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07/09/2004 - 14h23 Primavera
Re : La conscience d'après feuerbach
 Envoyé par Bufo v Bonjour Primavera
Merci pour ta contribution.
Quelques précisions sur la question.
Cette distinction n'est pas opérante, impossible de dénier à l'animal la "connaissance" à moins peut être d'en définir précisemment le champ et la nature.
C'est vrai que Feuerbach, contrairement beaucoup de ses contemporains laisse une porte entrouverte sur une "conscience" de l'animal. Mais par un raisonnement alambiqué, ne reposant sur aucune base observationnelle, il n'en minimise pas moins la portée et place la conscience de l'homme sur un plan supérieur, quasi "essentiel".
Toute "forme" de conscience par ailleurs présente chez d'autres non humains ... voir les nombreux travaux de J. Goodall, S. Strum, F. De Waal ou L. Fedigan, ne serait ce que sur les seuls primates.
Oui, dans une certaine limite. Mais toutes les cultures humaines n'avaient ou n'ont pas la même approche. Certains groupes humains entretiennent une forme de relation de parentalité avec les autres animaux.
Moindre vie ? l'expression n'est peut être pas des plus heureuse.
Bufo v Non seulement la distinction est "opérante" mais elle est essentielle en ce qui concerne la connaissance SCIENTIFIQUE. Seul l'homme en est capable, et il est à ce titre au sommet de la pyramide des êtres VIVANTS (d'où l'importance du mot "vie") et de l'être en général dont il a collectivement le plus haut degré de CONSCIENCE (de soi), ce qui se manifeste concrètement dans les moeurs et les lois par la conscience morale.
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07/09/2004 - 14h57 Bufo v
Re : La conscience d'après feuerbach
Salut,  Envoyé par Primavera Non seulement la distinction est "opérante" mais elle est essentielle en ce qui concerne la connaissance SCIENTIFIQUE. Pourquoi pas en effet. Mais là il faut que d'abord que tu définisses dans ce contexte ce qu'est la "connaissance scientifique", au moins selon toi
Seul l'homme en est capable, et il est à ce titre au sommet de la pyramide des êtres VIVANTS (d'où l'importance du mot "vie") et de l' être en général dont il a collectivement le plus haut degré de CONSCIENCE (de soi), ce qui se manifeste concrètement dans les moeurs et les lois par la conscience morale.
Pourquoi pas, toujours ! Mais alors fais en la démonstration scientifique...
En attendant de te lire.
Bien amicalement
Bufo v
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07/09/2004 - 16h29 Primavera Re : La conscience d'après feuerbach
 Envoyé par Bufo v Salut,
Pourquoi pas en effet. Mais là il faut que d'abord que tu définisses dans ce contexte ce qu'est la "connaissance scientifique", au moins selon toi
Pourquoi pas, toujours ! Mais alors fais en la démonstration scientifique...
En attendant de te lire.
Bien amicalement
Bufo v Je suis pas là pour faire un devoir de philo, mais ceux qui ne savent pas ce qu'est la "connaissance scientifique", les pauvres ils ont du boulot..
Pour la démonstration scientifique d'accord, mais seulement quand je serais fin prête pour écrire ma propre philo... -
08/09/2004 - 10h09
Re : La conscience d'après feuerbach
Bonjour, j'ai l'impréssion que pour lui le simple fait de savoir qu'on est des sapiens ça apporte un plus à la conscience ... En fait ce qui différencie l'homme et l'animal c'est la conscience au sens strict mais l'animal possède la conscience en tant que sentiment de soi, donc c'est bien une différence de degré. "La science est la conscience des espèces", pourquoi une telle affirmation? Pour moi la science contribue peut-être à la conscience des espèces puiqu'elle nous amène à nous poser des questions mais c'est pas pour autant que je définirai science comme conscience...
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08/09/2004 - 11h03 Bufo v
Re : La conscience d'après feuerbach
Bonjour,  Envoyé par Primavera Je suis pas là pour faire un devoir de philo, mais ceux qui ne savent pas ce qu'est la "connaissance scientifique", les pauvres ils ont du boulot.. Ca ne veut pas dire que les autres n'en on aucune idée, mais définir ce que tu entends par là évitera éventuellement tout malentendu dans la démonstration... cad. on parlera bien de la même chose.
Pour la démonstration scientifique d'accord, mais seulement quand je serais fin prête pour écrire ma propre philo... C'est ce qu'on appelle botter en touche, je le crains !
A+
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08/09/2004 - 11h27 Bufo v
Re : La conscience d'après feuerbach
Salut Lou,  Envoyé par lou974 j'ai l'impréssion que pour lui le simple fait de savoir qu'on est des sapiens ça apporte un plus à la conscience ... En fait ce qui différencie l'homme et l'animal c'est la conscience au sens strict mais l'animal possède la conscience en tant que sentiment de soi, donc c'est bien une différence de degré.... Eh c'est bien le cadre de la discussion ! Qui te dis qu'un éléphant ne sais pas qu'il est un éléphant ? Et qui a démontré que sa "conscience de soi" se limite à une simple "sensation d'existance" et qu'il n'a aucune conscience de son appartenance spécifique. C'est pourquoi la tentative réductrice de pseudo distinction entre "conscience au sens strict" et "au sens le plus strict" n'explique strictement rien.
"La science est la conscience des espèces", pourquoi une telle affirmation? Pour moi la science contribue peut-être à la conscience des espèces puiqu'elle nous amène à nous poser des questions mais c'est pas pour autant que je définirai science comme conscience
C'était aussi ma question à Primavera ! Il conviendrait déjà de définir - dans le présent contexte - ce qui est compris comme "science".
Bufo v
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10/09/2004 - 15h42
Re : La conscience d'après feuerbach
Bonjour, mais "le sentiment de soi" est en fait une expression de feuerbach, toute inventé par lui, on peut pas vraiment la définir. La conscience au sens strict va plus loin de savoir qui on est, c'est pouvoir se posé des questions sur notre passé notre présent et notre futur ou même sur des questions futiles. Ca m'étonnerai que les animaux soit capable de cela... Mais ils ont le sentiment de soi, ils savent qu'ils existent, ils sont capable de distinguer leur espèce (heureusement), de distinguer leurs ennemis... Mais leur apparence n'est pas leur préoccupation principale, je pense que toutes leurs actions sont guidés par l'instinct, bien qu'il s'adapte à leur environnement (plasticité du cortexe cérébrale). Mais c'est vrai que relié la conscience au sens strict à la connaissance scientifique je ne suis pas très d'accord avec l'auteur. La science ne nous apporte pas grand chose appart obsdervé le monde de plus près, dans le domaine de l'infini. Mais on peut très bien vivre sans la science tout en restant conscient et humain.
Mais si on regarde le texte de plus près la conscience au sens strict ne serait elle pas la même que celle au sens le plus srict, pour l'auteur. Ce qui crée des confusions c'est également la façon dont le texte est écrit. Il a un style très particulier et reste assez flou, il n'approfondie pas ses idées... c'est peut-être fait exprès...
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11/09/2004 - 04h35
Re : La conscience d'après feuerbach
Salut !
Mais si on regarde le texte de plus près la conscience au sens strict ne serait elle pas la même que celle au sens le plus srict, pour l'auteur
Je ne croit pas, pour moi le sens strict et le sens le plus strick concerne justement les perceptions d'ordre plus abstraite et plus sujective du cerveau porté sur le monde extérieur. Et dont l'auteur semble catégoriser seulement à l'espèce humaine, ici je suis completement en désacord avec lui, pour plusieurs raisons dont certaines ton déjà été fournis. Ce qui caractérise l'homme de l'animal, semble seulement être un niveau plus analytique et d'une structure organisationnelle plus complexe de notre cortex cérébral et c'est tout. L'auteur semble suggérer que les animeaux non pas de sens culturelle ou d'éthique et là c'est un argument qui ne se tient pas du tout debout (bon je me souviens pas très bien si l'auteur à réellement fait une t'elle allusion). Alors que dire des comportements de dominance et de soumission (forme d'éthique culturelle), des alerte à la venu de prédateur ou de l'épouillage chez les singe et encore de certain comportement altruisme et d'entraide entre eux et même entre espèce quelque fois. Les prémises et les attributs de la perception conscientes sont tout présentes chez l'animale et selon le niveau de complexsification de leur cerveau. Pour l'auteur il semble plutot s'agire que d'une forme d'interprétation à très forte influence théologique et religieuse, à son époque les connaissences sur le cerveau n'était pas aussi développer qu'actuellement. Bon si je continu je vais faire ton devoir, n'est-ce pas.
A++
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12/09/2004 - 10h57
Re : La conscience d'après feuerbach
Bonjour, merci pour ta réponse. En fait j'ai déjà rendu mon devoir il ya un bon moment ... mais le sujet m'intéresse toujours pour la correction, mon prof à l'air plus ou moins d'accord avec l'auteur. Les animaux on un sens culturel, je suis d'accord avec toi, mais il est inné en eux, aucun animal contrairement à l'homme le reniera... il n'y a pas d'animaux "rebèles". Est ce qu'on peut comparé la culture animale à celle humaine? Mais je ne vois pas le rapport de ce texte avec le christianisme...
En tout cas merci pour tes réponses.
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13/09/2004 - 17h34 JEAN28
Re : La conscience d'après feuerbach
Bonjour,
Pour faire court, je dirai que ce qui distingue l'homme de l'animal au niveau de la conscience, c'est la capacité de conceptualiser objets, relations, événements. La conscience animale se réduit à réagir à des stimuli physiques et à reproduire des comportements innés ou acquis (dressage par exemple) sans aller jusqu'à les remettre en cause, ce qui nécessiterait une "réflexion", donc une conceptualisation autour de faits reliés par des analogies.
Je vais faire un tour sur les liens qui ont été cités, ceci devrait logiquement avoir déjà été dit.
Jean
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