Monomur : brique de terre cuite ou béton cellulaire ?
Je pense faire construire une maison en monomur pour bénéficier d'une bonne inertie thermique, notamment pour accumuler de la fraîcheur l'été (j'habite dans le sud des Hautes-Alpes). La brique monomur en terre cuite me paraissait meillleure que les autres mais je crois savoir que celle en béton cellulaire (thermopierre, par exemple) aurait un meilleur coefficient de résistance thermique et demande moins d'énergie grise pour sa production. Est-ce vrai ? En outre, le béton cellulaire a-t-il les mêmes caractéristiques perspirantes que le terre cuite ? Et au niveau coût ? Quelle longévité ? Est-ce facile à mettre en oeuvre ? Toute expérience de construction m'intéresse.
Re : Monomur : brique de terre cuite ou béton cellulaire ?
Bonjour,
Je n'ai pas de retour d'expérience à vous proposer car j'en suis au stade du projet (PC déposé fin février)
Cependant j’ai à peu près certainement choisi la thermopierre - TP (devis/calepinage en cours) car après informations documentaires ET visites sur le terrain, mon impression est que :
La mise en œuvre de la TP est plus à la portée d’un autoconstructeur que celle du monomur .
Le prix de la TP est sensiblement inférieur à celui du monomur.
l'efficacité de la TP est équivalent à dimensions églales , à celles du monomur
L’énergie grise des deux est comparable avec peut être un désavantage à la TP qui nécessite l’emploi d’aluminium.
Re : Monomur : brique de terre cuite ou béton cellulaire ?
Je relance le débat car j'ai le choix à faire entre parpaing/polystirène et thermopierre (béton cellulaire) pour le même prix (mais je ne sais pas encore l'épaisseur qu'on va me proposer).
A part l'isolation phonique je n'ai pas trouver beaucoup d'inconvenients à ce matérieux
Si vous avez des info pour faciliter mon choix merci d'avance!
18/03/2007 - 06h37
dd13
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Re : Monomur : brique de terre cuite ou béton cellulaire ?
Je suis interesse par ce choix de construction pour le sud des Hautes-Alpes . Avez vous realise votre projet ? Il est assez difficile de choisir si on suit les conseils des constructeurs car chacun preche pour sa specialite . Peux t'on trouver un site sans parti pris qui peut nous aider a choisir le materiau ?
Merci pour vos infos .
Cdlt , dd13
18/03/2007 - 16h19
Merfène
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Re : Monomur : brique de terre cuite ou béton cellulaire ?
Voici quelques chiffres, en particulier d'après J-P Oliva :
- La brique monomur a un lambda de 0,11 à 0,18.
Le béton cellulaire a un lambda de 0,10 à 0,14.
- L'inertie de la monomur est moyennement importante, celle du béton cellulaire est plus faible (c'est essentiellement lié à la masse).
- L'énergie grise est d'environ 700 kW/m3 pour la fabrication de la brique monomur (cuisson à 1000° pendant 8 heures). Son transport dépend de la distance parcourue mais il faut tenir compte de son poids (600 kg/m3).
L'énergie grise est de 400 kW/m3 pour le béton cellulaire d'après Oliva (qui intègre, je pense, l'énergie nécessaire à la fabrication de la chaux entrant dans la composition). Le transport doit consommer moins puisqu'il ne pèse "que" 400 kg/m3.
- Le coefficient µ de perméance à la vapeur d'eau est de 10 pour la brique monomur ; il est de 6 à 10 pour le béton cellulaire.
A ce sujet, J-P Oliva précise que le béton cellulaire est tellement hygroscopique qu'il doit être "presque systématiquement" enduit d'hydrofuges et autres fixateurs qui lui font perdre toute sa perméance à la vapeur. D'après d'autres sources, un simple enduit à la chaut hydraulique peut constituer la sous-couche et conserve la perméance...
- Sur le plan phonique, il semble que le béton cellulaire soit très légèrement moins performant que la monomur. C'est, je pense, là encore lié à la masse. Les chiffres semblent cependant assez voisins, de l'ordre de 50 décibels d'atténuation pour des murs de 30 cm.
- Pour ceux que ça préoccupe, le béton cellulaire a les plus faibles émissions radioactives parmi les matériaux de construction alors que la terre cuite est sensiblement au-dessus.
- Le coût du matériau doit être assez voisin (à vérifier). Mais les coûts de main d'oeuvre devraient être à l'avantage du béton cellulaire grâce à une plus grande facilité de mise en oeuvre (manipulation plus aisée, chantier plus rapide, ...).
- Les performances de ces deux matériaux sont massivement conditionnées par la qualité de leur mise en oeuvre (pas toujours évident). Il s'agit en particulier de l'utilisation d'une "maçonnerie roulée".
Il semble que le béton cellulaire soit plus facile à mettre en oeuvre, en tout cas il peut se façonner, se découper, etc... facilement avec des outils de base.
Les rainures et autres percements (boitiers, ...) entraînent peu de conséquences dans le béton cellulaire (on perd uniquement les performances du volume concerné) ; ils en entraînent davantage dans la monomur (on perd les performances de toutes les alvéoles "fracturées").
Bref, deux bons systèmes constructifs qui se ressemblent tout de même par bien des aspects.
Plusieurs fils consacrés à ces matériaux (en particulier la brique monomur) existent avec des retours d'expérience. En cherchant un peu, vous devriez trouver pas mal d'infos...
A noter enfin qu'il existe divers blocs de construction allégés à base de pierre ponce, d'argile expansée, de granulats de bois liés avec du ciment, dont les performances semblent voisines et intermédiaires entre le béton cellulaire et la monomur.
18/03/2007 - 17h01
boifan
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Re : Monomur : brique de terre cuite ou béton cellulaire ?
Pour ce qui concerne les informations tirées du livre de M. Oliva, qui est pour moi une référence, il me semble qu'il a été écrit avant la mise sur le marché du nouveau Thermopierre avec le lamda de 0,10 et les nouvelles épaisseurs.
Ce n'est pas à moi de faire la pub de ces produits mais Xella a bien pris en compte les objections les plus courantes et y répond. Une petite recherche sur leur site devrait éviter de colporter des informations qui, de post en post, ressemblent de plus en plus à des hoax.
Dernière modification par boifan ; 18/03/2007 à 17h02.
Motif: orthographe
Re : Monomur : brique de terre cuite ou béton cellulaire ?
Humm... avant d'avoir écrit le message précédent j'ai bien pris le temps de consulter d'autres bouquins et sites, et en particulier le site de Xella
Le lambda de 0,10 est bien dans la fourchette que j'indique, non ? Sur les points où je trouvais des informations discordantes, je pense avoir essayé d'être nuancé et prudent, tout en citant les sources...
Quelle seraient les erreurs ou les hoax que je propagerais ?
Quant au livre de JP Oliva, comme tu le dis, c'est une référence, ce qui ne veut pas dire la Bible. Il date de mai 2006, ce n'est tout de même pas l'Antiquité.
Quant à la Thermopierre, elle est "disponible depuis le 1er janvier 2006" (site de Xella), donc avant l'édition du livre.
Enfin, bref, étant plutôt "pro-béton cellulaire" mais essayant de rester mesuré et objectif, ça m'amuse plutôt...
18/03/2007 - 18h31
tiburon
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Re : Monomur : brique de terre cuite ou béton cellulaire ?
Salut,
contrairement aux apparences, la brique monomur se travaille aussi bien que le beton cellulaire avec les memes outils.
Par contre en zone sismique, le beton cellulaire doit être collé sur les faces verticales et cela change la donne. Il faut reprendre le rouleau à colle à chaque bloc .Pour la monomur (exepté la Bellenberg), on remplit des joints au mortier à la fin de chaque rang et c'est quand même plus rapide.
Je trouve d'ailleurs, comme Saint Jean-Pierre Oliva que le systeme constructif est plus "abouti" avec la monomur de terre cuite.
Pour dd13, peut etre que tu devrait opter pour une isolation par l'exterieur surtout si tu es en altitude...
19/03/2007 - 09h23
boifan
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Re : Monomur : brique de terre cuite ou béton cellulaire ?
J'ai écrit :
Envoyé par boifan
Pour ce qui concerne les informations tirées du livre de M. Oliva, qui est pour moi une référence, il me semble qu'il a été écrit avant la mise sur le marché du nouveau Thermopierre avec le lamda de 0,10 et les nouvelles épaisseurs.
Les dates qui sont citées parlent d'elles-mêmes et les chiffres cités aussi. Il vaudrait mieux se référer à la documentation du fabricant qui me parait assez abondante.
Pour ce qui concerne certaines assertions, je lis ceci :
1. Est-ce que le Thermopierre craint l ’eau ?
Les molécules d’eau, sous sa forme vapeur, sont de très faible taille ; elles peuvent donc migrer au travers du Thermopierre et assurent un bon équilibre hygrométrique de la maison ; cet équilibre permet l’évacuation de l’humidité naturellement créée par les habitants (l’équivalent de 17 litres par jour) .
Sous forme d’eau liquide, les molécules sont cette fois beaucoup trop grosses pour passer et même par capillarité car les cellules d’air emprisonnées dans les blocs Thermopierre sont fermées, indépendantes et d'un diamètre de 1 mm environ (trop grandes pour exercer des tensions capillaires et permettre le passage de l’eau).
Un mur Thermopierre non enduit est étanche contrairement aux briques et aux parpaings.
2. Y a t’il des contraintes dans le choix des enduits extérieurs compatibles avec le Thermopierre ?
Les fabricants d'enduit proposent dans leur gamme standard des références nombreuses et adaptées dont le coût est absolument identique aux autres. Tout type d’enduit dont la fiche technique mentionne le béton cellulaire comme support admissible peut-être utilisé :
1) enduit référencé support B
2) enduit selon DTU 26.1
3. L’enduit à la chaux est-il utilisable sur du Thermopierre ?
Oui (se référer à la fiche technique de l’enduit)
4. Y a t il besoin d’une couche primaire avant la pose d’un enduit ?
D’une façon générale non. Cependant quelques très rares enduits en demandent (se référer à la fiche technique de l’enduit)
5. La fabrication
Toutes ces matières premières sont présentes en abondance dans la nature.
En présence d’eau, la chaux réagit avec la silice du sable pour former des silicates de calcium hydratés (tobermorite).
Chaux et ciment servent de liants.
L’agent d’expansion, sous forme de poudre extrêmement fine (env. 50 µm)
en très faible quantité (± 0,05%), sert de levain en cours de fabrication pour faire lever la pâte et créer les cellules qui se remplissent rapidement d’air.
En milieu alcalin, la réaction chimique à l’origine de l’expansion du Thermopierre est :
En moyenne, la proportion de matières premières utilisées lors de la fabrication est la suivante :
sable de quartz siliceux : 70%, ciment : 16%, chaux : 14%, agent d’expansion : 0,05%, eau.
Les pourcentages varient légèrement, mais de façon précise, en fonction de la masse volumique souhaitée.
Exemple d’analyse d’un échantillon de Thermopierre
SiO2 (Dioxyde de silicium, comme quartz) 60,52
Al2O3 (Trioxyde d’aluminium, comme alumine) 2,29
Fe2O3 (Trioxyde de fer, comme rouille) 0,77
MnO(Oxyde de manganèse) 0,02
MgO(Oxyde de magnésium) 0,23
CaO(Oxyde de calcium, comme chaux vive) 25,61
Na2O(Oxyde de sodium) 0,05
K2O(Oxyde de potassium) 0,78
SO3 (Trioxyde de soufre) 1,33
Perte au feu 8,43
6. L'aluminium contenu dans Thermopierre
L’aluminium fixé est tranformé en alumine et ne présente aucun danger (les oxydes d’aluminium sont stables et représentent 7% de notre écorce terrestre).
Ce n'est pas à moi de faire la promotion de ce produit, si vous n'êtes pas d'accord avec ce qui est écrit ci-dessus débatez-en mais avec ce qui est la règle de ce forum des arguments scientifiques .
Au vu des arguments favorables à certaine chaudière pas meilleure qu'une autre alors qu'on reconnait aujourd'hui un léger emballement (pour le moins car combien de commandes ce constructeur a-t-il enregistrées ?), je me suis trouvé assez ridicule de les avoir repris et colporté ... et failli acheter.
20/03/2007 - 19h44
boifan
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Re : Monomur : brique de terre cuite ou béton cellulaire ?
Sur la question sismique, je n'ai trouvé que l'utilisation de blocs d'angle pour un chaînage vertical et des préconisations d'un chaînage horizontal.
Seuls les blocs d'angle ou les blocs découpés pour ajustement doivent être collés verticalement.
Il me semble que l'utilisation de planchers en thermopierre diminuent la masse du bâtiment, et sont donc favorables à l'utilisation en zone sismique ou à fondations spéciales.
Pour de plus amples informations, contactez le représentant de la marque qui effectuera le métré et recommandera une ou des entreprises capables.
Re : Monomur : brique de terre cuite ou béton cellulaire ?
Salut,
à la page 29 de ce lien: http://www.xella.fr/downloads/fra/do...006_300506.pdf
Le dernier point est "des blocs collés sur leurs 4 faces".
Dans les constructions monomur, les joints sont des ponts thermiques et les performances du mur fini sont diminuées par le joint vertical.
La brique Bellenberg par exemple, est la plus isolante (meilleur lamda) du marché par contre, elle est au bas du tableau en zone sismique à cause des joints verticaux.
Il me semble que l'utilisation de planchers en thermopierre diminuent la masse du bâtiment, et sont donc favorables à l'utilisation en zone sismique ou à fondations spéciales.
Je suis d'accord pour les fondations speciales par contre, pour les constructions en zone sismique les batiments doivent supporter des pressions laterales et je ne vois pas en quoi la légereté est un argument.
Amicalement
21/03/2007 - 19h33
boifan
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Re : Monomur : brique de terre cuite ou béton cellulaire ?
Je m'étais référé au guide de pose pour les pros mais il ne concerne que les blocs à poignées et emboitement qui par définition ne peuvent être collés verticalement. Pour ceux que ça intéresse c'est : ICI
Pour les zones sismiques, la page à lire est dans ce document
Sur la question de la masse du bâtiment par rapport au risque sismique, ma pensée n'était guère allée plus loin que F=M gamma ... Mais j'ai trouvé ceci sur ce site :
L'action sismique subie par une structure est directement proportionnelle à l'accélération qui lui est imposée par le sol et par sa propre masse.
On peut utiliser des appuis parasismiques appelés isolateurs pour réduire cette accélération.
On peut réduire la masse en utilisant un matériau ayant non seulement une masse volumique faible mais aussi en utilisant un matériau le plus performant possible celui possédant une contrainte spécifique élevée (rapport entre la contrainte de rupture et la masse volumique). Parmi les matériaux traditionnels, le bois arrive en tête devant l'acier et le béton armé, néanmoins avec l'apparition des matériaux composites un bond en avant sera franchi.
Enfin trouvé par hasard, cette thèse d'un ingénieur suisse qui devrait intéresser les habitants des zones sismiques : ICI
Cordialement.
21/03/2007 - 21h32
fabien56
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Re : Monomur : brique de terre cuite ou béton cellulaire ?
Bonsoir,
Je ne comprends pas l'engouement pour ces mono-murs, en brique ou en thermopierre. Seuls, ils proposent une isolation globale moyenne. Les saignées, chainages et autres joints sont autant de ponts thermiques qui diminuent notablement une efficacité déjà moyenne. De plus, ils nécessitent une mise en oeuvre si soignée que les rares maçons à avoir acquis une experience et une réputation en la matière font, à raison, payer très cher leur compétence.
Le monomur associé à un isolant n'est donc plus une "monomur" et revient encore plus cher.
Enfin, les rêgles de mise en oeuvre ont du mal à proposer des solutions pour les appuis de fenêtres, linteaux, poutres porteuses en béton...qui se trouvent généralement planqés derrière un "parement" de brique censé rompre le pont thermique.
Je ne parle même pas de cette magnifique maison que j'ai visité il y a quelques mois ou le "spécialiste " du monomur avai trouvé une excellente solution pour inclure un oeil de boeuf: on fait une réservation carrée, et on fait un coffrage dans lequel on coule du béton...1.5m² de pur pont thermique.
Pour ma maison en G7 + ouate, j'ai tout fait pour éviter poutres et lintaux mais rien n'y fait, il reste toujours, quelque part, un petit bout de béton qui fera passer le froid.
Il existe probablement des solutions pour les éviter (dès la première esquisse) mais, à ma connaissance, on ne peut pas encore se passer des chainages...
Non, décidément, je en comprends pas...
Quelqu'un peut-il m'expliquer clairement ce que la construction monomur apporte?
21/03/2007 - 21h47
GrandGourou
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Re : Monomur : brique de terre cuite ou béton cellulaire ?
L'artisan que j'ai rencontré admet sans concession que la monomur ne peut rivaliser avec une iso ext en terme de résistance thermique. Mais pour lui, la capacité d'une monomur à gérer l'hygrométrie à l'interieur de la maison est capitale pour le confort ... en outre, il affirme qu'une monomur posée par un spécialiste ne revient pas plus cher qu'une maçonnerie classique + isolation, en raison du gain de temps et de main d'oeuvre . Et moins cher qu'une iso exterieure, sauf bien sûr en auto-construction ...
Edit : je tiens à préciser que je ne suis pas du tout un spécialiste, je ne fais que rapporter des propos ( qui me semblent quand même plutôt convaincants )
Re : Monomur : brique de terre cuite ou béton cellulaire ?
Envoyé par GrandGourou
L'artisan que j'ai rencontré admet sans concession que la monomur ne peut rivaliser avec une iso ext en terme de résistance thermique. Mais pour lui, la capacité d'une monomur à gérer l'hygrométrie à l'interieur de la maison est capitale pour le confort ... en outre, il affirme qu'une monomur posée par un spécialiste ne revient pas plus cher qu'une maçonnerie classique + isolation, en raison du gain de temps et de main d'oeuvre . Et moins cher qu'une iso exterieure, sauf bien sûr en auto-construction ...
Edit : je tiens à préciser que je ne suis pas du tout un spécialiste, je ne fais que rapporter des propos ( qui me semblent quand même plutôt convaincants )
Je suis assez d'accord avec cet artisan : le monomur rivalise avec parpaing+iso int+placo en terme de coût, et est meilleure d'un strict point de vue thermique (en 37).
Pour l'aspect hygrothermique, vrai aussi, à condition d'employer des revêtements non-bloquants. (exit les peintures glycero, le papier peint lessivable et les enduits extérieurs ciment)
Petit problème cependant : pour avoir une paroi digne de ce nom, il faut tabler sur un R=4 au minimum. La monomur, c'est 2.5 (2.7 théorique, mais si on compense les faiblesses dues aux raidisseurs...) Tout dépend donc des objectifs qu'on se fixe. Pour la RT2005, ça passe juste, c'est tout, pour une construction climatique basse énergie, c'est beaucoup trop faible, à part peut-être sur la côte d'azur.