Je commence par la fin : non, il n'y a pas de formule. On n'en est pas encore à pouvoir calculer par une méthode analytique (une simple formule mathématique fonction de la pression et de la température, rho(P,T) = toussa) l'équation d'état d'une matière d'une composition chimique donnée, surtout quand ce n'est pas monoatomiqueEnvoyé par Geb
Il existe, par contre, des tentatives de modélisation mais elles sont difficiles et coûteuses (en temps de traitement). On place les atomes dans une boite virtuelle et à l'aide des lois de la physique quantique et de la physique statistique on essaye de déterminer l'évolution, les interactions et l'état d'équilibre de la matière.
Il existe 2 stratégies : soit on fixe a priori les forces entre atomes et molécules entre elles (ajustées à l'aide de mesures expérimentales). Methode simple, mais ne permettant pas de prévoir si les forces changent fondamentalement avec la pression. On arrive de cette façon a modéliser une dizaine de millions d'atomes à la fois, soit une boite d'un dizième de micron.
Soit on calcule ab initio en partant des cartes de densités electronique et en resolvant les equations de la physique quantique (le seul paramètre est le numero atomique Z de l'atome) dans ce cas on peut accéder à des changements d'état plus fondamentaux mais on n'est capable de mener le calcul que sur une centaine d'atomes.
La méthode la plus courante, et de loin, mais ça concerne surtout la zone mantellique c'est la salle de torture pour échantillon, l'expérimentation.
Trois méthodes : soit la presse gros volume : 1 cm3... Byzance quoi, (P max 20 GPa, T max : 3000K) soit l'enclume de diamant : 1 µm3 (P max 150 GPa, T max : 4000 K). Ces deux méthodes permettent de soumettre l'echantillon a des temps de torture aussi long que l'on veut et pour certains paramètres permettent une mesure in situ. Au dela : expériences par onde de choc, on projette un palet contre une cellule à pls km/s et on mesure ce qui se passe dans la microseconde qui suit. Forecement c'est assez sommaire.
Le centre de la Terre, ses 360 GPa et ses 5-6000 K nous nargue donc un peu. Mais patience
De toute façon (c'était bien la peine, tiens) ce n'est pas ce dont tu as besoin.
La Terre, en toute hypothèse n'a pas acquis son atmosphère par capture mais soit par degazage, soit par apport météoritique (ce qu'on appelle le "vernis tardif", après le Grand Impact qui a formé la Lune). Ce n'est pas comparable avec ce qui a pu se passer pour Jupiter et Saturne (dont l'histoire est par ailleurs surement foutrement tout aussi complexe mébon). C'est une évolution qui necessite de connaitre la tectonique du jeune manteau (Quelle était sa composition chimique ? Jusqu'à quelle profondeur convectait il ? Quand la surface devient elle solide ? Quand peuvent se former les océans ? Les continents ?) et la dynamique... du système solaire (qu'est ce qui nous tombait sur la tête à l'époque ?). La masse exacte de la Terre, c'est presque un détail au regard des autres inconnues. L'atmosphère (et l'océan d'ailleurs) c'est le résultat d'un échange entre les profondeurs et la surface auquel s'ajoute un apport cométaire ou micro-météoritique.
Si la question c'est juste de savoir quelle est la masse moléculaire du gaz que peut retenir la Terre dans son atmosphère alors alleluia c'est plus simple. On rentre dans le domaine de la physique pure et dure
C'est très bien expliqué ici :
http://semsci.u-strasbg.fr/atmosph.htm
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