Bonjour,
1)
Je comprend votre "but" comme une pro-vocation, c'est à dire quelquechose qui serait d'emblée voué à comparaître. Mais cette provocation est présupposée, c'est à dire que, d'un point de vue scientifique, il s'agit d'une "hypothèse" dont il faut encore montrer la pertinence.
Cela dit, qu'entendez-vous par "les contraintes de la loi initiale qui ont donné naissance aux lois déjà observées de la physique"? Par "contraintes", désignez-vous les présupposés implicites de la forme logique des propositions scientifiques?
Ou bien, cette loi est-elle immanente et constitue-t-elle la forme logique par laquelle nous pourions lier les lois de notre univers? De sorte qu'elle ne serait pas nécessairement la source de toutes les lois mais seulement leur synthèse.
Quoi qu'il en soit, les difficultés sont les suivantes:
Comment ferions nous pour fonder logiquement ce qui est le principe de la logique sans commettre la faute de présupposer ce qui est à démontrer? De sorte que la nouvelle Idéologie métaphysique (Idéologie, avec le "I" majuscule, étant à prendre au sens noble du terme) n'aurait de convaincant que le pouvoir de sa syntaxe sur l'opinion, mais sans avoir, quand à la substance, quoi que ce soit à redire aux autres prétendants qui briguent également le trône des vérités métaphysique. L'argument serait de pouvoir, c'est à dire un argument faible.
Assurément, dans tout argument logique, la forme logique de la fonction de vérité est présupposée, de sorte qu'on ne peut démontrer logiquement la validité de la logique. Tout au plus peut-on la montrer.
Mais par cette monstration, la logique ne dit rien sur le monde. La vérité scientifique ne peut pas être "logique" car la logique n'est que la forme de la fonction de vérité scientifique. Par la logique, nous ne pouvons aboutir qu'aux vérités de la logiques; des résultats nécessairement vrais a priori.
Ainsi, par un calcul de propositions, comme en mathématique, nous avons des hypothèses formelles sur le monde qui disent beaucoup fur la forme virtuelle d'un monde possible, mais pas sur le monde.
2)
Ce qui saute aux yeux, c'est que le cloisonnement entre "comment" et "pourquoi" pour définir, a priori, la différence entre physique et métaphysique pose problème car il n'y a pas de "comment" sans un "pourquoi" qui s'introduit implicitement, et inversément. Plus hypocrite encore, par ce moyen c'est "pourquoi" que nous travestissons en "comment" par pur ressentiment envers le mot. On ne soigne pas une gangrène avec du maquillage et du parfum. De sorte que cette métaphysique se montre de plus belle.
En effet, si nous définissons a priori le questionnement scientifique comme exclusivement fondé sur le "comment", cela met implicitement le "pourquoi" dans la transcendance. Nous avons alors un présupposé métaphysique dans la science. Mais npus en avons changé le signifiant pour raisons de "bonne conscience".
Sans compter que le fait de fonder ce qui est légitimement science a priori sur base de questions qui ne sont pas à poser, c'est bâtir une connaissance sur des fondations de papier. Cela donne aux autres prétendants la possibilité de retourner contre la science les questions qui ont été refoulé. Sans parler de l'absurde d'une contradictions qu'elle cacherait sous une terminologie technologique.
Peut-être faudrait-il laisser aux artefacts expérimentaux le pouvoir de disqualifier les mauvaises questions et ainsi se laisser déterminer le champ les réponses légitimes, car c'est eux seuls qui pourront définir quels sont les prétendants illégitimes?
Cordialement.



