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Combien de G pour les astronautes au décollage?

  1. evrardo

    Date d'inscription
    mai 2008
    Messages
    4 190

    Re : Combien de G pour les astronautes au décollage?

    Citation Envoyé par Bluedeep Voir le message
    Ce qui n'est pas grand chose.

    pour mémoire, dans les premiers astronautes à avoir utilisé la Saturne V pour les missions Appolo, un certain nombre avaient volé sur Mercury-Atlas (dans le cas de Glenn , Carpenter, Schirra et Cooper) ou Gemini, des fusées beaucoup plus violentes à l'accélération, et tous s’étonnaient du confort à l'accélération du train spatial Saturn.

    Comme ces astronautes avaient pris de l'age depuis leurs premières missions, Saturn s'était attiré le sobriquet de "fusée de vieux" de ce fait.
    Oui, mais ça me surprend quand je vois les astronautes filmés au décollage dans un Soyouz, parfaitement à l'aise, manipulants des interrupteurs, feuilletant leur livrets d'instructions, sans être gênés par les 3 ou 4g qu'ils se prennent.
    LEur bras pèse plus de 50 kg et ils arrivent à le bouger aussi facilement?

    -----

    Travaillez, prenez de la peine, c'est le fond qui manque le moins.
     


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  2. pm42

    Date d'inscription
    juillet 2015
    Messages
    3 397

    Re : Combien de G pour les astronautes au décollage?

    Un peu avant tu avais écrit :

    Citation Envoyé par evrardo Voir le message
    Ils se prennent du 11g pendant 5 secondes?
    Si chaque bras pèse environ 5 kg, cela signifie qu'à ce moment il pèsera plus de 50 kg?
    5kg, 11g => bras de plus de 50kg, ok, ça parait cohérent (même si on sait que ce n'était pas 11g).
    Maintenant, tu écris :

    Citation Envoyé par evrardo Voir le message
    Oui, mais ça me surprend quand je vois les astronautes filmés au décollage dans un Soyouz, parfaitement à l'aise, manipulants des interrupteurs, feuilletant leur livrets d'instructions, sans être gênés par les 3 ou 4g qu'ils se prennent.
    LEur bras pèse plus de 50 kg et ils arrivent à le bouger aussi facilement?
    Est ce que par hasard, avec 3 ou 4g, le bras ne pèserait pas nettement moins de 50kg ?

    Sinon, est ce que tu es sur de les avoir vu faire ça pendant les phases de grosse accélération ?
     

  3. evrardo

    Date d'inscription
    mai 2008
    Messages
    4 190

    Re : Combien de G pour les astronautes au décollage?

    Citation Envoyé par pm42 Voir le message
    Un peu avant tu avais écrit :
    5kg, 11g => bras de plus de 50kg, ok, ça parait cohérent (même si on sait que ce n'était pas 11g).?
    Oui très juste, il est tétard, et je me suis un peu emmêlé!
    Travaillez, prenez de la peine, c'est le fond qui manque le moins.
     

  4. Carcharodon

    Date d'inscription
    juillet 2008
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    49
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    5 586

    Re : Combien de G pour les astronautes au décollage?

    petit déterrage !
    pour une précision :
    Citation Envoyé par Bluedeep Voir le message
    Ce qui n'est pas grand chose.

    pour mémoire, dans les premiers astronautes à avoir utilisé la Saturne V pour les missions Appolo, un certain nombre avaient volé sur Mercury-Atlas (dans le cas de Glenn , Carpenter, Schirra et Cooper) ou Gemini, des fusées beaucoup plus violentes à l'accélération, et tous s’étonnaient du confort à l'accélération du train spatial Saturn.
    C'est vrai que déjà au decollage, les redstone envoyaient du paté : 1.2g au moment du decollage (valeur classique) qui culmine à 6g à la séparation du premier étage, un chiffre rare et très gros pour cette étape du vol qui culmine normalement à maximum 4g (cf soyouz juste avant le larguage des boosters) et plus généralement tourne autour de 3g à la séparation du 1er étage d'une fusée orbitale "classique".
    Mais la où ça piquait vraiment violent avec les mercury-redstone surborbitales (et non pas atlas orbitales), c'était la rentrée très hard (et assez brève).
    Cette rentrée qui culminait à + de 11G pendant une poignée de secondes, c'est a dire qui côtoyait de très près la limite possible (en force par la durée) pour un individu pourtant sur-entrainé avant qu'il ne perde conscience, était due à la trajectoire de l'engin.
    C'est un problème commun à tout les engins suborbitaux qui n'ont pour objectif que de dépasser la ligne de Kármán avant de retomber au sol : le profil de tir est souvent très exigeant.
    Surtout à cette époque ou ils défrichaient la matière.
    Ce profil monte avec peu d'angle et donc redescend de la même façon : avec un angle épouvantablement important, en comparaison d'une rentrée d'orbite basse opérée avec une légère impulsion rétrograde.

    Alors en effet, les rentrées des mercury-redstone prenaient autant de g que les rentrée directes en provenance de la lune pour cette raison : le profil de tir.
    Une fois l'apogée atteinte, l'engin redescend avec une très grosse pente
    Il a une vitesse considérablement moindre qu'une capsule apollo de retour de la lune : l'engin de shepard, le premier vol suborbital US de l'histoire, a atteint une vitesse de seulement 2.3km/s au pic (au moment de l’extinction des moteurs), et il a pourtant pris 11.6g lors de la rentrée, autant que pour apollo 11 qui arrivait lui à ... 10.5 km/s !!
    étonnant non ?

    Toute la raison réside dans le profil de rentrée beaucoup plus agressif en mercury qu'avec le CSM d'Apollo.
    Du coup la rentrée est très courte, on traverse plus verticalement donc moins longtemps la couche qui s'épaissit pourtant assez brutalement, et de plus en plus brutalement vers le sol, a partir de ~35 km.

    Actuellement, les sociétés qui sont en passe de bientôt proposer des vols suborbitaux ont réussi à adoucir pas mal ces contraintes.
    Les passagers ne prendront pas plus de 3 g, voir 4 lors de l'impulsion balistique et n'encaisseront pas plus de 7 g à la rentrée.

    Mais on voit que c'est tout de même des très grosses contraintes : il a suffit qu'un pilote de spaceshipone sorte les "aerofreins" un poil trop tôt, quelques secondes seulement, pour amener à leur destruction à cause des forces aérodynamiques, provoquant la mort du pilote et la perte de l'engin.
    La solution de Blueorigin, avec en plus la récupération du premier étage, semble bien plus sécurisée et semble économiquement meilleure que le système avion porteur / engin planeur de virgin.
    A mon sens en tout cas.
    Et je doute qu'il y a la place pour deux acteurs majeurs sur ce marché... on verra mais je ne donne pas cher de virgin sur ce secteur.
    Dernière modification par Carcharodon ; 28/09/2016 à 13h00.
    Restons superficiel pour ne pas fâcher
     

  5. Carcharodon

    Date d'inscription
    juillet 2008
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    Paris
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    5 586

    Re : Combien de G pour les astronautes au décollage?

    Citation Envoyé par Carcharodon Voir le message
    Ce profil monte avec peu d'angle et donc redescend de la même façon : avec un angle épouvantablement important, en comparaison d'une rentrée d'orbite basse opérée avec une légère impulsion rétrograde.
    mal dit, je voulais dire, que ça monte très droit sans prendre beaucoup d'inclinaison horizontale.
    Restons superficiel pour ne pas fâcher
     


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  6. harmoniciste

    Date d'inscription
    février 2007
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    Re : Combien de G pour les astronautes au décollage?

    Citation Envoyé par ansset Voir le message
    c'est toi qui fait un mauvais calcul.
    et en latéral cela peut monter à 6 ou 8 d'équivalent g dans les virages.
    Non, l'adhérence des pneus sur le sol ne permet guère mieux que 2g soit 20 m/s2. C'est d'ailleurs ce que disent les chiffres mentionnés pour la F1 au freinage: de 300 km/h à 0 km/h en 4s D'où une décélération de 83 m/s divisé par 4s = 20,8 m/s2 ce qui vaut environ 2 g
     

  7. pm42

    Date d'inscription
    juillet 2015
    Messages
    3 397

    Re : Combien de G pour les astronautes au décollage?

    Citation Envoyé par harmoniciste Voir le message
    Non, l'adhérence des pneus sur le sol ne permet guère mieux que 2g soit 20 m/s2. C'est d'ailleurs ce que disent les chiffres mentionnés pour la F1 au freinage: de 300 km/h à 0 km/h en 4s D'où une décélération de 83 m/s divisé par 4s = 20,8 m/s2 ce qui vaut environ 2 g
    Tu calcule la vitesse moyenne sur le 300 à 0. En pratique, on ne descend pas à 0, l'appui aérodynamique augmente l'adhérence et on va de 4g à 5 ou 6g.

    https://en.wikipedia.org/wiki/Formul...r#Deceleration
     

  8. ansset

    Date d'inscription
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    Re : Combien de G pour les astronautes au décollage?

    @harmoniciste: caractéristiques de la F1 Renault:
    http://www.auto-museum.net/fiche-tec...-R25-2005.html
    y'a quelque chose qui cloche là dedans, j'y retourne immédiatement !
     

  9. harmoniciste

    Date d'inscription
    février 2007
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    Re : Combien de G pour les astronautes au décollage?

    Effectivement, l'appui aérodynamique change tout. Merci pour cette info.
     


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