Citation:
Envoyé par Cécile Je suis curieuse de savoir combien de temps ils pourront produire de telles cellules, vu les très faibles réserves d'indium sur Terre. |
A mon avis, très longtemps:
-D'abord j'aurai du mal à croire que des entreprises de ce calibre se lancent là dedans sans avoir étudié la question de l'abondance de la ressource.
-Ensuite, un petit calcul simple permet de se rendre compte que même si l'indium est un élément rare, il est quand même suffisament abondant dans l'écorce terrestre pour que l'on puisse fabriquer un sacré paquet de panneaux PV avant qu'il commence à en manquer:
-CuInSe2= 336 g/mol (63.5 + 114.8 +2*78.9) pour une densité de 5.75g/cm^3. L'indium représente donc 34% du poids total de CuInSe2.
C'est un matériau en couche mince: l'épaisseur de matériau nécessaire pour la fabrication d'un panneau est de 2 microns, soit 2*10-6 mètres.
1 m² de panneau CIS nécessite donc 2*10-6*1*1*0.34*5750000=3.91 grammes d'indium.
L'abondance de l'indium dans la croute terrestre est de 0.250 mg/kg. La croute terrestre pèse 2.4*10^22 kg.
Il y a donc 6*10^15 kg d'indium contenus dans la croute terrestre.
Admettons qu'un millionième de l'indium contenu dans la croute terrestre soit exploitable. Cela représente donc 6*10^9 kg, soit 6 millions de tonnes: de quoi fabriquer 1.53*10^12 m² de panneaux (6*10^9 kg / 0.00391kg/m²). A 10% de rendement de conversion, cela nous fait une puissance installée de 1.53*10^12 * 100 = 1.53*10^14 W soit 153 000 GW soit l'équivalent de 153 000 réacteurs nucléaires.
A mon avis, ça laisse quand même un peu de marge...
Sans compter que:
-d'une part, le matériau utilisé est généralement Cu(InGa)Se2 plutôt que CuInSe2, ce qui réduit encore la proportion d'indium dans le matériau.
-D'autre part, si la couche de CIS déposée est aujourdhui de 2 microns, des nouveaux procédés de dépot développés devraient permettre de réduire cette épaisseur à moins d'un micron dans les années à venir...