Le propre des sciences
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Le propre des sciences



Vue hybride

  1. #1
    inviteb7c3f9f9

    Re : Le débat Evolutionnisme / Design intelligent

    Bonjour !

    Je me demande si les hypothèses fondamentales de la science (induction...) ne pourraient pas faire l'objet d'une discussion à part entière:
    Sans plus tenir compte d'une distinction de méthode ou de quête de "vérité", juste sur l'identification et la caractérisation des postulats de la science,
    qu'est ce qui permettrait de la distinguer d'autres doctrines dites non scientifiques ?
    Je pense qu'il y a pas mal de choses à relever dans cette analyse. En se repenchant sur la naissance de la théorie de la connaissance ainsi que celle de la science, il doit y avoir moyen de mieux comprendre comment la science est sorti du lot et comment des philosophes (même bcp plus tard comme Popper) ont pu justifier fondamentalement l'autonomie de la science.
    Qu'en pensez vous ?

    J.

    Discussion créée à partir d'un message de http://forums.futura-sciences.com/thread56740.html

  2. #2
    inviteb7c3f9f9

    Re : Le propre des sciences

    Pour lancer le débat, j'ai identifié jusqu'à présent deux hypothèses nécessaires à l'élaboration des sciences:
    1-Principe de réalité : il existe un ensemble de phénomènes qui ne dépendent pas de l’intention de l’homme même s’il peut intervenir et en changer le déroulement.
    2-Principe de rationalité : certains, tous ou une bonne partie des phénomènes peuvent être rationalisés ; il est possible d’identifier des relations et des séquences propres à ces phénomènes.
    Ces principes viennent "légaliser" philosophiquement la science.
    Qu'en pensez vous ?

  3. #3
    inviteb7c3f9f9

    Re : Le propre des sciences

    Vient ensuite une question plus hardue: existe-t-il des critères qui permettent d'identifier les phénomènes qui répondent au principe de rationalité ?

    J.

  4. #4
    invite333943ff

    Re : Le propre des sciences

    Citation Envoyé par jmasclef
    Pour lancer le débat, j'ai identifié jusqu'à présent deux hypothèses nécessaires à l'élaboration des sciences:
    1-Principe de réalité : il existe un ensemble de phénomènes qui ne dépendent pas de l’intention de l’homme même s’il peut intervenir et en changer le déroulement.
    2-Principe de rationalité : certains, tous ou une bonne partie des phénomènes peuvent être rationalisés ; il est possible d’identifier des relations et des séquences propres à ces phénomènes.
    Ces principes viennent "légaliser" philosophiquement la science.
    Qu'en pensez vous ?
    Il me semble que le premier des deux principes que tu avances comme hypothèse est dépendant du second.

    En fait, le second principe m'apparaît comme une variante (dans sa formulation) du principe de causalité : un effet découle d'une cause.

    Le premier principe est encore ici, une variante (toujours dans sa formulation) du principe anthropique : Nous voyons l'univers tel qu'il est parce que s'il était différent, nous ne serions pas là pour l'observer. (Stephen Hawking. Une brève histoire du temps). Bref, l'homme a besoin de la science mais la science n'a pas besoin de l'homme (ouh là là, je vais méditer la dessus !). Évidemment, en attendant que ET nous amènes ses Handbooks de physique, de chimie, de philosophie (??) d'outre-système solaire, la science à besoin absolument de l'homme pour exister sur notre belle planète.

    La science est une description imparfaite de l'univers (donc d'une réalité) et peut exister sans l'homme. J'aurais donc tendance à mettre le second de tes principes dans la courte liste des hypothèses qui sous-tendent toutes sciences et à rejeter le premier de tes deux principes.

  5. A voir en vidéo sur Futura
  6. #5
    inviteb7c3f9f9

    Re : Le propre des sciences

    Citation Envoyé par Pierre de Québec
    Il me semble que le premier des deux principes que tu avances comme hypothèse est dépendant du second.

    En fait, le second principe m'apparaît comme une variante (dans sa formulation) du principe de causalité : un effet découle d'une cause.

    Le premier principe est encore ici, une variante (toujours dans sa formulation) du principe anthropique : Nous voyons l'univers tel qu'il est parce que s'il était différent, nous ne serions pas là pour l'observer. (Stephen Hawking. Une brève histoire du temps). Bref, l'homme a besoin de la science mais la science n'a pas besoin de l'homme (ouh là là, je vais méditer la dessus !). Évidemment, en attendant que ET nous amènes ses Handbooks de physique, de chimie, de philosophie (??) d'outre-système solaire, la science à besoin absolument de l'homme pour exister sur notre belle planète.

    La science est une description imparfaite de l'univers (donc d'une réalit&#233 et peut exister sans l'homme. J'aurais donc tendance à mettre le second de tes principes dans la courte liste des hypothèses qui sous-tendent toutes sciences et à rejeter le premier de tes deux principes.
    Oui, il y a un lien très fort entre les deux mais il faut le manier avec prudence.
    Il faut nécessairement un principe qui "interdise" l'approche solipsiste ("le monde et les autres ne sont qu'une illusion de ma pensée"). Le solipsisme est un écueil qui rejette la science. Le principe de réalité est la négation du solipsisme.
    Historiquement, le scepticisme limite l'accession de la connaissance aux phénomènes seuls que nous pouvons observer. De par la limite de nos sens, la nature absolue des choses ne nous est pas disponible.
    Pour contourner ce problème, la science ne traite pas des vérités de la nature mais de nos observations de la nature. La nature est à voir ici plus au sens antique, non pas écosystème, mais source des vérités. La science traite donc de notre relation à la nature. L'observation, la réfutabilité et l'instrumentation sont les outils de la science; ils sont pures relation de l'homme à la nature.
    Pour que cette relation existe, il faut légitimer les deux pôles: la nature (par le principe de réalit&#233 et notre jugement (par le principe de rationalit&#233.

    Le principe de rationalité n'est pas le principe de causalité. Le principe de causalité n'a pas de limite; partout où notre analyse s'installe, tout devient causes et conséquences. De plus, comment dire qu'une chose est conséquence d'une autre ? Avant d'en arriver là, il faut identifier une chaîne, cette identification repose sur le principe de rationalité. La chaîne n'identifie pas nécessairement une cause et une conséquence, elle identifie une séquence de phénomènes, elle se trouve en amont du jugement causal.
    Pour ma part, je ne comprends pas bien le principe anthropique , j'ai la gêne qu'il n'apporte pas une information ou une hypothèse claire.

    J.

  7. #6
    inviteb7c3f9f9

    Rationalité et causalité

    Pour essayer d'être plus clair sur la séparation que je crée entre rationalité et causalité, je vois le principe de rationalité comme reconnaissance de notre capacité cognitive à identifier des chaînes.
    En ce qui concerne le principe de causalité, il est en lui-même insuffisant si nous ne lui appliquons pas une restriction expérimentale. Comment identifie-t-on la causalité ? Hume a statué sur ce point en disant que seule la répétition donne consistance au principe de causalité. La science sur ce point utilise la phénoménologie pour identifier une causalité. Husserl a donné la méthode pour l'identification de l'essence, l'eidos, des choses: décliner toutes les manifestations connues d'un phénomène pour en garder ce qui est présent en chaque.
    Ainsi la science impose le critère de répétabilité, plus exigeant, qui est que "les mêmes causes produisent les mêmes effets". C'est la méthode qui vise à s'assurer que les conditions de l'expérience sont maîtrisées et donc que les phénomènes investits sont bien les phénomènes déterminants.
    La répétabilité et l'induction sont corrélées, elles rejoignent la question que je pose dans le 3eme post: comment passer de "la capacité à" aux chaînes de causalité puis, aux lois de la nature proposées par les sciences ?

    J.

  8. #7
    invitec175c9d1

    Re : Le propre des sciences

    Citation Envoyé par jmasclef
    Pour lancer le débat, j'ai identifié jusqu'à présent deux hypothèses nécessaires à l'élaboration des sciences:
    1-Principe de réalité : il existe un ensemble de phénomènes qui ne dépendent pas de l’intention de l’homme même s’il peut intervenir et en changer le déroulement.
    2-Principe de rationalité : certains, tous ou une bonne partie des phénomènes peuvent être rationalisés ; il est possible d’identifier des relations et des séquences propres à ces phénomènes.
    Ces principes viennent "légaliser" philosophiquement la science.
    Qu'en pensez vous ?
    Je n'ai probablement pas vos cultures philosophiques, mais ce questionnement soulève chez moi certaines hypothèses.
    1) LA demarche scientifique s'inscrit à mon sens innevitablement dans une demarche rationnelle. Or cette rationalité ne me semble pas synonyme de "comprehension" du phénomène observé. Bien des gens comprennent, ou ressentent des vérités, qu'ils seront à même d'utiliser pour "progresser". La demarche rationnelle s'inscrit innevitablement dans une volonté de vouloir faire accepter cette constatation à autrui. Tout ceci met en relief l'aspect social incontournable de la science, et donc le rejet du solipsisme.
    2) La demarche scientifique inclu selon moi un etrange grand ecart qui à probablement déjà était cerné mais qui
    me derange.
    A entraine B.
    Pierre se met d'accord avec Laurent sur la nature de A et de B. Puis sur le lien qui les unies. Mais sauf preuve du contraire, il nous est impossible de verifier que ce que Pierre observe, est la meme chose que ce que laurent observe. C'est la condition de l'identité.
    Donc cette demarche scientifique présuppose que ce n'est peut etre pas le cas, sans pouvoir le demontrer.
    Pouvez vous m'eclairer de vos lumière

  9. #8
    inviteb7c3f9f9

    Re : Le propre des sciences

    Citation Envoyé par croceovich
    1) LA demarche scientifique s'inscrit à mon sens innevitablement dans une demarche rationnelle. Or cette rationalité ne me semble pas synonyme de "comprehension" du phénomène observé. Bien des gens comprennent, ou ressentent des vérités, qu'ils seront à même d'utiliser pour "progresser". La demarche rationnelle s'inscrit innevitablement dans une volonté de vouloir faire accepter cette constatation à autrui. Tout ceci met en relief l'aspect social incontournable de la science, et donc le rejet du solipsisme.
    Oui, ce qui pousse à une émettre un critère nécessaire à la transmission des sciences qui est que la rationalisation des phénomènes doit être formalisable.
    Cette formalisation met en évidence le rôle fondamental du langage dans l'étude scientifique. Langage non pas seulement comme outil de communication mais aussi comme outil de pensée.
    J'ai du mal à évaluer la dépendance du cerveau au langage dans la rationalisation des phénomènes.
    Citation Envoyé par croceovich
    2) La demarche scientifique inclu selon moi un etrange grand ecart qui à probablement déjà était cerné mais qui
    me derange.
    A entraine B.
    Pierre se met d'accord avec Laurent sur la nature de A et de B. Puis sur le lien qui les unies. Mais sauf preuve du contraire, il nous est impossible de verifier que ce que Pierre observe, est la meme chose que ce que laurent observe. C'est la condition de l'identité.
    Donc cette demarche scientifique présuppose que ce n'est peut etre pas le cas, sans pouvoir le demontrer.
    C'est sans doute l'apport du langage qui "isole" des différences de perception.
    Plus le phénomène est perceptif et plus simple est la formalisation puisqu'elle s'explique avec des notions/mots clairs (couleurs, formes, unités de mesure...) sur lesquels il est plus facile de se mettre d'accord.
    C'est la tentative de transformation de l'apodictique en vérité: on quitte le perçu pour le décrit et donc contingent, probable, subjectif, relatif. La construction d'une vérité (un résultat d'expérience) est un processus social.
    Plus le vocabulaire est simple et clair (formel), plus simple est le consensus.
    Il y a donc une dépendance du jugement scientifique au langage qui est sans doute très forte. Sujet à creuser: Comment les linguistes considèrent cette dépendance ?
    Comment évaluer les "pertes" de phénomènes dues aux limites de notre langage ?
    J.

  10. #9
    invite309928d4

    Re : Le propre des sciences

    Citation Envoyé par croceovich
    (...)
    2) La demarche scientifique inclu selon moi un etrange grand ecart qui à probablement déjà était cerné mais qui
    me derange.
    A entraine B.
    Pierre se met d'accord avec Laurent sur la nature de A et de B. Puis sur le lien qui les unies. Mais sauf preuve du contraire, il nous est impossible de verifier que ce que Pierre observe, est la meme chose que ce que laurent observe. C'est la condition de l'identité.
    Donc cette demarche scientifique présuppose que ce n'est peut etre pas le cas, sans pouvoir le demontrer.
    Pouvez vous m'eclairer de vos lumière
    Bonjour,
    c'est pour cela que les sciences sont expérimentales et demandent des vérifications croisées.
    Après un certain nombre de contrôles indépendants, on passe à la généralisation selon laquelle toute personne standard mettant en place l'expérience décrite obtiendra le résultat décrit.
    Cela passe par le fait de négliger ce qui n'est pas commun aux perceptions, aussi les sciences sont sciences de ce qui nous est commun.

  11. #10
    invitec175c9d1

    Re : Le propre des sciences

    Oui je suis d'accord sur ce point. Mais il ne retire rien selon moi, au fait qu'il nous sera toujours impossible de comparer la nature des perceptions de ces differents operateurs.
    La demarche scientifique, ou du moins la part d'observation, s'appuie donc sur un accord.

  12. #11
    inviteb7c3f9f9

    Re : Le propre des sciences

    Citation Envoyé par croceovich
    Oui je suis d'accord sur ce point. Mais il ne retire rien selon moi, au fait qu'il nous sera toujours impossible de comparer la nature des perceptions de ces differents operateurs.
    La demarche scientifique, ou du moins la part d'observation, s'appuie donc sur un accord.
    Je suis totalement ok là-dessus. La question est alors: la nécessité de cet accord est elle limitante ?
    Toujours dans le rôle central que le langage occupe ici, on peut se demander comment la linguistique explique la possibilité d'arriver à cet accord sur les jugements perceptifs ?

    La mise en accord des gens s'implique egalement dans les démonstrations scientifiques. Le calcul des prédicats s'appuie sur les règles fondamentales de la logique (modus ponens, tierce exclu...) et sert dans la quasi-totalité des démonstrations scientifiques modernes. Cependant, comment justifier l'EVIDENCE de ces règles élémentaires ? Que révèlent ces lois fondamentales ?

    J.

  13. #12
    invite309928d4

    Re : Le propre des sciences

    Citation Envoyé par croceovich
    (...)
    La demarche scientifique, ou du moins la part d'observation, s'appuie donc sur un accord.
    Je ne suis pas tout à fait d'accord.
    C'est la différence que je ferais entre intersubjectif et objectif.

    L'objectif, c'est pour moi ce que chacun peut expérimenter concrètement qu'il y ait quelqu'un d'autre ou pas pour en indiquer la nature, c'est la réalisation des expériences.
    L'intersubjectif, c'est l'accord, plus théorique, qui nait de l'échange sur l'expérience, c'est un échange de vues, de représentations, sur les expériences.

    On sera d'accord pour appeler "laser" le résultat d'une expérience, d'accord que le laser fonctionne comme ceci ou comme cela et on construira un discours et usage intersubjectif du laser. Mais cette intersubjectivité se construit sur l'adhésion à l'idée d'un réel qui s'impose de lui-même qu'on se le représente comme "laser", comme "lumière magique" ou autre.

    L'intersubjectif nécessite un échange de vue alors que l'objectif s'impose sans discussion. Je serais tenté de dire qu'il n'y a de discours qu'intersubjectif mais qu'il y a des expériences objectives sur lesquelles se construit ce discours.

    C'est pour cela, par exemple, que je considère qu'une théorie telle que la théorie des cordes n'a pour l'instant de valeur qu'intersubjective parce qu'elle n'a pas d'expérience spécifique à son crédit, qu'elle n'est qu'un échange de vues sur la réalité.

  14. #13
    inviteb7c3f9f9

    Re : Le propre des sciences

    Citation Envoyé par bardamu
    L'intersubjectif nécessite un échange de vue alors que l'objectif s'impose sans discussion. Je serais tenté de dire qu'il n'y a de discours qu'intersubjectif mais qu'il y a des expériences objectives sur lesquelles se construit ce discours.
    L'objectif s'impose sans discussion lorsqu'il reste perception pure. Dès que le jugement apparaît, une discussion, même interne, peut intervenir. Pour que l'objectif, l'apodictique, le perçu puisse être échangé, il doit devenir jugement, discours. L'objectif et l'intersubjectif ont donc des contenus différents.
    croceovich a raison sur la nécessité de l'accord pour que la science déploie sa dimension sociale et donc exister et se développer. Pour moi, il reste une question forte: quelle est la conséquence de cette nécessité sur la nature des phénomènes formalisés ?

    J.

  15. #14
    invite309928d4

    Re : Le propre des sciences

    Citation Envoyé par jmasclef
    L'objectif s'impose sans discussion lorsqu'il reste perception pure. Dès que le jugement apparaît, une discussion, même interne, peut intervenir. Pour que l'objectif, l'apodictique, le perçu puisse être échangé, il doit devenir jugement, discours.(...)
    Justement, quand je parle d'experience ce n'est pas d'une perception mais d'une action : j'expérimente la capacité de radiation de 50 kg de plutonium et je meurs irradié, ce n'est pas de la perception, ça ne se discute pas, ça marche comme ça.
    L'objectif passe alors par de l'empirisme, il faut essayer pour "voir".

  16. #15
    inviteb7c3f9f9

    Re : Le propre des sciences

    Citation Envoyé par bardamu
    Justement, quand je parle d'experience ce n'est pas d'une perception mais d'une action : j'expérimente la capacité de radiation de 50 kg de plutonium et je meurs irradié, ce n'est pas de la perception, ça ne se discute pas, ça marche comme ça.
    L'objectif passe alors par de l'empirisme, il faut essayer pour "voir".
    Oui mais dans ce cas là, l'exemple de la radiataion, qu'est ce qui ne se discute pas ?
    A part la sensation de mourir, je pense que tout se prête à discussion et surtout l'interpérétation de cette expérience si tu décides de remettre en question la notion de radiation. Si on se met dans le cas de qqn qui ne sait pas, je ne pense pas du tout que l'interprétation soit objective. Seule la souffrance (perception), l'est.

    J.

  17. #16
    invite309928d4

    Re : Le propre des sciences

    Citation Envoyé par jmasclef
    Oui mais dans ce cas là, l'exemple de la radiataion, qu'est ce qui ne se discute pas ?
    A part la sensation de mourir, je pense que tout se prête à discussion et surtout l'interpérétation de cette expérience si tu décides de remettre en question la notion de radiation. Si on se met dans le cas de qqn qui ne sait pas, je ne pense pas du tout que l'interprétation soit objective. Seule la souffrance (perception), l'est.

    J.
    Re-justement, je ne parle pas de perception ou de sensation, je parle d'action. Si tu fais l'expérience que j'évoquais, on n'en discutera pas parce que tu seras mort.
    En déterminant ainsi l'objectivité par l'empirique, je ne la réserve pas aux sciences mais je considère que celles-ci y sont liées, de par la constitution historique des sciences contemporaines et de par l'exigence de concret qui y sont liées.

    Ceci dit, il faut sans doute distinguer entre les sciences comme champ sociologique correspondant à la pratique de ceux qu'on dit scientifiques, les sciences comme corpus de discours explicatifs, ou les sciences comme voie d'action sur le monde procédant par théorie et empirie.

  18. #17
    inviteb7c3f9f9

    Re : Le propre des sciences

    Citation Envoyé par bardamu
    Re-justement, je ne parle pas de perception ou de sensation, je parle d'action. Si tu fais l'expérience que j'évoquais, on n'en discutera pas parce que tu seras mort.
    En déterminant ainsi l'objectivité par l'empirique, je ne la réserve pas aux sciences mais je considère que celles-ci y sont liées, de par la constitution historique des sciences contemporaines et de par l'exigence de concret qui y sont liées.
    Je ne comprends pas ce que tu veux dire. La science part d'observations donc de perceptions, sur lesquelles elle porte un jugement qui, éventullement, devient théorie.
    Ensuite tu parles d'action en opposition à la perception mais, à part la méditation, tout est action. Chaque instant de la vie est action.
    Bouger le bras ne te donne pas d'information sur ton environnement si tu n'as pas de rétroaction perceptive sur ton mouvement.
    Quelle information objective fournit cette expérience sur la radioactivité ?
    Peux tu stp reformuler différemment...?

    J.

  19. #18
    invitec175c9d1

    Re : Le propre des sciences

    Citation Envoyé par bardamu
    Re-justement, je ne parle pas de perception ou de sensation, je parle d'action. Si tu fais l'expérience que j'évoquais, on n'en discutera pas parce que tu seras mort.
    En déterminant ainsi l'objectivité par l'empirique, je ne la réserve pas aux sciences mais je considère que celles-ci y sont liées, de par la constitution historique des sciences contemporaines et de par l'exigence de concret qui y sont liées.

    Salut,

    Je ne suis pas certain de bien comprendre.
    Est ce que pour toi l'objectivité pure se limite à action -réaction?
    S'il s'agit bien de cela, alors supposons que je naisse seul sur une ile. Il y a un mur. Je cours vers le mur. Je le percute. J'ai mal. Donc je ne courerai plus vers le mur.
    J'ai effectué une experience. J'en tire un conclusion. S'agit il pour autant d'une demarche scientifique?
    Je peux considerer que c'est "Le dieu du mur" qui est mecontant. D'autres visiteurs venant plus tard, devront croire ce que je dis. Ils le pourront certainement. Mais ici encore rien ne les oblige à me croire.
    En supposant que nous ayons le même langage, (ce qui ne garanti pas pour moi la similitude des perception) la seule demarche qui nous permette de nous mettre d'accord sur ce concept de mur, c'est d'arriver a nous mettre d'accord sur des règles "logiques" que nous acceptons tous.
    Enfin ca reste mon avis...

  20. #19
    invitec175c9d1

    Re : Le propre des sciences

    Citation Envoyé par bardamu
    Justement, quand je parle d'experience ce n'est pas d'une perception mais d'une action : j'expérimente la capacité de radiation de 50 kg de plutonium et je meurs irradié, ce n'est pas de la perception, ça ne se discute pas, ça marche comme ça.
    L'objectif passe alors par de l'empirisme, il faut essayer pour "voir".
    ET bien, certains poste à des heures pas possible !!
    Moi j'attends d'être au boulot
    Pour ma part, je pense avoir du mal à communiquer ce que j'ai vécu dans la mort...
    Ce que tu appelle objectivité, t'es donc propre, non transmissible.

    Je vais formuler ma question autrement :
    Est il possible/necessaire à une âme seule, d'avoir un raisonnement scientifique, rationalisé (au sens occidental)?. Je pense que non. La demarche scientifique repose donc sur un acte social incontournable.
    Partant de ce point (si vous etes d'accord), et d'après Jmasclef, il est necssaire d'etablir des lois de raisonnement assez simples pour etre admises sans demonstration par mon interlocuteur. C'est ca que je trouve deroutant. EN tout cas j'ai du mal a sentir comment on admet de franchir cette barrière de l'interpersonnel. Quel en est l'impact? (Est il possible d'envisager qu'avec des règles que nous exprimons de la meme manière, soient percu de manière differentes et s'appliquent à des "mondes percus" diffèrents?

    Deuxiemement, pour continuer à preciser le propre de cette demarche scientifique, qu'est ce qui la differencie reelement d'une autre demarche rationnelle (philosophique par exemple). Son champs d'application?

  21. #20
    inviteb7c3f9f9

    Re : Le propre des sciences

    Citation Envoyé par croceovich
    La demarche scientifique repose donc sur un acte social incontournable.
    Incontournable pour la prérennité d'une théorie. Il existe des cas isolés d'esprits brillants qui ont développé des théories dans leur coin jusqu'à être découverts.
    La formalisation n'est pas une règle pour l'existence d'une science, c'est un critère de développement.

    Il reste en effet cette fumeuse question de savoir l'implication de ce critère.

  22. #21
    invitec175c9d1

    Re : Le propre des sciences

    Citation Envoyé par jmasclef
    Incontournable pour la prérennité d'une théorie. Il existe des cas isolés d'esprits brillants qui ont développé des théories dans leur coin jusqu'à être découverts.
    Des exemple STP, par curiosité. Ces théories s'appuyaient elles sur une pensée rationnelle? C'est un poitn important a mon sens.

    Citation Envoyé par jmasclef
    Il reste en effet cette fumeuse question de savoir l'implication de ce critère.
    Oui point toujours pas resolu

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