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FAQ: Questions souvent posées en électronique

  1. DAUDET78

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    septembre 2006
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    Comment voir les rayons infrarouges ?

    Bonjour,
    Une question qui revient souvent sur le forum, comment savoir si ma LED I.R. marche ou pas? sachant que, par définition, la lumière émise n'est pas visible par un être humain.
    L'astuce, il faut remplacer notre oeil déficient par un autre bionique (et qui ne coute pas 2 000 000 $ !), en l'occurrence un appareil photo numérique qui, lui, est sensible à cette gamme de longueur d'onde.
    Malheureusement, les fabricants mettent un filtre infrarouge pour diminuer la sensibilité dans cette plage de longueur d'onde

    Cependant, il en reste assez pour voir si il y a (ou si il n'y a pas) des I.R. comme en témoigne la photo ci-jointe.

    PS : Si l'on dispose d'une caméra vidéo noir et blanc, il n'y a pas de filtre et on voit même l'éclairage projeté par le rayon infrarouge !

    -----

    Images attachées
    je suis en vacances de 19 au 30 juin. Bon forum !
     


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  2. gcortex

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    Re : [Projet] Comment voir les rayons infrarouges ?

    j'ai une pastille sur une carte qui convertit les IR en rouge
    procédé purement optique pour tester les télécommandes
    Envisager le pire pour qu'il n'arrive pas.
     

  3. joey57

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    Re : [Projet] Comment voir les rayons infrarouges ?

    Salut, un moyen tout simple qui permet de tester les télécommandes IR.

    Tu prend ton téléphone portable, ou une webcam tu mets en mode appareil photo ou vidéo et tu vise ton téléphone avec la télécommande et t'appuie sur un des boutons.

    Tu verras une lumière éblouissante à l'écran
     

  4. Tropique

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    juin 2005
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    Re : FAQ: Questions souvent posées en électronique

    Test et contrôle des différents composants:

    Les résistances:
    -Résistances ordinaires: ohmmètre.
    -Résistances de faible valeur: source de courant (alim de labo) + voltmètre, en 4 fils
    -Résistances de forte valeur: source de tension + microampèremètre ou nanooampèremetre (millivoltmètre de Ri=10 Megohm)
    -Résistances non-linéaires: traceur de courbes
    - .................

    Les condensateurs:
    -Condensateurs ordinaires: capacimètre ou pont. Exemple ici
    -Pertes des condensateurs: pont ou Tangente-deltamètre
    -Résistance série équivalente (ESR) des électrolytiques: mesureur d'ESR, exemple

    Les selfs:
    -Valeur: inductancemètre, pont, mesure de résonance avec grid-dip ou générateur. Exemples ici et ici.
    -Coéfficient de surtension: Qmètre, pont.
    -Tenue à la saturation/Linéarité: traceur de courbes, inductancemètre avec polarisation.

    Les diodes:
    ....................

    Les transistors bipolaires:
    ....................

    Les JFets:
    ...................

    Les MOS:
    ...................

    Les thyristors et triacs:
    ....................

    Les diodes zener:
    ....................

    Les transformateurs 50/60Hz:
    ....................

    (En construction)
    Pas de complexes: je suis comme toi. Juste mieux.
     

  5. HULK28

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    Re : FAQ: Questions souvent posées en électronique

    DOCUMENTS RELATIFS AUX REGLES ET USAGES DES BONS PRINCIPES DE ROUTAGES DES CARTES ELECTRONIQUES.

    Il est frequent dans les discussions que nous abordions des regles elementaires de routages pour les PCB (Printed Circuit Board), circuits imprimes en bon francais.
    Vour trouverez ici des documents traitant de concepts simples aux plus sophistiques, des explications sur des notions indispensables a connaitre si un jour vous aussi avez a aborde la mise en oeuvre d'un circuit imprime.

    Il serait long et fastidieux de traiter clairement de toutes les bonnes regles de l'etat de l'art en la matiere, d'autant que certaines reclament un minimum de connaissances des lois de la physique.
    Neanmoins d'excellents documents emanants de "gourous" ayant evolues des decennies durant dans ce domaine ont mis noir sur blanc leurs experiences a la disposition de tous en enoncant des regles d'usages pratiques.
    Je vous livre donc un lien vers ces documents et les depose ici si ce lien venait un jour a disparaitre.
    Tous ces documents sont en langue anglaise.
    Les plus curieux y trouveront une mine precieuse de renseignements et d'explications fort bien decrits par ce specialiste qu'est Douglas Brooks, fort connu outre-atlantique dans ce domaine, ayant activement collabore avec notamment Mentor Graphics et d'autres grandes marques de CAO de renom.

    De tout cela nul doute que vos precieuses realisations, des plus simples aux plus complexes, seront plus solides, moins sujettes aux perturbations exterieures les plus diaboliques et aussi moins "agressives" pour les autres.

    En tout cas vous serez convaincu, si tant est que vous en doutiez encore, qu'une des cles de la reussite d'une realisation passe inevitablement par la maitrise de ces concepts.

    Bonne lecture a tous.

    http://www.ultracad.com/article_outline.htm
    Fichiers attachés
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  6. HULK28

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    Re : FAQ: Questions souvent posées en électronique

    DOCUMENTS RELATIFS AUX REGLES ET USAGES DES BONS PRINCIPES DE ROUTAGES DES CARTES ELECTRONIQUES.

    Part-2
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  7. HULK28

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    Re : FAQ: Questions souvent posées en électronique

    DOCUMENTS RELATIFS AUX REGLES ET USAGES DES BONS PRINCIPES DE ROUTAGES DES CARTES ELECTRONIQUES.

    Part-3
    Fichiers attachés
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  8. HULK28

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    Re : FAQ: Questions souvent posées en électronique

    DOCUMENTS RELATIFS AUX REGLES ET USAGES DES BONS PRINCIPES DE ROUTAGES DES CARTES ELECTRONIQUES.

    Part-4
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  9. HULK28

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    Re : FAQ: Questions souvent posées en électronique

    DOCUMENTS RELATIFS AUX REGLES ET USAGES DES BONS PRINCIPES DE ROUTAGES DES CARTES ELECTRONIQUES.

    Part-5
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  10. HULK28

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    Capteurs de courant

    Bonsoir a tous,

    je vais vous presenter ce soir un composant peu connu encore et qui va vous ravir si vous cherchez une solution de mesure de courant non intrusive.

    Avant de vous parler de ce petit bijou technologique vendu pour un prix derisoire, nous allons passer en revue ensemble les principales solutions qui s'offrent a nous aujourd'hui lorsque nous devons effectuer des mesures de courant, que ce soit sur un circuit imprime ou encore sur des cables, ou encore meme sur des barreaux de cuivre de grandes dimensions.

    Notons que le courant peut etre continu ou alternatif, la encore il existe des solutions pour l'un ou l'autre, ou les deux.
    Egalement pour les courants continus il peut s'averer utile, voir indispensable, de pouvoir mesurer dans le circuit positif ou negatif.

    Ce composant permet la mesure de tous les modes cites plus haut jusqu'a une frequence de 90KHz ce qui est assez confortable.

    Sur un circuit imprime la solution la plus souvent rencontre est une mesure intrusive -> resistance ou shunt a base de manganine.

    1/SOLUTION SHUNT
    Avantages:
    AC/DC.
    Le principe est simplement l'application de la loi d'Ohm, le courant traverse la resistance et provoque une chute de tension selon la loi U=RI.
    Solution simple et efficace tant que la chute de tension ne depasse pas les 100mV max et que la puissance dissipee par le shunt reste raisonnable selon l'environnement de l'application.
    Il existe des shunts de mesure pour plusieurs centaines d'amperes.
    Pose facile, mesure facile.

    Inconvenients:
    Intrusif.
    Provoque des pertes, qui dans un contexte de type piles ou accumulateurs, degradent le rendement general.
    Solution couteuse pour des courants eleves (par exemple un shunt 1000A/50mV coute dans les 200 euros).
    Echauffement.
    Encombrement pouvant etre important pour les modeles de fortes puissances.

    Techniques de Mesures:

    classiquement soit par un galvanometre soit par un interface de mesure amplificateur type ampli-op ou encore par des circuits specialises type INA168 ou autres permettant des mesures simples et fiables en high-side (branche positive du circuit).

    2/ La solution avec capteur magneto-resistif:

    Ce type de capteur a fait le succes des compas electroniques, le plus celebre d'entre eux et le plus sophistique est, selon moi, le KMZ51 de chez Philips.
    Moyennant un peu d'electronique autour il est possible d'obtenir de lui une mesure extremement precise pour des courants allant jusqu'a 20A.
    Les capteurs magnétorésistifs existent surtout en couche mince, ils sont fabriques a partir de couches ferromagnetiques comme le Permalloy par exemple.
    Ils présentent une forte sensibilité pour les faibles valeurs d’induction et une faible consommation d’énergie.
    Le principe est un pont de Wheastone dont les resistances varient en fonction de l'induction magnetique a laquelle elles sont soumisent.
    Les meilleurs sont equipes d'une bobine de compensation du champ et d'un mode flip permettant d'eliminer l'offset.
    Le KMZ51 par exemple est equipe de ces deux bobines, le tout dans un boitier SO-8 ce qui est royal en terme d'encombrement.
    Son temps de reaction est extremenent rapide (quelques micro secondes).

    Avantages:

    Non intrusif.
    Grande Precision.
    Tres faible encombrement.
    Grande sensibilite, ideal pour la mesure du champ terrestre.
    Compensable en offset et derive.
    Sortie tension directement proportionnelle au champ magnetique.
    Possibilite d'inverser l'orientation de la sensibilte par la bobine de flip.
    Cout faible (hors electronique de conditionnement).
    Mesure du courant dans n'importe quelle partie du circuit electrique (branche positive ou negative)

    Inconvenients:

    Necessite une electronique de conditionnement plus sophistiquée que pour un shunt.
    Limite des courants a mesurer de l'ordre de 20A-30A.

    A suivre... je vous presenterai d'autres moyens de mesures et surtout le petit bijou dont je vous parlais au tout debut.



    Dernière modification par Tropique ; 11/05/2014 à 07h57. Motif: Titre
    "Le temps met tout en lumière." Thalès
     

  11. DAUDET78

    Date d'inscription
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    [FAQ]Comparaison AmpliOP et comparateur en mono tension

    Bonjour,
    Vu les confondaisons qu'il y a entre comparateur et ampli opérationnel (c'est le même symbole !), j'ai décidé de faire quelques comparaisons entre un LM311 et un TL081 ......
    Les résultats sont donnés avec une simulation avec MicroCap 9
    Voilà le schéma utilisé :
    Une source sinusoïdal d'une certaine amplitude attaque sur l'entrée In+ les composants et on regarde la sortie
    Comparaison AmpliOP versus comparateur_Schema.jpg

    Signal à 100 Hz de Veff=10,6V :
    Comparaison AmpliOP versus comparateur (sinus100)_Simu.jpg
    On voit que les sorties sont quasiment identiques, cependant on peut noter les différences suivantes :
    • Le signal du LM311 est parfaitement compatible TTL (pour les tensions)
    • Le signal du TL081 est "grand" et mal défini en haut et en bas
    PS : La simulation ne montre pas que si on dépasse la tension en mode commun sur In+, le résultat peut être complétement faussé ( -14,5 à 13V pour le LM311, -11 à +11V pour le TL081)

    Signal à 100 KHz de Veff=1,06V :
    Comparaison AmpliOP versus comparateur (sinus100K)_Simu.jpg
    On voit que les sorties sont alors très différentes, on peut noter que:
    • Le signal du LM311 est parfaitement compatible TTL (pour les tensions et les fronts de commutation)
    • Le signal du TL081 est retardé de quelques microsecondes et qu'il présente un dv/dt (SlewRate) de l'ordre de 5,5V/µs

    Moralité :
    Si on utilise un AmpliOP en comparateur (par exemple, parce qu'on utilise un TL084 et qu'il reste un AmpliOP pour faire un comparateur), il faut savoir :
    • que le temps de réponse n'est pas terrible ( et non spécifié !)
    • que la vitesse de commutation n'est pas compatible avec un circuit logique
    • que l'amplitude du signal de sortie n'est pas compatible avec un circuit logique ( ni avec un transistor, surtout si on utilise une alimentation asymétrique)

    Si on alimente en mono tension, les résultats sont similaires (Les résultats sont donnés avec une simulation avec MicroCap 9)
    Voilà le schéma utilisé :
    Comparaison AmpliOP versus comparateur MonoTension_Schema.JPG
    Une source sinusoïdal Veff=4V avec un offset DC de 6V (donc il évolue entre 0 et 12V) attaque sur l'entrée In+ les composants. L'entrée In- est à 6V, on alimente en 0/12V ........ et on regarde la sortie


    Signal à 100 Hz :
    Comparaison AmpliOP versus comparateur (sinus100) MonoTension_Simu.jpg
    On voit que les sorties sont quasiment identiques, cependant on peut noter les différences suivantes :
    • Le signal du LM311 est parfaitement compatible TTL (pour les tensions)
    • Le signal du TL081 est "grand" et mal défini en haut et en bas ( 10,4V en haut et 1,6V en bas, donc, si on met un NPN derrière, il risque d'être toujours passant)
    PS : La simulation ne montre pas que si on dépasse la tension en mode commun sur In+, le résultat peut être complétement faussé ( 0,5 à 10V pour le LM311, 3 à +9V pour le TL081)

    Signal à 100 KHz de Veff=1,06V :
    Comparaison AmpliOP versus comparateur (sinus100K) MonoTension_Simu.JPG
    On voit que les sorties sont alors très différentes, on peut noter que:
    • Le signal du LM311 est parfaitement compatible TTL (pour les tensions et les fronts de commutation)
    • Le signal du TL081 est retardé de quelques microsecondes et qu'il présente un dv/dt (SlewRate) de l'ordre de 5,5V/µs
    Dernière modification par gienas ; 28/06/2012 à 17h54.
    je suis en vacances de 19 au 30 juin. Bon forum !
     

  12. DAUDET78

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    FAQ: Questions souvent posées en électronique

    Bonjour,
    Mon cadeau de nouvel an 2013

    La question qui revient souvent :
    J’ai un appareil qui demande un adaptateur secteur (*) , il y a marqué 5V 600mA . Je peux mettre quoi ?
    Il faut d’abord voir :
    • Si c’est du 5V AC ou DC . En général, dans 99% des cas, c’est DC et c’est symbolisé par un trait continu souligné avec un trait pointillé
    • Si il faut un bloc régulé ou pas . Dans 99% des cas, c’est régulé et c’est ce qu’il faut utiliser en cas de doute
    • Si il faut une alimentation AC, ce n’est plus un adaptateur, mais un transformateur.

    Il faut choisir le bon bloc secteur :
    • Il faut la même tension (5V dans notre exemple)
    • Pour le courant, il faut, au moins, le même (600mA dans notre exemple, mais un 700 ou 1000mA ou plus convient aussi)

    Il faut choisir la bonne polarité:
    En effet, la polarité du jack n’est pas normalisée . Le "+" au centre ou à l’extérieur ? That is the question ! C’est marqué sur l’appareil avec un pictogramme .

    Il faut savoir qu’une inversion de polarité est en général fatal pour l’appareil et aussi pour le bloc d’alimentation ! Et la sanction est immédiate (au mieux fusible mourru, au pire de la fumée )

    Sur le jack mâle de l’adaptateur, il y a généralement un petit connecteur qui permet de faire le choix. En cas de doute ? faire une mesure sur le jack mâle de la tension présente avec un contrôleur universel (Ca coûte 10€ au BricoCastoMerlinDepotRama du coin …. Et c’est moins cher que la destruction de l’appareil par une inversion de polarité !)

    On profite de cette mesure pour vérifier la tension de sortie de l’adaptateur :
    • On mesure 5V (dans notre exemple) , c’est OK, on peut brancher.
    • On mesure 7V …. Aie Aie Aie…. Il y a deux possibilités. Soit c’est un bloc non régulé qui délivre, à vide, 30% de tension en trop et, sauf si on connaît la constitution de l’appareil à alimenter (présence d’une régulation interne par exemple), il faut éviter de l’utiliser. Soit c’est un bloc secteur à découpage qui demande une charge minimum pour fonctionner. Ceci peut être vérifié en branchant, sur le jack mâle une résistance (de 100 Ohms pour un bloc 5V, ce qui le charge avec une consommation de 50mA). Si la tension revient à 5V, on peut brancher.
    (*) On voit couramment l'appellation chargeur, c'est une erreur ! Car c'est bien une alimentation pour, par exemple, un GSM. Et la fonction chargeur est réalisée dans le GSM
    Dernière modification par gienas ; 01/01/2013 à 21h30. Motif: Centré et rendu les images visibles dans le texte
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  13. Tropique

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    Re : FAQ: Questions souvent posées en électronique

    Comment déterminer les paramètres d'un transformateur inconnu?

    • Que ce soit pour de la maintenance, de la restauration, de la simulation ou simplement au niveau amateur, on est parfois confronté à un transformateur de caractéristiques inconnues que l'on souhaite connaitre plus en détails.

    Certaines caractéristiques sont faciles à mesurer: les tensions secondaires, le courant magnétisant. D'autres grandeurs peuvent être estimées assez facilement: c'est le cas de la puissance, pour laquelle plusieurs méthodes existent: taille, poids, surface du noyau, résistance du primaire, etc....

    Pour un transfo simple, typiquement un primaire et un secondaire, cela suffit pour déduire l'essentiel du reste des caractéristiques, comme le courant maximal.

    Par contre, lorsque le transfo est complexe et possède plusieurs enroulements de tensions et puissances hétérogènes, les choses se corsent...

    En me basant sur les équations de base, j'ai donc dérivé des formules permettant de calculer de manière déterministe et rationnelle l'ensemble des caractéristiques d'un transfo inconnu, en se basant exclusivement sur des mesures externes: donc sans connaitre les nombres de spires ou diamètres de fil, entre autres.

    En associant cette méthode, les estimations que j'ai mentionnées plus haut, plus quelques données statistiques récoltées sur un grand nombre d'exemples divers, il sera possible de remonter aux caractéristiques détaillées d'un transfo quelconque, totalement inconnu à priori.

    La méthode:

    TRSFrelPo.png
    • Il faut commencer par mesurer les résistances cuivre de chaque enroulement. Si les résistances sont faibles, < 5Ω, ce qui est généralement le cas pour des secondaires basse tension, il faut employer des méthodes 4 fils pour avoir une précision suffisante. Il n'est pas indispensable de posséder un ohmmètre de labo pour cela: il suffit de faire passer 1.000A avec une alim de labo en mode courant, et mesurer la tension qui apparait pour lire directement la valeur en ohms.
    • Ensuite, il faut mesurer la tension à vide de chaque enroulement. Attention, il s'agit bien d'une mesure: il ne faut pas tenir compte d'une éventuelle indication de tension. Il faut également mesurer la tension secteur réelle.
    Lorsque l'on a récolté tous ces paramètres, on peut calculer l'index de puissance de chaque enroulement: ce sont les quotients Vi²/Ri.
    Chaque index est représentatif de la puissance de l'enroulement concerné, à un coéfficient inconnu près. Ce coéfficient est cependant identique pour tous les enroulements d'un même noyau.
    On calcule alors le Σ secondaire, représentatif de la puissance totale, ce qui permet de déduire le pourcentage de puissance de chaque enroulement.
    A partir de la puissance totale, on sait alors calculer la puissance de chaque enroulement, et à partir de là le courant.
    Il est conseillé de faire également le calcul pour le primaire, son Σ sert de somme de contrôle: il doit valoir celui du secondaire.

    Attention: bien que la méthode soit mathématiquement exacte, on pourra observer des divergences en pratique: les enroulements sont rarement homogènes, et selon leur placement dans la fenêtre de bobinage des variations apparaitront. D'autre part, il n'existe qu'un nombre limité de diamètres préférés de fil émaillé, et cela aussi causera des variations, en fonction de l'arrondi adopté par le fabricant.

    -Il peut encore y avoir d'autres sources de divergences: non seulement un design suboptimal (si si, ça arrive), mais aussi des raisons plus objectives: parfois certains secondaires ne sont pas conçus pour être utilisés simultanément, ce qui va gonfler artificiellement le Σ secondaire; certains transfos ont une prise intermédiaire à 127V, ce qui a contrario exige plus de cuivre au primaire.
    Il ne faut donc pas faire une fixation sur l'exactitude des chiffres, des variations de plus de 10% sont tout à fait dans la norme. Ce qui compte est le rapport de répartition, et là il est exact, basé sur des données objectives; plus exact même que d'éventuelles indications données sur le transfo.

    Voici des valeurs de constantes typiques pour des transfos moyens. Attention, le but est surtout ici de disposer de données réalistes pour des simus, il peut y avoir des variations très importantes, notamment en fonction du niveau de puissance. Si on souhaite les exploiter numériquement, il faut les confirmer par d'autres méthodes.
    TRSFstat.png

    Un mot sur le format: chaque paramètre est rapporté au primaire et est sous la forme x.VA, il faut donc diviser par la valeur mesurée pour retrouver des VA. Par exemple, si on mesure 235Ω au primaire, la puissance serait de 4700/235=20VA qu'il faut encore diviser par deux, puisque ce chiffre inclut également les pertes secondaires, soit 10VA.
    Idem pour toutes les autres grandeurs (sauf Lm, cela va de soi).

    La puissance peut également être estimée en mesurant la surface du noyau en cm² (lorsqu'elle est accessible) et en la mettant au carré.

    Enfin, en 50Hz, le coéfficient entre l'index de puissance et la puissance vraie est de l'ordre de ~20. Par exemple, pour 10VA, l'index de puissance primaire vaudrait 200. Attention, c'est un ordre de grandeur, il peut varier notamment en fonction de la puissance: il sera plus petit pour de fortes puissances.

    La méthode la plus fiable d'estimation est probablement le poids: il faut trouver un transfo de caractéristiques connues étant aussi proche que possible du transfo inconnu par sa construction et son poids, et faire une règle de trois pour retrouver la puissance.

    Attention: tout ce qui précède ne s'applique qu'à des transfos 50Hz, càd ceux qui ont des vraies tôles, en "ferraille". Les transfos ferrite sont bien entendu à exclure. Si on a un doute, ou s'il est coulé dans un bloc de résine, il est prudent de faire un test de mise sous tension via une ampoule à incandescence/halogène de quelques dizaines de watts mise en série: si elle s'allume, c'est qu'il y a un souci.
    Même procédure si on n'est pas sur que l'enroulement choisi comme primaire en est bien un, ou si deux demi-primaires ont été correctement mis en série.
    Et bien sur, comme pour toutes les manips sur le secteur, la plus grande prudence s'impose.


    PS:
    Les principes évoqués restent par contre valables en 60Hz, mais pas les données numériques, constantes etc qui devraient être adaptées
    Dernière modification par Tropique ; 24/12/2013 à 10h50. Motif: Ajout avertissement
    Pas de complexes: je suis comme toi. Juste mieux.
     

  14. Jean4259

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    août 2012
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    929

    Cours d'électronique illustrés

    Bonjour,

    Je signale cette info:

    http://retro-forum.com/viewtopic.php?f=13&t=243357
    Jean
     

  15. cubitus_54

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    mai 2013
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    Nancy
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    Recherche d'un perturbateur ADSL

    Bonjour,

    Depuis 3 semaines dans ma rue, certains foyers n'avaient plus l’ADSL ou le débit était fortement dégradé.
    Personnellement j'ai le câble donc je n'était pas impacté.

    En cas de problème de ce type, la procédure des FAI est la suivante

    1 : au téléphone : débranchez et rebranchez votre box (ça fonctionne rarement...)
    2 : Un technicien d'Orange ou déléguer d'Orange se déplace et vérifie la continuité de la ligne et s'en va...
    3 : Un technicien de votre FAI se déplace et test la ligne et il constate... qu'il y a des CRC et des FEC et en conclus qu'il y a un perturbateur... Mais il ne peut pas intervenir sur le boitier dans la rue, car c'est réservé aux techniciens d'Orange... S'il n’est pas trop pressé, il peut faire le tour des habitations pour demander de couper le courant et vérifier s'il y a toujours un perturbateur.
    A ce stade, ils sont souvent de la mauvaise foi... Dans le cas cité le débit moyen est de 4Mb/s, le technicien mesure 800k et pour lui c'est normal vu la distance 4800m 51dB d'atténuation...

    4 : Si vous l'avez convaincu qu'il y a réellement un problème la dernière étape est l'envoi d'un technicien de chez Orange qui va essayer de se connecter sur le boitier dans la rue pour essayer de localiser le perturbateur...

    Bref la situation de mes voisins se résumait au point 3 GOTO point 3

    Finalement c'est moi qui a été les dépanner.

    J'ai été voir mes voisins un par un pour leur demander de couper le courant jusqu'à trouver le fautif
    Chez le fautif, à l'aide d'une petite radio AM (on entend super bien la perturbation à 3 m) j'ai débranché les blocs d'alimentation et miracle le bruit à disparue et la perturbation aussi.

    Ci-dessous la perturbation visualisée sur une ligne tel non active. On peut voir la demi-alternance de 10ms, le hachage à la fréquence de l'alime à découpage 54kHz.

    Pièce jointe 260593

    En démontant le bloc, on voir le condensateur de filtrage (33µF 400V) il est gonflé et totalement HS ce qui correspond parfaitement au chronogramme ci-dessus.

    Pièce jointe 260594
    Images attachées
     


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