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les outils de la science ne sont-ils que des outils ?

  1. byves13

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    les outils de la science ne sont-ils que des outils ?

    Les maths sont un outil à l'origine pour compter moutons et sacs de blés.
    Il est curieux de constater que cet outil rudimentaire à l'origine ait pu être développé au point de toujours être pertinent à l'heure actuelle. (On a depuis longtemps abandonné le silex comme outil, si on veut comparer les permanences d'adéquation des outils aux développements)

    Dans un premier temps, il permis de constater certains rapports, en géométrie notamment : Rayon/circonférence-surface d'un cercle ou surface-volume d'une sphère ; périmètre et surface volume de diverses formes géométriques ; théorème de pythagore etc etc. c'est presque la première science "de repérage". Elle fut très vite adoptée par la science hellénistique (théorème d'Archimède etc).
    Petit à petit elle s'imposa en maintes approches du réel (modélisations du mouvement des planêtes) jusqu'à devenir un outil de corroboration des hypothèses scientifiques.

    Mais pas de toutes : l'évolutionisme s'est imposé initialement sans faire appel à elles par exemple, basée quasi uniquement sur l'observation comparative.
    Mais les maths, en tant que modélisation d'une théorie, ont franchi un pas supplémentaire en devenant prédictives Ainsi la théorie Newtonienne pouvait prédire la dynamique des corps à l'avance par prévisions mathématiques indissociables désormais de certaines théories.

    Mais en sorte les maths n'accompagnaient que des théories sur des phénomènes observables.

    Avec Einstein et d'autres les équations commencent à prévoir l'existence de phénomènes jamais observés auparavant (Trou noir, déviations des rayons lumineux etc etc).

    Notons bien l'évolution :
    1. Les maths ne sont qu'un outil de modélisation : Aucune équation n'a alors "anticipé" une hypothèse.
    L'observation des faits connus précède la modélisation théorique. Ces hypothèses cherchent les équations qui pourrait les modéliser. Pour ça elles reportent des mesures de faits dans un référentiel mathématique (généralement repère orthonormé, mais pas forcément) : Graphiques dont la forme donnent à penser à des représentations graphiques d'équations, alors adoptées en vue de corroboration avec toutes les mesures possibles et imaginables d'un phénomène.
    Si ça marche, l'équation est entérinée comme support de la théorie. Prédictive alors.

    2. Les équations sont toujours issues de théories basées sur l'observation initiale de faits réels. Mais prévoit des phénomènes non observés jusqu'alors.
    d'où les équations ne sont plus seulement tirées des faits, mais les prévoit aussi en subodorant leur existence dans les équations. Ceci dit les équations ne sont plus tant tirées de similitudes avec des reports de mesures de faits sur des feuilles de papier, mais plus de concepts intellectuels valsant dans l'esprit des chercheurs (néanmoins avec retour aux graphiques papier à terme sur des mesures objectives)

    Pour en revenir à nos moutons , c'est un peu comme si un berger en comptant ses moutons en Grèce eut ainsi pu subodorer l'existence des lamas en Amérique du Sud. Etonnant !

    3. Un pas supplémentaire a été franchi avec la théorie des cordes.
    (Je n'ai aucune prétention à juger de sa validité ici, c'est juste un point de vue épistémologique)

    L'équation préexistait à sa déduction tirée des phénomènes en étude.
    Certes c'était un peu le cas avant : une équation existe forcément toujours avant son écriture, et les comparaisons avec les reports de mesures papiers se faisaient en rapport avec des représentations graphiques d'équations préexistantes, mais pour autant réclamait quelques tâtonnements quand au bon graphique et affinement des équations après ce premier repérage. L'équation finale était déduites des faits en somme.

    Ici une tronche de chez tronche (Gabriele Veneziano) s'intéressait à la fois à la physique des particules et aux équations orphelines. Une équation orpheline est une formule de mathématique pure qui n'a apparemment aucune application réelle: un objet de curiosité pure pour les super matheux.
    En jonglant ainsi dans sa tête avec les modèles des deux disciplines, voilà t-y pas qu'il se dit qu'une équation orpheline lui faisait penser à la Force Nucléaire Forte.
    Et il gamberge, et tire une hypothèse de concordance entre cette équation et La FNF. Mais soyons clairs, à terme son modèle ne vise pas moins que l'équation du Grand Tout (TOE : Theory Of Everything) pour ses successeurs.

    On ne sait encore si ces élégantes équations aboutiront à quelque choses de totalement abouti, mais si tel est le cas ça poserait une hypothèse surprenante. Car ici une équation orpheline aurait trouvé une application pratique, voir plus aurait modélisé la Théorie du Tout. Ce n'est pas anecdotique quand même.
    Certes les équations des cordes ont du être travaillées et retravailleés pour aboutir à une relative pertinence, mais quand même, pour la première fois une équation tirée d'aucune concordance réelle à priori aurait trouvé "miraculeusement" une application concrète dans la force nucléaire forte (voir dans la Théorie du Tout).

    Bref, une équation serait à l'origine, et non plus découlerait, d'une modélisation théorique.

    L'outil maths en l'occurrence tendrait à prescrire la théorie plutôt que la servir, et prévaudrait ici sur l'intellect quant à la pose des hypothèses (modèles explicatifs). Bon j'exagère ici, mais c'est la tendance. Les maths ne nous indiqueraient-elles pas des objets inconnus de nous à découvrir ? Pour les cordes, c'est déjà des dimensions inobservables, voir des univers parallèles inobservables.
    La voie a été ouverte par les trous noirs et autres curiosités physiques tirées des équations d'Einstein, néanmoins issues, elles, du réel ; alors que les cordes sont issues d' équations orphelines quasiment plaquées de force sur le réel, avec certes un certain retour de pertinence, mais quand même.
    ______________________________ ______________________________ ______________________________ ________

    Je nous propose ici de tenter de replacer l'outil à sa place dans les processus scientifiques

    Revenons à nos moutons :
    Soit un troupeau de mouton, pour en déterminer la valeur il faut évaluer sa taille. Mais ça s'arête là. D'abord c'est aussi de l'ordre de la "qualité" des moutons, en bonne santé ou pas, et là on est dans le subjectif ; idem pour évaluer la valeur d'un mouton en terme de sacs de blé équivalent.... L'outil maths ne fait pas tout.
    Voir même on peut se demander si à terme il ne deviendra pas vaguement désuet comme le silex en son temps : L'outil a peut-être des limites qu'on n'a pas encore atteintes (si quand même parfois : modéliser l'évolutionnisme en équation est de l'ordre de l'impossible par exemple).

    Mais surtout, si l'on considère les maths comme un outil parmi d'autres, et seulement un outil, l'outil d'évaluation dit-il la vérité ?

    Considérons un outil de base : l'oeil humain.
    L'observation visuelle du ciel par cet outil nous a indiqué durant des siècles que le soleil tournait autour de la Terre.
    Un autre outil est nécessaire : l'intellect pour sortir de cette illusion d'optique. Conceptualiser les choses prévaut sur la perception des choses en sorte.
    Voir les deux formes d'outils ne sont pas fondamentalement de même nature. Et paradoxalement, ce n'est tant l'oeil qui serait en cause, mais l'interprétation de ce qu'il nous montre : Le ciel tourne-t-il autour de nous, ou est-ce la Terre qui tourne sur elle même ?

    Etendons le concept :

    Tout instrument de mesure ou d'observation, si sophistiqué qu'il soit, n'est qu'une extension du concept de l'outil visuel, où la perception qu'il nous donne du réel n'est qu'illusion d'optique à interpréter.

    Et pour aller plus loin, les maths n'échappent pas à ce concept d'outillage. Et même les théories ne sont en sorte que des "outils" conceptuels. Aussi bien après un ou deux changements de paradigmes, il n'en restera rien ou peu de choses.

    N.B. : Je m'arrête un instant pour relativiser ce nihilisme impropre : Les modèles scientifiques seront toujours pertinents à leur échelle actuelle, voir usités si on ne trouve pas plus simple (et la tendance serait à la complexification des modèles, mais sait-on jamais). Ainsi pour regarder les étoiles avec son télescope amateur, le géocentrisme, désuet par ailleurs, suffit.

    Je reprends :
    Tous nos outils, techniques ou conceptuels, ne forment que des illusions d'optique.
    Toutes nos théories ne sont ainsi qu'une perception relativement pertinente mais très momentanée des choses : une sorte de photo à l'instant "t" de nos connaissances.
    Et probablement dans 500 ans on se posera la question de savoir si nos connaissances étaient vraiment de nature scientifique, tant elles paraîtront d'une vanité désuète.
    (étant donné l'accélération des connaissances, nous ne seront pas des sortes de précurseurs grecs, mais plutôt des papous à leurs yeux).

    Par exemple, on nous serine régulièrement ici que la socio, la psycho, les sciences humaines en général, ne seraient pas de l'ordre de la science. Disons que ce sont autant des sciences (voir plus), que les sciences physiques seront vues dans 500 ans. C'est juste une question de perception.
    ______________________________ ______________________________ ______________________________ ____

    En fait, je me (vous) pose la question de rupture épistémologique, qu'on pourrait envisager aussi sous l'angle du changement de pardigme.

    J'explique les concepts : les deux peuvent être illustrés par le passage du géocentrisme à l'héliocentrisme.

    La rupture épistémologique peut être définie comme la prise de distance avec le sens commun. Il y a une forme de pensée commune dans le social qui tend à définir les choses par le biais du "bon sens" commun. Dans le géocentrisme s'entendait ainsi que la voûte céleste tournait dans le ciel comme une évidence. Pour aborder les choses rationnellement, il faut ainsi rompre avec les idées reçues pour dénicher des mécanismes "cachés" (sons-jacents) à la perception immédiate. Ceci vaut tant pour le bon sens commun, que pour la science elle-même, qui produit désormais du bon sens commun (tout le monde souscrit ainsi désormais à l'héliocentrisme). Mais au sein même de la communauté scientifique, il y a des évidences qui ne demandent qu'à voler en éclat devant la pression de jeunes (ou moins jeunes) iconoclastes.

    Le changement de paradigme se définirait plutôt comme un changement de référentiel conceptuel préalablement établi pour un autre (Géocentrisme -> Héliocentrisme, ou Astrophysique Newtonienne -> Relativité Générale). La notion de rupture est toujours là, et finalement assez semblable, en dépit d'une définition dissemblable.

    Pour en revenir à notre sujet, les outils techniques ne créent-ils pas des illusions perceptives que nos outils conceptuels entérineraient par les "évidences" perceptives qu'ils produisent. Et certes, les recours aux outils techniques sont démultipliés pour recouper les données. Mais pour autant la psycho nous informe que lorsque la tête est obnubilée par une évidence elle ne perçoit rien de ce qui pourrait la contredire (dissonance cognitive) : On ne voit que ce qui conforte nos évidences en assimilant les dissonances comme concordantes. (une personne demande ainsi son chemin à une autre, des faux ouvriers passent entre eux en les masquant par un panneau de bois, et une autre personne prend la place du demandeur, et la personne en face ne remarque très généralement rien, vêtements différents, taille, voir couleur de peau le changement de sexe marche moins bien). L'expérience peut être répétée par de multiples protocoles (double aveugle), les résultats statistiques écrasants se recoupent systématiquement .

    Bref, si des théories sont des évidences, la dissonance cognitive tendra à évacuer toute autre forme de conceptualisation dissonante. Et on remarque bien à quel point toute proposition dissonante (changement de paradigme) fait résistance au sein meme de la communauté scientifique.
    Newton faillit bien ne jamais publier ses écrits miraculeusement secouru par Halley ; Faraday fut mis sur la touche par son mentor, et ne dut plus tard sa validation des champs de force qu'au secours de Maxwell ; la découvreuse de la prééminence de l'hydrogène dans l'univers idem, celle de la tectonique des plaques idem ; le premier théoricien des cordes jeta l'éponge, miraculeusement repris par un petit groupuscule quelques années plus tard qui ne lâcha jamais l'affaire en dépit d'un quasi mépris général : la théorie failli être définitivement enterrée 3 ou 4 fois. Et j'en passe : combien de chercheurs obscurs avec des avancées majeures sont-ils passés ainsi à la trappe ? La communauté scientifique n'a rien à envier au Vatican question obscurantisme (elle a meme dû faire mieux : L'héliocentrisme est passé, alors que maints autres découvertes, et sans doute majeures, ont probablement été totalement enterrée par elle.

    Où l'on voit bien que la "dissonance" peut primer sur la méthode scientifique en matière de validation de changement de paradigmes.

    En gros les outils (techniques mais surtout conceptuels) sont-ils des aides, mais aussi parfois des freins, en tant que générateurs d'illusions, à l'avancée de la science ?

    -----

    Dernière modification par byves13 ; 16/04/2017 à 19h59.
    On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait où l'on va (Christophe Colomb)
     


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  2. ansset

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    Re : les outils de la science ne sont-ils que des outils ?

    j'ose répondre, sans craindre d'être trop "court" pour vous.
    mais il me semble qu'on peut présenter des questions , mais aussi des réponses sans pondre des pavés.
    c'est la manière dont vous présentez les choses ( historiquement ) qui pourrait laisser penser à une dissonance cognitive.
    de fait, les outils mathématiques qui ont été développés correspondaient ( dans leur très grande majorité (*) ) à une demande de modélisation, à un besoin initial.
    par exemple :
    -les log pour simplifier les calculs ( multiplication )
    -l'exponentielle dans le même esprit mais bien plus tard lié au calcul des puissances.
    -l'opérateur hamiltonien ( du nom de son inventeur ) au départ pour reformuler les formules de Newton.
    - même la fct zeta , dans le cadre de recherche théorique ( sur les nb premiers je crois )

    il s'avère que , par la suite ( exemples encore )
    on a trouvé que la désintégration radioactive pouvaient se modéliser en exp(-kt)
    que l'opérateur hamiltonien pouvait être utile dans en meca classique et surtout dans la MQ.
    que la fonction zeta pouvait aussi devenir un outil utile ( le sujet ici n'étant pas la validité ou pas de la démarche "cordiste")

    Donc, oui, il y a utilisation des "outils mathématiques" pour modéliser au mieux. ( c'est tautologique )
    Il y aurait dissonance si on confondait "réel" et "modèle théorique".

    A ce titre, les difficultés lors de changements de paradigmes ne sont pas liées aux outils, mais aux changements eux-mêmes.

    (*) Il existe probablement des outils mathématiques sans besoin initial, mais s'avérant utiles par la suite dans l'exercice des modélisations physiques.
    Je ne vois pas en quoi cela serait le signe d'une dissonance cognitive.

    ps: en forçant le trait, on pourrait dire que Galilée a subit cette dissonance ( la faute à sa lunette astronomique )
    Dernière modification par ansset ; 17/04/2017 à 10h08.
    y'a quelque chose qui cloche là dedans, j'y retourne immédiatement !
     

  3. ansset

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    Re : les outils de la science ne sont-ils que des outils ?

    je corrige deux phrases
    Citation Envoyé par ansset Voir le message
    c'est en partie la manière dont vous présentez les choses ( historiquement ) qui pourrait laisser penser à une dissonance cognitive.
    Citation Envoyé par ansset Voir le message
    (*) Il existe probablement des outils mathématiques sans besoin initial, mais s'avérant utiles par la suite dans l'exercice des modélisations physiques.
    Quand bien même, Je ne vois pas en quoi cela serait le signe d'une dissonance cognitive.
    y'a quelque chose qui cloche là dedans, j'y retourne immédiatement !
     

  4. Médiat

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    Re : les outils de la science ne sont-ils que des outils ?

    Citation Envoyé par ansset Voir le message
    (*) Il existe probablement des outils mathématiques sans besoin initial, mais s'avérant utiles par la suite dans l'exercice des modélisations physiques.
    Je ne vois pas en quoi cela serait le signe d'une dissonance cognitive.
    Théorie des groupes (Galois), sans laquelle il serait difficile de faire de la physique aujourd'hui (100 ans plus tard).
    Géométries non euclidiennes
    etc.
    Je suis Charlie.
    J'affirme péremptoirement que toute affirmation péremptoire est fausse
     

  5. pm42

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    Re : les outils de la science ne sont-ils que des outils ?

    Au final, on peut résumer le long post en un grand classique qu'on lit en boucle sur le forum :

    "je ne connais pas vraiment la science mais pour me rassurer, je vais passer mon temps à chercher des erreurs dans les théories ou à prouver que les scientifiques reconnus ne sont pas si malins que ça"...


    Petite illustration : à défaut de pouvoir avoir raison aujourd'hui, on invoque l'humanité dans 500 ans ce qui est totalement arbitraire, non justifiiable, pas scientifique, etc.
    Le niveau de l'ensemble est équivalent : effarant.

    Citation Envoyé par byves13 Voir le message
    Et probablement dans 500 ans on se posera la question de savoir si nos connaissances étaient vraiment de nature scientifique, tant elles paraîtront d'une vanité désuète.
    (étant donné l'accélération des connaissances, nous ne seront pas des sortes de précurseurs grecs, mais plutôt des papous à leurs yeux).

    Par exemple, on nous serine régulièrement ici que la socio, la psycho, les sciences humaines en général, ne seraient pas de l'ordre de la science. Disons que ce sont autant des sciences (voir plus), que les sciences physiques seront vues dans 500 ans. C'est juste une question de perception.
     


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  6. didier941751

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    Re : les outils de la science ne sont-ils que des outils ?

    Citation Envoyé par ansset Voir le message
    mais il me semble qu'on peut présenter des questions , [...] sans pondre des pavés.
    +1.

    J'ai donc pas tout lu...juste en diagonale...
    Mais pour ça:


    Citation Envoyé par byves13 Voir le message
    Je nous propose ici de tenter de replacer l'outil à sa place dans les processus scientifiques
    Je trouve que l'outil est parfaitement à sa place (il remplit la fonction attendue et bien plus...), donc rien à replacer, d'ailleurs les scientifiques ne se plaignent ni de l'outil ni de "sa place"...as-tu des liens pour confirmer ton truc?


    Et ça:




    En gros les outils (techniques mais surtout conceptuels) sont-ils des aides, mais aussi parfois des freins, en tant que générateurs d'illusions, à l'avancée de la science ?
    C'est creux, et de la "philo" à deux balles...je peux t'en sortir des questions comme ça...ex:
    " Les règles du Français (grammaire, orthographe,ect...) sont-elles un frein ou une aide à la littérature?"
    " Le marteau est il une aide ou un frein pour celui voulant enfoncer un clou?"
    .......
     

  7. Médiat

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    Re : les outils de la science ne sont-ils que des outils ?

    Citation Envoyé par didier941751 Voir le message
    " Le marteau est il une aide ou un frein pour celui voulant enfoncer un clou?"
    Question que je trouve plus intéressante : "Le marteau est il une aide ou un frein pour celui qui veut créer un meilleur outil pour enfoncer un clou ?"
    Ma réponse, pour alimenter les discussions de comptoir : "une aide et un frein"
    Je suis Charlie.
    J'affirme péremptoirement que toute affirmation péremptoire est fausse
     

  8. byves13

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    Re : les outils de la science ne sont-ils que des outils ?

    Citation Envoyé par didier941751 Voir le message
    +1.
    J'ai donc pas tout lu...juste en diagonale...
    Merci de ta patience, j'ai bien conscience d'être dissert.
    Citation Envoyé par didier941751 Voir le message
    +1. C'est creux, et de la "philo" à deux balles...je peux t'en sortir des questions comme ça...ex:
    " Le marteau est il une aide ou un frein pour celui voulant enfoncer un clou?"
    Précisément, un marteau peut être plus ou moins "adapté" à sa fonction suivant sa forme ou son poids et la taille du clou.
    La question n'est pas de tirer gratuitement à boulet rouge sur la science, mais de savoir quels "outils" permettent à la science de sortir des "illusions d'optique" que ses outils génèrent.
    On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait où l'on va (Christophe Colomb)
     

  9. byves13

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    Re : les outils de la science ne sont-ils que des outils ?

    Citation Envoyé par Médiat Voir le message
    Question que je trouve plus intéressante : "Le marteau est il une aide ou un frein pour celui qui veut créer un meilleur outil pour enfoncer un clou ?"
    Ma réponse, pour alimenter les discussions de comptoir : "une aide et un frein"
    Soit la question est de "quels outils" disposent la science pour "profiter de l'aide" d'un coté, tout en se préservant des freins éventuels afférents à ses outils ?
    Dernière modification par byves13 ; 17/04/2017 à 13h48.
    On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait où l'on va (Christophe Colomb)
     

  10. ansset

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    Re : les outils de la science ne sont-ils que des outils ?

    Citation Envoyé par byves13 Voir le message
    La question n'est pas de tirer gratuitement à boulet rouge sur la science, mais de savoir quels "outils" permettent à la science de sortir des "illusions d'optique" que ses outils génèrent.
    lesquelles ou de quel nature, sans faire de la basse philo ?
    y'a quelque chose qui cloche là dedans, j'y retourne immédiatement !
     

  11. didier941751

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    Re : les outils de la science ne sont-ils que des outils ?

    Tout comme Ansset, j'aimerais savoir ce que sont ces "illusions d'optique"....
     

  12. byves13

    Date d'inscription
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    Re : les outils de la science ne sont-ils que des outils ?

    Citation Envoyé par didier941751 Voir le message
    Tout comme Ansset, j'aimerais savoir ce que sont ces "illusions d'optique"....
    Historiquement, un exemple simple : le Géocentrisme abusé par l'outil oeil. Mais aussi la "vision" d'un espace stable dans la physique newtonienne dû plutôt à l'outil conceptuel. J'ai ainsi pris connaissance d'une américaine ayant trouvé un squelette : Elle fait dater 200 000 ans, refait dater 180 000 ans, elle publie : Tollé de la communauté paléontologique qui considère péremptoirement (sans faire redater) le fait absurde en rapport aux connaissances admises, point. Fin du débat (en dépit qu'un squelette de 300 000 ans ait été retrouvé en Sibérie orientale par la suite) On ne saura peut-être jamais si un petit groupe humain a pu migrer en Amérique à cette époque sans avoir perduré. La question n'est pas de savoir si c'est vrai, mais si l' "outil" "connaissance communément admise scientifiquement" n'a pas fait "illusion d'optique" (métaphoriquement), dissonance cognitive...
    Et la question reste : de quels outils disposent la science pour se prémunir de tels dérapages méthodologiques ?
    Je tente une hypothèse épistémologique : La science a du batailler ferme pour être reconnue. Elle avait fort intérêt à se prémunir d'hypothèses farfelues entâchant son "aura" sociale. D'où une défiance disproportionnée envers les changements de paradigme (changements de "point de vue" conceptuel) pour mieux appréheder la réalité.
    En sorte, l'objet de la science ne serait parfois tant d'explorer le réel de la façon la plus adaptée possible, mais de préserver aussi son "aura" auprès du public, quitte à trahir parfois son objectif premier.
    Dernière modification par byves13 ; 17/04/2017 à 14h41.
    On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait où l'on va (Christophe Colomb)
     

  13. pm42

    Date d'inscription
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    Re : les outils de la science ne sont-ils que des outils ?

    Citation Envoyé par byves13 Voir le message
    La science a du batailler ferme pour être reconnue.
    Elle est devenue la pensée dominante en Occident en 1 à 2 siècles alors qu'elle représentait un changement de paradigme millénaire... Ce n'est pas "batailler ferme", c'est gagner avec une blietzkrieg.

    Citation Envoyé par byves13 Voir le message
    Elle avait fort intérêt à se prémunir d'hypothèses farfelues entâchant son "aura" sociale..
    Là aussi, la Science est arrivée en expliquant que tout ce qu'on croyait était faux, que la Terre tournait autour du soleil, que les corps célestes n'étaient pas immuables, qu'un kilo de plomb tombait aussi vite qu'un kilo de plumes et j'en passe.
    Donc c'est l'exact inverse qui s'est passé.

    Citation Envoyé par byves13 Voir le message
    En sorte, l'objet de la science ne serait parfois tant d'explorer le réel de la façon la plus adaptée possible, mais de préserver aussi son "aura" auprès du public, quitte à trahir parfois son objectif premier.
    Mais oui, mais oui. Et c'est pour ça qu'elle a fait le darwinisme, la Relativité, la MQ et j'en passe, pour éviter les changements de paradigmes...

    Le reste est du nawak de base traduisant une incompréhension des théories et de l'histoire et mélangeant un peu tout. Comme d'hab...
    Pour faire de la sociologie des sciences, il faudrait au moins avec des faits qui tiennent la route.
    Dernière modification par pm42 ; 17/04/2017 à 14h51.
     

  14. byves13

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    Re : les outils de la science ne sont-ils que des outils ?

    Le concept d' "illusion d'optique" est sans doute impropre, mais je ne connais le concept idoine (dissonance cognitive idem).

    Mais toujours est-il que c'est constitutif de la science : La science ne considère ainsi pas que la perception immédiate des choses va de soi (sinon il n'y aurait même pas besoin de science). Elle recherche en permanence ce qui est de l'ordre de mécanismes "sous-jacents", invisibles (on y revient) à la nature des objets observés (on y revient).

    Le doute quant à la perception immédiate prévaut donc en science (fusse avec des appareils sophistiqués).

    Si quelqu'un dispose d'un meilleur concept pour définir cette dynamique, ça éclairerait le débat.
    Dernière modification par byves13 ; 17/04/2017 à 15h32.
    On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait où l'on va (Christophe Colomb)
     

  15. pm42

    Date d'inscription
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    Re : les outils de la science ne sont-ils que des outils ?

    Citation Envoyé par byves13 Voir le message
    La science ne considère ainsi pas que la perception immédiate des choses va de soi (sinon il n'y aurait même pas besoin de science). Elle recherche en permanence ce qui est de l'ordre de mécanismes "sous-jacents", invisibles (on y revient) à la nature des objets observés (on y revient).
    Les religions et croyance magiques aussi. Rien de cela n'est caractéristique de la Science.
     


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