Non, ou alors il va falloir me prouver ce fait (et je parle de la réponse d'étoile64)
L'arrêt se fait en postulant une non recrudescence, on ne paie plus pour prévenir en espérant que l'on n'ait pas à payer pour guérir. Bref, le choix du mec qui achète une nouvelle voiture et ne prend pas d'omnium en postulant qu'ils sera très prudent et qu'il n'aura pas d'accident. Le coût maximal ... c'est l'accident dans ce genre de cas de figure.
En santé publique, je crains que l'on ne raisonne qu'à très court terme.
Imaginons, sans faire de catastrophisme, imaginons une pandémie de tuberculose type pulmonaire demain; sommes-nous mieux armés qu'il y a 100 ans ? En théorie, oui... mais seulement en théorie.
Je l'ai déjà dit ici, mon père trouvait normal de voir disparaître certains camarades de classe (enseignement fondamental). Cet état de fait à disparu, non pas par l'apparition des antibiotiques, mais par l'apparition de la vaccination.
Soigner une tuberculose aujourd'hui est nettement moins anodin qu'il y a trente ans, contrairement à ce que l'on peut croire. Multirésistance et nécessité de bi ou tri-thérapie, formation de souches multi-résistantes sont désormais le lot commun. Les antibiotiques aujourd'hui sont la ligne Maginot de la médecine.

