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Les paradoxes.

  1. Matmat

    Date d'inscription
    mai 2005
    Messages
    518

    Re : Les paradoxes.

    Citation Envoyé par baguette Voir le message
    Le paradoxe est une situation où il n'y a pas de réponse possible sans se trouver dans une impasse; cela ne heurte pas le sens commun, simplement il n'y a pas d'issue si l'on ne passe pas à un métalangage (ou une méta-théorie) pour analyser la situation.
    Dans le remède , il y a un paradoxe, sans doute le pire , car le métalangage a lui-meme des auto-références , il est donc un langage-objet d'un autre méta langage, et ceci à l'infini ( un peu comme Tarski, en voulant définir la vérité dans le méta-langage, doit définir la vérité du métalangage lui meme , ... à l'infini) .
     


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  2. Médiat

    Date d'inscription
    août 2006
    Âge
    63
    Messages
    10 075

    Re : Les paradoxes.

    Citation Envoyé par Matmat Voir le message
    il y a contradiction pour celui qui n'a pas assimilé la nouvelle théorie, c'est à dire qui en resté à l'ancienne.
    Il n'y a pas contradiction pour celui qui a assimilé la nouvelle.
    Tout à fait, c'est pourquoi je ressens le besoin d'un autre critère pour qualifier une affirmation de paradoxe.

    En présentant une chronologie dans les théories, on sous-entend que la plus ancienne représente l'opinion commune (et c'est sans doute vrai), mais je persiste à penser que l'existence d'une contradiction entre deux théories (et c'est sans doute le cas général) ne permet pas, seule, à conclure à un paradoxe.

    Par contre il va sans dire (mais je vais le dire quand même) que si toutes les théories, y compris l'opinion commune, sont d'accord sur la "vérité" d'une assertion, il y a peu de chance qu'on la qualifie de paradoxe.

    La contradiction est donc, à mon humble avis, nécessaire, elle n'est pas suffisante pour avoir un paradoxe.
    J'affirme péremptoirement que toute affirmation péremptoire est fausse
     

  3. Médiat

    Date d'inscription
    août 2006
    Âge
    63
    Messages
    10 075

    Re : Les paradoxes.

    Je voudrais préciser mon intervention précédente : la contradiction peut n'être qu'apparente, mais alors le paradoxe n'est lui-même qu'apparent (il disparaît en tant que paradoxe, quand on regarde au delà de l'apparence).
    Je prends un exemple, que j'apprécie particulièrement.
    Paradoxe : Parfois, la seule façon d'obéir au bushido, c'est de désobéir au bushido.
    Une magnifique illustration de ce paradoxe peut se voir au début du film "Les 7 samouraïs" (c'est aussi le thème central du film "Hara-kiri" qui est beaucoup moins connu (dommage)).
    Je dis que la contradiction ici n'est qu'apparente, et donc que le paradoxe n'est qu'apparent, une autre formulation pourrait être "Parfois, la seule façon d'obéir à l'esprit du bushido, c'est de désobéir à la lettre du bushido".
    Le paradoxe est ici utilisé comme une figure de rhétorique, qui force à la réflexion (c'est d'ailleurs souvent le cas du paradoxe).
    J'affirme péremptoirement que toute affirmation péremptoire est fausse
     

  4. invite431

    Date d'inscription
    décembre 2006
    Messages
    0

    Re : Les paradoxes.

    Bonjour Médiat, bonjour Matmat,

    C'est en cela que je n'apprécie pas tellement la notion de contradiction (au sens strict) et que je préfère la notion de double contrainte.
    La double contrainte est l'impossibilité de répondre sans se mettre en porte à faux.

    Elle me semble pouvoir s'appliquer tant dans la notion de théorie (et de validation de celle-ci) que dans la notion sémantique.
    Je reprends un exemple de paradoxe de Watzlawick illustrant ce propos.
    "Une mère dit à son enfant : Tu dois m'aimer"

    Il n'y a pas d'issue possible pour l'enfant, l'acte d'aimer étant spontané, s'il aime il désobéit car il aime de manière non spontanée (ce qui n'est pas aimer), s'il n'aime pas il désobéit par désaffection à un ordre donné.

    Dans ce cas précis, la seule solution pour sortir du dilemme est de passer à un niveau supérieur, un méta-langage qui analyse l'ordre donné sans s'y impliquer.

    Dans le cadre des "paradoxes" de Zénon par exemple, la double contrainte s'exerce dans deux domaines différents, le domaine du savoir et le domaine du vécu qui sont mis en opposition.
    Dans ce cadre là, il m'apparaît trop simple de dire qu'il faut passer à un méta-langage (encore faut-il en avoir les moyens !). C'est l'évolution d'une ou de l'autre des théories ou l'émergence d'une nouvelle théorie qui permettra de résoudre la difficulté.

    En cela, il me semble devoir faire la différence entre paradoxes "logiques" et paradoxes "conceptuels". D'où, sans vouloir rallumer le feu, la notion paradoxale peut tenir à la logique du propos, ou à sa sémantique.

    P.S. Je suis conscient d'avoir répété des choses déjà dites par vous, simplement j'essaie moi aussi d'y voir clair.

    Amicalement
     

  5. ClaudeH

    Date d'inscription
    décembre 2004
    Localisation
    34150 Montpeyroux
    Âge
    54
    Messages
    911

    Re : Les paradoxes.

    Citation Envoyé par baguette Voir le message
    Bonjour Médiat, bonjour Matmat,

    impliquer.


    En cela, il me semble devoir faire la différence entre paradoxes "logiques" et paradoxes "conceptuels". D'où, sans vouloir rallumer le feu, la notion paradoxale peut tenir à la logique du propos, ou à sa sémantique.

    Amicalement
    Bonjour

    Mediat Matmat et à tous.

    Je partage ton avis baguette.

    Se pourrait-il que nous ayions à faire à deux «référentiels» différents que nous tentons de juxtaposer.?
    Je ne parle pas de «référentiel» mathématique, mais plûtot de deux référentiels conceptuels.
    Le terme référentiel n'est peut être pas approprié

    Exemple:
    le paradoxe du menteur
    je mens tout le temps, donc je me situe dans un référentiel qui est un état et qui le restera.
    .
    Si je me situe dans un autre référentiel et dis que cette phrase est Vérité, là, il n'y a plus de paradoxe, car lorque je vous mens je vous dis la vérité.
    .
    Me tromperais-je dans mes affirmations??
    Cordialemnt
     

  6. Rik

    Date d'inscription
    novembre 2004
    Localisation
    En bas des pentes
    Messages
    1 096

    Re : Les paradoxes.

    Citation Envoyé par ClaudeH Voir le message
    Se pourrait-il que nous ayions à faire à deux «référentiels» différents que nous tentons de juxtaposer?
    Ce qui équivaudrait à deux logiques différentes?
    Au sein d'un même système logique on peut déceler s'il y a cohérence ou non. Les paradoxes n'apparaissent-ils pas quand on change de système logique?
    Il me semble aussi qu'en employant le langage courant la possibilité de changer de système logique est plus grand, de même quand on revient à la "réalité" on est bien obligé d'examiner des faits réels et d'utiliser le langage courant.
    Le premier précepte était de ne recevoir jamais aucune chose pour vraie. Descartes
     


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