| Re : Aristote.
Bonjour,
Lorsque l'Empire romaind'Occident s'est effondré, l'Empire romain d'Orient (byzantin) est devenu le dépositaire de la culture gréco-romaine. Au cours des siècle suivant le monde arabo-musulman a eu de nombreux contacts avec l'empire byzantin tantôt guerrier tantôt culturels. Un des premier calife (Al-Mamun je crois) a fait traduire de nombreux ouvrages philosophiques et scientifiques grecs, qui ont inspiré les savants arabes du Moyen Age. L'adoption du papier aidant, les musulmans ont pu faire circuler ces oeuvres grecques à travers les pays d'Islam... jusqu'en Espagne du Sud.
A partir du XIe s, les chrétiens du Nord de l'Espagne ont reconquis la péninsule ibérique et ont mis la main sur les très riches bibliothèques musulmanes (Cordoue, Tolède). A la même époque l'Occident latin connaissait un essor culturel appuyé sur de nouvelles universités, qui prenaient le relai des monastères. Des savants chrétiens se sont ainsi rendu en Espagne pour se procurer des écrits à peu près complets des savants grecs, dont Aristote et ont du pour cela les traduire de l'arabe au latin.
Jusque là, l'Eglise, qui détenait un quasi monopole de l'écrit, ne s'intéressait guère aux scientifiques grecs (des païens dangereux à ses yeux). Il suffit de regarder le "Nom de la rose" pour en avoir un apreçu. Le monde musulman a donc servi de conservatoire d la culture gréco-romaine en attendant un renouvellement de la curiosité scientifique du monde latin.
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