitulé "Un exemple de test implicite d'associations", je ne vois ni test ni exemple.

    L'auteur a mis un brouillon inachevé en ligne ?

  26. #21
    ansset

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    Citation Envoyé par Damien49 Voir le message
    On est mal barré, y'en a tellement :
    très beau tableau.
    un joli poster pour "philosopher" sur le trône.
    y'a quelque chose qui cloche là dedans, j'y retourne immédiatement !

  27. #22
    karlp

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    Bonjour
    Citation Envoyé par Fustigator Voir le message
    Bonjour

    Il n'y a que moi pour trouver que cet article extrêmement imprécis et "gloubiboulgesque" n'apporte aucune information pertinente ?

    Par exemple, c'est quoi la définition de "moralement responsables" ?

    Plus haut, dans le diaporama intitulé "Un exemple de test implicite d'associations", je ne vois ni test ni exemple.

    L'auteur a mis un brouillon inachevé en ligne ?
    Peut-être ne faut-il pas trop demander à un article de vulgarisation.

    Néanmoins vous n'avez pas tort de souligner l'étrangeté de cette occurrence de l'expression "moralement responsable" - qui n'a de sens qu'au regard d'une prise de position philosophique spécifique (y compris en Droit).

    Je suis étonné de lire dans cet article que les philosophes auraient attendu les avancées de la science pour se pencher sur la question des biais cognitifs alors que les plus anciennes remarques sur ceux ci remontent au moins à Xénophane, traversent presque tous les dialogues de Platon, ont motivé l'invention de la logique par Aristote ou les stoïciens, occupent une place non négligeable dans l'oeuvre de Saint Thomas d'Aquin et fondent le titre même de certains ouvrages très connus ("discours de la méthode", "traité de la réforme de l'entendement") ; sans parler des analyses des empiristes du XVII et XVIIIème siècle ou des épistémologues qui ont suivi.

    Si je dresse cette longue liste, c'est pour vous poser la question suivante : l'auteur n'a t'il pas confondu l'âge la création de l'expression moderne ("biais cognitif") avec celui de l'enquête sur ce que ce mot recouvre et été lui même victime d'un "biais cognitif"?
    Ce ne serait pas la première fois que nous confondrions le "mot" et sa "dénotation".

    Ou bien : peut-être l'auteur avait-il en tête les travaux de la philosophie analytique (dont pourtant certains précèdent leur reprise par la psychologie cognitive) à laquelle il a incidemment réduit la philosophie ?

  28. #23
    Parceval

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    Super le schéma !
    Au final, est-ce qu'il y a des moments où on voit la réalité telle qu'elle est ou sommes-nous toujours dans un biais ?!

    Cela me rappelle une conf de Donald Hoffman qui nous compare à un ordinateur doté d'une interface adaptée à la survie mais pas à la réalité :

  29. #24
    1h1ng01

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    Ce que je trouve passionnant c'est qu'on s'aperçoit depuis plusieurs années que les réseaux de neurones artificiels sont sujets exactement aux mêmes biais cognitifs que les humains (voir par exemplehttps://www.usinenouvelle.com/editor...nitifs.N822605 mais j'avais vu des études sérieuses sur les sites de Nature ou Science).
    Un réseau de neurones a tendance au fur et à mesure de l'entrainement à coller de plus en plus à la source. Data in data out. Si la source contient un biais le réseau de neurones adopte le biais, c'est absolument rationnel.
    Le problème est que si on considère notre esprit au moins en partie comparable à un énorme ensemble de réseaux de neurones, et que l'on prend comme source le monde réel dans lequel on évolue, alors si la réalité est pleine de biais , on a forcément une tendance à les reproduire en sortie. D'où le sentiment que tout le monde a de devoir réprimer de possibles réflexes misogynes, racistes etc qu'il est impossible d'éliminer totalement de son esprit dès lors qu'ils sont omniprésents dans notre environnement. Cela demande jusqu'à un certain point un acte de volonté (en tout cas au début puis de moins en moins avec l'habitude, que l'on peut envisager comme une reconfiguration progressive du réseau).
    Il est d'ailleurs intéressant de s'interroger sur la qualification de biais elle-même. Quand l'IA de Google entrainée sur des échantillons d'images pris sur le net se spécialise dans la reconnaissance des chats, est-ce un biais ?
    On arrive assez bien à saisir ce que signifie un biais cognitif lorsqu'on parle d'un humain car on y voit une contradiction entre l'intention consciente, la volonté, et une tendance plus profonde, plus mécanique, moins consciente (pour ma part j'y vois un conflit entre deux ou plusieurs ensembles de régions cognitives / ensembles de réseaux de neurones).
    La question est beaucoup plus difficile lorsqu'on envisage un réseau de neurones artificiel et que l'aspect volonté ou conscience disparaît de la discussion, que l'on est juste face à un réseau formel qui pourrait aussi bien être représenté dans un langage formel logique ou mathématique. Qu'entend-t-on alors par biais ?
    La question se pose de manière éminente dans le cas de logiciels d'IA visant à assister la décision des juges (déjà en place depuis de nombreuses années aux USA). Ces logiciels reproduisent un très fort biais en défaveur des justiciables de couleur (la "race" ayant valeur légale et faisant partie de l'identité des citoyens outre-atlantique pour mémoire), ainsi qu'un biais en défaveur des hommes. Je veux dire par là que le logiciel donnera au juge qui doit décider de la peine une estimation de récidive plus élevée. Le problème est que la donnée d'entrée est d'une certaine manière incontestable. Il s'agit tout bonnement des statistiques nationales faites sur les précédentes condamnations de justice... D'un côté, c'est absolument rationnel et incontestable, d'un autre côté c'est le serpent qui se mord la queue et ont peut se dire que cela entretient la discrimination.
    Pour supprimer le biais, il faudrait donc fausser les statistiques en introduisant un nouveau biais, de discrimination positive cette fois.
    Oui mais le problème c'est que le justiciable (ex. : femme blanche) contre lequel va jouer ce nouveau biais aura donc matière à contester la décision.
    Aussi grave, voire plus grave pour un dirigeant, en introduisant un tel biais, cela revient à adoucir les sanctions contre ceux qui statistiquement causaient statistiquement le plus d'infraction, c'est donc prendre un risque de faire augmenter les infractions et de perdre le soutien et les voix de la population.
    Toute cette histoire de biais est donc vraiment intéressante et compliquée, que l'on prenne cela du point de vue de l'informatique (le principe des réseaux de neurones artificiels est dû à des gens comme McCulloch, Pitts, Von Neumann et Rosenblatt dans les années 50), de la sociologie ou du droit.
    Dernière modification par 1h1ng01 ; 12/08/2019 à 15h22.

  30. Publicité
  31. #25
    Topix

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    Citation Envoyé par Damien49 Voir le message
    On est mal barré, y'en a tellement
    C'est consubstantiel à l'architecture du cerveau humain. Ce serait comme vouloir blâmer les gens de ressentir la sensation de faim : c'est quelque chose qu'on ne peut pas éviter. Maintenant, ça ne veut pas dire qu'on ne puisse pas parfois faire un peu de ménage parmi nos biais. Inévitable ne veut pas dire non maîtrisable (jusque dans une certaine mesure). Par contre, ces derniers existeront toujours car ils facilitent le traitement de l'information et donnent un avantage de survie.
    Dernière modification par Topix ; 12/08/2019 à 21h19.

  32. #26
    Parceval

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    Citation Envoyé par 1h1ng01 Voir le message
    Ce que je trouve passionnant c'est qu'on s'aperçoit depuis plusieurs années que les réseaux de neurones artificiels sont sujets exactement aux mêmes biais cognitifs que les humains (voir par exemplehttps://www.usinenouvelle.com/editor...nitifs.N822605 mais j'avais vu des études sérieuses sur les sites de Nature ou Science).
    Un réseau de neurones a tendance au fur et à mesure de l'entrainement à coller de plus en plus à la source. Data in data out. Si la source contient un biais le réseau de neurones adopte le biais, c'est absolument rationnel.
    Le problème est que si on considère notre esprit au moins en partie comparable à un énorme ensemble de réseaux de neurones, et que l'on prend comme source le monde réel dans lequel on évolue, alors si la réalité est pleine de biais , on a forcément une tendance à les reproduire en sortie. D...
    Je me risque à répondre de manière biaisée mais tant pis :
    La différence que je vois entre l'humain et le réseau de neurones semble tenir au fait que le réseau de neurones n'est pas conscient de lui-même. A l'inverse, l'humain paraît disposer d'un seul et unique pouvoir non biaisé : celui de connaître son expérience en chaque instant, d'en être conscient à l'instant T, d'être conscient qu'il existe. Cette faculté que l'on peut qualifier d'instantanéité ne fait pas intervenir la mémoire... et c'est évident pour tout le monde je crois ? D'une autre manière, on pourrait dire que quelle que soit l'expérience ou biais que l'on vit (même si on voit des éléphants roses partout), on sait au moins qu'on est en train de vivre cette expérience.

    Tout le reste de notre expérience est plus ou moins biaisée car notre cerveau n'est pas parfait, il ne perçoit qu'une forme relative de réalité, relative à ses propres capacités de perception. Non seulement on ne voit pas grand chose de réel mais en plus et comme tu le soulignes notre environnement nous conditionne, parfois et malencontreusement à certaines formes de violence. Si voyant cela (faculté n°1), on veut se réprimer, c'est que l'on cherche à être quelque chose d'autre mais quoi exactement ? un "non biaisé" ? et en quoi cette recherche est-elle biaisée et en quoi ne l'est-elle pas ? Je me pose la question...

    Si comme tu le dis, il est facile de reconnaître un biais cognitif dans l'humain par le fait qu'il manifeste un conflit entre ses intentions/actions (profondes et/ou superficielles), on pourrait aussi enfoncer le clou jusqu'à dire que les intentions profondes inconscientes sont peut-être aussi biaisées par notre éducation ou je ne sais quoi... comment savoir ? A part la faculté précédente, c'est-à-dire savoir que l'on est tel que l'on est, existe t-il une autre chose que l'on pourrait reconnaître comme vrai de vrai en nous ?

    La question suivante qui est de se demander si un réseau de neurones, une IA, un langage formel connaît aussi des biais, je pense que du point de vue mathématique, la chose fait ce qu'elle a à faire de la manière dont elle a été programmée et n'est donc pas biaisée. Qu'importe le résultat, elle exprimera toujours la conséquence t+1 à partir de ses conditions (sa logique, son contenu, son support) à l'instant t. Cela dit, je me dis que ce n'est pas parce que l'IA n'est pas biaisée dans son référentiel à elle, qu'elle est valable pour celui de l'humain, pour notre "morale" (on ne s'entend pas déjà tous très bien là dessus). Quand bien même on arriverait à inventer une IA qui soit capable de prendre et d'exécuter les décisions les plus "justes", qui nous offriraient encore plus de liberté qu'aujourd'hui et qui seraient également acceptées par tout le monde, il n'empêche que l'on resterait avec nos propres biais. Je me demande dans quelle mesure nous aurions une vie meilleure et si au fond nous ne resterions pas avec nos mêmes travers (et donc avec les mêmes conflits)...

    En tout cas, il est clair que se demander quelle est la place de l'IA dans la société n'est pas une question simple. J'imagine qu'elle accentuera positivement certaines réponses à nos problèmes techniques (environnementaux, organisationnels, etc.) mais qu'elle va aussi se heurter de plus en plus aux relations humaines, à nos éthiques. Je pense qu'à terme, si l'homme ne s'auto détruit pas avant (et éventuellement avec elle), l'IA pourra s'intégrer dans nos modes de vie à condition que l'on fasse preuve de clarté sur nos propres biais qui nous divisent et nous rendent la vie difficile ...
    Dernière modification par Parceval ; 12/08/2019 à 21h53.

  33. #27
    LeMulet

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    Citation Envoyé par Topix Voir le message
    C'est consubstantiel à l'architecture du cerveau humain. Ce serait comme vouloir blâmer les gens de ressentir la sensation de faim : c'est quelque chose qu'on ne peut pas éviter.
    Je pense aussi.
    Le traitement inconscient (ou automatique si on veut), peut être trompé; il est "irrationnel".
    Ca vient à mon sens de l'incapacité à organiser logiquement les catégories qu'il sait "reconnaitre".

    Beaucoup d'animaux s'arrêtent à ce niveau de compréhension du monde.
    Par exemple, si les insectes rayés noir et jaunes sont dangereux, alors le cerveau fait le lien rayé-noir-jaune = dangereux.

    Or ceci est irrationnel, puisque ce ne sont pas les rayures qui sont dangereuses...

    Citation Envoyé par Topix
    Maintenant, ça ne veut pas dire qu'on ne puisse pas parfois faire un peu de ménage parmi nos biais.
    Tout à fait et c'est le cerveau préfrontal (en gros) qui permet la réflexion.
    Avec ça, on se rend compte, par inférence logique basée sur le langage, la catégorisation fine (qui ne s'arrête pas aux noms mais comprend les verbes etc), que ce qui est dangereux chez l'insecte, c'est son dard.
    L'apparence est une indication peu fiable.
    Bonjour, et Merci.

  34. #28
    1h1ng01

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    A part la faculté précédente, c'est-à-dire savoir que l'on est tel que l'on est, existe t-il une autre chose que l'on pourrait reconnaître comme vrai de vrai en nous ?
    La philosophie et la logique peuvent quand même apporter quelques enseignements. On ne peut fonder un système sur la seule logique, le fondement ultime est toujours positif, axiomatique (principe d'incomplétude), mais la logique permet de raisonner correctement et donc de chercher ou rétablir des vérités, toujours sous réserves que les fondements/axiomes aient été bien choisis au départ. Une fois qu'on a ramené le problème de la vérité au choix des fondements/axiomes, la philosophie apporte quand même des éléments de réponse. Impératif kantien, conséquentialisme/utilitarisme, intersubjectivité, darwinisme/théorie des jeux, autant de pistes pour tenter de dégager rationnellement des fondements/axiomes et échapper aux apories relativistes, nihilistes ou pyrrhonistes. Je conseille vivement la lecture du "Gène égoïste" de Dawkins qui laisse entrevoir une solution pour revenir à une forme de fondement logique concernant la morale. Les biais cognitifs (ex. conflit morale anti-machiste vs morale machiste) pourraient ainsi être analogues à un conflit entre deux stratégies en théorie des jeux (ex. conflit stratégie colombe vs stratégie faucon).

    Citation Envoyé par PARCEVAL
    En tout cas, il est clair que se demander quelle est la place de l'IA dans la société n'est pas une question simple. J'imagine qu'elle accentuera positivement certaines réponses à nos problèmes techniques (environnementaux, organisationnels, etc.) mais qu'elle va aussi se heurter de plus en plus aux relations humaines, à nos éthiques. Je pense qu'à terme, si l'homme ne s'auto détruit pas avant (et éventuellement avec elle), l'IA pourra s'intégrer dans nos modes de vie à condition que l'on fasse preuve de clarté sur nos propres biais qui nous divisent et nous rendent la vie difficile ...
    Je pense que tu parles ici d'IA faible. Les gens identifient souvent IA à IA forte alors qu'il s'agit pour l'instant, et pour longtemps, de pure SF. Je ne crache pas sur cette réflexion mais je pense qu'on y est déjà, et depuis longtemps. Toutes les machines de type automate relève déjà d'une IA (faible), a fortiori une calculatrice et plus encore l'automatique universel qu'est un ordinateur. Le machine learning constitue une étape de plus en terme d'IA mais pour moi son intégration dans la société ne présente aucune différence significative avec l'intégration des machines, des calculatrices, de l'informatique, brefs de toutes les formes IA antérieures. Dans une vision macro très schumpeterienne cela permet globalement de soustraire un cerveau humain à d'une tâche donnée pour lui permettre dans l'idéal de se consacrer à un tâche de complexité supérieure. Cela peut être considéré comme globalement un progrès pour l'espèce, pour la productivité et donc la richesse, avec deux gros bémols, le conflit entre cette vision macroscopique et des cas d'espèces au niveau micro (disparition d'un métier etc), et bien sûr la question de la répartition des fruits de ce gain de productivité et de richesse (actuellement on est clairement sur un mouvement de concentration). Dans les deux cas on aboutit à des crises sociales si la majorité de la population subit davantage les inconvénients qu'elle ne profite des gains de la transition (mais je stoppe ici car aller plus loin reviendrait à faire de la politique).

  35. #29
    invite44297912

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    Est-vous en train de dire que les 7 milliards de cerveaux qu'on trouvent sur Terre présentent tous les mêmes biais, indépendamment de leur constitution (normée, exotique voir pathologique) ?

  36. #30
    ansset

    Re : Actu - Comment nos biais socio-cognitifs affectent-ils notre rapport au monde ?

    Citation Envoyé par 1h1ng01 Voir le message
    Je conseille vivement la lecture du "Gène égoïste" de Dawkins qui laisse entrevoir une solution pour revenir à une forme de fondement logique concernant la morale. Les biais cognitifs (ex. conflit morale anti-machiste vs morale machiste) pourraient ainsi être analogues à un conflit entre deux stratégies en théorie des jeux (ex. conflit stratégie colombe vs stratégie faucon).
    je ne l'ai pas lu, mais de ce que j'en comprend, il s'agit d'une "théorie" diff prouvable ni réfutable.
    ce que je ne saisi pas, c'est ta conclusion sur le "fondement logique concernant la morale" ( qui est mise au singulier d'ailleurs ).
    par ailleurs, une explication sur l'analogie entre biais cognitifs et conflits stratégiques me semble nécessaire.
    car il me semble que le biais est le plus souvent primal dans la réception et le traitement des info(s), rarement le fruit d'un "conflit" de réflexion. ( un truc doit m'échapper ).
    merci pour ce complément.
    y'a quelque chose qui cloche là dedans, j'y retourne immédiatement !

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