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16/07/2008 - 18h41 Coincoin
Re : Accélération supportable par un humain
Salut,
Un g (avec une minuscule) correspond ) l'accélération due à la pesanteur. Si tu lâches un objet, il subira une accélération de 1g, soit environ 10 m/s².
Alo
rs pourquoi le corps ne pourrait-il pas subir une accélération pendant une longue période ?? Il y a bien des gens qui vivent des années a 200 kg
Prenons un humain de 70kg. Si tu lui donnes une accélération de 2g vers le haut, il aura l'impression de peser 210kg (2g d'accélération et 1 g de pesanteur). Il aura du mal à bouger (les personnes qui pèsent 200kg ont développé la musculature néceessaire) et le cœur luttera pour maintenir la circulation, mais je pense que c'est supportable. Par exemple, tu peux considèrer que les astronautes en orbite pendant des mois subissent en permanence une accélération de 1g (qui s'oppose à la pesanteur). Ils vont globalement bien pourtant.
Les problèmes surviennent quand tu atteins des accélérations bien plus élevés. Tu es bourré d'organes mous et de tuyauterie remplie de liquides, qui peuvent résister à leur poids, mais pas beaucoup plus.
Encore une victoire de Canard ! -
16/07/2008 - 21h06 jiherve
Re : Accélération supportable par un humain
Bonsoir
accélération dans la vie courante : 2g au maximum sauf crash test involontaire
pour les pilotes de chasse 9 ou 10 brièvement si ma mémoire est bonne.
JR
l'électronique c'est pas du vaudou! -
19/07/2008 - 09h32 Carcharodon
Re : Accélération supportable par un humain
 Envoyé par Coincoin Tu es bourré d'organes mous et de tuyauterie remplie de liquides, qui peuvent résister à leur poids, mais pas beaucoup plus. Je ne te permet pas de me traiter de tas de tuyaux mous ! 
Question de pure curiosité, combien prennent sans sourciller nos cosmonautes pendant un vol en fusée ? et pourraient ils subir ça plu sfort ou plus longtemps ou est-ce que c'ets cette limite de G qui est un plafond à l'accélération des fusée habitées?
comme il t'a été dit, la rentrée atmosphérique, surtout aux débuts de la conquête spatiale, c'est moins vrai maintenant qu'on connait mieux et qu'on s'occupe plus du confort de l'équipage en modifiant les trajectoires de rentrée, est bien plus difficile a encaisser que le decollage.
pour plusieurs raisons.
Je me permet juste de compléter un poil les réponses dejà données.
1) lors d'un decollage, tu étais juste avant sous le regime de la pesanteur, donc habitué depuis le début de ta vie a ce régime, et tu n'avais pas encore subit d'affaiblissement physiologique dû a un séjour en apesanteur.
ce qui fait que le decollage est une simple formalité, même un humain non entrainé (mais en bonne santé quand même) ne subit aucun problème au decollage.
Le problème commence a l'extinction des moteurs, lors du passage en micro-gravité. Là, tu peux être bien plus mal que pendant le decollage (bien malade comme il faut, genre mal de mer qui dure des heures -voir des jours- avant de t'habituer)
2) au décollage tu te prends que 3 a 3.5g maxi alors qu'a la rentrée atmosphérique, tu peux prendre beaucoup plus, surtout en capsule, bien plus qu'en navette (donc en soyouz c'est plus méchant qu'en Shuttle)
Les sondes robotisées peuvent prendre un facteur de g bien plus important que les humains au decollage, ceci est du principalement au facteur poids : une sonde, c'est quelques centaines de kilo a mettre au sommet de ta fusée, un habitacle pressurisé avec de humains dedans, c'est beaucoup plus lourd.
Ainsi j'ai lu que certaines fusée équipées de sondes robotisées prenaient jusqu'a 15g au decollage alors que les vols habités se cantonnent a 3 ou 3.5g.
L'obstacle principal pour avoir une meilleure acceleration n'étant pas la capacité humaine a encaisser, mais le poid du matos mis en orbite.
Il faut savoir pour finir que l'acceleration maximale encaissée par les astronautes n'est pas subie au decollage proprement dit, mais juste avant l'extinction des moteurs de l'étage principal : au moment ou la force de poussée est la plus forte, mais au moment ou la fusée s'est vidée de la majeure partie de son carburant et est donc bien plus légère qu'au decollage proprement dit, tout en subissant une accélération majoritairement horizontale et non plus verticale.
cependant, comme l'acceleration est horizontale, tu n'y rajoute pas la gravitation et donc tu as quelques fractions de g de moins a subir.
mais plus généralement, la phase de decollage est très bien supportée, alors que la rentrée est quand même nettement plus dure a encaisser.
Il suffit de voir les pauvres cosmonautes russe qui descendent des capsules, généralement incapables de marcher, pour se rendre compte qu'ils en ont pris plein la tête dans la dernière demi heure.
je me souviens particulièrement de Haigneré (pas Claudie, son mari qui a fait au moins 3 vols il me semble) qui était litteralement cadavérique en descendant d'une capsule Soyouz y a quelques années.
Littéralement HS le bonhomme.
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19/07/2008 - 10h02 Texanito
Re : Accélération supportable par un humain
 Envoyé par Carcharodon mais plus généralement, la phase de decollage est très bien supportée, alors que la rentrée est quand même nettement plus dure a encaisser.
Il suffit de voir les pauvres cosmonautes russe qui descendent des capsules, généralement incapables de marcher, pour se rendre compte qu'ils en ont pris plein la tête dans la dernière demi heure.
je me souviens particulièrement de Haigneré (pas Claudie, son mari qui a fait au moins 3 vols il me semble) qui était litteralement cadavérique en descendant d'une capsule Soyouz y a quelques années.
Littéralement HS le bonhomme. Je pensais que c'était du à l'inactivité des muscles pendant une longue période -
19/07/2008 - 10h35 Carcharodon
Re : Accélération supportable par un humain
 Envoyé par Texanito Je pensais que c'était du à l'inactivité des muscles pendant une longue période  comme je le dis précédemment, c'est les deux : a la fois la dégradation physiologique (perte osseuse et musculaire), d'autant plus importante que le séjour dans l'espace a été long, ET le fait qu'une rentrée atmosphérique soit vraiment très éprouvante, surtout en capsule bien plus qu'en brique volante (Shuttle), j'insiste la dessus, conjugué avec un gros facteur de charge (beaucoup de g pendant quelques minutes) qui épuise des organismes dejà très affaiblis par le séjour spatial.
imagines toi passer de 0g pendant 2 mois a, d'un seul coup ou presque, 7 a 10g pendant la rentrée (quelques minutes), ça doit être très dur a encaisser.
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26/04/2011 - 22h07 rikarena
Re : Accélération supportable par un humain
 Envoyé par Coincoin Salut,
Un g (avec une minuscule) correspond ) l'accélération due à la pesanteur. Si tu lâches un objet, il subira une accélération de 1g, soit environ 10 m/s².
AloPrenons un humain de 70kg. Si tu lui donnes une accélération de 2g vers le haut, il aura l'impression de peser 210kg (2g d'accélération et 1 g de pesanteur). Il aura du mal à bouger (les personnes qui pèsent 200kg ont développé la musculature néceessaire) et le cœur luttera pour maintenir la circulation, mais je pense que c'est supportable. Par exemple, tu peux considèrer que les astronautes en orbite pendant des mois subissent en permanence une accélération de 1g (qui s'oppose à la pesanteur). Ils vont globalement bien pourtant.
Les problèmes surviennent quand tu atteins des accélérations bien plus élevés. Tu es bourré d'organes mous et de tuyauterie remplie de liquides, qui peuvent résister à leur poids, mais pas beaucoup plus.
Je remonte le topic pour corriger cette erreur. Si elle s'oppose à la pesanteur les astronautes ne ressentent aucune accélération.
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27/04/2011 - 19h45 Moinsdewatt
Re : Accélération supportable par un humain
 Envoyé par Zefram Bonjour,
une navette au decollage est a 3g d'acceleration, un soyouz est a 4g. Pour une rentrée c'est 2g en shuttle et soyouz je sais pas mais surement plus. Une difference importante est qu'en shuttle la deceleration est sur un axe tete pied (un peu plus penible).
Pour situer ces valeurs modernes, Sheppard a mangé 11g avec sa capsule Mercury.
Les lanceurs sont aujourd'hui concu pour que des gens "normaux", des scientifiques, puissent monter dedans sans un entrainement et des capacités extraordinaires. Il est probable que les astronautes issues de l'aviation militaire peuvent encaisser plus.
Voili Les pilotes militaires Français subissent des essais en centrifugeuse à 7g. Vu dans un reportage TV il y a 2 semaines sur les femmes pilotes de chasse en Françe.
Il a déjà eu des test fait à 9g avec cette machine.
Mais il y des candidats pilotes qui sont refusés à ces tests. Tombent en syncope.
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31/05/2012 - 10h30 fafa425
Re : Accélération supportable par un humain
Bonjour,
Je me demande combien l'humain peut supporter au max comme accélération? Pendant un accident de voiture combien de g un passager de la voiture prend ?
Merci de m'éclairer. Bonne journée.
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31/05/2012 - 11h50 Fistos
Re : Accélération supportable par un humain
Bonjour,
Selon mes informations, le problème du nombre de "g" acceptable est surtout lié à l'irrigation en sang du cerveau.
Pour cela, les pilotes militaires portent des combinaisons anti-g qui sont, en fait, des garrots temporaires automatiques qui empêchent le sang de descendre dans le bas du corps.
Si le cerveau n'est plus irrigué, on perd évidemment conscience.
Cela n'est pas grave si le retour à la normale se fait automatiquement et rapidement.
Si ce n'est pas le cas, il est clair qu'un homme inconscient n'est plus en mesure de prendre des actions de correction.
Dernière modification par Fistos ; 31/05/2012 à 11h51.
Motif: précision
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31/05/2012 - 20h32 bb98
Re : Accélération supportable par un humain
Bonjour
Oui, Le g est une unité d'accélération correspondant à l'accélération de la pesanteur à la surface de la Terre.
Un objet ( humain, animal... ) soumis à, par exemple 3g, "pèse" 3 fois son poids
Attention, il faut être "accéléré", donc pendant la phase de décollage ou au retour d'un engin spatial ( accélération positive ou négative)
L'accélération subie se calcule facilement : on passe de O km/h à 100 km/h en 20secondes; l'accélération est donc de 100 000 / 3600 * 20 = 1,38 m/s-² soit , puis g vaut environ 9,8 m/s-², 0.14 g
En accidentologie, le maximum connu, en accident de formule 1, pilote passé de 250 km/h à 0 km/h en 10 millisecondes, je vous laisse faire le calcul
Dernière modification par bb98 ; 31/05/2012 à 20h33.
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02/06/2012 - 11h04 Gilgamesh
Re : Accélération supportable par un humain
 Envoyé par Texanito Bonsoir (et pardon pour cette remontée de sujet fulgurante  )
Cependant je m'intéressai à l'accélération, et en vous voyant parler de G, de G par laps de temps, je me rends compte que je ne sais pas vraiment ce qu'est un G :s 1 g (lettre g minuscule) correspond à l'accélération de la pesanteur à la surface de la Terre, conventionnellement fixé à :
g0=9,80665 m.s-2 ~ 9,81
Par extension, g va désigner la valeur résultant de toute les accélérations subit pour donner le poids apparent de l'objet, avec la valeur 1 pour g=g0 .
Lorsqu'on parle d'une accélération de 12 G, cela veut-il dire que le corps ou système accélère de 12m/s^-2 ??
12 g = 12 * 9,81 = 117,7 m.s-2
Et pourrais-je avoir une référence sur un objet de la vie quotidienne ? (A combien de G somme nous soumis dans un métro ou dans un avion)
Un corps posé au sol subit en permanence une accélération de 1 g dirigée vers le haut (correspondant à la réaction du sol à son poids).
Pour apprécier intuitivement les valeurs d'accélération transverses (cad dirigées selon un axe grosso modo parallèle au sol) subies dans la vie courante, il faut se représenter l'angle qu'il faut donner à l'axe du corps par rapport au sol pour résister à la somme vectorielle de l'accélération de la pesanteur (verticale) et de l'accélération imprimée par un moyen de locomotion (horizontale). Si l'accélération transverse est de 1 g, cet angle sera de 45°. C'est beaucoup, en général on doit se pencher beaucoup moins et donc 1 g transverse représente quelque chose de costaux, rarement rencontré. Pour un métro par exemple ça va tourner autours de 0,1-0,2 g.
Dans le cas où l'accélération est verticale (cas de l'ascenseur), le g subit s'ajoute ou se retire de l'accélération de la pesanteur, on parle donc de g positif et négatif dans ce cas. Si tu subit -1 g cela correspond à une annulation de ton poids : tu flottes librement dans l'ascenseur. Là encore on voit que c'est très élevé ; ça n'arrive qu'accidentellement, dans un trou d'air en avion, par exemple. Dans l'autre sens, +1g positif représente un doublement du poids du corps et si ça va te mettre sur les genoux si tu es debout.
Enfin je ne suis pas sur de bien comprendre l'accélération... quand je suis dans un ascenseur lors de la montée, l'accélération que je subis et comparable a une augmentation de poids momentanée non ?? Alors pourquoi le corps ne pourrait-il pas subir une accélération pendant une longue période ?? Il y a bien des gens qui vivent des années a 200 kg Oui l'exemple de l'ascenseur est bon et cela correspond bien à une modification du poids apparent c'est à dire à ce qu'encaisse les système musculo-squelettique. Et les gens qui vivent des années à 200 kg sont très handicapés, avec de grosses difficulté pour se mouvoir. Si tu pèse disons 80 kg, imagine toi te balader avec disons la moitié de ton poids en plus, soit un sac de 40 kg sur le dos en permanence : je pense qu'au bout d'une demi-journée du criera grâce, c'est épuisant.
S'ajoute à cela les problèmes circulatoires : un g positif envoie le sang vers les jambes et sollicite beaucoup le système de retour veineux. Si c'est trop élevé c'est le "voile noir" (pas assez de sang à la tête). En g négatif c'est l'inverse et c'est le "voile rouge" : l'accumulation du sang dans le système circulatoire de la tête crée des sensations douloureuses et des troubles visuels (le voile rouge est l'illusion créée par le sang en quantité anormalement élevée dans les paupières). Dans les deux cas, cela peut aboutir à la syncope.
a+
Dernière modification par Gilgamesh ; 02/06/2012 à 11h07.
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