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Effets des perturbateurs endocriniens sur la santé mentale ?

  1. Geb

    Date d'inscription
    novembre 2005
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    3 547

    Effets des perturbateurs endocriniens sur la santé mentale ?

    Bonsoir à tous,

    J'aimerais revenir avec vous sur des travaux scientifiques récents concernant les effets éventuels sur la santé mentale de certains perturbateurs endocriniens, en particulier les retardateurs de flammes bromés et chlorés et les pesticides organo-phosphatés :

    - Polychlorinated Biphenyl and Organochlorine Pesticide Concentrations in Maternal Mid-Pregnancy Serum Samples: Association with Autism Spectrum Disorder and Intellectual Disability (Lyall et al., 2017)

    D'après les travaux d’Edward Dutton, un jeune Professeur d’anthropologie britannique qui enseigne en Finlande, on observe depuis les années 1990, une baisse significative du QI moyen chez les jeunes adultes :

    - The negative Flynn Effect: A systematic literature review (Dutton et al., 2016)

    Pour expliquer cet effet, certains chercheurs se tournent vers les effets d'une carence en iode (ou en tout cas, d'un dysfonctionnement de la thyroïde, dont il faudra expliquer la cause), par analogie avec les travaux de Peter Pharoah et collaborateurs (Pharoah et al., 1971) en Papouasie-Nouvelle-Guinée sur les personnes atteintes de crétinisme, dû à un déficit en iode des mères dès les premières semaines de la grossesse.

    Des études très intéressantes à ce sujet, depuis la fin des années 1970, sont celles de Francesco Vermiglio de l’Université de Messine (en Sicile) et ses collaborateurs, sur les enfants nés de mères carencées légèrement en iode :

    - Defective Neuromotor and Cognitive Ability in Iodine-Deficient Schoolchildren of an Endemic Goiter Region in Sicily (Vermiglio et al., 1990)

    Le problème, au-delà d'une carence généralisée en iode dans les pays occidentaux, ce sont également les molécules à base de brome, de fluor ou de chlore auxquels nous sommes exposés quotidiennement, confondues dans nos corps avec l'iode (dans la même colonne du tableau périodique).

    Il y a assez longtemps, Arlene Blum, qui travaille aujourd’hui pour le Green Science Policy Institute, avait incriminé les retardateurs de flammes bromés et chromés, présents aujourd’hui dans de très nombreux objets de la vie de tous les jours. Pourtant, à la fin des années 1970, elle avait obtenu leur interdiction dans les vêtements aux États-Unis :

    - Flame-Retardant Additives as Possible Cancer Hazards (Blum & Ames, 1977)

    Barbara Demeneix, endocrinologue spécialiste du développement de la grenouille Xenopus laevis, chercheuse au CNRS, a cofondé la société Watchfrog qui essaye depuis 10 ans d'identifier les molécules susceptibles d’agir comme perturbateurs endocriniens à l’aide de têtards fluorescents, avec un certain succès (relayer massivement dans la presse, même en France) :

    An In Vivo Multiwell-Based Fluorescent Screen for Monitoring Vertebrate Thyroid Hormone Disruption (Fini et al., 2007)

    Irva Hertz-Picciotto de l’Université de Californie à Davis semble avoir démontré un lien entre problème de santé mentale chez les enfants et proximité de champs ou on épand des pesticides :

    - Neurodevelopmental Disorders and Prenatal Residential Proximity to Agricultural Pesticides: The CHARGE Study (Shelton et al., 2014)

    Au début des années 2000, Thomas Zoeller de l’Université du Massachusetts a mesuré le taux des polychlorobiphényles (PCB) de souris femelles gestantes et démontrer une action délétère sur le fonctionnement de la thyroïde, changeant le développement du cerveau chez la souris :

    - Maternal thyroid hormone increases HES expression in the fetal rat brain: An effect mimicked by exposure to a mixture of polychlorinated biphenyls (PCBs) (Bansal et al., 2005)

    Brenda Eskenazi de l’Université de Californie à Berkeley, auteure principale de l’étude Chamacos (Center for the Health Assessment of Mothers and Children of Salinas), semble démontrer, à travers des dizaines de publications dans ce cadre (que je ne vais pas lister ici), les effets délétères des pesticides organo-phosphates sur la croissance du cerveau, particulièrement au second et troisième trimestre de la grossesse.

    Virginia Rauh de l’Université de Columbia, a démontré des modifications structurelles dans les cerveaux de 40 enfants de 12 ans exposés in utero au chlorpyriphos (pesticide contenu dans les sprays contre les cafards), à travers deux études menées à New York :

    - Biomarkers in assessing residential insecticide exposures during pregnancy and effects on fetal growth (Whyatt et al., 2005)

    - Brain anomalies in children exposed prenatally to a common organophosphate pesticide (Rauh et al., 2012)

    Leonardo Trasande de l’Université de New York, à travers de nombreuses études, a tenté d’estimer l’impact économique de la baisse de QI due aux perturbateurs endocriniens en Europe et aux États-Unis, notamment une étude publiée en décembre 2016 dans la revue The Lancet Diabetes and Endocrinology :

    - Exposure to endocrine-disrupting chemicals in the USA: a population-based disease burden and cost analysis (Attina et al., 2016)

    Leonardo Trasande est également l'auteur d'une longue série d'articles très intéressants dans la revue Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism, parmi lesquels :

    - Estimating Burden and Disease Costs of Exposure to Endocrine-Disrupting Chemicals in the European Union (Trasande et al., 2015)

    - Neurobehavioral Deficits, Diseases, and Associated Costs of Exposure to Endocrine-Disrupting Chemicals in the European Union (Bellanger et al., 2015)

    L'estimation de coût est toujours un objectif délicat et par conséquent très critiquable. En outre, c'est moins important ici puisqu'une discussion de tels articles serait sans doute largement hors-charte. Ils ont moins d'importance ici.

    Thomas Zoeller est lui très critique sur l'attitude de l'Union européenne jusqu'alors, comme c'est expliqué dans deux articles publiés en août 2016, auxquels il a participé :

    - Science-based regulation of endocrine disrupting chemicals in Europe: which approach? (Bourguignon et al., 2016)

    - EU regulation of endocrine disruptors: a missed opportunity (Kortenkamp et al., 2016)

    Il existe un documentaire sur ce sujet, diffusé sur Arté depuis début novembre 2017 (disponible en intégralité jusqu'au 10 janvier de l'année prochaine) :

    Demain, tous crétins ? (~56 minutes)

    Il n'est absolument pas nécessaire de voir ce documentaire pour discuter ici, puisque la littérature scientifique mentionnée plus haut (ainsi que d'autres travaux similaires) est déjà une source d'informations suffisamment riche et digne d'intérêt selon moi.

    Cordialement.

    -----

     


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  2. DarkSATAN

    Date d'inscription
    janvier 2013
    Localisation
    Belgique, Liège
    Messages
    95

    Re : Effets des perturbateurs endocriniens sur la santé mentale ?

    Bonjour, je trouve la question très intéressante et, plus que tout, particulièrement importante actuellement. Je n'ai malheureusement pas assez de temps pour lire les revues mentionnées ici, faute d'examens en approche, mais j'essayerai de lire et de participer au fil de la discussion. Je tiens juste à intervenir sur le premier point, entre la carence en iode et le crétinisme : peut-on vraiment considérer ça comme un perturbateur endocrinien ? Les carences en iode sont surtout observées dans les régions montagneuses et les régions paupérisées, et le goitre qui en résulte est une adaptation physiopathologique de la thyroïde en réponse à la baisse en iode (taux de TSH souvent fort élevés). Pour ce qui est du crétinisme, il est une conséquence d'une hypothyroïdie non corrigée dans les bas âges mais est le plus souvent observé chez l'enfant né avec un déficit en hormones thyroïdienne qui n'est pas rapidement traité (hypothyroïdie congénitale). Il existe un lien entre l'hypothyroïdie chez le nouveau né et le développement de ses capacités intellectuelles : chez les souris, un déficit en hormones thyroïdiennes dans les premières semaines de la vie s'observe par une diminution de l'arborescence dendritique et de la plasticité neuronale, deux processus cruciaux à l'apprentissage et à différents processus cognitifs. On est en droit de se demander, toutefois, s'il existe un éventuel lien entre les problèmes de développement de la thyroïde qui sont en recrudescence et la présence d'éventuels perturbateurs endocriniens qui seraient ingérés par la mère gestante.

    Le problème de carence en Iode peut être corrigé par ajout d'iode dans le sel (sel iodé), ou plus rarement dans le lait. Je tiens également à ajouter que l'hypothyroïdie ne touche pas que les populations de bas âge quand on s'intéresse à la santé mentale : l'hypothyroïdie non traitée a également des effets délétères pour la santé mentale chez l'adulte. En outre, il est connu que même une légère hypothyroïdie peut rendre une personne plus anxieuse, stressée et même déboucher sur des troubles anxieux généralisés, des troubles paniques et/ou de la dépression qui s'estompent une fois que le patient retrouve des taux circulants physiologique d'hormones thyroïdiennes. Malheureusement, les effets délétères des perturbateurs endocriniens sont difficiles à rapidement identifier et s'expriment généralement sur plusieurs années, voire décennies. On est donc face à un dilemme, entre être permissif sur le droit d'entrée sur le marché de nouveaux produits de consommation (ou contenant de nouveaux éléments, édulcorants, ...) ou ménagers qui est bénéfique sur le plan économique, ou être plus restrictif pour notre santé, parfois aux dépens d'un développement économique ralenti (mais certainement pas aux dépens de la sécurité sociale pour les maladies cardio-vasculaires et neurologiques que ces perturbateurs endocriniens pourraient engendrer).

    Il y a encore beaucoup de travail à faire, la route est longue... Cet un débat d'enjeu sanitaire, économique, politique, et j'en passe.
    Dernière modification par DarkSATAN ; 14/12/2017 à 21h12.
     

  3. Geb

    Date d'inscription
    novembre 2005
    Messages
    3 547

    Re : Effets des perturbateurs endocriniens sur la santé mentale ?

    Citation Envoyé par DarkSATAN Voir le message
    Je tiens juste à intervenir sur le premier point, entre la carence en iode et le crétinisme : peut-on vraiment considérer ça comme un perturbateur endocrinien ?
    Effectivement, la carence en iode n'est pas un perturbateur endocrinien. Mais les effets de la carence en iode sur le cerveau, que ça soit à l'âge adulte ou pendant la grossesse, une carence faible ou une carence forte, prolongée ou moins longue, ont été autant d'analogies que les scientifiques ont utilisé lorsqu'ils ont suspectés les effets de certaines molécules bromées, chlorées ou fluorées, auxquelles nous sommes en contact dans la vie quotidienne, sur la thyroïde.

    Citation Envoyé par DarkSATAN Voir le message
    On est en droit de se demander, toutefois, s'il existe un éventuel lien entre les problèmes de développement de la thyroïde qui sont en recrudescence et la présence d'éventuels perturbateurs endocriniens qui seraient ingérés par la mère gestante.
    Non seulement de développement de la thyroïde, mais aussi d'effets structurels sur le cerveau lui-même, qui pourrait expliquer, selon certains une recrudescence des troubles du spectre autistique, de l'hyperactivité, des troubles de l'attention, des problèmes de concentration, ainsi qu'une baisse généralisée du QI moyen chez les jeunes adultes ces 25 dernières années, et d'autres effets encore (mais on se limitera dans cette discussion aux études ayant trait aux effets sur la santé mentale).

    Cordialement.
     

  4. trebor

    Date d'inscription
    février 2005
    Localisation
    En Wallonie ( Hainaut Belgique )
    Âge
    64
    Messages
    11 510

    Re : Effets des perturbateurs endocriniens sur la santé mentale ?

    Geb,
    J'ai regardé ce reportage "tous crétin", l'épilogue serait rassurant, si les futurs mères avaient assez d'iode thyroïdien, cet iode pourrait protéger le cerveau de l'enfant à naître.
    Pour le reste c'est très inquiétant.

    Mais pourquoi n'y a t-il pas des laboratoires indépendants afin de tester tous les produits de consommations quel qu’ils soient avant de les mettre sur le marché ?

    Le minimum serait que cela soit réalisé pour les effets néfastes à court terme comme pour le brome, ce retardateur de feu.

    Comme le dit DarkSATAN, il y encore beaucoup de progrès et de travail à réaliser.

    Bonne continuation sur le forum pour nous alerter des danger de la modernité.
    il vaut mieux supprimer la cause que ses effets
     

  5. mh34

    Date d'inscription
    mars 2008
    Messages
    17 652

    Re : Effets des perturbateurs endocriniens sur la santé mentale ?

    Petite question ; d'où vient cette fixette récente sur l'iode? Ca fait très longtemps qu'on connait les effets de l'hypothyroïdie maternelle sur le fœtus, quand même...
    http://www.lesjta.com/article.php?ar_id=988
    Ca date de 2005, mais les cours d'obstétrique en parlent tous depuis...quoi...40 ou 50 ans?
    νοὗσοι δ'ἄνθρώποισιν φέρουσαι σιγῇ, ἔπει φωνὴν ἕξειλετο μητιστα Ζεύς
     


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  6. BioBen

    Date d'inscription
    septembre 2004
    Messages
    5 367

    Re : Effets des perturbateurs endocriniens sur la santé mentale ?

    Citation Envoyé par mh34 Voir le message
    Petite question ; d'où vient cette fixette récente sur l'iode? Ca fait très longtemps qu'on connait les effets de l'hypothyroïdie maternelle sur le fœtus, quand même...
    http://www.lesjta.com/article.php?ar_id=988
    Ca date de 2005, mais les cours d'obstétrique en parlent tous depuis...quoi...40 ou 50 ans?
    Je subodore, sans pouvoir le prouver, que c'est depuis que l'on conseille aux gens d'éviter de saler leurs aliments. C'est un constat que j'ai pu faire autour de moi, je ne sais pas s'il se généralise à plus que N = quelques uns.
    Le sel de table iodé est une source importante d'apport en iode en France (dans d'autres pays, de l'iode est souvent ajouté à d'autres aliments).
    Rappelons que le sel utilisé dans les produits préparés ("industriels") n'est pas iodé, donc on peut manger "trop salé" à cause de produits préparés sans pour autant avoir le moindre apport en iode.

    Citation Envoyé par Geb
    J'aimerais revenir avec vous sur des travaux scientifiques récents concernant les effets éventuels sur la santé mentale de certains perturbateurs endocriniens, en particulier les retardateurs de flammes bromés et chlorés et les pesticides organo-phosphatés :
    Il y a eu récemment une étude de l'INSERM plutôt rassurante (malgré un communiqué de presse totalement alarmiste) :
    Prenatal Exposure to Nonpersistent Endocrine Disruptors and Behavior in Boys at 3 and 5 Years
    Article : https://ehp.niehs.nih.gov/ehp1314/
    Communiqué : http://presse.inserm.fr/exposition-p...enfants/29573/ (lire plutôt l'article !)
    Dernière modification par BioBen ; 15/12/2017 à 10h37.
     

  7. trebor

    Date d'inscription
    février 2005
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    Re : Effets des perturbateurs endocriniens sur la santé mentale ?

    Bonjour à tous,
    Suite à l'augmentation de l'autisme (600% au USA 1/68 enfants) et à la baisse du Qi et pour ceux qui ne mange pas ou très peu de poisson.

    Je constate en ayant parcourus plusieurs magasins (3 sans succès) que le sel iodé ne se trouve pas si facilement.
    Indiqué sur l'emballage :
    Sel de cuisine, ingrédients : sel (NaCI) anti-agglomérants E535 (10 mg/kg) E504.
    E535 :
    http://www.additifs-alimentaires.net/E535.php
    E504 :
    http://www.additifs-alimentaires.net/E504.php
    Pour l'info ci-dessous je ne place pas le lien car (R)donc à confirmer
    Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), nos besoins quotidiens en iode sont les suivants :
    Enfants jusqu’à 5 ans : 90 µg ;
    Enfants >12 ans et adultes : 150 µg ;
    Femmes enceintes : 250 µg.
    Sur ce lien aucune teneur en ug/grs de sel
    http://www.who.int/elena/titles/iodine_pregnancy/fr/
    Je lis sur ce lien : http://www.euro.who.int/fr/health-to...uropean-region
    Bien que d’énormes progrès aient été réalisés depuis au niveau mondial, la Région européenne est aussi la Région de l’OMS qui accuse le plus faible niveau d’iodation du sel.
    Sur ce lien pdf , il y a la concentration d'iode en ug par litre d'urine.
    http://apps.who.int/iris/bitstream/1...G_14.3_fre.pdf
    Le véritable sel de mer contiendrait-il suffisamment d'iode ou doit-il être iodé, voir ce lien sur l'iodure de potassium ?
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Iodure_de_potassium

    Bonne journée à tous
    Dernière modification par trebor ; 15/12/2017 à 11h31.
    il vaut mieux supprimer la cause que ses effets
     

  8. BioBen

    Date d'inscription
    septembre 2004
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    Re : Effets des perturbateurs endocriniens sur la santé mentale ?

    Citation Envoyé par trebor Voir le message
    Bonjour à tous,
    Suite à l'augmentation de l'autisme (600% au USA 1/68 enfants)
    Euh... N'oublions pas l'évolution du diagnostic et de la définition toujours plus large des troubles du spectre autistique avant de balancer ce genre de chiffres !
     

  9. BioBen

    Date d'inscription
    septembre 2004
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    Re : Effets des perturbateurs endocriniens sur la santé mentale ?

    Pour être un peu plus complet concernant mon message précédent sur l'autisme, je vous renvoie à ce billet de blog grand public de Franck Ramus :
    Bien que le nombre de diagnostics de TSA ait considérablement augmenté au cours des dernières décennies, il y a toutes les raisons de penser que la majeure partie, sinon la totalité de cette augmentation soit attribuable à l’élargissement des critères diagnostiques et à leur application plus systématique à l’ensemble de la population concernée.
    http://www.scilogs.fr/ramus-meninges...e-de-lautisme/
    Dernière modification par BioBen ; 15/12/2017 à 11h55.
     

  10. mh34

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    mars 2008
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    Re : Effets des perturbateurs endocriniens sur la santé mentale ?

    Citation Envoyé par BioBen Voir le message
    Je subodore, sans pouvoir le prouver, que c'est depuis que l'on conseille aux gens d'éviter de saler leurs aliments.
    franchement, pas l'impression de voir passer davantage d'hypothyroidies qu'il y a 15 ou 20 ans, mais bon...
    Rappelons que le sel utilisé dans les produits préparés ("industriels") n'est pas iodé, donc on peut manger "trop salé" à cause de produits préparés sans pour autant avoir le moindre apport en iode.
    Rappel utile, merci!
    νοὗσοι δ'ἄνθρώποισιν φέρουσαι σιγῇ, ἔπει φωνὴν ἕξειλετο μητιστα Ζεύς
     

  11. trebor

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    Re : Effets des perturbateurs endocriniens sur la santé mentale ?

    Citation Envoyé par BioBen Voir le message
    Euh... N'oublions pas l'évolution du diagnostic et de la définition toujours plus large des troubles du spectre autistique avant de balancer ce genre de chiffres !
    Oui, il faudrait avoir les données actuelles chez nous, si vraiment il y a une aussi forte augmentation d'autiste et de baisse du Qi.
    https://www.participate-autisme.be/g...n-chiffres.cfm
    http://spectredelautisme.com/trouble...s-autisme-tsa/
    Ces liens montrent qu'il y a bien une augmentation.
    Bien sûre l'iode n'est peut-être pas le seul responsable, les perturbateurs endocriniens sont suspectés.
    il vaut mieux supprimer la cause que ses effets
     

  12. trebor

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    Re : Effets des perturbateurs endocriniens sur la santé mentale ?

    Citation Envoyé par trebor Voir le message
    Oui, il faudrait avoir les données actuelles chez nous, si vraiment il y a une aussi forte augmentation d'autiste et de baisse du Qi.
    https://www.participate-autisme.be/g...n-chiffres.cfm
    http://spectredelautisme.com/trouble...s-autisme-tsa/
    Ces liens montrent qu'il y a bien une augmentation.
    Bien sûre l'iode n'est peut-être pas le seul responsable, les perturbateurs endocriniens sont suspectés.
    Re moi,
    Je lis ceci sur ce lien :
    http://www.salines.com/sel-savoir-fa...ores/sel-iode/
    Le sel iodé.
    L’iodation du sel est strictement réglementée en France :

    Pour être iodé, le sel doit avoir une teneur en chlorure de sodium au minimum de 97% de l’extrait sec.
    Le sel iodé doit contenir entre 15 et 20 mg d’iode par kg de sel.
    Cet enrichissement du sel n’est pas obligatoire en France :
    il est possible de trouver du sel iodé, du sel iodé et fluoré, du sel non iodé non fluoré.
    L’utilisation de sel iodé n’est actuellement pas autorisée dans les aliments manufacturés.
    Le sel iodé est uniquement disponible en grandes surfaces et commerces de proximité, ainsi qu’en restauration collective.
    Le sel de mer même la fleur, n'est pas iodée (trace faible), il vaut mieux le savoir.
    http://plus.lapresse.ca/screens/4c2d...a__7C___0.html
    il vaut mieux supprimer la cause que ses effets
     

  13. BioBen

    Date d'inscription
    septembre 2004
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    Re : Effets des perturbateurs endocriniens sur la santé mentale ?

    Citation Envoyé par trebor Voir le message
    Oui, il faudrait avoir les données actuelles chez nous, si vraiment il y a une aussi forte augmentation d'autiste et de baisse du Qi.
    https://www.participate-autisme.be/g...n-chiffres.cfm
    http://spectredelautisme.com/trouble...s-autisme-tsa/
    Ces liens montrent qu'il y a bien une augmentation.
    Ces liens ne montrent pas ça du tout.

    Le premier indique :
    Les personnes avec autisme sont-elles de plus en plus nombreuses ?
    Actuellement, rien ne permet d'affirmer que le trouble du spectre de l'autisme est plus fréquent qu'auparavant, bien qu'on ne puisse l'exclure. L'accroissement des chiffres de prévalence (c'est-à-dire, le chiffre exprimant la fréquence à laquelle un trouble apparaît) peut cependant être également imputée à l'évolution des critères diagnostiques au fil des temps, à un diagnostic plus précoce et plus précis. L'autisme est aujourd'hui mieux décelé chez les personnes qui ont une intelligence dans les limites de la normale.
    Le deuxième se borne à dire que le nombre de personnes diagnostiquées comme atteintes d'un TSA est en augmentation, sans dire pourquoi.
    Dernière modification par BioBen ; 15/12/2017 à 12h53.
     

  14. trebor

    Date d'inscription
    février 2005
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    Re : Effets des perturbateurs endocriniens sur la santé mentale ?

    Citation Envoyé par BioBen Voir le message
    Ces liens ne montrent pas ça du tout.

    Le premier indique :
    Le deuxième se borne à dire que le nombre de personnes diagnostiquées comme atteintes d'un TSA est en augmentation, sans dire pourquoi.
    Bien qu'on ne puisse l'exclure

    Les causes seraient encore mal identifiées, il reste du chemin à faire.
    Mais cela reste étonnant que le sel de table ainsi que pour les produits industrialisés ne soient pas tous iodé.
    Quelle est le but recherché ?
    Dernière modification par trebor ; 15/12/2017 à 13h14.
    il vaut mieux supprimer la cause que ses effets
     

  15. BioBen

    Date d'inscription
    septembre 2004
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    Re : Effets des perturbateurs endocriniens sur la santé mentale ?

    Citation Envoyé par trebor Voir le message
    Bien qu'on ne puisse l'exclure. Les causes seraient encore mal identifiées, il reste du chemin à faire.
    Deux messages plus haut, vous affirmiez une "augmentation de l'autisme de 600%".
    C'est bien vous avez fait du chemin en 2 messages .

    Mais cela reste étonnant que le sel de table ainsi que pour les produits industrialisés ne soient pas tous iodé. Quel est le but recherché ?
    Euh, bah tout le monde n'a pas besoin de produits enrichis en iode.
    L'excès d'iode est pas bon non plus.
    Du coup on fait au mieux pour couvrir les besoins de ceux en déficience sans intoxiquer ceux dont les apports sont déjà suffisants, c'est pas simple.
    Dernière modification par BioBen ; 15/12/2017 à 13h28.
     


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