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29/03/2006 - 17h59 Coincoin
Re : Les plus belles formules
Salut,
Je vote aussi pour les équations de Maxwell ! Quand je les ai apprises, j'ai regardé pendant plusieurs secondes le tableau en me disant "voici l'électromagnétisme, puissant...".
Encore une victoire de Canard ! -
29/03/2006 - 18h18 matthias
Re : Les plus belles formules
 Envoyé par Coincoin Je vote aussi pour les équations de Maxwell ! Quand je les ai apprises, j'ai regardé pendant plusieurs secondes le tableau en me disant "voici l'électromagnétisme, puissant...". Enfin ça, c'est une fois qu'on les a comprises, parce qu'avant, on se demande plutôt ce que c'est que ce charabia. Mais c'est vrai que c'est beau.
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29/03/2006 - 18h31 Coincoin
Re : Les plus belles formules
C'est d'autant plus beau qu'on comprend rien... (il faut quand même savoir la portée de la chose)
Après les quelques secondes d'émerveillement, il a fallu que je me remette à écouter ce que disait le prof.
Je pense que le fait que ça résume tant de chose en si peu d'équations ne se retrouve pas ailleurs.
Encore une victoire de Canard ! -
29/03/2006 - 18h52 rika51
Re : Les plus belles formules
Personnellement, la formule que je trouve la plus belle, c'est la formule permettant de résoudre une équation du troisième degré du type
ax3 + bx² + cx + d = 0: 
avec : -
29/03/2006 - 18h57 Sephi
Re : Les plus belles formules
 Envoyé par Coincoin Je pense que le fait que ça résume tant de chose en si peu d'équations ne se retrouve pas ailleurs. T'as oublié : F = m a -
29/03/2006 - 19h17 Coincoin
Re : Les plus belles formules
C'est vrai... que de concepts en si peu de lettres !
Encore une victoire de Canard ! -
29/03/2006 - 20h09 PopolAuQuébec
Re : Les plus belles formules
Que dire alors du principe d'Hamillton :
del I = 0
où "del I" est une variation de I entre deux chemins pris par un système entre
deux instants t1 et t2, I étant l'intégrale d'action.
Cette équation est applicable autant en théorie quantique des champs qu'en physique classique.
Elle semble d'ailleurs avoir fasciné Hilbert (avec sa "world function")
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29/03/2006 - 20h26 wolfgangouille
Re : Les plus belles formules
Franchement, vous auriez pu penser à la formule la plus connue du monde !
E=m.c² !
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29/03/2006 - 20h50 miss_boulet
Re : Les plus belles formules
Dans les théorèmes, il y a celui de GHIYATH AL-DIN JAMSHIO MAS'ÛD AL KASHI ... Certainement plus connu sous le théorème d'Al Kashi ... Mais c'est toujours plus impréssionnant!!
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30/03/2006 - 10h09 Argyre
Re : Les plus belles formules
 Envoyé par Coincoin C'est vrai... que de concepts en si peu de lettres ! Dans F=m.a, il y a effectivement plein de choses :
- il y a d'abord sous-entendu la formule reliant la somme des forces à l'accélération de manière vectorielle
- et il y a l'erreur humaine qui oublie le symbole de la somme sans lequel la formule est fausse
... ce qui sous-entend l'existence d'un être intelligent tentant de comprendre le monde.
Question :
Je n'ai eu aucune réaction après avoir proposé une fonction Lisp comme belle formule pleine d'abstractions et n'ont été proposées que des fonctions mathématiques simples, taxées qui plus est elles-aussi d'un grand pouvoir d'abstraction. Y aurait-il une discrimination envers les symboles informatiques ou une simple incompréhension de la place de l'informatique dans les mathématiques ?
En particulier, je note qu'il n'y a aucun "si alors sinon" dans les formules proposées, comme si ces symboles n'appartenaient pas à l'univers des formules mathématiques ?
Il est d'ailleurs remarquable qu'en physique, aucune formule ne comporte explicitement de "si alors sinon", et de plus aucune formule n'est récursive. Comment expliquer cette discrimination ?
(ah non pardon, il y a un théorème proposé dans le dernier message, donc l'honneur est sauf en maths ... mais toujours pas en physique ...)
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30/03/2006 - 11h29 Sephi
Re : Les plus belles formules
J'ai l'impression que tu vois de la discrimination un peu partout ... personne n'a réagi sur E=mc² ou sur le principe d'Hamilton, ça signifie pas qu'on les discrimine. On dirait que tu es complexé vis-à-vis des maths ... Mais note que ce sujet a été créé dans "Débats scientifiques" et non "Mathématiques", ce n'est pas pour rien.
Pour la fonction Lisp, je ne la trouve pas "esthétiquement belle" (c'est le sujet du topic) donc je n'ai pas réagi dessus, bien que les quelques mots sur l'I.A. aient retenu mon attention. De plus, des fonctions calculant le nbre de symboles dans une liste, ça se fait dans n'importe quel langage ...
Dernière modification par Sephi ; 30/03/2006 à 11h34.
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30/03/2006 - 11h39 Sephi
Re : Les plus belles formules
Mais pour te faire plaisir, voici un programme que je trouve joli également, car à côté des instructions informatiques barbares, on trouve soudainement une expression directement compréhensible et chaleureuse : Code: #include <iostream.h>
main()
{
cout << "Hello World!";
return 0;
} De plus, c'est ceci qui marque l'entrée de tout apprenti dans le monde informatique, une des énormes révolutions du XXe siècle. Ça, c'est cool.
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30/03/2006 - 12h37 Argyre
Re : Les plus belles formules
 Envoyé par Sephi J'ai l'impression que tu vois de la discrimination un peu partout ... Discrimination est sans doute un peu fort, disons plutôt qu'il y a sans doute un problème épistémologique avec les physiciens.
Cite moi une seule formule de physique comportant un "si alors sinon" ?
Je pose donc simplement la question, pourquoi n'y en a t-il pas ?
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30/03/2006 - 12h45 Sephi
Re : Les plus belles formules
Ben je prends au hasard le cours de RG que j'ai suivi l'an dernier :
"Si on est dans le vide et si la distribution de masse est à symétrie sphérique, alors la solution aux équations d'Einstein est blablabla (la métrique de Schwarzschild)."
Les maths et la physique, c'est différent, a priori la physique ne doit pas "ressembler" aux maths. De plus, des hypothèses en physique, il y en a plein, donc il y a toujours des "si ... alors" implicites ...
Alors c'est quoi le problème finalement ? Qu'on voit rarement des "si ... alors" écrits en toutes lettres dans des cours de physique ? -
30/03/2006 - 13h52 Argyre
Re : Les plus belles formules
 Envoyé par Sephi Alors c'est quoi le problème finalement ? Qu'on voit rarement des "si ... alors" écrits en toutes lettres dans des cours de physique ?  C'est EFFECTIVEMENT le problème ! Le si alors sinon n'est pas considéré comme un élément d'une formule, il est placé dans le texte explicatif de la théorie, alors que les mathématiques, à travers un langage informatique, propose d'exprimer ce test conditionnel de manière formelle.
Je pense qu'il s'agit sincèrement d'un problème épistémologique, car le "si alors sinon" n'est introduit qu'en informatique, il n'est pas introduit en mathématiques de manière formelle comme une fonction quelconque. Soyons clair, pendant nos études au lycée ou à l'université, on n'apprend pas en maths la fonction SiAlorsSinon(e,r1,r2) qui renvoie r1 si e est vraie et r2 si e est faux. Qu'est-ce qui empêche les mathématiciens d'introduire cette fonction et de l'utiliser si ce n'est un problème épistémologique ?
Et cependant, lorsqu'il est nécessaire de démontrer un théorème, on voit un "si alors sinon" apparaître à plusieurs endroits, mais de manière informelle, comme si cela ne faisait pas partie du théorème. Ce n'est qu'en informatique, où on est obligé de tout formaliser, que tout ceci devient carré et que le sialorssinon est défini comme il se doit.
Quelles conséquences me direz vous ? Elles sont potentiellement très importantes, ne serait-ce que pour la compréhension et la modélisation des phénomènes d'un point de vue philosophique.
Exemple : le problème de la détermination de la trajectoire de N-corps à partir de leur influence gravitationnelle réciproque est un problème non résolu en physique, parce qu'on obtient une équation différentielle qu'on n'arrive pas à résoudre. En pratique cependant, on connait des techniques mathématiques (un algorithme) qui permettent d'approcher la solution en faisant varier le temps petit à petit et de façon discrète.
Pour autant que je sâche, l'équation différentielle fait partie des formules de la physique alors que l'algorithme de résolution non. Pourtant, fondamentalement, on peut obtenir n'importe quelle précision demandée, la "formule" a donc un pouvoir de prédiction très bon. Pourquoi diable alors ne pas la considérer dans le modèle ?
Autre exemple : en physique, on manipule souvent des formules comme X=cos(2*Pi*W*t+phi). En pratique, les physiciens se sentent obligés de passer à l'application numérique, en précisant que le résultat est approché.
Pourtant, mathématiquement, on ne connait aucun procédé qui permette de calculer Pi de façon exacte, à moins de ne jamais arrêter les calculs. Mais si on n'arrête pas les calculs pour trouver Pi, comme peut-on passer au calcul de X ? Ce problème apparaîtrait sans doute au grand jour si les physiciens prenaient la peine d'essayer d'écrire une formule complète (un algorithme), incluant le calcul de Pi.
Et pourquoi aucun physicien ne propose t-il d'ajouter une fonction "arrondi" dans le modèle ? Parce qu'une fonction arrondi se définit avec un sialorssinon ?
Et pourquoi aucun physicien ne propose t-il d'inclure le calcul symbolique dans le modèle, c'est à dire finalement à ne pas passer à l'app. num. et à garder l'expression ci-dessus autant que possible ? Parce que cela suppose l'inclusion d'un algorithme de calcul formel dans le modèle ?
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