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résilience

  1. freebird

    Date d'inscription
    avril 2004
    Messages
    4
    Bonjour,

    Que pensez vous de la résilience?
    Terme utilisé par Boris Cyrulnik qui désigne selon lui "la capacité à réussir, à vivre, à se développer en dépit de l’adversité".
    Donc, une personne résiliente est quelqu'un capable de résister aux chocs (concept issu de la physique). Selon Cyrulnik, certains seraient pourvus de cette capacité et d'autres moins voire pas du tout. Mais, je ne sais pour quelles raisons.

    Personnellement, je crois que l'homme est capable de se reconstruire comme de se détruire. Je pense que si l'être humain va au fond de lui-même dans sa connaissance, il est et sera résilient. Ce concept est limité et ponctuel à un fait que l'individu à un moment donné de son existence doit surmonté.

    A bientôt

    -----

     


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  2. Eilura'
    Invité

    Re : résilience

    Bonjour,
    Je m'interresse justement à la résilience depuis peu,
    j'ai lu "Les vilains petits canards" de Cyrulnik.

    "Donc, une personne résiliente est quelqu'un capable de résister aux chocs (concept issu de la physique). Selon Cyrulnik, certains seraient pourvus de cette capacité et d'autres moins voire pas du tout. Mais, je ne sais pour quelles raisons"

    Selon lui c'est la rencontre de "tuteurs de résilience" qui permet cette résistance, ces tuteurs peuvent être des personnes, l'école, la manière dont on a été élevé (affection, ...).

    Eil.
     

  3. pourquoipas

    Date d'inscription
    mai 2004
    Messages
    31

    Re : résilience

    Bonjour

    Alors la résilience pour moi ne me parle pas du tout, j'ai tentée de comprendre en quoi ce concept peut-il être nouveau mais je n'y vois que des mots simples appliqués sur des concepts déjà approfondis
     

  4. Eilura'
    Invité

    Re : résilience

    Peux-tu préciser?
    Par exemple, de quels concepts déjà approfondis parles-tu?
     

  5. pourquoipas

    Date d'inscription
    mai 2004
    Messages
    31

    Re : résilience

    Eilura' ta question n'est pas facile

    Et bien, je pourrais remonter à Freud et d'autres ananalystes qui ont suivis sa voie ou ont un peu diverger et qui ont déjà fait de nombreuses thèses sur le noyau psychique avec ses instances et de tout ce qui permet de résister ou non à certains "chocs" de la vie au quotidien. Donc cela entoure bon nombre de concepts et de théories déjà là depuis longtemps et qui sont déjà très élaborés comme l'identification, la projection etc.
    Quant à ces tuteurs, cela ne fait que reprendre tous ces concepts.
    C'est pourquoi je ne vois pas dans le terme de résilience ce qui est nouveau.
    Voilà
     


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  6. Eilura'
    Invité

    Re : résilience

    Mais c'est aussi important de regrouper des concepts existants et d'en faire une synthèse parfois, non?
     

  7. pourquoipas

    Date d'inscription
    mai 2004
    Messages
    31

    Re : résilience

    Pourquoi pas Eilura'

    Cela dépend, de mon avis personnel, du but.
    Si tu fais un ouvrage pour que cela soit accessible au public non initié, nul doute que cela est intéressant et surtout très laborieux.
    Si cela s'adresse à des théoriciens, je n'en vois pas l'utilité et l'honneur car pendant que certains se charcutent les neurones pendant de nombreuses années pour élaborer quelque chose qui puisse faire avancer la réfléxion (et dans un domaine ou thème précis), d'autres auraient tout simplement passer leurs années à mettre un nouveau mot sur tout le travail déjà fait et synthétiser quelque chose dont il ne s'agit pas justement de sythétiser

    Tu vas peut-être me trouver trop dure
     

  8. Eilura'
    Invité

    Re : résilience

    La synthèse permet d'avoir une nouvelle vision d'un ensemble de théories, elle permet leur révision.
    De ton point de vue, il est abusif de se servir du travail des autres pour le sien, si j'ai bien compris. Or, si personne ne retravaille sur d'anciennes théories, elles ne peuvent être remises en question.
    Je pense que la remise en question de toute théorie est essentielle, car avec les avancées dans les connaissances on peut y detecter des erreurs, des imperfections.
    Si c'est le cas, il faut alors améliorer, remodeler la théorie en question, ou si l'erreur est trop importante, l'invalider.

    Par exemple, je prend un domaine que je connais bien, l'évolution. Darwin à effectué un travail gigantesque, il a abordé pratiquement tous les thèmes d'étude actuels sur l'évolution (de la selection sexuelle à systématique basée sur la généalogie). Mais la théorie actuelle de l'évolution ne peut plus être appellée 'théorie de Darwin", car elle est le résultat des travaux d'un grand nombre de chercheurs qui on remodelé certains aspects de la théorie en tenant compte des avancées dans les autres domaines scientifiques, et pas seulement en génétique, comme on pourrait le croire.

    Un chercheur qui travaille sur une théorie ne peut s'y limiter, il doit s'ouvrir sur d'autres travaux, les comparer, donc en faire la synthèse d'une certaine manière (extraire de chacun ce qui l'interesse), pour avancer.

    C'est mon point de vue en tout cas.

    Reste que si le travail d'un chercheur n'en vaut vraiment pas la peine, celui-ci n'obtiendra aucune considération de ses pairs, ce qui ne semble pas être le cas de Cyrulnik.

    Eil.
     

  9. pourquoipas

    Date d'inscription
    mai 2004
    Messages
    31

    Re : résilience

    Attention, je ne dis pas qu'on ne doit pas se repencher sur des théories déjà élaborées
    Dans le cas précis de ce nouveau terme qu'est la résilience, je dis simplement que cela n'est pas pour moi nouveau voir même extrêmement simpliste (non non je n'enfonce pas le clou ) bref, je trouve cela trop facile de dire que certaines personnes auraient cette capacité à résister à des chocs de la vie alors que de nombreux théoriciens ont élaboré déjà le sujet et beaucoup plus profondément.
    Mais ce qui m'intéresse c'est de savoir qu'est-ce que cette théorie t'as apportée en connaissance je ne connais pas ton parcours, je suis toute nouvelle aussi peux-tu m'en dire plus sur toi?
     

  10. Eilura'
    Invité

    Re : résilience

    Bonjour,
    Désolée d'avoir mis aussi longtemps à répondre, je sors de partiels...

    En fait, je n'ai aucune connaissance en psychologie, j'ai entendu parler de ce concept par l'un de mes parents et j'ai voulu en savoir plus...
    Quand on a pas de connaissance dans un domine et qu'on commence à s' y interesser on apprend forcément des choses...
     

  11. kinette

    Date d'inscription
    janvier 2003
    Localisation
    Centrale!
    Messages
    16 270

    Re : résilience

    Bonjour,
    Je suis en train de lire un bouquin de Cyrulnik. Il ne prétend en rien inventer quelque chose, et cite d'ailleurs pas mal de personnes ayant étudié la résilience (notamment après la première et la seconde guerre mondiale).
    Ce qu'il souhaite manifestement faire est contrebalancer la vision habituelle qu'on a des choses, c'est-à-dire qu'un traumatisme détruit les gens et a des conséquences gravissimes sur eux (idée ressortant notamment de l'étude des personnes violentes, asociales, etc... parmi lesquelles on trouve effectivement pas mal de personnes traumatisées). Il met en évidence combien l'entourage est important pour la reconstruction des personnes. Dans un contexte où on considère quelqu'un comme "perdu d'avance" par exemple, il est évident qu'on freine la reconstruction...
    Il insiste sur l'importance d'étudier non pas seulement les personnes ayant rencontré des problèmes consécutivement à un traumatisme, mais aussi celles qui s'en sont sorti, car les mécanismes qu'elles ont utilisé pourront permettre d'aider celles qui ont plus de difficultés.

    Si cela s'adresse à des théoriciens, je n'en vois pas l'utilité et l'honneur car pendant que certains se charcutent les neurones pendant de nombreuses années pour élaborer quelque chose qui puisse faire avancer la réfléxion (et dans un domaine ou thème précis), d'autres auraient tout simplement passer leurs années à mettre un nouveau mot sur tout le travail déjà fait et synthétiser quelque chose dont il ne s'agit pas justement de sythétiser
    Je suis plutôt d'accord avec la réponse que t'a faite Eilura sur l'intérêt de faire des synthèses.
    De plus, tu parles de théoriciens... je n'ai pas l'impression que Cyrulnik soit intéressé seulement par les théoriciens. Son but est manifestement de redresser un peu la barre côté théorie (en appuyant sur le fait qu'on enseigne certainement trop les mécanismes de destruction et pas ceux de résistance), dans un but pratique, qui est celui d'aider les gens. La psychologie/psychiatrie, tout comme le reste de la médecine a il me semble pour but non de faire des théories mais d'aider les gens. Or, malgré des idées qui préexistaient peut-être comme tu l'as dit avant, on n'a vu apparaître des structures de soutien psychologique aux personnes traumatisées que très récemment. Il y a certainement encore pas mal de travail à faire de ce côté, et les méthodes de soutien peuvent certainement être encore améliorées.
    C'est un peu comme si dans la littérature médicale on trouvait pas mal de notes sur les mécanismes d'une maladie, des indications sur comment on pourrait la soigner, mais peu développées, et surtout peu pratiquées.

    La vulgarisation de ces idées est certainement aussi importante, puisque en absence d'aide psychologique spécialisée, c'est l'entourage des personnes qui pourra jouer ce rôle. Notre société insiste malheureusement trop sur l'échec, et insister sur le fait que le malheur n'est pas une fatalité est je pense quelque chose d'important...

    On a peut-être beaucoup à faire pour lutter contre cette idée issue de la psychanalyse comme quoi "l'enfance est responsable de tout", qui conduit souvent à une espèce de fatalisme qui peut être désastreux pour pas mal de personnes.

    K.i avoue avoir du mal avec le style de ce cher Boris, parfois lourd et répétitif...
    Nomina si nescis, perit et cognito rerum.
     

  12. srilanka

    Date d'inscription
    juin 2004
    Messages
    2

    Exclamation Re : La notion de " résilience " ?

    A lire un article de Joseph ROUZEL " Psychanalyse sans résilience " paru dans la revue trimestrielle
    " Travailler le social " N° 34-35 - Regards méthodologiques (III).

    Avec cet article, la notion de résilience est plutôt malmenée que mobilisée. L'auteur, psychanalyste et formateur en travail social, y voit un concept chewing-gum, une bonne à tout faire de la pensée, un totem conceptuel qui fait l'objet d'une légitimité ne souffrant aucune critique. Plus fondamentalement, il reproche à cette notion, d'une part, d'être porteuse de ségrégation entre ceux qui sont capables de rebondir et ceux qui ne le sont pas, d'autre part, de permettre à l'homme de faire l'économie de sa responsabilité en mettant le sujet hors cause. Et de rappeler que la question première de tout homme reste celle de savoir ce qu'il fait de sa propre vie.

    Voir DOSSIER RESILIENCE

    Je partage la position de J. ROUZEL
     

  13. kinette

    Date d'inscription
    janvier 2003
    Localisation
    Centrale!
    Messages
    16 270

    Re : résilience

    Bonjour,
    Il me semble que ce mot peut effectivement être mis à toutes les sauces, et certainement pas les meilleures.
    Toutefois, certaines critiques me semblent ne pas correspondre du tout avec ce qu'explique Cyrulnik (bouquin "un merveilleux malheur".

    Plus fondamentalement, il reproche à cette notion, d'une part, d'être porteuse de ségrégation entre ceux qui sont capables de rebondir et ceux qui ne le sont pas,
    Dans le bouquin que je suis en train de lire, l'auteur insiste au contraire sur le fait que le "rebondissement" peut être lié à des capacités personnelles, mais est souvent aussi réalisé grâce à quelques circonstances, ou grâce à l'entourage qui donnent des clefs pour se recconstruire au sujet.
    Il me semble que c'est vraiment faire un faux procès à Cyrulnik de l'accuser de vouloir faire une "ségération" entre "résilients" et "non résilients"!

    d'autre part, de permettre à l'homme de faire l'économie de sa responsabilité en mettant le sujet hors cause.
    Je pense qu'il y a un problème de vocabulaire et de compréhension du terme: même si ce terme est issu de la mécanique, il n'est pas du tout présenté comme une restauration "mécanique".

    Et de rappeler que la question première de tout homme reste celle de savoir ce qu'il fait de sa propre vie.
    Je ne vois pas ici de contradiction!!!

    K.
    Nomina si nescis, perit et cognito rerum.
     

  14. brbrbrbr

    Date d'inscription
    février 2005
    Messages
    6

    Re : résilience

    Bonjour,

    Je suis avec attention votre débat sur la résilience car c'est un thème sur lequel je travaille actuellement. J'avoue ne pas comprendre les sous-entendus de "pourquoi pas". Je comprend personnellement le concept de résilence aux antipodes des idées psychanalytiques. C'est pourquoi, j'aimerais beaucoup savoir ce qui dans la psychanalyse préfigure à ce concept de résilience. Il me semble que la psychanalyse a plutôt tendance à nous condamner en fonction de notre histoire. En psychanalyse il me semble qu'il n'y a dans le fond aucune volonté véritablement thérapeutique mais plus un travail de compréhension. C'est pourquoi pour moi psychanalyse et résilience sont tout à fait opposées. La résilience est la proposition d'une attitude mentale, d'une pratique pour aller mieux. La résilience est un concept pragmatique. L'idée c'est: dire à quelqu'un que ce n'est pas parce qu'il est victime qu'il sera malheureux c'est plus efficace pour être heureux que de dire le contraire; c'est tout. Mais je suis novices dans ces domaines donc je serais ravie d'apprendre quels sont selon toi les liens entre résilience et psychanalyse.
     

  15. quetzal

    Date d'inscription
    mars 2004
    Messages
    4 546

    Re : résilience

    dece que j'ai entndu et compris, la résilience, serait le processus qui permet a un individu de s'extirper d'une certainne forme de determinisme auxquel, sa vie, son entourage, son histoire le prédestinait... en fait cela pourait-etre une sorte de rebond face a la normalisation de la vie futur d'un individu par rapport a son passé... en se sens un individu résiliens se doit de toujours se battre pour vaincre l'attraction de cette norme(tu seras ceci, tu seras cela)
    peut-on parler d'un phénomène de sur-compensation en face d'un complexe d'infériorité posé sur les épaules d'un individu, je n'en sais rien... mais cela y ressemble un peu, bien que je n'y connaisse pas grand chose... les resilient d'après cyrulnic, semble devoir en faire beaucoup plus, enormement plus que les autres pour y arriver... en gros, l'on peu dire qu'il se servirais deleur vecu comme d'un levier pour leurs propres choix et contre l'avis global de leur possibilité de réussite... une sorte de "puisque c'est impossible pour moi, c'est donc que je me doit de le prouver que j'en suis capable"... est-ce un moyen de vivre avec ces quelquechoses qui ne peuvent etre résolue, mais simplement utilisé... la résilience serait-elle une sorte de refus catégorique d'etre le jouet d'un passé difficile... le tuteur de résilience devenant celui parqui cette position psychique est possible dans la vertue de l'exemplarité... une sorte de père spirituel...
    la résilience serait comme une sorte alors de prise de conscience de soi face au monde, une prise de conscience que d'autre possible existe, audela des fatalités qui enferme l'individu dans sa propre histoire et le pousse sur des chemins qui devrais etre le siens... la résilence comme l'apparition d'un libre arbitre, d'une autorisation de soi a soi de devenir ce que l'on souhaite vraiment etre...
     


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