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02/09/2006 - 18h46 xaviii
paradoxe de RUSSELL
salut a tout le monde.
dans le paradoxe de russel on entend par le mot ensemble qui contient eux meme (ou qui se contient).
ma question est le plus simple possible donner un exemple simple et clair pour un tel ensemble .
et merci d'avance... -
02/09/2006 - 18h48 martini_bird
Re : paradoxe de RUSSELL
Salut,
l'ensemble de tous les ensembles.
Cordialement.
« Angle éternel, la terre et le ciel, pour bissectrice, le vent. » Garcia Lorca -
02/09/2006 - 18h52 xaviii
Re : paradoxe de RUSSELL
salut.
merci pour l'exemple mais est ce que c'est la seule exemple.si non donner un autre .
et merci... -
02/09/2006 - 19h03
Re : paradoxe de RUSSELL
L'ensemble des ensembles dont la définition tient en onze mots.
L'ensemble des ensembles qui sont décrits dans un message du forum Futura Sciences.
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05/09/2006 - 10h06
Re : paradoxe de RUSSELL
L'exemple que prenait Russell était celui des catalogues (de livres d'une bibliothèque)..
Il y a deux sortes de catalogues: ceux qui se répertorient eux mêmes et ceux qui ne le font pas.
Un statisticien zélé décide de répertorier tous les catalogues qui ne se répertorient pas eux mêmes..
Ce super catalogue doit il se répertorier ?
S'il le fait il transgresse la condition..
S'il ne le fait pas il doit se répertorier
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05/09/2006 - 12h10 GuYem
Re : paradoxe de RUSSELL
 Envoyé par quantat L'exemple que prenait Russell était celui des catalogues (de livres d'une bibliothèque)..
Il y a deux sortes de catalogues: ceux qui se répertorient eux mêmes et ceux qui ne le font pas.
Un statisticien zélé décide de répertorier tous les catalogues qui ne se répertorient pas eux mêmes..
Ce super catalogue doit il se répertorier ?
S'il le fait il transgresse la condition..
S'il ne le fait pas il doit se répertorier
Je ne l'avais jamais vu comme ça, c'est trés joli
Est-ce-que c'est le même problème pour l'histoire du barbier ?
Bravo jolie Ln, tu as trouvé : l'armée de l'air c'est là où on peut te tenir par la main. -
05/09/2006 - 12h59
Re : paradoxe de RUSSELL
autre exemple: le barbier. Dans une ville, le barbier rase tous les hommes qui ne se rasent pas eux-mêmes, et rien que ceux-là. D'ailleurs ce n'est pas un vrai paradoxe, puisque chacun sait que le barbier est barbu.
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05/09/2006 - 13h13 spi100
Re : paradoxe de RUSSELL
Un autre très classique : "l'ensemble de toutes les pensées humaines" qui est aussi une pensée humaine.
GCS/S s: a C++ DI++>+++ UL++A++HIS++$ P++>+++$ E+>++$ W+>++$ N+ Y+ e++++ t+++ y+++ -
05/09/2006 - 14h46 Médiat
Re : paradoxe de RUSSELL
L'exemple que je trouve le plus parlant dans la série des pensées humaines, des catalogues, etc. (surtout dans sa résolution) est celui de l'adjectif autonomique (qui se qualifie lui-même, comme court, qui est court), et de hétéronomique (qui ne se qualifie pas lui-même, comme long qui est court). La question est de savoir si hétéronomique est hétéronomique ou autonomique.
La résolution de tous ces paradoxes passe par l'usage de méta-niveaux, dans l'exemple des adjectifs précédents, "court" est un mot qui qualifie des objets du langage (symbolisé par les guillemets), alors que [court] est un mot qui qualifie des mots du langage, et je peux écrire "court" est [court], "long" est [court], sans risquer de tomber sur ce paradoxe, le mot autonomique n'ayant même plus de sens, puisqu'un mot de niveau n ne peut être qualifié que par un mot de niveau (n+1)
Pour le barbier, je préfère une autre explication : le barbier est un homme comme les autres et ne devient barbier que quand il entre dans sa boutique de barbier pour y accomplir son office. Donc si M. Figaro, barbier de métier, se rase chez lui au réveil, il n'est pas rasé par le barbier Figaro, au contraire, s'il attend d'être dans sa boutique et utilise ses outils professionnels (il n'est pas obligé d'aller jusqu'à se payer, mais le fisc pourrait considérer cela comme un avantage en nature), alors le Barbier Figaro, rase un homme appelé Figaro qui ne s'est pas rasé lui-même le matin : le paradoxe disparaît...
J'affirme péremptoirement que toute affirmation péremptoire est fausse -
05/09/2006 - 15h46
Re : paradoxe de RUSSELL
Bonjour,
Les adjectifs, les barbiers, ce ne sont pas des exemples d'ensembles qui se contiennent eux-mêmes.
On est en train d'élargir le fil à tous les paradoxes basés sur l'auto-référence...
Cdlt,
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05/09/2006 - 16h00
Re : paradoxe de RUSSELL
tu identifies chaque personne à l'ensemble des gens que cette personne rase. Le barbier est donc un ensemble.
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05/09/2006 - 16h07
Re : paradoxe de RUSSELL
 Envoyé par ambrosio tu identifies chaque personne à l'ensemble des gens que cette personne rase. Le barbier est donc un ensemble. Drôle d'identification. Soit h une personne, on définit Eh comme l'ensemble des personnes que cette personne rase.
Ensuite?
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05/09/2006 - 16h16
Re : paradoxe de RUSSELL
 Envoyé par mmy Ensuite? c'était une boutade. Ca ne marche pas parce que deux personnes différentes peuvent avoir le même ensemble de rasés et donc l'identification est prise en défaut.
Dans tous les cas, le paradoxe du barbier qui rase ceux qui ne se rasent pas, même s'il ressemble à celui de l'ensemble des ensemble qui ne se contiennent pas, n'est pas vraiement un paradoxe, c'est plutôt une contradiction. Elle postule l'existence d'un homme qui a une propriété impossible à satisfaire. je crois que la seule conclusion logique c'est qu'il n'existe pas de barbier.
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05/09/2006 - 16h41
Re : paradoxe de RUSSELL
 Envoyé par ambrosio n'est pas vraiement un paradoxe, c'est plutôt une contradiction. Elle postule l'existence d'un homme qui a une propriété impossible à satisfaire. je crois que la seule conclusion logique c'est qu'il n'existe pas de barbier. Vu comme cela c'est parallèle au paradoxe de Russell. En gros ce n'est pas parce qu'on a écrit une phrase qui semble décrire un ensemble qu'il existe, ou plus exactement qu'on puisse l'accepter comme objet mathématique. Il faut que des conditions supplémentaires soient remplies. Si je me rappelle mes lectures, H. Poincaré dit qu'on a simplement pas le "droit" d'accepter en maths des définitions qui créent une contradiction.
La suite est plus marrante, parce que, si on peut prouver que certaines définitions introduisent une contradiction (voir exemples cités), il n'est pas aisé (il me semble que c'est même impossible en général) de prouver que telle ou telle définition n'introduit pas de contradiction!
Derrière le paradoxe de Russell, il y a les fondements mêmes des maths qui sont en jeu!
Cordialement,
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05/09/2006 - 17h20 Médiat
Re : paradoxe de RUSSELL
 Envoyé par mmy Derrière le paradoxe de Russell, il y a les fondements mêmes des maths qui sont en jeu! Il y a (avait) surtout la preuve que les premières définitions (axiomatisations) de la théorie des ensembles (celle de Cantor par exemple) méritaient d'être améliorées.
Quant au preuves de non contradiction dans les systèmes axiomatisés, il existe de nombreuses preuves de consistance relative (par exemple ZF + AC est consistant si ZF l'est).
Et il y a bien des théories dont on connaît des modèles et qui sont, par conséquent, consistantes.
Dernière modification par Médiat ; 05/09/2006 à 17h23.
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