Modèle d'une inductance - La suite
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Modèle d'une inductance - La suite



Vue hybride

  1. #1
    stefjm

    Modèle d'une inductance - La suite

    Bonsoir,
    Je vous informe que le fil Modèle d'une inductance en régime établi episode 1 est revenu en lecteure seule. (Merci à Gienas qui a nettoyer les débordements)

    J'aimerais recentrer le débat sur le choix d'une source de courant ou de tension comme modèle d'inductance:
    Je note ":=" l'opération d'affectation pour bien noter le sens de la causalité.
    J'ai deux relations possibles pour le modèle de l'inductance :

    Une relation intégrale qui correspond à une source de courant commandée i(t) telle que :


    Une relation différentielle qui correspond à une source de tension commandée u(t) telle que :


    J'ai une nette préférence pour la source de courant mais suis prêt à écouter vos arguments, pour ou contre l'un ou l'autre (ou ni l'un ni l'autre) modèle.

    Je répond donc ici à mon courrier en retard et aux remarques qui m'ont été faites.

    Citation Envoyé par Stefjm
    On m'a demandé d'expliquer, avec douceur et précision ce que j'entendais par la source de courant I0 sous tension nulle dans le modèle de l'inductance.
    Bien sûr, j'admets que la tension aux bornes d'une self parfaite alimentée par un courant continu est nulle en régime établi.
    Je me suis demandé si cela avait effectivement un sens et j'en ai trouvé un.
    En terme de point de fonctionnement, c'est du pareil au même :
    u=0, i=I. (le point rouge sur la vignette)
    En terme de caractéristique, c'est très différent.
    La source de courant impose I (i=I) et c'est le reste du circuit qui impose u=0.
    La source de tension (fil) impose u=0 et c'est le reste du circuit qui impose le courant I.
    Voir la vignette attachée.

    Ceci pour completer le post initial.

    Est-ce à ce point n'importe quoi?

    Je tiens à préciser qu'il ne fait aucun doute pour moi que l'énergie qui permet d'entretenir ce régime est fournie par l'alimentation de labo et en aucun cas par l'inductance. (sauf cas particulier évoqué par Tropique, supraconductivité)
    Je m'intéresse à la causalité du phénomène, et en particulier savoir qui impose quoi dans ce circuit.

    J'espère que ce fil restera présentable.

    Bien cordialement.
    Images attachées Images attachées  
    Moi ignare et moi pas comprendre langage avec «hasard», «réalité» et «existe».

  2. #2
    invite5637435c

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    Bonsoir,
    C'est quoi un générateur de tension nulle?
    (écrit dans ta vignette)

    @+

  3. #3
    invite5637435c

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    Egalement, et je l'avais déjà précisé, tu ne peux exclure que lorsque w=0 donc en continu que Z=0 donc la self (idéale puisque c'est toi qui a imposé ce modèle) ne se résume qu'à son fil.
    Dans ces conditions on ne parle plus de self mais d'un simple fil, je ne vois pas bien où il y a à matière à discuter.

    Selon moi, et les usages fait d'une self en continu se résume à bloquer dans le monde réel des perturbations HF qui se superpose au signal continu et dans ce cas on ne parle pas de régime continu mais de régime transitoire (mise sous tension par exemple) ou régime de variation en petits signaux (dv/dt ou di/dt) mais là encore pas de régime continu au sens strict du terme puisqu'on superpose un régime variable.

    Pour résumé je ne vois toujours pas où tu veux en venir.

  4. #4
    stefjm

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    Citation Envoyé par HULK28 Voir le message
    Egalement, et je l'avais déjà précisé, tu ne peux exclure que lorsque w=0 donc en continu que Z=0 donc la self (idéale puisque c'est toi qui a imposé ce modèle) ne se résume qu'à son fil.
    Dans ces conditions on ne parle plus de self mais d'un simple fil, je ne vois pas bien où il y a à matière à discuter.
    J'ai exposé le modèle et les caractéristiques dont il est question.
    Je veux bien reconnaitre que c'est n'importe quoi si on me le montre.

    Pour ce qui est de l'impédance qui tend vers 0 en régime permanent, cela permet de conclure que la variation de la tension est nulle, quelque soit le courant.

    Le modèle à base d'impédance ne dit rien de plus.

    Une tension nulle aux bornes d'un dipôle implique-t-elle que ce dipôle est un fil? Je dirais bien que non, puisque j'ai un contre-exemple. (source de courant sous tension nulle)
    Citation Envoyé par HULK28 Voir le message
    Selon moi, et les usages fait d'une self en continu se résume à bloquer dans le monde réel des perturbations HF qui se superpose au signal continu et dans ce cas on ne parle pas de régime continu mais de régime transitoire (mise sous tension par exemple) ou régime de variation en petits signaux (dv/dt ou di/dt) mais là encore pas de régime continu au sens strict du terme puisqu'on superpose un régime variable.
    Je suis d'accord et cela se modélise très bien avec la source de courant.

    Citation Envoyé par HULK28 Voir le message
    Pour résumé je ne vois toujours pas où tu veux en venir.
    N'avoir qu'un seule modèle pour un élément aussi simple qu'une inductance, quelque soit le contexte.
    Cordialement.
    Moi ignare et moi pas comprendre langage avec «hasard», «réalité» et «existe».

  5. A voir en vidéo sur Futura
  6. #5
    invite5637435c

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    Citation Envoyé par stefjm Voir le message

    Une tension nulle aux bornes d'un dipôle implique-t-elle que ce dipôle est un fil? Je dirais bien que non, puisque j'ai un contre-exemple. (source de courant sous tension nulle)
    C'est un modèle idéal qui n'est rien d'autre que idéal, donne moi un exemple réel pour voir.
    C'est comme si je te disais une source de tension parfaite, ça n'existe pas c'est comme le père Noël.

    N'avoir qu'un seule modèle pour un élément aussi simple qu'une inductance, quelque soit le contexte.
    Cordialement.
    Ce n'est pas possible, si tu reste figé sur des modèles parfaits.
    @+

  7. #6
    stefjm

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    Citation Envoyé par HULK28 Voir le message
    C'est un modèle idéal qui n'est rien d'autre que idéal, donne moi un exemple réel pour voir.
    Une inductance pas trop foireuse? Une alimentation en courant pas trop foireuse?
    Citation Envoyé par HULK28 Voir le message
    C'est comme si je te disais une source de tension parfaite, ça n'existe pas c'est comme le père Noël.
    Comme d'hab avec tout modèle!
    Citation Envoyé par HULK28 Voir le message
    Ce n'est pas possible, si tu reste figé sur des modèles parfaits.
    @+
    Depuis quand l'affirmation en gras constitue-t-elle une argumentation scientifique?
    Je n'ai jamais rien affirmé dans ces fils sans justification scientifique.

    On peut simuler le comportement de l'inductance avec un seul et même modèle. (du moins, je sais le faire, ce n'est pas bien sorcier.)
    Moi ignare et moi pas comprendre langage avec «hasard», «réalité» et «existe».

  8. #7
    stefjm

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    Citation Envoyé par HULK28 Voir le message
    Bonsoir,
    C'est quoi un générateur de tension nulle?
    (écrit dans ta vignette)
    @+
    Rebonsoir,
    Un fil.
    Moi ignare et moi pas comprendre langage avec «hasard», «réalité» et «existe».

  9. #8
    invite5637435c

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    Citation Envoyé par stefjm Voir le message
    Rebonsoir,
    Un fil.
    Depuis quand un fil est-il un générateur de tension nulle?

  10. #9
    stefjm

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    Citation Envoyé par HULK28 Voir le message
    Depuis quand un fil est-il un générateur de tension nulle?
    Il a pour caractéristique u=0 quelque soit le courant i imposé par le reste du circuit.
    (source parfaite comme d'hab dans ce fil)

    Non?
    Moi ignare et moi pas comprendre langage avec «hasard», «réalité» et «existe».

  11. #10
    jiherve

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    Bonsoir
    Cela fait quelque temps que je parcoure ces fils avec un étonnement grandissant, et je commence à comprendre pourquoi l'électronique est moribonde en France, on y discute du sexe des anges.
    Une question à quoi sert tout ceci ?
    Et tout de même une autre fondamentale : ce modèle sera t il valable en régime alternatif avec confinement magnétique?
    JR
    Dernière modification par jiherve ; 29/10/2008 à 20h25.
    l'électronique c'est pas du vaudou!

  12. #11
    stefjm

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    Citation Envoyé par jiherve Voir le message
    Bonsoir
    Cela fait quelque temps que je parcoure ces fils avec un étonnement grandissant, et je commence à comprendre pourquoi l'électronique est moribonde en France, on y discute du sexe des anges.
    J'avoue que je ne m'attendais pas à soulever une telle polémique avec une bête inductance.
    Ca va si mal que cela l'électronique en France? (Je n'ai qu'une expérience locale, section DUT geii électronique fermée au profit d'informatique industrielle, API et réseaux locaux industriels, et énergies renouvelables.)
    Citation Envoyé par jiherve Voir le message
    Une question à quoi sert tout ceci ?
    A comprendre, à modéliser, à calculer, à simuler, etc...
    (Accessoirement à se voler dans les plumes, à se battre, s'insulter... mais il ne faut pas, c'est Hors chartes)
    Citation Envoyé par jiherve Voir le message
    Et tout de même une autre fondamentale : ce modèle sera t il valable en régime alternatif avec confinement magnétique?
    JR
    Pas la moindre idée. Est-ce si fondamental que cela?
    Moi ignare et moi pas comprendre langage avec «hasard», «réalité» et «existe».

  13. #12
    invite5637435c

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    Je rejoins ce que disais calculair sur la précédente discussion fermée:

    Citation Envoyé par calculair
    Je pense que cela te fera sentir les limites des modèles et les limites des simplifications mathématiques si on veux rester avec des objets parfaits et rester coherents avec une certaine realite physique.
    Je crois que tout le problème est dit dans ces 3 phrases.
    Je ne peux accepter l'appelation générateur de tension nulle, comme toutes grandeurs nulles d'ailleurs, le zéro est un concept théorique qui n'a pas de sens si on le retire de son contexte théorique pour en déduire un contexte général, tout comme l'infini d'ailleurs.
    Si déjà on est pas d'accord sur le sens des mots employés on ne sera jamais d'accord sur le fond.
    @+

  14. #13
    stefjm

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    Citation Envoyé par HULK28 Voir le message
    Je rejoins ce que disais calculair sur la précédente discussion fermée:[...]Je crois que tout le problème est dit dans ces 3 phrases.
    Je suis d'accord aussi dans le cas général. Sur ce cas particulier super simple (simpliste même), invoquer les limites du modèle me parait plus que douteux quand même.
    Citation Envoyé par HULK28 Voir le message
    Je ne peux accepter l'appelation générateur de tension nulle, comme toutes grandeurs nulles d'ailleurs, le zéro est un concept théorique qui n'a pas de sens si on le retire de son contexte théorique pour en déduire un contexte général, tout comme l'infini d'ailleurs.
    Si déjà on est pas d'accord sur le sens des mots employés on ne sera jamais d'accord sur le fond.
    @+
    Gienas et moi avions rectifié générateur en source. J'imagine que cela ne change pas ton point de vue?

    Il fut un temps où j'avais réfléchi à comment "se passer du 0".
    Devant les difficultés théoriques et pratiques, j'avais renoncé.

    C'est quand même bizarre qu'un électronicien ne reconnaisse pas dans le fil parfait une source de tension nulle : C'est le terme qui permet de fermer la maille minimum.
    Exemple de maille minimum : source de courant fermée par une source de tension nulle.
    Exemple de noeud minimum : source de tension fermée par une source de courant nulle.

    Tu dit cela pour m'amener à réfléchir sur ma source de courant sous tension nulle?
    Tu n'as d'ailleurs pas commenté la vignette du post 1 et la différence (si différence il y a dans ce cas...) entre point de fonctionnement et caractéristique.

    Cordialement.
    Moi ignare et moi pas comprendre langage avec «hasard», «réalité» et «existe».

  15. #14
    Jack
    Modérateur

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    C'est quand même bizarre qu'un électronicien ne reconnaisse pas dans le fil parfait une source de tension nulle
    Ca me rappelle un peu le "référentiel bondissant" enseigné dans les IUFM.

    Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit évidemment d'un ballon.

    Je trouve qu'au bout d'un moment, tout vouloir modéliser nous éloigne tellement de la réalité que ça devient inexploitable et perd tout son sens.

    Enfin, c'est mon avis personnel.

  16. #15
    invite5637435c

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    Citation Envoyé par stefjm Voir le message
    Il fut un temps où j'avais réfléchi à comment "se passer du 0".
    Devant les difficultés théoriques et pratiques, j'avais renoncé.
    Je n'ai jamais dit qu'il fallait se passer du zéro, le zéro en tant que résultat algébrique à un sens:

    J'ai 2 pommes j'en retire 2 => j'ai 0 pomme dans le sens de plus rien du tout en pomme.

    Dans une maille j'ai 2 générateurs une résistance, la somme algébrique des tensions qui parcourent la maille est bien nulle, j'ai bien 0V, en d'autres termes je suis revenu à mon point de départ, je ne dis pas que j'ai trouvé une tension de 0V je dis que j'ai une somme algébrique qui est nulle, la résultante des tension est nulle si tu préfères car on oppose des grandeurs de même valeurs algébriques.

    C'est quand même bizarre qu'un électronicien ne reconnaisse pas dans le fil parfait une source de tension nulle : C'est le terme qui permet de fermer la maille minimum.
    Pour moi un fil parfait c'est le néant, rien ne peut être exprimé dans un tel modèle puisque tout y est définitivement nul.
    Et ce n'est pas le terme qui permet de fermer la maille c'est encore une fois la résultante algébrique, nuance.

    Exemple de maille minimum : source de courant fermée par une source de tension nulle.
    Pour moi c'est In=0 sinon comment exprimes-tu mathématiquement In, donc comment peux-tu ne serait-ce que le concevoir?

    Exemple de noeud minimum : source de tension fermée par une source de courant nulle.
    E ne peut exister seul dans ce cas puisque tu n'as aucune différence de potentiels.

    Tu en as d'autres comme ça?
    @+

  17. #16
    stefjm

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    Citation Envoyé par Jack Voir le message
    Ca me rappelle un peu le "référentiel bondissant" enseigné dans les IUFM.
    Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit évidemment d'un ballon.
    Je trouve qu'au bout d'un moment, tout vouloir modéliser nous éloigne tellement de la réalité que ça devient inexploitable et perd tout son sens.
    Enfin, c'est mon avis personnel.
    J'ai un doute tout à coup.

    Pour trouver la résistance équivalente entre deux points, on éteints bien les sources?
    Pourquoi met-on un fil pour les sources de tension et un circuit ouvert pour les sources de courant?
    Parce que c'est comme ça?

    Pourriez-vous me l'expliquer avec vos mots puisque les miens sont du même accabi que le "référentiel bondissant"?

    PS : Ce dont on cause ici n'est pas de la modélisation bien méchante...
    Moi ignare et moi pas comprendre langage avec «hasard», «réalité» et «existe».

  18. #17
    invite5637435c

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    Citation Envoyé par stefjm Voir le message
    Il a pour caractéristique u=0 quelque soit le courant i imposé par le reste du circuit.
    (source parfaite comme d'hab dans ce fil)

    Non?
    Non, dans ce cas tu considères aussi qu'une résistance de 0 ohm parcourue par un courant est un générateur de tension, dans ce cas précis que vaut la tension?
    Pourquoi ne pas dire dans ce cas que c'est aussi un générateur de schtroumpf?

  19. #18
    gienas
    Modérateur

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    Bonjour à tous

    Citation Envoyé par HULK28 Voir le message
    Non, dans ce cas tu considères aussi qu'une résistance de 0 ohm parcourue par un courant est un générateur de tension ...
    C'est un peu limite et ambigu, mais en fait il faut faire attention aux mots employés. C'est "comme si". Le mot générateur là, n'est pas bien adapté, il faudrait dire source idéale de tension, avec le qualificatif d'électromoteur. Cette source peut être réceptrice ou génératrice (bien sûr, pas pour ce dernier cas), encore que, en théorie, on peut bien avoir une flèche de "longueur" nulle. Sauf que bien sûr, une telle source ne peut en aucun cas imposer le sens du courant.

    Le statut est récepteur quand les flèches U et I sont opposées, et générateur quand les flèches sont du même sens. J'ai "l'impression" de me répéter

    Tout cela pour dire que je ne suis pas choqué par le fait qu'une résistance nulle soit assimilée à une source de tension idéale de fém nulle. Ma tolérance, bien sûr, s'arrête à ce "détail".

  20. #19
    invite5637435c

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    Lorsqu'on "éteint" un générateur de tension on a plus de fem, plus de déplacement d'électrons, bref plus de générateur du tout.

    Autre chose quand on emploie la notion d'impédance Z=jLw on se situe dans un modèle mathématique bien précis.
    w représente la pulsation donc si on veut considérer w=0 on est au limites du modèle pulsé en toute rigueur on doit prendre w->0 ou utiliser Z=R+jLw.

    C'est le cas avec les limites, on fait tendre une variable vers une limite.

    Sinon il n'y a qu'un pas, que tu franchis je trouve, en considérant la valeur 0 comme possible et dans ce cas précis tu te place comme ceux qui rendent possible le mouvement perpétuel en disant que n=1 pour un rendement.
    C'est cela que je défend contre ton argumentation.

  21. #20
    stefjm

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    Bonjour Hulk,
    Citation Envoyé par HULK28 Voir le message
    Non, dans ce cas tu considères aussi qu'une résistance de 0 ohm parcourue par un courant est un générateur de tension, dans ce cas précis que vaut la tension?
    Oui, une source de tension de valeur nulle.

    Citation Envoyé par HULK28 Voir le message
    Pourquoi ne pas dire dans ce cas que c'est aussi un générateur de schtroumpf?
    Parce que sa résistance est nulle justement.
    Si tu éteints une source de courant, sa résistance sera infinie. (circuit ouvert)
    C'est bien ce que l'on fait quand on applique les théorèmes de Thévenin ou de Norton en éteignant les sources indépendantes.

    Citation Envoyé par HULK28 Voir le message
    Lorsqu'on "éteint" un générateur de tension on a plus de fem, plus de déplacement d'électrons, bref plus de générateur du tout.
    Ceci n'est vrai que s'il n'y a que ce générateur dans le circuit.
    C'est bien sûr faux dans le cas général!

    Ex : Une source de tension U alimente un moteur/générateur.
    Quand on éteint la source de tension (U=0, fil), c'est le moteur/générateur qui passe en générateur et qui fait circuler le courant. (et freinage intensif!!!)


    Citation Envoyé par HULK28 Voir le message
    Autre chose quand on emploie la notion d'impédance Z=jLw on se situe dans un modèle mathématique bien précis.
    w représente la pulsation donc si on veut considérer w=0 on est au limites du modèle pulsé en toute rigueur on doit prendre w->0 ou utiliser Z=R+jLw.
    Je suis bien d'accord, sauf que c'est toi qui parle d'impédance! Je n'ai parler dans ce fil que d'inductance. Au pire, je n'ai parler que de fonction de transfert en transformée de Laplace 1/(Lp). (valable pour tout signaux nul pour t<0)

    Citation Envoyé par HULK28 Voir le message
    C'est le cas avec les limites, on fait tendre une variable vers une limite.
    Sinon il n'y a qu'un pas, que tu franchis je trouve, en considérant la valeur 0 comme possible et dans ce cas précis tu te place comme ceux qui rendent possible le mouvement perpétuel en disant que n=1 pour un rendement.
    C'est cela que je défend contre ton argumentation.
    Je comprend enfin ce qui te chagrine!
    Je ne parle pas d'impédance complexe mais seulement d'inductance.
    L'impédance ne rend compte que des variations sinusoïdales.

    A propos d'impédance,
    Il y a avec la limite en 0 de l'impédance une perte du j qui m'intrigue un peu. La multiplication par j, c'est la rotation de pi/2 dans le plan complexe. Or, en continu, point de déphasage, mais une espèce de rotation de pi/2 dans le plan (u,i) entre le fil parfait (u=0) et le circuit ouvert parfait (i=0).

    Quelqu'un aurait-il déjà vu cela formaliser correctement?
    Moi ignare et moi pas comprendre langage avec «hasard», «réalité» et «existe».

  22. #21
    gienas
    Modérateur

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    Bonsoir à tous

    Citation Envoyé par HULK28 Voir le message
    Depuis quand un fil est-il un générateur de tension nulle?
    Peut-être bien depuis toujours

    En fait, c'est un "raccourci", forcément incomplet, et un peu limite.

    Il est d'usage d'utiliser une source idéale de tension, comme une source de fém quelconque, présentant une résistance interne nulle. Elle est idéale par le fait que la fém reste constante, quel que soit le courant.

    Comme valeur de fém, le zéro est inclus. Il existe donc une source de tension idéale, de fém zéro, équivalente à une résistance nulle, appelée parfois un fil, à tort, puisqu'on sait qu'un fil est réel, et présente une résistance non nulle.

    En généralisant, on arrive à ce genre de cas particulier. C'est d'ailleurs aussi un cas particulier, car cette source idéale, on a le droit de la mettre en court circuit sans danger, ce qui est formellement prohibé sur toute autre valeur. On voit là que, comme exception ...

  23. #22
    stefjm

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    Citation Envoyé par gienas Voir le message
    Peut-être bien depuis toujours
    En fait, c'est un "raccourci", forcément incomplet, et un peu limite.
    [...]
    Je précise aussi que dans les fameux théorèmes de Thévenin et Norton, on éteint les sources indépendantes :
    de tension : u=0, fil parfait.
    de courant : i=0, circuit ouvert parfait.
    @+
    Moi ignare et moi pas comprendre langage avec «hasard», «réalité» et «existe».

  24. #23
    invite936c567e

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    Bonsoir

    J'ai lu le fil, et celui qui l'a précédé.... alors, un p'tit coup de gueule en passant.

    Je ne comprend pas la raison qui vous pousse à vouloir débattre du choix ex nihilo entre telle ou telle modélisation d'une inductance dans un schéma électrique.

    L'équation d'une inductance parfaite (quand elle est applicable, i.e. sans saturation, ni d'hystérésis, ni élément perturbateur extérieur) est simple et parfaitement connue. Le choix de sa modélisation dans le schéma électrique n'est qu'une conséquence naturelle de la façon dont le problème particulier à traiter est posé.

    Ce ne sont pas les états d'âme qui guident ce choix.


    S'agissant du sujet du fil, une fois qu'on a rappelé que U = L.dI/dt , il ne reste plus qu'à appliquer au modèle le plus pratique dans le cas qui se présente.

    Mais sans évoquer de cas concret, point de discussion valable. Et pour l'instant je n'en ai pas vu la couleur, on reste dans les généralités, dans le vague.


    D'autre part je trouve totalement stérile d'ajouter à ce débat des considérations comme le lien de causalité entre les variables d'état du modèle, alors qu'on connaît tous ici les lois sous-jacentes de l'électromagnétisme qui mènent à la formule simplifiée indiquée au-dessus.


    En revanche, il serait beaucoup plus intéressant de parler de la modélisation d'inductances réelles (non parfaites) qu'on utilise tous les jours.

    En ce qui me concerne, j'en utilise une qui prend en compte les phénomènes de saturation et d'hytérésis, mais qui contient près d'une dizaine de paramètres et qui n'est calculable qu'en résolvant numériquement un système d'équations différentielles et intégrales non-linéaires (autant dire que savoir si derrière ça on va prendre un générateur de courant ou de tension, eh bien on s'en tape , c'est le moindre des soucis ! ).

    Qu'auriez-vous de mieux à me proposer ?

  25. #24
    calculair

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    Bonjour

    Fais tu une difference entre

    e(t) = -L di /dt

    L di /dt = e(t)

    et e(t) <=> - Ldi /dt

    si oui, la quelle et comment tu la mesures experimentalement.

    Pour moi la verification experimentale et fondamentale pour valider toutes les reflexions même hyper logiques en physique.

  26. #25
    stefjm

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    Citation Envoyé par calculair Voir le message
    Bonjour
    Fais tu une difference entre
    e(t) = -L di /dt
    L di /dt = e(t)
    et e(t) <=> - Ldi /dt
    si oui, la quelle et comment tu la mesures experimentalement.
    Pas de différence entre les deux premières. (sauf le signe?)
    Je ne comprends pas ce que tu entends par équivalence (<=>) entre signaux? Pour moi une équivalence est entre propositions logiques (vrai, faux).

    Citation Envoyé par calculair Voir le message
    Pour moi la verification experimentale et fondamentale pour valider toutes les reflexions même hyper logiques en physique.
    Pour moi aussi!
    Ecrire implique que le courant est continu si la tension est finie et continue par morceau, donc modèle générateur de courant.
    Tu ne mettra jamais en évidence une discontinuité de courant dans une bobine, cela impliquerait une puissance infinie ce qui n'est pas physique. C'est bien pour cela qu'on a comme modèle e(t) = -L di /dt, sachant que cette expression n'implique pas qu'on a un modèle à source de tension.

    Cordialement.
    Moi ignare et moi pas comprendre langage avec «hasard», «réalité» et «existe».

  27. #26
    calculair

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    Citation Envoyé par stefjm Voir le message
    Pas de différence entre les deux premières. (sauf le signe?)
    Je ne comprends pas ce que tu entends par équivalence (<=>) entre signaux? Pour moi une équivalence est entre propositions logiques (vrai, faux).


    Pour moi aussi!
    Ecrire implique que le courant est continu si la tension est finie et continue par morceau, donc modèle générateur de courant.
    Tu ne mettra jamais en évidence une discontinuité de courant dans une bobine, cela impliquerait une puissance infinie ce qui n'est pas physique. C'est bien pour cela qu'on a comme modèle e(t) = -L di /dt, sachant que cette expression n'implique pas qu'on a un modèle à source de tension.

    Cordialement.
    Oui je suis d'accord la physique a en horreur les discontinuités mathematiques.
    D'ailleursje ne pense pas que l'on puisse trouver une discontinuité de tension aux bornes d'une bobine.

    On constate des variations rapides possibles des tensions ou courants

    ps le signe <=> voulait dire que la relation est reciproque et que l'une des variables implique l'autre sans que l(on puisse les dissocier

  28. #27
    stefjm

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    Citation Envoyé par calculair Voir le message
    Oui je suis d'accord la physique a en horreur les discontinuités mathematiques.
    D'ailleursje ne pense pas que l'on puisse trouver une discontinuité de tension aux bornes d'une bobine.
    Dans le monde réel d'Alphonse, il y a toujours une capacité parasite pour limiter les variations trop rapide de tension. J'en suis bien conscient.
    Dans la modélisation habituelle de l'inductance, rien n'empeche les discontinuités de tensions.
    Par contre, il n'y aura jamais de discontinuité de courant, sauf si tu autorises l'impulsion de Dirac pour la tension. L'infini pendant un temps nul, et dont l'intégration donne l'échelon. Après, c'est à moi qu'on reproche de ne pas être assez sur le terrain technologique...

    Citation Envoyé par calculair Voir le message
    On constate des variations rapides possibles des tensions ou courants
    Ca dépend du "rapide".
    On peut commander en échelon de tension une inductance car rien dans le modèle empèche la variation rapide de la tension. (hors capas parasites, ici oubliées) Le courant dans la bobine est alors en rampe. (difficile de définir un temps de réponse) On est alors en boucle ouverte.
    Quand on commande en courant (ton expérience géné de courant alimentant la bobine) , on fait en fait un asservissement de courant et on obtiendra pour i(t) un temps de réponse non nul, qui dependra de la valeur de l'inductance L et des caractéristiques de ton géné de courant. (résistance interne, etc...)

    Le temps de réponse de la tension est indépendant de L alors que celui du courant dépend fortement de L (et d'autres paramètres).

    Citation Envoyé par calculair Voir le message
    ps le signe <=> voulait dire que la relation est reciproque et que l'une des variables implique l'autre sans que l(on puisse les dissocier
    D'accord. De toute façon, une égalité mathématique n'a pas de sens de lecture.

    Une question quand même : Pourquoi privilégier la forme différentielle plutôt que la forme intégrale?

    J'ai exposé pourquoi la forme intégrale était plus indiquée.
    causalité et variable d'état :
    Commande numérique de systèmes dynamiques
    Chapître II 2.1
    Equation II 2
    ainsi que le post http://forums.futura-sciences.com/ph...ml#post1956110

    Quels sont tes arguments?

    Cordialement.
    Moi ignare et moi pas comprendre langage avec «hasard», «réalité» et «existe».

  29. #28
    calculair

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    bonsoir,
    Nous restons avec des elements parfaits, une self sans resistance ohmique et sans capacité parasite.

    Effectivement on peut appliquer un echelon de tension à une self

    celle-ci repondra E = - Ldi/dt
    ou i(t) = -somme de 0 à t de 1/L E dt ou i(t) = -1/L E t pour dire que la forme integrale ou differentielle sont equivalentes.

    Quand on veut imposer un courant à la self, il faut que le gerateur de courant si il est réel doit supporter sans alterer sa consigne des tensions qui peuvent être importantes si la commande est rapide.

    La relation precedente reste vraie et comme tu le dis l'egalité n'a pas de sens de lecture.

  30. #29
    stefjm

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    Citation Envoyé par calculair Voir le message
    bonsoir,
    Quand on veut imposer un courant à la self, il faut que le gerateur de courant si il est réel doit supporter sans alterer sa consigne des tensions qui peuvent être importantes si la commande est rapide.
    Je suis d'accord et je comprend ce que tu veux dire.
    Tu n'imposes pas instantannément son courant à la self car le générateur de courant ne peut pas être parfait. (Sinon , énergie dispo infinie, pas physique, etc...)
    Le générateur de courant a donc une résistance en //. On a un circuit avec géné courant parfait // résistance // inductance.

    Quand ton générateur de courant est à consigne constante, il n'y a pas de problème avec la self car elle-même est un générateur de courant de même valeur que celui du géné. La tension est alors nulle. (et courant nul dans la résistance.)

    Quand tu changes brusquement la consigne de courant du géné de courant, le courant fourni par le géné de courant non parfait est de la forme . C'est aussi le courant qui circule dans l'inductance. Pas de discontinuité de ce courant.

    La forme de la tension est , avec un pic d'autant plus important en valeur et d'autant pluc court que R est importante.

    C'est impossible d'imposer instantannément son courant à l'inductance. (Alors qu'on peut imposer sa tension.)

    Es-tu d'accord avec cette description de ton expérience?

    Cordialement.

    Edit : Calcul fait en supposant que l'asservissement du générateur de courant est parfait. (Juste une résistance finie pour l'impédance) .Il faut donc que le géné de courant "tienne" R.I.
    Dernière modification par stefjm ; 14/11/2008 à 19h43.
    Moi ignare et moi pas comprendre langage avec «hasard», «réalité» et «existe».

  31. #30
    calculair

    Re : Modèle d'une inductance - La suite

    bonsoir,
    Je n"aurais pas du parler de generateur de courant reel. Nous sommes ici avec des selfs parfaites et des generateurs de tension parfaits et des generateurs de courants parfaits.

    Si on impose un escalier de courant, il se cree un dirac de tension, mais cela ne veut pas dire que l'energie est infinie.

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