"dans un four de verrerie à haute température entre 1400 et 1600°C"
31/08/2006 - 12h58
philippe_hanchir
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Re : fusion du verre
Le verre ne fond pas... C'est un liquide.
En réalité en fonction de la composition du verre, surtout de son taux de fer, on observe toute une gamme de température d'amolissement, température à laquelle la pente de la courbe de viscosité/T° change.
1400 à 1600°C est une fourchette tout à fait pertinente à ce sujet mais il existe des compositions (rares) qui peuvent considérablement s'écarter de ces valeurs.
Philippe Hanchir
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14/09/2006 - 12h11
ibiza23
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Re : fusion du verre
Il n'existe pas de verre à fusion inférieur à 1300°C??
14/09/2006 - 17h06
knucknuck
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Re : fusion du verre
Si, mais il va falloir que tu te plonges dans des diagrammes SiO2-Na2O-autres. Tu auras l'embarras du choix...
14/09/2006 - 18h08
sterfil
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Re : fusion du verre
Envoyé par ibiza23
bonsoir
A quelle température fond le verre des bouteilles que l'on trouve dans les commerces?
merci
Les verres sont des gels. Ils n'ont pas de point de fusion précis. Ils se ramollissent très progressivement, ce qui permet le travail des verriers. La plupart des verres ordinaires qui servent à fabriquer des flacons, se ramolissent à partir du rouge sombre, soit 550 à600°C.
Les verres plus riches en silice comme par exemple le pyrex demandent des températures nettement plus élevées Au moins 750°.
Mais certains verres comme le polyphosphate de potassium sont suffisamment mous à 300° pour qu'on puisse les mouler et fabriquer ainsi des lentilles à usage optique par simple pastillage à chaud. Ils ont l'inconvénient d'être légèrement solubles dans l'eau.
La coloration du verre ordinaire est généralement due à la présence d'oxyde de fer. La couleur verte est celle du fer ferreux, que l'on obtient si on pratique la fusion sous atmosphère réductrice, alors que la même quantité de fer donnera une coloration brunatre en atmosphère oxydante.
Il existe des diagrammes des très nombreux mélanges de sels pouvant être vitrifiés.
Par exemple le verre commercialisé sous le nom de "cristal" est un verre contenant le plus souvent du plomb, ce qui change l'indice de réfraction et le fait paraître plus brillant.
Les émaux, sont aussi des verres.
Philippe Hanchir colporte une de ces fables qui ont été lancées un jour dans le petit monde enchanté de la chimie, et qui n'arivent pas à disparaître de l'inconscient collectif.
Il dit que le verre est un liquide, sous entendu un liquide qui s'écoule, certes très lentement, mais qui s'écoule quand même. Cette fable circule depuis des dizainmes d'années, malgré tous les démentis qui sont publiés de temps à autre.
Cette fable vient de l'observation que les verres des vitraux des cathédrales sont toujours plus épais en bas qu'e dans les parties élevées, comme s'ils avaient coulé lentement depuis le haut moyen âge. En réalité, ils ont été créés comme cela. Au moyen âge on ne savait pas faire du verre plat. Tout ce qu'on savait faire, à l'époque, c'est une bulle de verre sphérique immense, qu'on aplatissait ensuite contre un écran, avant d'en découper des morceaux une fois refroidis. On obtenait une plaque ronde mince au centre, et épaisse à la périphérie.
Mais le verre ne coule pas à température ambiante.
12/10/2006 - 11h28
philippe_hanchir
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Re : fusion du verre
Envoyé par moco
Philippe Hanchir colporte une de ces fables qui ont été lancées un jour dans le petit monde enchanté de la chimie, et qui n'arivent pas à disparaître de l'inconscient collectif.
Il dit que le verre est un liquide, sous entendu un liquide qui s'écoule, certes très lentement, mais qui s'écoule quand même. Cette fable circule depuis des dizainmes d'années, malgré tous les démentis qui sont publiés de temps à autre.
Cette fable vient de l'observation que les verres des vitraux des cathédrales sont toujours plus épais en bas qu'e dans les parties élevées, comme s'ils avaient coulé lentement depuis le haut moyen âge. En réalité, ils ont été créés comme cela. Au moyen âge on ne savait pas faire du verre plat. Tout ce qu'on savait faire, à l'époque, c'est une bulle de verre sphérique immense, qu'on aplatissait ensuite contre un écran, avant d'en découper des morceaux une fois refroidis. On obtenait une plaque ronde mince au centre, et épaisse à la périphérie.
Mais le verre ne coule pas à température ambiante.
Je ne colporte aucune fable, le verre est bel et bien un liquide figé et il s'écoule bien... Simplement l'exemple des cathédrale n'est pas approprié pour illustrer ce phénomène, les temps nécessaires à son constat étant de plusieurs millions d'années. Comme vous le précisez, la surépaisseur à la base des vitraux trouve son origine dans la mise en oeuvre des pièces et existe dès l'installation de la fenêtre.
Où avez-vous lu que j'écrivais autre chose ?
Philippe Hanchir
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22/04/2008 - 20h03
zefire2002
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Re : fusion du verre
Envoyé par ibiza23
bonsoir
A quelle température fond le verre des bouteilles que l'on trouve dans les commerces?
merci
Au risque de démentir quelques personnes, ce qu'on appelle la température de fusion d'un verre dépend effectivement de sa composition mais pour un silicosodocalcique standard tel que le sont les verres de bouteilles, nous sommes plus proches des 1250°C, cependant, la température est tout de même montée plus haute afin d'affiner le verre.Certain verre sont fondu dans les 1150°C.
Les borosilicate, type pyrex sont effectivement plus compris entre 1400 et 1600°C.
Cependant, il faut savoir que la fonte de la composition du verre, puisque tu pars de matière première et de verre déjà fondu, n'est pas une fonte en tant que tel, puisque tu as des fonte successive de divers composés que se combine et qui fonde lorsqu'il atteigne leur eutectique. Les particules de silice, qui fondent seules à 1800°C, sont "digérées, ou dissoutes si tu préfères, par les liquides déjà formé, jusqu'à devenir un liquide. Et effectivement quand le liquide redescend en température il atteint dans des conditions de compositions et de refroidissement particulières un état métastable appelé verre, qui est assimilable à un liquide a très haute viscosité qui n'est donc pas cristallisé.
En espérant avoir répondu à ta question et ne pas avoir trop divagué!!!!
22/04/2008 - 20h06
zefire2002
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Re : fusion du verre
Envoyé par sterfil
Les verres sont des gels. Ils n'ont pas de point de fusion précis. Ils se ramollissent très progressivement, ce qui permet le travail des verriers. La plupart des verres ordinaires qui servent à fabriquer des flacons, se ramolissent à partir du rouge sombre, soit 550 à600°C.
Les verres plus riches en silice comme par exemple le pyrex demandent des températures nettement plus élevées Au moins 750°.
Mais certains verres comme le polyphosphate de potassium sont suffisamment mous à 300° pour qu'on puisse les mouler et fabriquer ainsi des lentilles à usage optique par simple pastillage à chaud. Ils ont l'inconvénient d'être légèrement solubles dans l'eau.
La coloration du verre ordinaire est généralement due à la présence d'oxyde de fer. La couleur verte est celle du fer ferreux, que l'on obtient si on pratique la fusion sous atmosphère réductrice, alors que la même quantité de fer donnera une coloration brunatre en atmosphère oxydante.
Il existe des diagrammes des très nombreux mélanges de sels pouvant être vitrifiés.
Par exemple le verre commercialisé sous le nom de "cristal" est un verre contenant le plus souvent du plomb, ce qui change l'indice de réfraction et le fait paraître plus brillant.
Les émaux, sont aussi des verres.
Désolé mais le pyrex n'est pas plus riche en silice mais par contre contient du bore qui lui confert d'ailleurs ces propriétés de dilatation si connu, cependant pour compenser l'apport de bore, il y a moins de soude( qui est l'élément qui permet de descendre le point de fusion du verre). Ce qui a effectivement pour conséquence d'augmenter la température de ramolissement du verre dans les environs de 700°C
au debut des bouteille en verre pour le vin , certain fabricant de bouteilles fesait du verre trop riche en soude pour faire marcher les four a moins haute temperature et economiser le bois : le defaut etait que le vin devenait mauvais , car le verre de fesait un peu dissoudre
meme aujourd'hui le verre a bouteille fond a une temperature plus basse que des verre de meilleure qualité : mais on sait exactement quelle composition il faut pour ne pas faire de verre soluble
ca ne veut pas dire que le verre a bouteille soit plus facile a travailler que du bon verre : au contraire les soufleurs de verre d'art n'en veulent pas et preferent du verre moins fusible
22/04/2008 - 23h00
dggchim
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Re : fusion du verre
Quand on dit que le verre est un "liquide figé", on entend par là qu'il est un solide amorphe.
Les atomes sont répartis dans l'espace sans aucun ordre apparent.
23/04/2008 - 09h04
Anacarsis_47
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Re : fusion du verre
Envoyé par dggchim
Quand on dit que le verre est un "liquide figé", on entend par là qu'il est un solide amorphe.
Les atomes sont répartis dans l'espace sans aucun ordre apparent.
Oui mais avec la nuance suivante: sans ordre à longue portée mais avec un certain ordre à courte portée.
23/04/2008 - 20h10
zefire2002
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Re : fusion du verre
Envoyé par Anacarsis_47
Oui mais avec la nuance suivante: sans ordre à longue portée mais avec un certain ordre à courte portée.
Effectivement, toute la difficulté est là puisqu'un solide par définition doit être cristallisé car c'est la forme la plus stable, et le verre n'a pas d'ordre à longue distance et ne peux donc pas être assimilé à un cristal, liquide figé ou solide amorphe?A chacun son penchant mais au final, la définition revient plus ou moins au même
Ce débat m'intéresse, et je voulais juste vous demander: "plus ou moins la même" en sciences, n'est-ce pas un peu trop approximatif pour une définition ?