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20/02/2012 - 14h46 Geb
Re : Les facteurs de destruction totale de l'humanité
Bonjour,  Envoyé par Valkyrie Pas plus tard qu'il y a 75.000 ans le Toba a failli réussir à nous exterminer. On estime d'ailleurs que l'Humanité ne comptait alors plus que quelques milliers de membres grand max (et cela en analysant le goulet d'étranglement génétique causé par l'éruption). En plus des remarques de T-K, je voudrais ajouter que dans l'article de Wikipedia en anglais sur la catastrophe de Toba, sont cités des papiers où le nombre d'Homo sapiens après la catastrophe de Toba était de 1000 pour l'hypothèse la plus pessimiste, et de 15000 pour l'hypothèse la plus optimiste. Aussi, j'ignore si c'est la population humaine totale qui est estimée, ou si c'est plutôt le pool génétique des descendants actuels de l'Humanité, auquel cas le nombre effectif de survivants pourraient être bien supérieur aux estimations.
Aussi, je voudrais tout de même préciser que selon une publication d'octobre 2003 par Jean-Noël Biraben, le nombre des Homo sapiens entre 65000 et 40000 avant notre ère aurait fluctué entre 500000 et 700000 individus. Il serait étonnant que la population humaine ait été supérieure dans les époques antérieures à la catastrophe de Toba. Donc en chiffres absolus, la catastrophe de Toba aurait fait quelques centaines de milliers de victimes, largement concentrés en Afrique.
La situation à l'époque ne permet en rien de spéculer sur le caractère "exterminateur" d'une telle éruption volcanique, si elle s'était produite à notre époque, même si je crois avoir lu au sujet de Toba qu'elle serait considéré comme la plus importante éruption volcanique de ces 25 derniers millions d'années.  Envoyé par raigo MAIS si l'on devait subsister jusqu'à 5 milliards d'années après JC (dans une forme génétique plus ou moins proche), à partir de quel seuil sera-t-il impossible à une forme de vie complexe de survivre sur la Terre ? À ce propos, j'aime bien le papier de Caldeira et Kasting publié en 1992 : "The life span of the biosphere revisited".
Cela dit je suppose que l'influence anthropique sur le climat empêcherait le taux de CO2 atmosphérique de trop baisser. Au pire, je dirais que l'on parviendra bien un jour, dans les siècles à venir, à pratiquer la géoingénierie (contrôle du climat à grande échelle).
Peut-être que les lois de la physique lui interdiront encore d'aller très loin, et qu'il devra se contenter de Pluton  , où il fera un peu plus chaud lorsque le soleil sera 100 fois plus volumineux qu'aujourd'hui...
En fait, si on regarde les modèles, par exemple dans le papier de Schröder & Smith publié en 2008, on voit que la zone d'habitabilité pendant le stade géante rouge fluctue énormément et brusquement, à au moins 3 reprises. Difficile d'imaginer rester gentillement sur Pluton. Il vaudrait mieux se déplacer dans une immense station spatiale.
Cordialement.
Dernière modification par Tawahi-Kiwi ; 21/02/2012 à 23h52.
Motif: balises quote / T-K
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20/02/2012 - 18h36 henriparisien
Re : Les facteurs de destruction totale de l'humanité
 Envoyé par Geb En fait, si on regarde les modèles, par exemple dans le papier de Schröder & Smith publié en 2008, on voit que la zone d'habitabilité pendant le stade géante rouge fluctue énormément et brusquement, à au moins 3 reprises. Difficile d'imaginer rester gentillement sur Pluton. Il vaudrait mieux se déplacer dans une immense station spatiale.
Cordialement. En même temps, si on est capable de fabriquer une immense station spatiale, autant s'en servir pour faire un voyage de quelques milliers d'années pour aller sur une autre étoile.
Non ?
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20/02/2012 - 20h39 henriparisien
Re : Les facteurs de destruction totale de l'humanité
 Envoyé par raigo J'ai l'impression que pour l'instant, on n'arrive pas à trouver une raison valable pour que les humains dégagent avant la fin de notre étoile ! Humanité 1, Forum FS Génération 0... : Hum, je pense que le forum FS peut faire mieux.
L'humanité c'est une espèce. Et les espèces disparaissent tous les jours sans que la terre soit détruite. Donc, cela me parait un peu présomptueux d'attendre la nova pour prédire la fin de l'humanité.
Comme ça, en y réfléchissant trois minutes, je vois trois raisons pour qu'une espèce disparaisse :
1> la disparition de sa niche écologique. Mais on occupe a peu près toutes les niches écologiques présente sur la terre. Donc cela revient, pour supposer que ce soit un risque pour l'espèce humaine, de supposer la disparition de la terre.
2> L'apparition d'un prédateur "absolu" qui décime l'espèce. C'est ce qui est arrivé aux dodos quand les rats ont débarqués des navires européens. Mais ramené à l'espèce humaine, cela parait compliqué. Si on écarte l'hypothèse extra-terrestre (et même en l'incluant si on regarde alien ou predator comme des documentaires) on est sûr de ne pas en trouver dans la catégorie macroscopique (qui peut se tuer avec un fusil). Et sur la catégorie microscopique (virus, bactérie) on a des techniques prophylactiques (mise en quarantaine) qui permettent d'être sûr que l'ensemble de l'humanité ne sera pas infecté.
3> l'apparition d'un concurrent plus adapté et qui reprend l'ensemble des niches écologiques occupées par l'espèce disparue. C'est - peut-être - ce qui est arrivé à Cro magnon avec l'homo sapiens. C'est à mon avis le plus gros risque.
On a évoqué un peu plus haut le scénario "peste grise" induit par les nanotechnologie. Mais s'il existe des composants relativement simple capable de se dupliquer et de tout bouffer, j'ai l'impression qu'ils auraient déjà été trouvé en 3 milliards d'évolution sur la terre. et en paralèle, et comme c'est toujours plus simple de détruire que de créer, je suis a peu près sûr que si on arrive à les fabriquer, on arrivera à les détruire. Pareil en plus facile encore pour l'hypothèse terminator. Ce n'est pas parce qu'il existera qu'il aura des usines lui permettant de se dupliquer à volonté. Nous si 
De même, vu le brassage génétique actuel, il est assez inimaginable qu'un isola humain puisse l'être (isolé) suffisamment longtemps (au moins 50 000 ans) pour qu'un descendant naturel de l'homme puisse le supplanter.
Mais si la sélection naturelle ne peut plus faire son travail, un peu de réingénierie génétique peut tout à fait le faire. par exemple une petite transformation génétique qui verrait l'espérance de vie de nos enfants multiplié par 10 (mais déjà par 2 ce serait pas mal ). Je ne suis pas sûr, qu'alors l’humanité serait toujours la même et on pourrait peut-être parler de sa fin.
Non ?
Dernière modification par henriparisien ; 20/02/2012 à 20h42.
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20/02/2012 - 21h28 raigo
Re : Les facteurs de destruction totale de l'humanité
En fait, si on regarde les modèles, par exemple dans le papier de Schröder & Smith publié en 2008, on voit que la zone d'habitabilité pendant le stade géante rouge fluctue énormément et brusquement, à au moins 3 reprises. Difficile d'imaginer rester gentiment sur Pluton. Il vaudrait mieux se déplacer dans une immense station spatiale.
J'ai lu avec intérêt cet article, à la fois passionnant et terrifiant. Les nouvelles ne sont pas bonnes : dans un milliard d'années, la Terre ne sera plus dans la zone habitable du système solaire...
Certainly, with the 10% increase of solar luminosity over the next 1Gy (see previous section), it is clear that Earth will come to leave the HZ already in about a billion years time, since the inner (hot side) boundary will then cross 1AU. By the time the Sun comes to leave the main sequence, around an age of 10Gy (Table 1), our simple model predicts that the HZ will have moved out to the range 1.29 to 1.86AU. The Sun will have lost very little mass by that time, so the Earth’s orbital radius will still be about 1AU – left far behind by the HZ, which will instead be enveloping the orbit of Mars.
Par ailleurs, des scientifiques se sont penchés sur la possibilité de modifier l'orbite de la Terre (de plusieurs unités astronomiques) afin de la caler dans la nouvelle zone habitable... et ainsi de prolonger la vie terrienne de quelques milliards d'années. La méthode consiste à utiliser le champ gravitationnel de plusieurs astéroïdes massifs pour "guider" notre planète vers sa nouvelle orbite 
An ingenious scheme for doing so which, in the first place, could increase the time-scale for habitation by intelligent life for the whole of the Sun’s MS life-time, was proposed by Korycansky, Laughlin & Adams (2001). They pointed out that a suitable encounter of the Earth every 6000 years or so with a body of large asteroidal mass could be arranged to move the orbit of the Earth outwards; Kuiper Belt objects might be the most suitable. The energy requirements could be reduced by incorporating additional encounters with Jupiter and/or Saturn. Although still very large by today’s standards, the energy requirements remain small compared to those for interstellar travel.
On the face of it, this scheme seems far-fetched, but Korycansky et al. (2001) show that it is in principle possible, both technically and energetically, although currently somewhat beyond our technical capabilities; however, there is no immediate hurry to implement the scheme, which could await the development of the relevant technology. It would have the advantage of improving conditions for the whole biosphere, whereas any scheme for interplanetary ‘life rafts’ that could move slowly outwards to maintain habitable conditions would, on cost and energy grounds, necessarily be confined to a small fraction of the human population – with all the political problems that that would produce – plus
perhaps a tiny proportion of other species. None the less, the asteroidal fly-by scheme has its own problems, not least the danger of a benign close approach turning into a catastrophic accidental collision, and possibly also triggering orbital instability – cf. also Debes & Sigurdsson (2002).
Ce serait faisable et moins coûteux qu'un voyage interstellaire !
Hum, je pense que le forum FS peut faire mieux.
L'humanité c'est une espèce. Et les espèces disparaissent tous les jours sans que la terre soit détruite. Donc, cela me parait un peu présomptueux d'attendre la nova pour prédire la fin de l'humanité.
Comme ça, en y réfléchissant trois minutes, je vois trois raisons pour qu'une espèce disparaisse :
1> la disparition de sa niche écologique. Mais on occupe a peu près toutes les niches écologiques présente sur la terre. Donc cela revient, pour supposer que ce soit un risque pour l'espèce humaine, de supposer la disparition de la terre.
2> L'apparition d'un prédateur "absolu" qui décime l'espèce. C'est ce qui est arrivé aux dodos quand les rats ont débarqués des navires européens. Mais ramené à l'espèce humaine, cela parait compliqué. Si on écarte l'hypothèse extra-terrestre (et même en l'incluant si on regarde alien ou predator comme des documentaires) on est sûr de ne pas en trouver dans la catégorie macroscopique (qui peut se tuer avec un fusil). Et sur la catégorie microscopique (virus, bactérie) on a des techniques prophylactiques (mise en quarantaine) qui permettent d'être sûr que l'ensemble de l'humanité ne sera pas infecté.
3> l'apparition d'un concurrent plus adapté et qui reprend l'ensemble des niches écologiques occupées par l'espèce disparue. C'est - peut-être - ce qui est arrivé à Cro magnon avec l'homo sapiens. C'est à mon avis le plus gros risque.
On a évoqué un peu plus haut le scénario "peste grise" induit par les nanotechnologie. Mais s'il existe des composants relativement simple capable de se dupliquer et de tout bouffer, j'ai l'impression qu'ils auraient déjà été trouvé en 3 milliards d'évolution sur la terre. et en paralèle, et comme c'est toujours plus simple de détruire que de créer, je suis a peu près sûr que si on arrive à les fabriquer, on arrivera à les détruire. Pareil en plus facile encore pour l'hypothèse terminator. Ce n'est pas parce qu'il existera qu'il aura des usines lui permettant de se dupliquer à volonté. Nous si
De même, vu le brassage génétique actuel, il est assez inimaginable qu'un isola humain puisse l'être (isolé) suffisamment longtemps (au moins 50 000 ans) pour qu'un descendant naturel de l'homme puisse le supplanter.
Mais si la sélection naturelle ne peut plus faire son travail, un peu de réingénierie génétique peut tout à fait le faire. par exemple une petite transformation génétique qui verrait l'espérance de vie de nos enfants multiplié par 10 (mais déjà par 2 ce serait pas mal ). Je ne suis pas sûr, qu'alors l’humanité serait toujours la même et on pourrait peut-être parler de sa fin.
Non ?
Héhé, ton argumentation est très convaincante mais toi non plus tu ne vois pas ce qui pourrait nous éradiquer avant la fin du Soleil 
D'un point de vue strictement biologique, je pense très possible que l'espèce humanoïde de, disons 850 millions d'années après JC, et celle d'aujourd'hui, ne seront pas les mêmes. Dans le sens où la procréation entre deux individus de chaque population (celle d'aujourd'hui et celle du futur) ne pourrait pas donner naissance à une descendance fertile, tellement leurs gènes seraient différents. Mais cette évolution se fera probablement de façon progressive et homogène, en raison du brassage génétique permanent. AMHA, notre espèce ne va pas s'éteindre brutalement parce qu'elle devrait céder sa place à un cousin mieux armé biologiquement.
Le sujet devrait peut-être être mieux précisé. Car dans le terme humanité, j'englobe les possibles futures espèces descendantes de l'homme... -
20/02/2012 - 22h14 henriparisien
Re : Les facteurs de destruction totale de l'humanité
 Envoyé par raigo Héhé, ton argumentation est très convaincante mais toi non plus tu ne vois pas ce qui pourrait nous éradiquer avant la fin du Soleil
D'un point de vue strictement biologique, je pense très possible que l'espèce humanoïde de, disons 850 millions d'années après JC, et celle d'aujourd'hui, ne seront pas les mêmes. Dans le sens où la procréation entre deux individus de chaque population (celle d'aujourd'hui et celle du futur) ne pourrait pas donner naissance à une descendance fertile, tellement leurs gènes seraient différents. Mais cette évolution se fera probablement de façon progressive et homogène, en raison du brassage génétique permanent. AMHA, notre espèce ne va pas s'éteindre brutalement parce qu'elle devrait céder sa place à un cousin mieux armé biologiquement.
Le sujet devrait peut-être être mieux précisé. Car dans le terme humanité, j'englobe les possibles futures espèces descendantes de l'homme...  Je ne suis pas d'accord. Tu envisages une évolution "naturelle". En restant dans le cadre de cette évolution "naturelle", il n'est pas impossible qu'un humain du 21° siècle, soit inter-fécond avec celui de 850 millions d'années dans le futur. De mémoire, il me semble qu'il y a des espèces de poissons qui sont morphologiquement identique en tout point avec des fossiles vieux de deux cent millions d'années. On peut supposer que leur niche écologique n'a pas évoluée, et qu'ils sont dans un maximum locale dans l'arbre des possibles évolutifs et que donc ils n'ont plus la possibilité d'évoluer. Au paradoxe temporel près, ils sont de la même espèce.
Mais mon argumentation à moi, c'est de dire qu'on peut acquérir la possibilité de se transformer. J'ai évoqué une amélioration considérable de l'espérance de vie qui transformerait la condition humaine. Elle peut se faire sans modification morphologique et n'est peut-être pas réalisable.
Mais ce qui parait par contre tout à fait possible, c'est qu'on améliore notre capacité pulmonaire et qu'on deviennent des dauphins. Je connais des personnes qui signerait tout de suite Ou encore, qu'on se fasse pousser une paire d'aile dans le dos (éventuellement renforcée par une armature en carbone) et qu'on deviennent des anges. Ce serait quand même beaucoup plus pratique pour aller au bureau, non ?
Et dans cette hypothèse, il n'y aurait plus une seule espèce humaine, mais des centaines. Ce qui nous obligerait à considérer que l'espèce humaine tel que nous la connaissons actuellement a disparue. Après tout, nous sommes peut-être tous des Mickael Jackson.
En y réfléchissant, je pense même que c'est assez réaliste d'imaginer que ce sera du domaine du possible à l'échéance du XXII° siècle. Et si c'est du domaine du possible, ce sera fait. Finalement, on (l'humanité non augmentée) disparaîtra peut-être à échéance de moins de 100 ans
Dernière modification par henriparisien ; 20/02/2012 à 22h17.
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21/02/2012 - 22h39 raigo
Re : Les facteurs de destruction totale de l'humanité
Je ne suis pas d'accord. Tu envisages une évolution "naturelle". En restant dans le cadre de cette évolution "naturelle", il n'est pas impossible qu'un humain du 21° siècle, soit inter-fécond avec celui de 850 millions d'années dans le futur. De mémoire, il me semble qu'il y a des espèces de poissons qui sont morphologiquement identique en tout point avec des fossiles vieux de deux cent millions d'années. On peut supposer que leur niche écologique n'a pas évoluée, et qu'ils sont dans un maximum locale dans l'arbre des possibles évolutifs et que donc ils n'ont plus la possibilité d'évoluer. Au paradoxe temporel près, ils sont de la même espèce.
L'avis d'un généticien serait le bienvenu, mais je pense personnellement que sur 850 millions d'années (c'est très très beaucoup quand même ), le génome commun aura subi tellement de micromutations, naturelles ou non, que le résultat sera TRES différent. Au point que la barrière des espèces sera franchie ? C'est possible.
Mais mon argumentation à moi, c'est de dire qu'on peut acquérir la possibilité de se transformer. J'ai évoqué une amélioration considérable de l'espérance de vie qui transformerait la condition humaine. Elle peut se faire sans modification morphologique et n'est peut-être pas réalisable. Mais ce qui parait par contre tout à fait possible, c'est qu'on améliore notre capacité pulmonaire et qu'on deviennent des dauphins. Je connais des personnes qui signerait tout de suite Ou encore, qu'on se fasse pousser une paire d'aile dans le dos (éventuellement renforcée par une armature en carbone) et qu'on deviennent des anges. Ce serait quand même beaucoup plus pratique pour aller au bureau, non ?
Tu parles de modification du génome d'un individu, à la carte, avant ou après sa naissance. Des expérimentations (éthiquement douteuses ) sont possibles dans le futur, mais de là à CREER une population procréative qui va devenir une espèce distincte...
Après tout, nous sommes peut-être tous des Mickael Jackson.

Pour en revenir au moment où l'intensité lumineuse du Soleil fera tout griller sur Terre : il y a peut-être un fil là-dessus, mais serait-il possible de s'enterrer et d'utiliser les importantes quantités d'énergie solaire pour la clim', la culture hydroponique, fabriquer de l'eau et tout le reste ?
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21/02/2012 - 22h52 raigo
Re : Les facteurs de destruction totale de l'humanité
De mémoire, il me semble qu'il y a des espèces de poissons qui sont morphologiquement identique en tout point avec des fossiles vieux de deux cent millions d'années. On peut supposer que leur niche écologique n'a pas évoluée, et qu'ils sont dans un maximum locale dans l'arbre des possibles évolutifs et que donc ils n'ont plus la possibilité d'évoluer. Au paradoxe temporel près, ils sont de la même espèce.
Les espèces panchroniques (fossiles vivants) sont controversées, car rien ne prouve que le génome des espèces anciennes était exactement le même que celles d'aujourd'hui. Selon Wikipedia :
Pour Guillaume Lecointre et Hervé Le Guyader, l'apparente stabilité morphologique des espèces panchroniques ne concerne que la morphologie externe globale de ces groupes d'espèces, l'anatomie interne et a fortiori le patrimoine génétique de ces espèces varie et évolue au cours du temps. En 2007, le squelette interne d'une nageoire d'un fossile de cœlacanthe du Dévonien a pu être observé pour la première fois. Le résultat majeur de cette découverte est de montrer que si la nageoire ressemble de façon externe à celle d'un cœlacanthe actuel, son squelette interne est asymétrique (comme celui des actinoptérygiens actuels) et non pas symétrique comme celui des sarcoptérygiens actuels (cœlacanthes, dipneustes, tétrapodes). En d'autres termes, si l'aspect externe d'une nageoire de Cœlacanthe a été peu modifié depuis le Dévonien, son anatomie a subi des remaniements substantiels. On peut aussi supposer que la physiologie et le métabolisme de ces espèces a évolué, hypothèse néanmoins difficilement vérifiable.
Cela impliquerait qu'au fil des millions d'années, le génome évolue forcément.
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22/02/2012 - 00h14 Tawahi-Kiwi
Re : Les facteurs de destruction totale de l'humanité
 Envoyé par raigo L'avis d'un généticien serait le bienvenu, mais je pense personnellement que sur 850 millions d'années (c'est très très beaucoup quand même  ), le génome commun aura subi tellement de micromutations, naturelles ou non, que le résultat sera TRES différent. Au point que la barrière des espèces sera franchie ? C'est possible. 850 millions d'annees est en effet une periode ridiculement longue. Dans le cas des "fossiles vivants" c'est une image grand public de la chose. Elle n'a de scientifique que de vagues ressemblances morphologiques mais il s'agit d'especes (et parfois de genres) differents au cours des ages. Un biologiste/paleontologue peut me corriger si je dis que les plus anciennes especes vertebrees a l'heure actuelle n'ont pas plus de 10 millions d'annees. La plupart etant plutot de l'ordre du million.
Si dans 10 millions d'annees, Homo sapiens est toujours la meme espece, alors, on pourra commencer a se poser des questions. Mais tant qu'a present, on est une espece relativement jeune, sujette a des mutations naturelles et une extinction. Personellement, compte-tenu de la jeunesse et la complexite de notre espece, je ne nous donne pas plus d'un million d'annees sans intervention technologique majeure (et a cette echelle de grandeur, il faut pas se planter sinon ca peut etre une generation avant extinction).  Envoyé par henriparisien Mais ce qui parait par contre tout à fait possible, c'est qu'on améliore notre capacité pulmonaire et qu'on deviennent des dauphins. Je connais des personnes qui signerait tout de suite Ou encore, qu'on se fasse pousser une paire d'aile dans le dos (éventuellement renforcée par une armature en carbone) et qu'on deviennent des anges. Ce serait quand même beaucoup plus pratique pour aller au bureau, non ? Bin on fait ca au travers de la technologie, on a invente les ulm et les scaphandres. On va meme dans l'espace, la ou aucune espece ne va.  Envoyé par henriparisien 3> l'apparition d'un concurrent plus adapté et qui reprend l'ensemble des niches écologiques occupées par l'espèce disparue. C'est - peut-être - ce qui est arrivé à Cro magnon avec l'homo sapiens. C'est à mon avis le plus gros risque. Cro-magnon est Homo sapiens. Ce que tu veux dire, c'est probablement l'homme de Neanderthal.
La discussion vire dans la science-fiction a tout va...., merci d'en rester avec des extrapolations scientifiques, et pas des yakafokon et des desirs personnels pour l'avenir de l'humanite.
T-K
If you open your mind too much, your brain will fall out (T.Minchin) -
22/02/2012 - 08h17 dragounet
Re : Les facteurs de destruction totale de l'humanité
Bonjour,
voir petit tableau ci-joint(44). Missiles dans le monde.jpg -
22/02/2012 - 18h00 JackCore
Re : Les facteurs de destruction totale de l'humanité
 Envoyé par Tawahi-Kiwi Un biologiste/paleontologue peut me corriger si je dis que les plus anciennes especes vertebrees a l'heure actuelle n'ont pas plus de 10 millions d'annees. La plupart etant plutot de l'ordre du million. Je ne suis pas biologiste ou paléontologue mais il me semble les crocodiles, les tortues, les kangourous, et quelques autres espèces dépassent largement les 10 millions d'années.
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22/02/2012 - 20h50 Runjulia
Re : Les facteurs de destruction totale de l'humanité
Bonsoir,
pour ma part: pas besoin d'ET ou de truc de ce genre.
Logiquement, on peut s'adapter ou non. Si le rat (oui cette animal extra-ordinnaire) le peut, nous pouvons. Il a passé quelques siècles ou millénaires (en fait j'en sais rien, peut-être quelqu'un(e) peut préciser). S'inspirer des animaux nous a apprit la science alors porque no?
Dans tous les cas, je trouve que le rat et l'homme ont un incroyable bagage en commun: celui de subsister, celui de modifier un comportement, de changer de lieux ou de s'adapter à des circonstances...exceptionnelle s.
Alors réfléchissez aux mesures qui permettent d'éliminer les rats dans nos villes: vous serez surpris.
Nous avons toujours vécus ensembles: tirez les conclusions.
Nos amis spécialistes en paléo dirons bien le reste je les attends pour cet éclairage....Même bombardé, cet animal a survécu, bon, je ne suis pas assez pour savoir, cette bête à survécu...
Bon, c'est con ce que je dis, mais réfléchissez...
Bonne soirée.
Un âne ne bute jamais sur la même pierre. Mais je ne suis pas un âne... -
22/02/2012 - 21h15 Tryss
Re : Les facteurs de destruction totale de l'humanité
 Envoyé par JackCore Je ne suis pas biologiste ou paléontologue mais il me semble les crocodiles, les tortues, les kangourous, et quelques autres espèces dépassent largement les 10 millions d'années. Crocodiles, tortues, kangourous ne sont pas des espèces...
Il y a 13 espèces de crocodile, 4 de kangourous et 327 espèces de tortue (chiffres wikipedia)
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22/02/2012 - 21h35 JackCore
Re : Les facteurs de destruction totale de l'humanité
Effectivement mais pour être complet si on chipote sur les mots, toujours selon Wikipedia 
Crocodile : Le terme crocodile est un nom vernaculaire ambigu désignant en français treize espèces de crocodiliens appartenant à la famille des Crocodylidae.
Un nom vernaculaire : nom usuel en langue locale donné à une ou plusieurs espèces animales ou végétales dans son pays ou sa région d'origine. Il peut donc désigner des taxons très différents selon le contexte.
Kangourou : Au sens large, on y rassemble les 63 plus grandes espèces vivantes de la famille des macropodidés. En plus des espèces précédentes, on y ajoute les wallaroos, les wallabys, les kangourous arboricoles, les pademelons et le quokka.
Au moins ce sont bien des vertébrés -
22/02/2012 - 21h59 Runjulia
Re : Les facteurs de destruction totale de l'humanité
Bonsoir,
perso? je pense à une incapacité à se reproduire, à une une telle pression démographique qu'elle conduirait à une dégénérescence, par auto-limitation, voire auto-mutilation, manque de nourriture et d'espace, auto-régulation par infertilité, anthropophagie...(comme certaines expériences in vivo avec nos collègues les rats ont été démontrées, pas seulement les lemmings...). Je pense que le nucléaire est le dernier de nos soucis en cette matière...
La nature...nos technologies (de gériatrie, de soins aux enfants...)voilà une question que nous devons confronter à notre humanité) je pense personnellement que nous serons certainement plus confrontés à de grandes famines (y compris l'eau) qu'à des conflits nucléaires!
Un âne ne bute jamais sur la même pierre. Mais je ne suis pas un âne... -
23/02/2012 - 06h31 Tawahi-Kiwi
Re : Les facteurs de destruction totale de l'humanité
 Envoyé par JackCore Effectivement mais pour être complet si on chipote sur les mots, toujours selon Wikipedia  Bin, c'est pas vraiment du chipotage, des termes aussi generaux ne nous avance pas. Cela revient a parler de l'extinction des hominides. Et pour ca, on est en effet sur Terre depuis 15-20 millions d'annees, avec les chimpanzes, les orang-outang etc....
Si on parle de groupes (sans se soucier de leur statut biologique), alors parmi les vertebres, des trucs comme les myxines ont plusieurs centaines de millions d'annees et les cyanobacteries plusieurs milliards. La question n'est donc pas la, mais au niveau de l'espece et plus particulierment Homo sapiens.
T-K
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