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03/04/2008 - 13h21 ClaudeH
Suicide chez les animaux.
Bonjour..
J'ai entendu dire que dans certains cas, des chiens se seraient laissés mourir sur la tombe de leur maître.?
Peut-on dire que c'est un suicide.?
Dans certaines circonstances les animaux peuvent-ils délibérément mettre fin à leurs jours, pour échapper à une situation psychologique ou autre qu'ils ne maitrisent pas.?
J'aimerais avoir votre avis.
Merci.
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03/04/2008 - 13h50 kinette
Re : Suicide chez les animaux.
Bonjour,
On connaît des symptômes dépressifs chez d'autres animaux que l'homme, souvent lié aux mêmes causes: stress important, situation sociale difficile, etc...
Ces symptômes dépressifs peuvent éventuellement mener à la mort (arrêt d'alimentation, auto-agression...).
Il est par contre difficile de décider si c'est "délibérément": le niveau de conscience que peut atteindre une espèce est une chose très difficile à évaluer. De plus, même chez l'homme, quand il est question de suicide, il n'est pas toujours évident de déterminer à quel point c'est "délibéré". Pas mal de personnes ayant fait une tentative de suicide parlent de pulsion, d'avoir agit sans vraiment avoir réfléchi.
Évidemment les cas de personnes qui préparent longuement leur suicide, avec par exemple une liste des personnes à avertir, des choses à donner à chacun... donnent moins de doute sur le fait que l'acte soit "délibéré", "réfléchi"...
K
Nomina si nescis, perit et cognito rerum. -
04/04/2008 - 05h01 QuébecEcho
Re : Suicide chez les animaux.
Bonjour,  Envoyé par ClaudeH J'ai entendu dire que dans certains cas, des chiens se seraient laissés mourir sur la tombe de leur maître.?
Peut-on dire que c'est un suicide.?
Dans certaines circonstances les animaux peuvent-ils délibérément mettre fin à leurs jours, pour échapper à une situation psychologique ou autre qu'ils ne maitrisent pas.? Les animaux éprouvent des sentiments.
S'ils peuvent ressentir du plaisir et de la colère, ils peuvent aussi ressentir de la peine, de la frustration, de la peur, etc. Certains sont impatients, d'autres vindicatifs. Un sera d'un caractère dominant l'autre soumis. Ils peuvent être traumatisés...
Bref,
Le suicide est le résultat d'un état émotionnel intense.
Les animaux ressentent des émotions à divers degrés.
Les animaux peuvent donc se suicider.
La seule chose al plus terrible étant le choix limité des options qui s'offrent à eux. (mourir de fain=m ... brrr!)
Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais) -
04/04/2008 - 08h32 Gunman
Re : Suicide chez les animaux.
Mais comment peut-on vouloir mourir quand on a conscience ni de soi, ni de la mort ?
Pour moi il y a quand même une différence entre "se laisser mourir" et "se suicider". Le premier peut être simplement la conséquence d'un état "dépressif", alors que le second implique que la personne (ou l'animal) sache ce qu'il fait.
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04/04/2008 - 12h16 aquilegia
Re : Suicide chez les animaux.
 Envoyé par Gunman Mais comment peut-on vouloir mourir quand on a conscience ni de soi, ni de la mort ?
Pour moi il y a quand même une différence entre "se laisser mourir" et "se suicider". Le premier peut être simplement la conséquence d'un état "dépressif", alors que le second implique que la personne (ou l'animal) sache ce qu'il fait. Exact, mais chez certaines espèces la conscience de soi existe (grands singes, éléphants, dauphins). Pour la conscience de la mort... ben c'est dur à évaluer.
Néanmoins l'analyse de Kinette m'apparaît la plus judicieuse pour le cas de l'animal qui se laisse mourir après la mort ou le départ de son compagnon humain ou non humain.
Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant. (Pierre Dac) -
04/04/2008 - 12h46 predigny
Re : Suicide chez les animaux.
 Envoyé par QuébecEcho ...
Les animaux ressentent des émotions à divers degrés.
Les animaux peuvent donc se suicider.
... Ok pour les émotions mais il n'est pas évident qu'elles soit la raison d'un acte volontaire de suicide. Je penserais plutôt à un dérèglement tel, que ces animaux ne sont plus capables de vivre et en particulier de se nourrir. Un rouge-gorge tombé du nid se laisse mourir si on le prend dans la mains. Crise cardiaque due à la peur ou capitulation face à un évennement qui le dépasse ? en tout cas pas un suicide.
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04/04/2008 - 13h48 ClaudeH
Re : Suicide chez les animaux.
 Envoyé par predigny Ok pour les émotions mais il n'est pas évident qu'elles soit la raison d'un acte volontaire de suicide. Je penserais plutôt à un dérèglement tel, que ces animaux ne sont plus capables de vivre et en particulier de se nourrir. Un rouge-gorge tombé du nid se laisse mourir si on le prend dans la mains. Crise cardiaque due à la peur ou capitulation face à un évennement qui le dépasse ? en tout cas pas un suicide. Bonjour
Effectivement, le stress d'un animal est un état lorsqu'il se retrouve dans une situation qu'il n'a pas l'habitude de vivre. Dans la plus part des cas les animaux manifestent leur angoisse ou leur stress par un refus de se nourire.
Je crois que certains humains réagissent de la même façon
Mais le suicide est un acte volontaire, brutal.
N.B On pensai, que les Lemmings commettaient un acte suicidaire collectifs en se jetant à la mer par centaines, lorsqu'il y avait surpopulation de leur espèce.
Nous avons compris qu'ils pensaient se jetter dans une rivère afin de la traverser, mais finissaient par mourir d'épuisement lorsqu'il tentaient de traverser la mer et finissaient par se noyer.
+++
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04/04/2008 - 14h42 kinette
Re : Suicide chez les animaux.
 Envoyé par ClaudeH Mais le suicide est un acte volontaire, brutal. Bonjour,
Je nuancerais cette notion de "volontaire": beaucoup de suicides ne sont pas une recherche de la mort, mais une tentative de se soustraire à la souffrance... c'est très différent!
Beaucoup de personnes ayant fait des tentatives de suicide expliquent n'avoir pas pensé à grand chose, pas pensé à leur famille, pas pensé à leurs amis, aux conséquences possibles de leur mort... il fallait juste "que ça s'arrête".
Dans ce cas, je ne pense pas que le différence soit énorme avec un animal qui s'auto-mutile, se cogne contre les parois d'une cage,... l'animal n'a peut-être pas la même capacité à envisager une solution "pour en finir", c'est certain, mais son état mental ne doit pas être très différent.
Evidemment, comme je l'ai expliqué avant, il y a aussi des suicides réfléchis, qui à mon avis sont très différents (et beaucoup moins "impulsifs").
N.B On pensai, que les Lemmings commettaient un acte suicidaire collectifs en se jetant à la mer par centaines, lorsqu'il y avait surpopulation de leur espèce.
Nous avons compris qu'ils pensaient se jetter dans une rivère afin de la traverser, mais finissaient par mourir d'épuisement lorsqu'il tentaient de traverser la mer et finissaient par se noyer.
Cette légende proviendrait d'un seul reportage (reportage animalier Disney) où les personnes filmant ont intentionnellement dirigé des lemmings vers une falaise... http://www.snopes.com/disney/films/lemmings.asp
J'ai trouvé le bout du film truqué: http://www.youtube.com/watch?v=xMZlr5Gf9yY
Voir aussi: http://www.youtube.com/watch?v=VM_P_...eature=related
K
Dernière modification par kinette ; 04/04/2008 à 14h58.
Nomina si nescis, perit et cognito rerum. -
04/04/2008 - 15h36 Gunman
Re : Suicide chez les animaux.
Nous, en tant qu'être humains, se tuer pour ne plus souffrir est quelque chose qui vient à l'esprit naturellement. Mais quid des animaux, qui, pour la plupart, ne savent pas ce qu'est la mort ? Comment peuvent-ils envisager un concept qu'ils ne connaissent pas ?
L'animal pourrait peut-être plus se trouver dans une logique "rien à perdre", ce qui lui ferait faire des actions que l'on considère comme suicidaire ?
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04/04/2008 - 21h47 Apus apus
Re : Suicide chez les animaux.
Bonsoir,  Envoyé par kinette Je nuancerais cette notion de "volontaire": beaucoup de suicides ne sont pas une recherche de la mort, mais une tentative de se soustraire à la souffrance... c'est très différent! Je ne suis pas sûr de bien te suivre, Kinette . Généralement, une personne ayant recours au suicide recherche la mort pour en finir avec ses souffrances (physiques ou psychologiques), non? Elle recherchent rarement la mort histoire d'avoir le choix trivial (la liberté philosophique ultime) de la façon d'en terminer avec la vie...
Et hors cas "hollywoodiens" où on est contrait de se suicider (par sacrifice) sous peine de voir ses proches se faire trucider par des méchants ( ), le suicide est toujours une solution ultime pour en finir avec sa propre et difficile condition, non?
Après, je ne suis absolument pas super informé côté suicide (en tant que déroulement psychologique ou en tant que phénomène sociétal etc.), c'est pourquoi à part le souhait de mettre un terme à ses souffrances par la mort me semble être la raison principale des suicides. Est-on d'accord là-dessus?
La mort (dans l'acte suicidaire) est rarement une finalité en soi, mais plutôt un moyen (de ne plus subir les évènement douloureux). C'est ce que tu voulais dire dans ton message, Kinette?  Envoyé par kinette Beaucoup de personnes ayant fait des tentatives de suicide expliquent n'avoir pas pensé à grand chose, pas pensé à leur famille, pas pensé à leurs amis, aux conséquences possibles de leur mort... il fallait juste "que ça s'arrête". Dans la plupart des suicides, pour en arriver à cette ultime option, la notion de liberté me semble extrêmement restreinte. La personne en vient, me semble-t-il, à envisager sa propre fin parce qu'il lui semble ne pas avoir d'autres solutions.
Mais pour les personnes mentionnées par Kinette, dans le passage indiqué ci-dessus, la pulsion suicidaire est telle que la notion de mort n'est peut-être effectivement pas traitée consciemment (n'a pas eu le temps?).
Pour en venir à la question initiale concernant les animaux, effectivement, pour pouvoir parler de suicide chez ces derniers, il faudrait qu'ils puissent avoir une conscience de leur finitude (pour concevoir la notion de leur propre mort). Et pour cela, qu'ils puissent se projeter suffisamment loin dans le temps... Pour le moment, rien de très probant n'indique chez les animaux une aptitude assez développée à se projeter dans un futur, dans lequel pourrait s'inscrire leur mort... Cela dit, comme l'a énoncé précédemment Aquilegia, la conscience de la mort est une chose qu'on aura bien du mal à détecter, à tester chez un animal... 
Pour ce qui est, dans le cas d'un animal en état dépressif, de se laisser mourrir (chez ces derniers, par cessation de s'alimenter, généralement), cela peut-il être considéré comme un suicide? Simple question de terminologie?
Peut-être pas seulement...
En réalité, ce qui nous intéresse dans cette situation c'est de savoir si l'animal a conscience des conséquences de son refus d'alimentation. Et là encore, on retombe sur l'interrogation de la possibilité ou non de pouvoir se projeter suffisamment loin dans le temps et sur la capacité à conceptualiser sa propre finitude...
Apus. qui n'a pas plus fait avancer le schmilblick. 
PS:  Envoyé par Gunman Nous, en tant qu'être humains, se tuer pour ne plus souffrir est quelque chose qui vient à l'esprit naturellement. J'espère en tout cas, que ce n'est pas la première option envisagée!
Nothing in Biology makes sense except in the light of Evolution. (T. Dobzhansky) -
05/04/2008 - 00h13
Re : Suicide chez les animaux.
Bonsoir,
Je vous comprend pas quand vous parlez de conscience de la mort impossible chez les animaux. Quand une gazelle court pour échapper au lion , ou n'importe quel acte de prédation est surement contrée uniquement par un réflexe conditionné tout comme le notre : la peur (de la mort ?) . Ni les animaux , ni nous n'avons réellement conscience de la mort , nous faisons tout pour lui échapper, mais nous n'en sommes pas plus conscient que les animaux à mon avis.
De par mon expérience dans un centre de soin ornithologique, je sais que certain oiseaux blessés qui avaient le potentiel de se rétablir, se laisser mourir , on pouvait rien y faire, même en les gavant , il refusaient de toiletter et finissait par mourir . Mais certain de la mm espèce avec un meilleur moral ou peut être moins stressé par la présence humaine se rétablissaient rapidement . Je sais pas si on peut parler de suicide en effet , mais ça y ressemble .
"Le monde contient bien assez pour les besoins de chacun, mais pas assez pour la cupidité de tous." -
05/04/2008 - 13h18 aquilegia
Re : Suicide chez les animaux.
Bonjour  Envoyé par Rhedae Je vous comprend pas quand vous parlez de conscience de la mort impossible chez les animaux. Quand une gazelle court pour échapper au lion , ou n'importe quel acte de prédation est surement contrée uniquement par un réflexe conditionné tout comme le notre : la peur (de la mort ?) . La peur n'est pas un réflexe conditionné, c'est davantage une situation physiologique/psychologique.
La peur peut permettre la mise en place d'un apprentissage (le réfelxe conditionné en est un) : une même situation, neutre au départ, ayant été suivie par l'apparition d'un stimulus déclechant la peur finira par déclencher la peur en elle-même.
La fuite de la gazelle peut être soit un comportement inné (génétiquement déterminé, sans apprentissage, donc pas de conditionnement), ou à un mélange comportement inné/apprentissage (par exemple, apprentissage social par imitation se superposant à une tendance à avoir peur/prendre la fuite dans certaines conditions).
Maintenant pour la conscience de la mort, il est clair qu'avant d'affirmer péremptoirement qu'elle n'existe pas chez d'autres espèces, il faudrait d'abord répondre à une autre question : comment le tester?  Envoyé par Apus apus e ne suis pas sûr de bien te suivre, Kinette . Généralement, une personne ayant recours au suicide recherche la mort pour en finir avec ses souffrances (physiques ou psychologiques), non? Elle recherchent rarement la mort histoire d'avoir le choix trivial (la liberté philosophique ultime) de la façon d'en terminer avec la vie... Comme Kinette, je ne pense pas qu'une personne ayant recours au suicide cherche la mort en elle-même, ou en tous cas pas systématiquement, c'est à mon avis plus compliqué.
Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant. (Pierre Dac) -
05/04/2008 - 14h43 QuébecEcho
Re : Suicide chez les animaux.
Bonjour,  Envoyé par kinette Cette légende proviendrait d'un seul reportage (reportage animalier Disney) où les personnes filmant ont intentionnellement dirigé des lemmings vers une falaise... J'ai regardé le "bout de film" et en effet j'en suis resté baba. Pourtant, en seconde analyse, je me questionne. Voici une liste (épurée) de ce qui me chiffonne :- Je ne suis pas spécialiste en lemmings mais si tu as déjà tenté de poursuivre un rongeur, tu auras constaté que ces bestioles ne fuient pas en ligne droite et en groupe. Les bovidés esquivent un danger en resserrant le troupeau alors que les rongeurs se dispersent. Ce n'est pas ce que le film (pas plus que l'explication du trucage) ne démontre.
- Comment se fait-il que les lemmings posés sur une table tournante n'ont pas sauté par terre (et ça peut sauter de haut un rongeur) ?
- Et dire que ces braves lemmings ont même poussé la gentillesse jusqu'à courir le long de la table tournante !
- Toujours au sujet de la fameuse table tournante, cette mise en scène aurait soi-disant servi à filmer un lemming en train de courir.
Ben… pose un lemming par terre et filme-le. Ça ne coûte pas cher et ça peut être convaincant Et si la scène filmée n'est pas assez longue à ton goût, poses-en un second, filmes-le à son tour et fais croire à un nouvel angle de prise de vues… Là où je veux en venir c'est qu'on nous explique que Walt-Disney se serait compliqué la vie et dépensé beaucoup d'argent (table tournante dans le grand nord) juste dans le but de filmer une scène qui, finalement, n'apporte pas grand-chose dans le reportage. - Le pauvre lemming --qui, rappelons-nous, n'osait pas sauter en bas d'une table tournante-- n'hésite pourtant pas à plonger du haut d'un précipice vers une mort certaine
- On connaissait le truquage. On connaissait le "truqueur". Où est l'entrevue avec le représentant de Walt Disney ?
Bref, si je trouve suspecte l'histoire des lemmings suicidaires, je trouve encore plus sujet à caution la thèse du reportage truqué.  Envoyé par Gunman Pour moi il y a quand même une différence entre "se laisser mourir" et "se suicider". Le premier peut être simplement la conséquence d'un état "dépressif", alors que le second implique que la personne (ou l'animal) sache ce qu'il fait. Comme Kinette et aquilegia, je crois que le cœur du problème se situe justement à ce niveau. On peut mourir par "inertie" ou "volontairement". Mais d'abord, il faudrait d'abord définir cette notion : "qu'elles sont les motivations d'un suicide?"  Envoyé par Apus apus Et hors cas "hollywoodiens" où on est contrait de se suicider (par sacrifice) sous peine de voir ses proches se faire trucider  par des méchants (  ) Bien au contraire ! On a rapporté des cas de chattes qui attaquaient un ours pour défendre ses petits. C'est-y pas assez hollywoodien pour toi ça ? …Et fais-moi confiance, la "minoune" connaissait ses chances face à un tel animal… Est-ce du courage, de l'inconscience, de l'héroïsme ? En tout cas les témoignages de ce genre de choses ne manquent pas.  Envoyé par Apus apus Et pour cela, qu'ils puissent se projeter suffisamment loin dans le temps... Pour le moment, rien de très probant n'indique chez les animaux une aptitude assez développée à se projeter dans un futur, dans lequel pourrait s'inscrire leur mort... Il me semble que la notion de planification implique la notion de futur. Le prédateur qui s'embusque, l'oiseau qui fabrique un nid, l'écureuil qui fait ses provisions, il me semble qu'il y aurait là "projection de l'esprit dans le futur".
Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais) -
05/04/2008 - 15h10 Apus apus
Re : Suicide chez les animaux.
Bonjour,  Envoyé par aquilegia Comme Kinette, je ne pense pas qu'une personne ayant recours au suicide cherche la mort en elle-même, ou en tous cas pas systématiquement, c'est à mon avis plus compliqué. Ah, dans ce cas, je crois qu'on est d'accord sur le fait que "la mort en elle-même" n'est pas la finalité recherchée. 
Par contre, je ne sais pas si on sera d'accord sur la suite.
Quand on cherche à se suicider (dans un processus psychologique relativement conscient et responsable), la mort n'est certes pas la finalité recherchée (ça, ok), seulement le moyen recherché et ce, systématiquement (me semble-t-il).
En revanche, dans les cas où la mort n'est pas consciemment et clairement envisagée dans le processus autodestructeur (qui ne relèverait pas d'un acte responsable mais d'une pulsion), la mort ne sera effectivement pas le moyen recherché (mais une "simple" conséquence potentielle). Mais alors peut-être devrait-on différencier une pulsion suicidaire, d'un suicide réfléchi et responsable ("volontaire")? (encore une fois, je ne sais pas. Je ne sais pas si en Psychologie, on établit une disctinction particulière et je ne connais pas les termes spécifiques... )
Ainsi, si il y a une différence entre un suicide résultant de tout un processus réfléchi et une pulsion suicidaire où la volition (avec tout son cortège de schémas mentaux) entre peu en ligne de compte, on devrait considérer deux situations différentes. Et il y aurait alors également deux interrogations nuancées concernant les animaux...
Ne me tenez pas trop rigueur pour mon manque de connaissance sur le sujet! 
Apus.
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05/04/2008 - 15h30 QuébecEcho
Re : Suicide chez les animaux.
Bonjour,  Envoyé par Apus apus Quand on cherche à se suicider (dans un processus psychologique relativement conscient et responsable), la mort n'est certes pas la finalité recherchée (ça, ok), seulement le moyen recherché et ce, systématiquement (me semble-t-il). Pas systématiquement, on peut fuir notre souffrance dans l'alcool ou les drogues. Le deni, l'amnésie, la fuite, les personnalités multiples sont d'autres porte de sortie à la disposition de celui qui souffre au delà de son endurance.
Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais) | | |