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[entomologie/zoologie] Conservation d'arthropodes

  1. #1
    Darsad

    [entomologie/zoologie] Conservation d'arthropodes

    Bonjour,

    J'aimerais savoir quelle solution est la plus idéale pour la conservation d'arthropodes(pour plusieurs années), j'hésite entre l'alcool à 75°, à 90° ou le formol (dilué ou pas ?) ...
    Par ailleurs, pourriez vous me dire où je pourrais me procurer des flacons d'une contenance comprise entre 30 et 60 ml ?

    Cordialement,
    Darsad

    -----


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  3. #2
    Dryocopus

    Re : Conservation d'arthropodes

    Hello !

    Sauf erreur le formol est le meilleur liquide de conservation mais il est volatile et cancérigène : Classification française : cancérogène de catégorie 1. (action cancérigène connue ! ) Ce n'est donc pas forcément le meilleur a utiliser. (implique manipulation des arthropodes conservés avec des gants, milieu ventilé, etc... ). L'alcool me semble moins problématique comme liquide de conservation mais je ne connais pas bien son efficacité et la durée de conservation.
    Ensuite, pour le récipients tu peux utiliser des récipients genre Falcon, sortes tubes coniques, se fermant en vissant. On en trouve dans tous les labos... Pour t'en procurer autrement peut-être que tu peux passer par leur site internet...


    Par contre avant de mettre des charmants petits arthropodes dans de l'alcool, demande toi si c'est vraiment nécessaire... C'est normalement quelque chose que l'on fait pour de la détermination en dernier recours. Il est beaucoup plus intéressant de les observer sur le terrain, de chercher à comprendre leurs habitudes, leur mode de vie, etc... sans pour autant les tuer. Je ne sais pas ce que tu comptes faire avec tes bêbêtes, mais si tu t'intéresses à ces animaux, demandes toi si cela vaut vraiment la peine de les tuer de cette façon, ou si tu peux faire autrement.
    Accessoirement il se peut que certaines espèces soit protégées, dans ce cas la capture est interdite !

  4. #3
    Darsad

    Re : [entomologie/zoologie] Conservation d'arthropodes

    Merci Dryocopus, ne t'inquiète pas je ne vais pas mettre n'importe quoi dans un flacon !
    Je ne tue pas tous ce que je vois, heureusement, ce n'est que les insectes ou les araignées morte de vieillesse ou de maladie dans mon élevage...

    Merci et bonne vacances !

  5. #4
    Darsad

    Re : [entomologie/zoologie] Conservation d'arthropodes

    Merci Dryocopus, ne t'inquiète pas je ne vais pas mettre n'importe quoi dans un flacon !
    Je ne tue pas tous ce que je vois, heureusement, ce n'est que les insectes ou les araignées morts de vieillesse ou de maladie dans mon élevage...

    Merci et bonne vacances !

  6. #5
    Otopteryx-volitans

    Re : [entomologie/zoologie] Conservation d'arthropodes

    bonjour,

    la conservation en liquide est à courte échéance une solution peu satisfaisante, car les animaux dans l'alcool on une très forte tendance à se décolorer. il faut ensuite remettre régulièrement de l'alcool.

    la conservation à sec est ce qui se fait pour une grande partie des insectes, mais qui n'est pas du tout satisfaisant pour les araignées de nos régions.

    cela demande un petit peu de pratique mais c'est ce qui permet aussi de regarder et d'observer un spécimen sans trop de difficulté alors que si celui ci est en liquide, c'est plus compliqué.

    il y a plusieurs site ou les méthode de collection à sec sont expliqués.

    Oto.

  7. #6
    Otopteryx-volitans

    Re : Conservation d'arthropodes

    Citation Envoyé par Dryocopus Voir le message
    Hello !


    Par contre avant de mettre des charmants petits arthropodes dans de l'alcool, demande toi si c'est vraiment nécessaire... C'est normalement quelque chose que l'on fait pour de la détermination en dernier recours. Il est beaucoup plus intéressant de les observer sur le terrain, de chercher à comprendre leurs habitudes, leur mode de vie, etc... sans pour autant les tuer. Je ne sais pas ce que tu comptes faire avec tes bêbêtes, mais si tu t'intéresses à ces animaux, demandes toi si cela vaut vraiment la peine de les tuer de cette façon, ou si tu peux faire autrement.
    Accessoirement il se peut que certaines espèces soit protégées, dans ce cas la capture est interdite !

    Bonjour,
    je suis d'accord avec le fond de ta réponse : MODERATION

    mais j'aimerais apporter un autre point de vue aux motifs de cette modération en estimant que le prélèvements de quelques spécimens n'a que d'infinitésimales (et encore) conséquences sur une espèce ou une population.

    je m'appuie en cela sur des publications certes pas très récentes mais assez édifiante sur l'impact d'un siècle de collecte de bourdons en France et en Belgique.

    Rasmont, P., 1997 (1996). Pour une conservation des abeilles sauvages de France et de Belgique : Protection ou surveillance ? (Hymenoptera, Apoidea). pp. 71-83 In: "La protection des espaces naturels et de l'entomofaune". Muséum d'Histoire Naturelle de Grenoble, Grenoble, 199 pp.
    j'ai recopié le passage concernant l'impact de la collecte. je ne le résume pas car il me parait très explicite.

    "
    Rasmont & Mersch (1998) comparent l'importance de la régression observée avec les collectes entomologiques. 100 ans de collectes de bourdons ont rapporté de 200 000 à 300 000 spécimens de France et de Belgique dans les collections et institution de recherche, soit une moyenne de 2000 à 3000 spécimens par an[...].

    Duhayon (1992, 1993) évaluait récemment les densités de population e bourdon dans les landes à Ericaceae. Il obtenait ainsi des densités instantanées pour une seule espèce de 1 000 à 10 000 individus / ha. Certaines stations sont plus pauvres (plaines cultivées) mais d'autres (notamment aux altitudes de 700 -1500 m) peuvent être nettement plus riches ! On arrive ainsi à une évaluation qui, même en restant prudent se situe aux environ de 100 000 bourdons/km 2. L'enquête sur la distribution des bourdons de France et de Belgique à donc eu comme coût écologique 1/23 200 000ème de la population totale de bourdons portée par le territoire en un siècle (580 000km2 de superficie X 100 ans X 100 000 bourdons /km2 / 250 000 bourdons en collection). Pour reprendre un débat récent sur la disparition des dinosaures, un individus bourdon à probablement 100 000 fois moins de chance de mourir de la main d'un entomologiste que de la chute d'une météorite ou d'une éruption volcanique !

    Hamon (1994) a récemment étendu cette évaluation de l'impact de la collecte entomologique à l'ensemble des taxons d'insectes avec une analyse détaillée pour certains groupes bien précis. les résultats de sa réflexion sont proche de ceux que je viens d'exposer.
    La démonstration est faîte : la collecte entomologique n'est pas une cause majeure de régression. Je ne pense pas qu'il existe de moyen d'évaluation des populations animales qui ait aussi peu d'impact. Même l'observation ornithologique la plus prudente (elle ne l'est pas toujours) fait courir un risque plus important aux populations qu'elle surveille. Existe t’il un moyen de marquer un animal avec un risque de mortalité inférieure à 1/ 23 000 000ème ? »


    Que dire de plus, le professeur rasmont n'est pas un urluberlu, mais bien l'un des meilleurs spécialiste des bourdons en europe.

    et voici ce qu'il rajoutait plusrécement sur une liste de dicussion à propos de la collecte d'insecte.

    "Il faut couper cour cette idée: il n'est PAS possible d'identifier la très très grande majorité des insectes sans les tuer et les préparer correctement.
    AUCUNE étude scientifique digne de ce nom sur les insectes ne peut se dispenser de la réalisation d'une collection à un stade ou l'autre du travail.
    […] la collection n'est pleinement justifiée que lorsqu'elle a un caractère "utilitaire". Et encore.... Je remarque que les cadres des photographies de mon salon sont fait de bois. On a donc du couper des arbres et les tuer, pour mon seul plaisir. La gélatine de la péliculle employée pour ces photos est d'origine animale. Le papier sur lequel elles sont imprimée est fait de pulpe de bois.
    Je ne crois pas qu'il soit possible de se construire une éthique basée sur "ne jamais tuer d'autres êtres vivants". Ou alors, ça même au suicide immédiat.
    Nous sommes des êtres vivants hétérotrophes, donc consommateurs d'autres êtres vivants. Nous sommes en bout de chaînes alimentaires, donc inévitablement plus ou moins prédateur. Nous sommes dispersé très largement au-delà de l'aire de dispersion normal d'un primate (tous sont intertropicaux sauf l'homme). Nous le pouvons parceque nous tuons des êtres vivants donc nous faisons du bois de chauffage, du foin, de l'ensilage, du steak, de la fourure, de la laine, du lait, des oeufs. (Rappel: pour obtenir du lait, il faut produire et tuer un veau par an, au cas où quelques végétariens ne l'auraient pas compris).
    On peut, bien entendu, se faire une morale sélective du style: je ne tue pas d'animaux à sang chaud, je ne tue pas de vertébrés, je tue des plantes mais pas d'animaux, Je mange du poulet mais pas du steak, je mange du mouton mais ps du cheval, etc... mais ces critères sélectifs sont totalement arbitraires.
    Le mieux est d'observer la modération: on tue parce qu'il le faut. Et il faut aussi obtenir un certain plaisir de la vie. Si la collection fourni ce plaisir, elle est légitime. La condition est que 1) on ne s'attaque pas à des taxons menacés 2) on les tue sans souffrance inutile 3) on se fait vraiment plaisir 4) on reste modéré dans ce plaisir.
    "

    je vous laisse méditer ce point de vue que l'on entends peu souvent.

    Oto.
    de passage et qui avait rassemblés des doc sur ce sujet avant de venir sur le forum. c'est donc un concours de circonstance .

  8. #7
    Franck (étudiant breton)

    Re : Conservation d'arthropodes

    Bonsoir,

    D'accord avec tous le monde, mais si tu persiste à vouloir conserver des espèces que tu as bien identifié et que tu sais abondante, tu peux allez voir sur ce site :http://www.entomo.oxatis.com
    Tu peux leur poser des questions ouverte et ils vendent du matos
    Salut

    Franck

  9. #8
    kinette

    Re : [entomologie/zoologie] Conservation d'arthropodes

    Bonjour,
    Je pense qu'il est bon de nuancer cette position que la collecte entomologique n'aurait aucun impact.
    Tout d'abord, partir des bourdons est bien différent de partir d'une espèce non sociale, surtout si on s'intéresse à certaines espèces dont les temps de développement sont de plusieurs années et ayant des répartitions très localisées.
    A moins que la fameuse étude ne s'intéresse au prélèvement de reines de bourdons (mais si le prélèvement est fait lors de la dispersion... comme leur mortalité est élevée, l'impact reste aussi évidemment plus faible que la destruction d'une colonie (on a le même genre de problématique quand on s'intéresse à la période de chasse: selon le moment de prélèvement, l'impact n'est pas le même).

    Evidemment, comme dans nos contrées les entomologistes restent peu nombreux et sont généralement des gens responsables qui ne se précipitent pas pour collecter des espèces très rares et très localisées... je pense que oui, globalement l'impact est négligeable.

    Ceci dit, personnellement, j'hésiterais à collecter certaines espèces de libellules, de carabidés ou de papillons...
    K
    Nomina si nescis, perit et cognito rerum.

  10. #9
    Otopteryx-volitans

    Re : [entomologie/zoologie] Conservation d'arthropodes

    bonjour,
    Il s'agit certes d'une approximation et même si l'auteur s'est trompé d'un voir même deux ordre de grandeur on reste dans l'infinitésimal tout comme les évaluations faites ci-dessous

    un choix personnel ne se discute "pas" surtout si on est d'accord avec soi même..

    mais il ne faut pas se leurrer, c'est la destruction des habitats qui a la plus forte corrélation avec la régression des espèces.

    Qu'ils soient libellules, papillons, voir carabidés , si c'est la crainte d'avoir un impact sur les population qui guide le non prélèvements celle-ci ne me semble pas réaliste.

    c'est au contraire l'acquisition de connaissance qui permet de mieux évaluer l'état des populations et de suivre leur évolution avec une très haute précision puisqu'il est toujours possible de revenir au spécimen pour confirmer l'identification même 50 ans après sa capture.


    Pour exemple, les agrions (demoiselles) présentent des densitées de population surprenante que l'on à du mal à appréhender simplement en se promenant sur le bords d'une rivière. cette densité est de l'ordre de 300 individus par mètre linéaire et par an !( S.F.Odonatologie)

    je n'ai pas la longueur du réseau hydrogrpahique français, mais rien que pour le bretagne ,c 'est près de 30 000 kilomètres de linéaires soit une population potentielle de 900 000 000 d'individus....

    Pour les grandes libellules il faut également savoir qu'en général on en voit peu car il y a des conflits de territorialité et qu'un mâle domine un secteur chassant tout les intrus de son territoire. Dès que celui ci vient à disparaitre, il est remplacé dans les minutes suivantes par un prétendant qui restait au abord du territoire.

    Pour revenir sur l'impact des prélèvements naturalistes , Hamon 1994 in l'entomologiste donnes les informations suivantes

    * une estimation (basse)du nombre d'insectes vivants en France métropolitaine au cours d'une année est de 2 à 5 million de milliards.

    * sur cette population , si il y a 3000 entomologistes qui collectent 2000 spécimens le prélèvement constituerai 6 millions de spécimens; ce qui est très au delà de la vérité, le marché des épingles entomologique beaucoups plus bas que cela.

    *Les travaux de l'équipe de l'INRA de Chambon (1993) estime que les voitures tuent chaque année entre 66 000 milliards et 32 000 milliards d'insectes

    * Il faut donc entre 3 et 6 seconde aux voitures françaises en 1993 pour collecter autant d'insectes que l'ensemble des entomologistes de France.
    alors que ceux ci ne collectent en moyenne annuelle et selon les groupe , que de 2 à 120 spécimens par espèce....



    voila pour les autres pistes de réflexions.

    bonne soirée
    Oto

  11. #10
    _Mayou_

    Re : [entomologie/zoologie] Conservation d'arthropodes

    Et personne ne fait respecter le silence dans ta BU ?
    Perso je suis mieux au calme à la BU qu'avec le bruit de tous les membres de la famille chez moi

    Et puis les livres de bio mol...c'est bien gentil à conseiller mais perso je l'aurai acheté quasiment pour rien puisque n'en ayant fait que très très peu.
    Donc tout ça est à adapter à son parcours --> Biologie des organismes = pas de bio mol, Biochimie = pas de phylogénie...

    Donc il faut :
    1. D'abord commencer les cours, voir comment ça se passe, si on a besoin d'un bouquin.
    2. Voir si la BU est une BU normale (= où l'on peut travailler) ou si c'est une cours de récré. Dans le 1er cas, l'achat de bouquin sera fortement limité. Vu les prix, quand on peut s'en passer....
    3. Bien regarder les matières qu'on aura au cours du parcours de licence qu'on a choisi. Ne pas acheter un bouquin à 50€ qui va ne servir qu'au 1er semestre.
    4. Privilégier les bouquins avec des schémas : c'est souvent ce dont on a besoin, et pas les gros pavés aux explications confuses (du moins en L1). Certaines matières notemment (comme l'embryo) nécessitent des dessins, schémas, photos, couleurs...

  12. #11
    Dryocopus

    Re : [entomologie/zoologie] Conservation d'arthropodes

    Bonsoir,

    Je suis tout à fait conscient du lourd tribu payé par les insectes en tout genre aux voitures (et aux hommes en général...) mais pour moi ce n'est pas là le problème. Il n'est arrivé de devoir effectuer des prélèvements d'insectes dans le but de les déterminer par la suite, dans certains cas c'est donc malheureusement obligatoire...
    Mais j'ai beaucoup de mal avec les collection d'insectes en tout genre qui prennent la poussière dans un greniers. Cela peut paraître un peu illusoire mais je pense qu'une vie est une vie que ce soit un bourdon, un escargot, ou un mammifère. La quantité de certaines espèces d'insectes rend souvent les gens insensibles et ils ne se posent pas trop de questions quand il faut tuer telle ou telle bébête, de plus il peut y avoir une certaine répugnance n'arrange pas trop les choses.
    Si la personne prend le soin de déterminer les espèces et de noter précisément son travail et d'être méthodique, si le travail peut être utile, alors pourquoi pas... mais je pense que ce n'est pas la majeure partie des cas.
    Pour terminer, il y a quelque chose qui me dérange:
    Il faut donc entre 3 et 6 seconde aux voitures françaises en 1993 pour collecter autant d'insectes que l'ensemble des entomologistes de France.
    Ce n'est pas parce que il y a de lourdes pertes qu'on peut sans souci en générer d'autres ! C'est clair que l'impact sur le milieu est en général minime (dépend encore de ce qui est prélevé...) mais c'est un peu une excuse facile, non? Les passereaux subissent de nombreuses pertes pendant la migration, est-ce que du coup on se pourrait se permettre d'en tuer quelques-uns de plus ? (vu qu'au final cela représente peu sur le total des pertes !!! )

  13. #12
    _Mayou_

    Re : [entomologie/zoologie] Conservation d'arthropodes

    (désolée pour le post qui n'a rien à faire ici, j'ai demandé à un modérateur de le supprimer)

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