Bonjour monsieur
Votre remarque éveille ma plus grande curiosité.
J'ai toujours pensé, naïvement peut-être, que notre vie était désormais traversée de part en part par la science.
D'une part parce que tous les objets qui m'entourent (sans notable exception) sont le fruit de la science et de la technologie (à commencer par ce dont nous nous servons ici pour échanger)
D'autre part parce que notre façon de compter le temps, qui est devenu d'une précision remarquable grace à la science, conditionne chaque moment de la journée, d'une façon bien plus "tragique" que ce n'était le cas avant: une simple minute de retard peut avoir des incidences magistrales (celà a toujours été le cas certes: ce que je pointe ici est le fait que notre comptage du temps est mondialement "harmonisé"et surtout extrêmement précis. Pour prendre un exemple qui éviterait toute équivoque, mon supérieur peut me reprocher une minute de retard; c'eut été différent avec une clepsydre).
Enfin c'est notre façon de "percevoir" les élements naturels (les nuages et le ciel ou les arbres) qui, comme le montre Koyré (entre mille autres), a été qualitativement affecté.
Mon propos n'est pas de vous contredire (je dois bien vous supposer savoir ce que je viens de rappeler), plutôt de bien comprendre ce que vous penser échapper à la structuration par la science.





