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19/07/2006 - 09h12 mahorais quel avenir pour la philo ?
eh bien : il faut se battre pour qu'il y a des discussions en épistémologie et logique, on dirait...
bon, nouveau sujet, donc !
un "philosophe", ou plutôt un historien de la philosophie comme Jean-François Revel est (était - paix à son âme ) persuadé que la philosophie s'arrêtait à KAnt...
ce qui pourrait être l'objet d'une discussion en soi ? pourquoi la philosophie s'arrêterait-elle à KAnt ?
mais vous me direz : on est quand même sur un forum scientifique donc bon... il faut donc aller un petit plus loin : notre ami Jean-François Revel a l'air de vouloir dire que, devant le développement d'un certain nombre de sciences ou de pseudo sciences, la philosophie se fait piquer les objets de sa réflexion traditionnelle, qu'elle perd donc sa définition et son rôle, qu'il n'y a plus de philosophes mais seulement des intellectuels...
en effet, s'il y a des historiens, des géographes, des linguistes, des psychologues, des sociologues, des ethnologues, des politologues, des économistes, des physiciens, des biologistes, etc, tous formés et travaillant à un tel niveau dans leur domaine, qu'il est presque impossible à un homme de détenir leur savoir sans ^^etre lui-même issu de leurs filières de formation,
comment est_il possible de faire de la philosophie ?
out ce sur quoi on peut réfléchir ou presque, du moins tout ce sur quoi un philosophe comme Descartes a réfléchi, est aujourd'hui récupéré par diverses disciplines, qui prétendent travailler sur des données objevctives et selon des méthodes rationnelles (scientifiques, même si l'histoire par exemple a du mal à se donner ce titre de "science"...)
la philosophie en est-elle réduite, donc, à l'épistémologie ( )? ou n'a-t-elle plus de rôle que concernant la recherche, l'élaboration d'une éthique, d'une morale ?
et si c'est le cas, est-elle encore de la philosophie, ou autre chose ?
la philosophie est-elle avant tout une postude, une attitude ? ou une discipline réelle, et datée ?
voilà, j'espère que vous serez nombreux à participer. -
19/07/2006 - 22h49 whyiamnotalds Re : quel avenir pour la philo ?
Je pense que l'éthique appartient à la philosophie «par définition». Même s'il arrivait qu'il ne reste plus de philosophes professionnels spécialisés en éthique, quiconque ferait de l'éthique se placerait automatiquement sur le terrain de la philosophie.
En ce qui concerne les grands problèmes métaphysiques, de l'être et du non-être, de l'un et du multiple, du changement et de la permanence, les livres et articles de vulgarisation de la physique (quantique, surtout, mais aussi cosmologie) ne se gênent pas de s'en mêler. Il semble donc bien que les frontières entre physique et métaphysique soient plus floues dans l'esprit de plusieurs personnes.
Je trouverais d'ailleurs bien dommage que la physique devienne un passage obligé pour étudier les questions métaphysiques: alors qu'une personne ordinaire (un «layman») relativement intelligente pouvait comprendre à peu près les enjeux de la métaphysique classique, les enjeux de la «physique métaphysique» (drôle de nom!) seraient sans doute inintelligibles sans une solide formation, accessible uniquement à un petit nombre à l'aise avec la manipulation d'abstractions mathématiques.
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19/07/2006 - 23h36
Re : quel avenir pour la philo ?
il faut bien voir quel sont les buts de la philo, etre un mais de la sagesse, donc d'une certainne prudence dans l'affirmation de quelques chose. le drame de la philosophie est qu'elle est une mère d'enfant un peu ingrat, puisqu'en grande partie toute les sciences, tout les modes lesplus usuels de la réflexion sont aujourd'hui appellé sous d'autre catégorie...
doit-on dire que le philosophe est celui qui justement sert encore a donné du sens a toute ses connaissance accumulé en un système ou un ensemble représnetatif de la connaissance humaine, ou du moins occidentale.
en tout cas, ce travail me semble etre un préalable pour poser une reflexion sur un comment vivre ensemble, au travers d'une ethique, et d'une philosphie politique.. cette dernière visant justement a donner les moyen legaux aux hommes de vivre ensemble sur un térritoire, une planète, et afin que chacun puisse avoir une place qui y soit convenable..
il me semble que la philosophie parcequ'elle englobe raisonablement tout ce qui peut-etre raisonné dans la pensé humaine, d'une ne fait que repondre au besoin fondamental de sens que nous propose ce monde aussi étrangement beau, que térrible..
la philosophie ne peux pas mourrir, ou dispraitre, puisque tant que l'homme cherchera, tant qu'il se poseras des question, en fait tant qu'il seras raisonable ou raisonant, il lui seras toujours necesaire de qualibrer le comment il peux savoir, et ce qui lui est vraiment connaissable.. afin d'en tirer des enseignements toujours utile, quoique l'on dise, sur les meilleurs modes possible d'etre un vivant parmis l'univers.
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20/07/2006 - 14h04 mahorais
Re : quel avenir pour la philo ?
mon dieu ça passionne les foules !!
bah tu as sans doute raison, quetzal : mais à vrai dire, si l'emploi de la philosophie ne disparaît, est-ce que la possibilité de la pratiquer demeure, étant donnée la compléxité du monde à représenter, à éxpliquer ?
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20/07/2006 - 17h09 Stibium
Re : quel avenir pour la philo ?
C'est curieux: moi, j'aurais dit, au contraire, que la philosophie commence avec Kant... J'ai du mal à qualifier de philosophie les textes émaillés d'erreurs de raisonnement de Platon, ou la propagande de Descartes en faveur de sa foi.
Dès lors que les penseurs sont sortis de ces travers du passé, il y a de quoi faire! La philosophie se nourrit des enseignements des sciences (de l'histoire, de l'économie, de la biologie...), donc plus il y a de sciences, plus cela fournit de matière à penser. Même s'il ne maîtrise pas chacun de ces domaines, le philosophe peut en avoir une vision peut-etre plus "transversale"...
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20/07/2006 - 18h25 neojousous
Re : quel avenir pour la philo ?
D'accord avec Stibium. J'aurai même poussé jusqu'à dire que la philosophie n'a réllement prit son essor qu'au 20ème siècle avec la philosophie analytique, et la volonté d'adapter la philosophie aux découvertes scientifiques.
D'ailleurs la philosophie universitaire me parait être dans un état pas très beau, à dorloter les vieux textes anciens, et en baclant les connaissances scientifiques récentes...
C'est sûr qu'au niveau de l'Ethique, là on trouve des trésors dans l'histoire de la philo, mais bon, c'est pas dans le monde grec qu'on va trouver des réponses complètes à des problèmes éthiques posés par le clonage ou la responsabilité envers l'environnement. Je pense qu'au lieu de vénérer les textes anciens, faudrait commencer à étudier à fond les problèmes actuels...
Une conception philosophique de l'ontologie qui ne passe pas par les enseignements de la relativité, qui s'en fout comme d'une guigne des différentes interprétations de la mécanique quantique, ça me laisse froid.
Pour moi l'avenir de la philo passe par la suppression du clivage entre sciences et philosophie. Donc à mon avis, si la philosophie continue à être considérée comme une matière littéraire, elle va continuer à sombrer. C'est le cas en France, après l'exil est toujours possible vers d'autres contrées.
Concrêtement, je pense que les philosophes devraient avoir une formation scientifique. Un étudiant en philosophie devrait être formé au moins à une science, comme la physique ou la biologie.
EDIT : avant Kant, j'aime bien Aristote. C'est le modèle du scientifique, qui pratique la métaphysique et l'éthique correctement à partir de ses connaissances scientifiques.
Dernière modification par neojousous ; 20/07/2006 à 18h28.
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20/07/2006 - 21h59 mahorais
Re : quel avenir pour la philo ?
 Envoyé par neojousous D'accord avec Stibium. J'aurai même poussé jusqu'à dire que la philosophie n'a réllement prit son essor qu'au 20ème siècle avec la philosophie analytique, et la volonté d'adapter la philosophie aux découvertes scientifiques.
D'ailleurs la philosophie universitaire me parait être dans un état pas très beau, à dorloter les vieux textes anciens, et en baclant les connaissances scientifiques récentes... mais justement, la philosophie pouvait se vivre auapravant comme discipline auto-suffisante : tu conçois la philo autremebnt, mais ce sont les Grecs qui ont inventé la philosophie : est-ce qu'aujourd'hui, ce que nous appelons philosophie répond à leurs critères ?
Une conception philosophique de l'ontologie qui ne passe pas par les enseignements de la relativité, qui s'en fout comme d'une guigne des différentes interprétations de la mécanique quantique, ça me laisse froid.
Pour moi l'avenir de la philo passe par la suppression du clivage entre sciences et philosophie. Donc à mon avis, si la philosophie continue à être considérée comme une matière littéraire, elle va continuer à sombrer.Concrêtement, je pense que les philosophes devraient avoir une formation scientifique. Un étudiant en philosophie devrait être formé au moins à une science, comme la physique ou la biologie.
eh oh ! je suis un littéraire, moi aussi ! mais le pire es que tu as raison, maintenant je regrette un peu, surtout en lisant un épistémologue comme bachelard, ou en m'échinant à comprendre, pour lire Leibniz, le calcul infinitésimal... je manque de formation scientifique. Pour ce qui est de quitter la France, je crois que c'est à peu près le dernier pays ou faire de la philo est quasi obligatoire pour avoir le bac, donc bon...
EDIT : avant Kant, j'aime bien Aristote. C'est le modèle du scientifique, qui pratique la métaphysique et l'éthique correctement à partir de ses connaissances scientifiques.
euh oui, mais toute la philosphie moderne se construit contre lui... -
20/07/2006 - 22h39 neojousous
Re : quel avenir pour la philo ?
 Envoyé par mahorais mais justement, la philosophie pouvait se vivre auapravant comme discipline auto-suffisante : tu conçois la philo autremebnt, mais ce sont les Grecs qui ont inventé la philosophie : est-ce qu'aujourd'hui, ce que nous appelons philosophie répond à leurs critères ? Ok, bah peut-être qu'il faudrait appeler cela nouvelle philosophie ?
Si tu prend les sciences : on peut dire qu'Aristote était un excellent physicien, (et biologiste, et un nombre de domaines impressionnants), et pourtant personne n'irait dire que la physique moderne n'est pas de la science, car différente de la vision aristotélicienne.
Je pense que la philosophie a commencé par des babultiments, tout comme les sciences, et qu'elle évolue en se perfectionnant, parralèlement aux découvertes scientifiques. C'est une vision que j'ai de la philo, et que beaucoup de mes amis étudiants en philo ne partagent pas. Toute philosophie s'inscrit dans un paradigme. Et tout paradigme est partiellement modelé par les découvertes scientifiques contemporaines.
Dit autrement : on étudie les sciences, et l'histoire des sciences séparément. Je pense que les deux sont très importants, mais qu'il faut les distinguer. Je pense que pour la philosophie c'est la même chose.  Envoyé par mahorais eh oh ! je suis un littéraire, moi aussi !  mais le pire es que tu as raison, maintenant je regrette un peu, surtout en lisant un épistémologue comme bachelard, ou en m'échinant à comprendre, pour lire Leibniz, le calcul infinitésimal... je manque de formation scientifique. Pour ce qui est de quitter la France, je crois que c'est à peu près le dernier pays ou faire de la philo est quasi obligatoire pour avoir le bac, donc bon... Je n'ai rien contre les littéraires. J'ai moi même hésité entre un bac S et un bac L . C'est le système que je n'aime pas. Effectivement dans d'autres pays, la philo s'enseigne majoritairement dans le sup. C'est un inconvénient, mais aussi un avantage : elle est beaucoup plus professionnelle.
Et pour Aristote tu sais ce que je pense. Pour moi l'important est de réussir à produire un paradigme et une philosophie cohérents avec les connaissances scientifiques acquises. Après dire qu'il s'est "trompé" n'est pas exact : les données sur lesquelles il s'est appuyé n'étaient pas aussi riches que les autres.
Dernière modification par neojousous ; 20/07/2006 à 22h41.
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20/07/2006 - 22h49 enderalartic
Re : quel avenir pour la philo ?
moi je résumerais par : qui écoute les phillosophes de nos jours?
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20/07/2006 - 22h50 mahorais
Re : quel avenir pour la philo ?
 Envoyé par neojousous Ok, bah peut-être qu'il faudrait appeler cela nouvelle philosophie ?
Si tu prend les sciences : on peut dire qu'Aristote était un excellent physicien, (et biologiste, et un nombre de domaines impressionnants), et pourtant personne n'irait dire que la physique moderne n'est pas de la science, car différente de la vision aristotélicienne.
Je pense que la philosophie a commencé par des babultiments, tout comme les sciences, et qu'elle évolue en se perfectionnant, parralèlement aux découvertes scientifiques. C'est une vision que j'ai de la philo, et que beaucoup de mes amis étudiants en philo ne partagent pas. Toute philosophie s'inscrit dans un paradigme. Et tout paradigme est partiellement modelé par les découvertes scientifiques contemporaines.
Dit autrement : on étudie les sciences, et l'histoire des sciences séparément. Je pense que les deux sont très importants, mais qu'il faut les distinguer. Je pense que pour la philosophie c'est la même chose. oui, je comprends ce que tu veux dire, mais est-ce que la philosophie est une science ? il me semble qu'une science se prouve à elle-même, et selon ses propres critères, ses propres règles qu'elle a tort, et elle opère au nom de ses exigeances la révisions de son contenu... est-ce que la philo c'est pareil ? pas sûr : il n'y a pas de "savoir" en philo, même le pauvre Descartes et son cogito ont été remis en cause (c'est dire !), voilà pourtant une découverte qui méritait bien qu'on s'enthousiasme pour elle ! enfin une base solide de travail...
bref, est-ce qu'on peut dire que la philosophie continue aujourd'hui, parce que nous avons changé sa définition ? bonne question, en soi : est-ce qu'une discipline est ce qu'elle est par référence à ce pour quoi elle a été conçue, et par référence à ce qu'elle est devenue ?
Et pour Aristote tu sais ce que je pense. Pour moi l'important est de réussir à produire un paradigme et une philosophie cohérents avec les connaissances scientifiques acquises. Après dire qu'il s'est "trompé" n'est pas exact : les données sur lesquelles il s'est appuyé n'étaient pas aussi riches que les autres.
Tout à fait, c'est ce que Pascal a essayé d'expliquer en son temps, pour calmer les ardeurs des deux camps : cartésiens et soclastiques : si les Anciens avaient pu voir les expériences que nous réalisons, ils auraient été d'accord avec nos conclusions. Grand philosophe, certes, un peu rebutant parfois, un peu trop "professeur" à mon goût, selon l'expression très juste de Chatelet.
voilà. -
20/07/2006 - 23h30 neojousous
Re : quel avenir pour la philo ?
Hum je ne prétend pas que la philosophie soit une science. Je pense pas que cela est une réelle importance de la définir. Enfin je veux dire lorsque j'ai une discussion philosophique avec quelqu'un, je sais que je l'ai, j'ai pas besoin de la définir. Je dis pas que ce n'est pas intéressant, mais qu'on peut survivre sans. Que la philosophie soit un art, une activité, une science ou une émanation mystique de la pensée (yen a qui sont vraiment barrés...) m'importe peu.
Mais que la philo soit une science ou non, je pense que considérer qu'elle évolue au cours du temps ne me parait pas choquant. Je veux dire à quoi bon continuer d'en faire si on apprenait rien ?
Enfin ma vision a beaucoup changé par rapport au lycée, mais je peux t'assurer que l'enseignement est loin d'être neutre. Le programme en philo au lycée est facilement modelable par le prof (beaucoup d'auteurs au choix), et la mode est au relativisme, et aux trucs spiritualistes. Je pense que la mode du relativisme met un peu la zone, et permet de justifier pas mal de délires sous l'appellation "philosophie".
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20/07/2006 - 23h37 neojousous
Re : quel avenir pour la philo ?
 Envoyé par enderalartic moi je résumerais par : qui écoute les phillosophes de nos jours? Je pense que tu as tout à fait raison. Et ils ont ce qu'ils méritent à trop délirer sur tous les sujets, en se croyant plus malins que les autres.
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21/07/2006 - 09h25 Primavera
Re : quel avenir pour la philo ?
Bonjour à tous sur ce fil que je découvre.
Merci Mahorais pour cet hommage à feu Jean-François Revel que j’affectionne particulièrement.
Je savais qu’il était assez réfractaire à la philosophie mais arrêter celle-ci à Kant, quelle drôle d’idée, et que fait-il d’Hegel alors, car selon moi c’est lui qui a marqué le sommet final de la philo actuelle…en franchissant les barrières de "l’inconceptuable"…. et j’attends impatiemment le successeur, car les phénoménologues, linguistes et positivistes logiques n’ont guère fait avancer le schmilblick…et si j’ose dire ils n’ont fait que brouiller les pistes en adoptant des concepts de plus en plus sophistiqués devenus réservés aux initiés… tout cela pour finalement se heurter aux mêmes murs de questionnements ontologiques et réalistes que les pré socratiques …
Car à mon avis la philosophie c’est comme toute autre science, un savoir structuré qui se construit au fil de l’histoire, chaque philosophe novateur, du 1er au dernier, ayant apporté une pierre à l’édifice utile au suivant pour s’y raccrocher et innover. Kant n’est ni premier ni dernier, mais il marque un tournant important coïncidant avec le siècle "bascule" des dites Lumières et les apports à la physique par Newton. En fait, plus la physique (du visible) a avancé et plus la philo est devenue critique au regard de la connaissance métaphysique d’un au-delà invisible. Si avec Kant elle avait pris un tournant éthique -- de transcendant "Dieu" devient immanent, et pénètre dans l’homme (sujet transcendantal) devenu conscient de son pouvoir/liberté de fabriquer ses propres lois (morales) ou impératif catégorique -- elle prendra ensuite un tournant plus phénoméno/logique fermant ses horizons sur la compréhension ardue des structures du langage….
Après la mort de Dieu, après la mort de l’Art, assisterait-on impuissant à la mort de la Philo ?
Faut dire que notre Education Nationale/FEN avec son art de niveler par le bas en trafiquant artificiellement les notations par le haut pour assurer sa pérennité, y contribue excellemment….. Ensemble nous donnons un sens au monde, chacun apporte son langage, son histoire, sa liberté. -
21/07/2006 - 10h36 jmasclef
Re : quel avenir pour la philo ?
Salut
La philosophie moderne tient compte des apports du positivisme et de Wittgenstein en distingant la mystique du savoir, pas nécessairement scientifique. Traiter de l'ontologie ou des grandes questions métaphysiques ne peut pas aboutir à un savoir structuré sur des faits et donc faire partie de la philosophie comme mouvement social.
Elle a bénéficié d'un "assainissement" par la linguistique et la sociologie en nous exposant les limites et les arcanes de la communication.
Elle sera toujours le lieu de synthèse des connaissances, de la recherche des fondements de notre pensée (raison dogmatique). N'est elle pas l'arbitre de toutes les disciplines ?
J.
"Toute connaissance dégénère en probabilité." D. Hume -
21/07/2006 - 12h40
Re : quel avenir pour la philo ?
Bonjour à vous tous!
Je suis convaincu de ce qui suit. tant mieux, ou pis, si je me trompe. Je resterai convaincu jusqu'au trépas.
C'est dans le retrait total envers les idées et pensées qu'en tout moment nous assaillent, que nous nous trouverons nous mêmes.
Et voila de la philo!
Qu'y a-t-il au bout du nihilisme ? La mort ? La régénération ? Peut-être tout simplement le raffinement de la volonté de néant. Il faut lire Cioran pour découvrir jusqu'où peut aller la culture du désespoir et comment le suicide peut s'ériger en art du quotidien. Poète du malheur, le penseur roumain ne revendique rien. Il témoigne et fait éclater le dérisoire de la vie à travers une pluie d'aphorismes acides et d'images cinglantes. Penser ? "Toute pensée ressemble aux gémissements d'un ver que piétinerait les anges." Se contenter de vivre ? Mais il n'y a de vie qu'au crépuscule : "Les yeux éteints ne se rallument qu'au désir nostalgique de la mort." Se réfugier dans l'art ? Mais la vraie musique est silence. L'amour ? "Nous sommes accrochés à la femme par terreur de l'ennui." Il n'y a aucune issue, sinon celle de souffrir les yeux ouverts : "La lucidité est un vaccin contre la vie." Avec Cioran, le cynisme de Diogène atteint la férocité d'un chien enragé. Une rage qui rend l'existence solitaire : "Je suis un Job sans amis, sans Dieu et sans lèpre." Une rage qui fait de la vie un mal incurable : "La vie et moi : deux lignes parallèles qui se rencontrent dans la mort."
Complaisance narcissique ? Mélancolie morbide ? Il se pourrait que la détresse de Cioran révèle quelque chose de la dure tâche d'exister. --Émilio Balturi
Est-ce de la philo?
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