Le diamant, comme la plupart des corps transparents, est un diélectrique : les charges électrique y sont liées et ne peuvent pas se balader comme elles veulent dans le cristal. C'est l'attration électrique des noyaux qui les enchaîne.
Bon, quand une onde lumineuse (une onde électromagnétique, donc) arrive sur le milieu, le champ électrique variable fait osciller les charges électrique. L'onde perd donc un peu d'énergie. Mais cette oscillation conduit à l'émission d'une autre onde, de même fréquence que la première, mais déphasée (dès qu'une charge oscille, il y a émission d'onde électromagnétique, c'est comme ça). Du coup, l'onde incidente qui avait été apauvrie se réenrichit de cette onde secondaire. Au final, pour les matériaux transparents peu absorbants, l'onde incidente a la même énergie qu'au départ, mais elle a subi un petit déphasage, elle est retardée. C'est pour ça qu'on dit que la vitesse de la lumière est plus faible dans les milieux.
Toute cette petite histoire est bien sympa, mais si on s'amuse à faire ça trop près des fréquences de résonance des charges électriques (hé oui, ce sont des oscillateurs, ils ont des fréquences propres au voisinage desquelles ils réagissent violemment, souvenez-vous de ce fameux pont écroulé à cause de soldats marchant au pas), si donc on s'amuse à faire ça trop près des fréquences de résonance disais-je, et bien l'oscillateur réagit très violemment. Si violemment que les hypothèses qui conduisent à un traitement en termes d'oscillateurs classiques (petits déplacement par exemple) deviennent fausse, et il faut utiliser un traitement quantique.
Ce traitement quantique nous fournit les phénomènes mentionnés dans les messages précédents : émission stimulée et absorption résonante, avec en prime un autre effet, l'émission spontanée, qui ne fait pas intervenir l'excitation initiale par l'onde incidente !


