bon allons y mollo..
Qu'est ce que la normalité ?
Et si tout le monde la cherche, quelles seront les effets à long termes sur la population ?

bon allons y mollo..
Qu'est ce que la normalité ?
Et si tout le monde la cherche, quelles seront les effets à long termes sur la population ?
Bonsoir,
Pour moi la normalité correspond soit à ce qui est le plus fréquemment rencontré par l'homme, soit elle correspond une moyenne de ce qui est rencontré par l'homme.
Il est clair que c'est une notion anthropocentrique.
Cordialement,
Peut-être que ces liens peuvent se révéler intéressants :
http://psychobiologie.ouvaton.org/ar...anormalite.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Influence_sociale
Shokin
Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.
Bonsoir,
C'est une question très ... particulière.
Un livre superbe à ce sujet : "Le normal et le pathologique", de Georges CANGUILHEM.
Cordialement,
Bonjour,
D'un point de vue philosophique, la normalité est toujours un rapport à l'anormalité, c'est à dire les catégories nécessaires et indissociables de l'identité et de la différence. La normalité est donc toujours un moyen de se rapporter à un groupe de personnes. On s'y identifie ou on s'en détache.
Entre deux groupes antagonistes A et B, chacun sera persuadé d'être le normal face à l'anormalité incarné par l'autre. Il n'y a pas une normalité, mais des personnes ayant le sentiment d'être normal ou anormal.
Aussi, la normalité est définie selon certains critères arbitrairement choisis.
De telle sorte que la "majorité" statistique n'est pas la normalité mais un des moyens par lequel nous la justifions par l'objectivation de la normalité et l'anormalité.
Pour plus d'infos, je renverrai à Michel Foucault chez qui le problème de l'anormalité traverse toute son oeuvre (histoire d la folie, les anormaux, les mots et les choses, Histoire de la sexualité...)
la normalité c'est une "norme" créé par l homme, à partir du moment ou tu ne partage pas un trait de caractére/ une aptitude / un trait physique avec les autres (la majorité) tu est supposé pas normal..
C'est assez arbitraire et certaines personnes dites "normales" dénigrent les autres sous prétextes qu'il sont anormal, donc cette normalité ne peut etre "rééle", elle est différente celon les pays .. en france etre au chomage n est pas normal par éxemple, vouloir vivre en harmonie avec la nature n est pas normal ..(omg) donc la normalité est différente d un endroit du globe à l autre, en Inde par éxemple tu sera normal tant que tu fais pas de crime .. mais ton statut, que tu ais un comportement décallé par rapport à celui d occidentaux hyper intégré dans la société change rien là ba puisque la société est différente là ba.
La normalité différe donc celon l'endroit, le moment et celon les gens..
D'ou la compléxité de la décrire, la norme ici c'est à peu pres ça, là ba c'est à peu pres ça, etc ..
La normalité en occident je dirais que c'ets réussir sa vie, avoir une famille, un travail etc, mais il se peut qu'il y ait des gens qui naissent en france et qui voient en cette façon de vivre des anomalies, on pourait vivre sans travailler comme on le fait là, cultiver .. etc, mais la france et les autres pays est passé de la royauté à ce qu'on voit aujourd hui, il y a toujours des impots à payer .. pas de "roi" mais presque, c'est peu etre utile quand on fait des simulations pour voir ce qui se passerait s il n y avait pas de gouvernement .. bien sur ça serait le chaos vut la débilité de certains, leurs cruauté ..
Mais il n y a rien d anormal de vouloir vivre en harmonie avec la nature, l homme a vécu des millier d années ainssi, ça serait remettre en question le but de la vie .. là c est plus le but de la vie c est le but d un pays, d une patrie .. etc
La normalité c'est une pseudo dictature, une ligne à suivre, si tu ne suis pas cette ligne tu es mis de coté. (c est la normalité en France ça)
Hello,
Je voudrais revenir à la question initiale... En fait, dans quel contexte cherches-tu une "définition" de la normalité?
Faut-il absolument tomber dans l'amalgame avec le conformisme social lorsqu'on cherche à répondre à cette question? (Je fais allusion aux posts n° 5 et 6)? Dans ce cas, regardons de près l'expérience de Milgram sur l'autorité et la soumission; mais je ne pense pas que l'état de soumission soit suffisant pour définir la normalité.
Selon le dico de la langue française, normal est tout ce qui est conforme à la norme, à l'état le plus fréquent, habituel; qui est dépourvu de tout caractère exceptionnel; qui se rencontre dans la majorité des cas.
Qui fixe cet état le plus fréquent, qui le crée?
Un bon livre qui fait beaucoup réfléchir : "Moby Dick". Oui, et dur à aborder : supeeeeeeeeeer grosMais un livre qui parle de l'altérité radicale justement, de ce qui n'est pas "normal".
Cordialement,
La normalité, je crois, est indissociable de l'anormalité dans le sens où nous définissons ce que nous sommes aussi par rapport à ce que nous ne sommes pas (ou que nous ne voulons pas être). C'est à dire que "anormal" est essentiellement une façon de justifier, sur base de certains critères arbitrairement choisis, une idéntité à partir de choses différentes. C'est instaurer des Identiques/Différents sur base de certains critères arbitrairement choisis.Faut-il absolument tomber dans l'amalgame avec le conformisme social lorsqu'on cherche à répondre à cette question? (Je fais allusion aux posts n° 5 et 6)? Dans ce cas, regardons de près l'expérience de Milgram sur l'autorité et la soumission; mais je ne pense pas que l'état de soumission soit suffisant pour définir la normalité.
Aussi, l'anormalité a un rapport étroit avec la transgression, capendant Normal/Anormal ne coincide pas avec Conformiste/Anticonformiste. Par exemple, d'un point de vue social, l'anormalité peut devenir une norme en soi lorsque la transgression est comme une finalité (c'est le "marginal").
La normalité/anormalité a un rapport avec la soumission mais ce n'est pas, en soi, de la soumission. Le cas du "marginal" montre que la question de la normalité est bien plus complexe qu'une simple soumission.
Oui, c'est exactement de ça que je parlais lorsque j'ai posé ma question...La normalité, je crois, est indissociable de l'anormalité dans le sens où nous définissons ce que nous sommes aussi par rapport à ce que nous ne sommes pas (ou que nous ne voulons pas être). C'est à dire que "anormal" est essentiellement une façon de justifier, sur base de certains critères arbitrairement choisis, une idéntité à partir de choses différentes. C'est instaurer des Identiques/Différents sur base de certains critères arbitrairement choisis.
Aussi, l'anormalité a un rapport étroit avec la transgression, capendant Normal/Anormal ne coincide pas avec Conformiste/Anticonformiste. Par exemple, d'un point de vue social, l'anormalité peut devenir une norme en soi lorsque la transgression est comme une finalité (c'est le "marginal").
La normalité/anormalité a un rapport avec la soumission mais ce n'est pas, en soi, de la soumission. Le cas du "marginal" montre que la question de la normalité est bien plus complexe qu'une simple soumission.
C'est parce qu'il est justement trop simpliste et réducteur de se limiter à l'idée de conformiste/anticonformiste que j'ai répliquéParce que : "nous définissons ce que nous sommes par rapport à ce que nous ne sommes pas"; le "je" est défini par le "tu".
Quand justement je voulais qu'on ne fasse pas immédiatement l'amalgame entre normalité/anormalité et conformisme/anticonformisme, je pensais à ça exactement dans le sens : est-ce que le "tu" est anormal parce que pas identique au "je"?
La question de définir cette notion de normalité est donc là. Il est clair qu'elle ne peut pas être définie toute seule, isolée, car son contraire fait partie intégrale d'elle.
Dans quel sens dis-tu que l'anormalité à un rapport avec la transgression?
Je n'arrive pas à comprendre pourquoi le cas du "marginal" serait différent parce qu'il vient de la transgression... La transgression est le fait de ne pas se conformer à une attitude courante; mais le transgresseur, ici appelé "marginal" se conforme à une autre norme, celle des "siens". Est-il pour autant "anormal" ou plutôt essaie-t-il d'inclure dans les critères définissant sa norme l'insoumission sociale?
Il s'agit de critères arbitrairement choisis, donc ils se valent...
C'est aussi pour cette raison aussi que je trouvais réducteur de parler immédiatement de la soumission à la société. Là, on nage dans le conformisme mais pas dans la normalité (plutôt dans une chose que j'appellerais "normopathie").
Cordialement,
Le "marginal" c'est l'hybride culturel par excellence. Le haut niveau de la transgression dans le sens où il n'y a pas d'anormaux sans transgression d'une certaine norme.Dans quel sens dis-tu que l'anormalité à un rapport avec la transgression?
Je n'arrive pas à comprendre pourquoi le cas du "marginal" serait différent parce qu'il vient de la transgression... La transgression est le fait de ne pas se conformer à une attitude courante; mais le transgresseur, ici appelé "marginal" se conforme à une autre norme, celle des "siens". Est-il pour autant "anormal" ou plutôt essaie-t-il d'inclure dans les critères définissant sa norme l'insoumission sociale?
Ainsi, le marginal, je le vois comme au croisement de plusieurs cultures mais accepté par aucune. Souvent, le marginal est classé dans une contre-culture dont la normale est justement d'être un anormal (par rapport à une autre culture). Le point ultime de la marginalité c'est la "folie".
La folie est le point de fracture logique de toute la rationnalité occidentale. Les présupposés de l'analyse ne tient plus que par ce point de bascule qui distingue la folie (nécessairement anormale) de la raison (nécessairement normal).
Par exemple : le fou, chez Camus, qui est entrain de pêcher dans sa beignoire. Lorsqu'un médecin lui demande si ça mord, le marginal trouve le luxe de répondre "mais non imbécile, puisque c'est une beignoire!".
On se situe alors au point de bascule des fondements de la raison occidentale.
Peux-tu préciser et développer, je ne te suis plus là...
Oui, il est "classé", certes, mais par qui? Par des "supporters" d'un type de culture. Est-ce pour autant que celle-ci est considérée comme "la bonne"?
Et à partir du moment où on peut définir un autre type de culture, la définir avec le nom d'anti-culture, ne reste-t-elle quand même toujours une norme? Certes, avec des critères différents, mais une norme quand même?
Là, par contre...Le point ultime de la marginalité c'est la "folie".
La folie est le point de fracture logique de toute la rationnalité occidentale. Les présupposés de l'analyse ne tient plus que par ce point de bascule qui distingue la folie (nécessairement anormale) de la raison (nécessairement normal).
Par exemple : le fou, chez Camus, qui est entrain de pêcher dans sa beignoire. Lorsqu'un médecin lui demande si ça mord, le marginal trouve le luxe de répondre "mais non imbécile, puisque c'est une beignoire!".
On se situe alors au point de bascule des fondements de la raison occidentale.Pas d'accord, la Malicia...
Je ne vois pas pourquoi classer la marginalité comme folie! C'est assez ressemblant à des idées politiques très conservatrices de notre passé tenait de faire passer comme pathologique parce que mettant en cause leur légitimité...
Et les fondements de la raison occidentale sont-ils "le normal" par définition?
Cordialement,
Par définition, les "siens" seront des marginaux aussi .. sinon il y a ceux qui font comme si, faire semblant d etre comme ça etc .. jouer un role, mais je doute que ça soit si fréquent que ça.
Ce que je voulais dire c'est que la marginalité est une norme en soi, que certains des "siens" s'y conforment véritablement ou pas n'a rien à voir.
Cordialement,
Message de modération
Bonjour,
Petit rappel de "Comment participer à ce forum" :
A défaut d'avoir des références, il est louable de s'efforcer de respecter ces indications en précisant, par exemple, si on entend parler de "normalité" dans un sens plus ou moins statistique (moyenne = normale), dans un sens d'appréciation culturelle/subjective (normal = "comme tout le monde"), médical (normal vs pathologique) etc., ou si on cherche une notion commune à toutes ces approches.Le message d'ouverture des discussions doit permettre de traiter du problème dans un cadre aussi précis que possible : théorie psychologique particulière, courant ou présupposés philosophiques, contexte sociologique etc. Les questions "en l'air" n'ayant pas été creusées sont à éviter. Les modérateurs seront particulièrement vigilants, et toute discussion qui ne respectera pas cela sera immédiatement fermée sans autre avertissement.
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A part ça, par définition, la normalité correspondra plus ou moins à ce qu'est "tout le monde" qu'on la cherche ou pas. Dans la population des artistes, il peut ainsi être normal de chercher à être "anormal" ou hors-norme, dès lors que l'originalité est valorisée dans ce domaine.
Du coup, je ne vois pas trop le sens de la question de l'effet à long terme d'une recherche de normalité, et je traduirais plutôt cela en : quel serait l'effet d'un conservatisme radical, d'un refus de sortir de ce qui existe, d'évoluer ?
Au niveau sociologique, peut-être qu'un simple regard vers les aborigènes d'Australie nous en donnerait une idée. 40 000 ans de stabilité socio-culturelle ?
En sciences, il s'agit aussi d'inventer, de sortir d'un état actuel normal voire de briller par une originalité révolutionnaire. La normalité est toujours accompagnée d'un mouvement de dépassement.
Thomas Kuhn a conceptualisé ces idées en distinguant entre "science normale" et "science révolutionnaire", la première correspondant à l'application de théories considérées comme solides, la seconde s'exprimant lorsque les théories sont en crise.
