Le degré, divisé en minutes et secondes qui sont des soixantièmes, vient des Babyloniens, qui comptaient en base 60 (sexagésimale). Les mathématiciens arabes ont poursuivi et mesuré les angles célestes et terrestres de la même manière. La mesure du temps de cette façon, directement issue des angles astronomiques, en a découlé.
L'utilité originelle des 360° du système sexagésimal est de faciliter le calcul des fractions (et des multiplications). En effet 360 étant le multiple de (1 × 2 × 3 × 4 × 5) 3, il se divise donc par ces multiples ainsi que par 6, 8, 9, 10, 12, 15, etc. c'est-à-dire toutes les combinaisons de ces multiples.
Ainsi: 3/5 - 1/3 = 9/15 - 5/15 = 4/15 correspond à 216° - 120° = 96° ce qui est plus aisément calculable sans calculateur que 0.6 - 0.333... = 0.266... Avec une légère familiarisation, et cela tout en se passant de la méthode du commun dénominateur, on s'apercoit que le résultat 96° = 4 × 24° soit quatre quinzièmes. Une approche alternative aura aussi donner à voir que 90° + 6° est égal à un quart plus un soixantième.
Finalement du fait que 360° égale 0°, on se retrouve à calculer en modulo 360 lorsque l'on parle en degrés. On peut souvent opérer les calculs dans les modulos inférieurs que sont les multiplicateurs de 360. Au plus simple, sept demi-tours valent un demi-tour. En langage mathématique: 7 ≡ 1 (mod 2), sept est congru à un, modulo deux; et 7 × 180° = 1260° ≡ 180° (mod 360°). En pratique on se contente de dire sept fois cent quatre-vingt degrés est égal à cent quatre-vingt degrés. De même 120° + 270° = 390° ≡ 30° (mod 360°).