Nota bene au 7/1/8: comme reglis06 me l'a fait remarquer, le message qui suit a besoin d'être rafraîchi. Ca va viendre, merci de votre patience.
Répartition des pertes d'une maison non isolée
(source:
guide DPE du gouvernement, p16)
- toiture: 30%, R=0,7
- mur: 23%, R=0,5
- sol: 20%, R=0,5
- ventilation: 12%
- fenêtres: 10%, simple vitrage + volets, R=1/U=0,3
J'ai effectué quelques calculs simples puis classé les opérations par impact sur le chauffage.
Le gain sur la note de chauffage sera systématiquement supérieur à ce qui est indiqué ci-dessous. Les 2 raisons principales sont les suivantes:
- plus on isole, moins les apports solaires sont négligeables
- en supprimant la sensation de paroi froide, le confort est atteint pour une température plus basse
Mesure 1: 25cm d'isolant en toiture
Les pertes par le toit sont réduites à 0.7/6.25*30%=3.4% du total des déperditions isolation
Gain 30-3.4=26.6% sur le chauffage
Rentabilisation en 2-3 ans
Mesure 2: 14cm d'isolant dans les murs
Les pertes par les murs sont réduites à 0.5/4*23%=2,9% du total des déperditions avant isolation
Gain 23-2,9=20.1% sur le chauffage
Rentabilisation en 2 à 5 ans
Mesure 3: 10cm d'isolant au sol
Réduction à 0.5/2.5*20%=4%
Gain 20-4=16% sur le chauffage
Rentabilisation en 5 à 10 ans
Mesure 4: fenêtres double vitrage performant
Réduction à 0.3/0.8*10% =3.75%
Gain 10-3.75%=6.25% sur le chauffage
On peut doubler ce gain, car la couche peu émissive coupe toute sensation de paroi froide. Cela fait remonter cette mesure dans le classement.
Rentabilisation en 10 ans ou plus
Mesure 5: ventilation performante (hygrostatée ou VMC double flux)
Réduction à 30%*12%=3.6%
Gain 12-3.6=8.4% sur le chauffage
Cette mesure va de pair avec la mise en place de fenêtres performantes, donc très étanches
Rentabilisation en 5 ans à 20 ans selon le système, mais dépense rendue nécessaire par le changement des fenêtres.
Total sous-estimé: 26.2+20.1+16+6.25+8.4=77%
Total probable: 82%
Hors ventilation, pas de maintenance spécifique, pas de panne, résultat meilleur que le protocole de Kyoto (division par 4) donc prêt pour la RT2015, grosse valorisation vis à vis du DPE, excellent confort sans aucune perte d'espace si isolation extérieure. Que demander de plus?
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J'ai remonté un peu les épaisseurs d'isolant pour le toit et le sol, afin d'obtenir une répartition équilibrée des déperditions de chaleur. Et corrigé une coquille dans le calcul du total.
Après isolation, tout tourne aux alentours de 3.6%
On retrouve grosso-modo les chiffres annoncés dans l'émission "C'est pas sorcier, biohabitat". On passe de 350kWh/m²/an pour une maison non isolée à environ 65kWh/m²/an, c'est à dire entre 5 et 6x mieux!