Citation Envoyé par Wart Voir le message
On n'a pas réaliser (à ma connaissance) les études qui permettrait de réfuter l'hypothèse que j'avance cela ne signifie absolument pas qu'elle n'est pas réfutable ! Ces études sont tout à fait réalisables, l'hypothèse est testable.
Il faudrait déjà la préciser et la définir ...
Si d'après toi le rire n'est ni un comportement réflexe ni un comportement appris, qu'est-ce que c'est ? J'ai du mal à te comprendre sur ce point.
J'ai dit que ce n'était pas un réflexe (ce qui n'a rien a voir avec "comportement réflexe)".
Par "comportement réflexe" on pourrait entendre l'association par la répétition fréquente d’un stimulus précis et ici on remarque que non seulement il n'existe pas de stimulus précis mais quand on en trouve "un", tu a montré toi même qu'il s'épuisait.

Encore une situation "à part" mais sur quelles bases neurophysiologiques ?
J'ai évoquais la situation du rire provoqué par exposition volontaire au stimulus et celle du rire forcé justement pour dire qu'elles sont à mettre à part et ne correspondent pas à ce que je définis comme un contrôle volontaire du rire. Les excluant de la discussion je ne vois pas l'intérêt de préciser leurs bases neurophysio. Celle-ci sont néanmoins assez claires :
Euh ... les neurophysiologistes bossent encore dessus mais elles sont claires pour toi alors tu devrais donner des cours a tous les chercheurs ...

Si je m'expose volontairement à un stimulus il s'agit d'une décision suivie d'un acte moteur, cela n'a rien de très différent d'un grand nombre d'actions que je peux effectuer. Il est fort à parier que le cortex préfontal joue un rôle important, je sais c'est très imprécis, mais là encore seule une étude d'imagerie cérébrale peut nous donner la réponse, en l'absence on ne peut faire que des suppositions, et vu que cette situation complexe n'est pas incluse dans ma définition du contrôle volontaire, je me hasarderai pas plus avant.
C'est en tout cas suffisamment imprécis pour ne pas pouvoir proposer une théorie (une étude d'imagerie cérébrale ne donnera pas la réponse mais pourra faire supposer une piste (ça ne montre, en fonctionnel que les variations de débit sanguin sans préjuger de tout le reste).

Et encore ne fois, même si la cause est différente (volontaire vs involontaire), ça ne prouve pas que l'effet soit différent (ici "le rire").


Pour le rire forcé cf ci-dessous
On peut simuler l'expression faciale du rire, mais cette simulation ne peut être exactement identique à ce que produit un sitimulus drôle.
Citation Envoyé par myoper
Si, elle peut (pourquoi pas ?) : je connais des exemples (il en suffit d'un) ou il n'était pas possible de faire la différence.
Non, précisément parce que ce sont des voies différentes qui sont mises en jeu. Puisque tu demandes le détail je ressors le cours de neuro sur lequel je m'appuie :

mouvement volontaire
Projections pyramidales et extrapyramidales en provenance du cortex moteur et du tronc cérébral

Vers :
- la formation réticulaire du tronc
- Motoneurones des noyaux des nerfs craniens et de la corne ventrale (contrôle des muscles squelettiques)

Expression de l'émotion
Projections extrapyramidales en provenance dy système limbique (hypothalamus notamment)

Vers :
- la formation réticulaire du tronc
- Neurones végétatifs préganglionnaires (qui contrôle in fine les muscles lisses et les glandes sudoripares)

Alors qu'un observateur puisse ne pas faire de différence s'il observe la scène avec ses seuls yeux je suis prêt à l'admettre mais je te garantis qu'un examen scientifique plus poussé montre une différence.
Euh, ton cours il parle des nerfs crâniens ?
Parce qu'on parle de l'expression faciale et ça n'a a peu près rien a voir avec ce que tu cites : il n'y a pas deux voies pour contracter un muscle.

Et encore une fois, le processus du rire (central) peut être identique qu'il soit volontaire ou non et le scientifique pourra voir des différences (les fameux centres ou voies "assez" proches évoqués par rotkiv) mais ne saura peut être pas les reconnaitre ou alors c'est que ta théorie n'a même pas encore défini son sujet (le rire).

En passant, la description que je lis ici n'a presque rien de commun avec la tienne (ce qui ne signifie pas qu'elle soit fausse mais qu'il y a assez de lacunes pour que les processus déjà déterminés scientifiquement n'y apparaissent même pas).

http://books.google.fr/books?id=E7PN...page&q&f=false

Dès lors simuler l'expression corporelle ne fait généralement pas éprouver l'état émotionnelle correspondant. (Il ne suffit malheureusement pas de se forcer de sourire pour être heureux...)
Ce raisonnement propose de vouloir interchanger la cause et l'effet, ce qui ne me semble pas pertinent et tout au moins invérifié.

Pour la conclusion : on ne peut en effet pas affirmer le contraire mais ça rentre en contradiction avec certaines observations (le rire qui vient après que l'on se soit simplement forcé a rire ou toutes celles qui a amené a "la méthode Coué" ).
Là encore nous avons beaucoup de mal à nous comprendre.

Si on considère le schéma suivant comme classique : état émotionnel (joie par exemple) cause rire. Je ne propose absolument pas de l'inverser, bien au contraire j'avance que cela est impossible ! On ne peut pas en simulant un rire éprouver l'état émotionnel correspondant.
Je reprends autrement :
Outre que ça demande a être prouvé, ça veut dire que quand je ris, je ne rentre pas dans ta théorie alors que si je ris je rentre dans ta théorie (dans un cas je ris parce que je ris (inversion de la cause et de l'effet) et dans un autre cas, je ris parce que j'en ai envie qui peut d'ailleurs m'avoir été donné par le premier rire).
C'est pour ça que je demandais les définitions et les considérations scientifiques qui sous tendent ta théorie et je ne me contente pas de quelques cours de base qui décrivent un fonctionnement général et simplifié du cerveau.
C'est comme ci je prétendais expliquer le fonctionnement d'une voiture en déclarant : c'est parce que l'essence brule (c'est pas faux mais outre que ça ne prouve pas la relation, ça fait l'impasse sur tout ce qu'on sait sur les voitures).

Ça ressemble aux messages de xoxopio un peu plus haut qui fait des relations entre des considérations psychologiques basées sur des considérations toutes personnelles et des notions anatomiques très simplifiées.

Comment est-ce que j'explique ce constat (contestable) ?
Parce que le rire forcé n'est pas un authentique rire, il ne met pas en jeu les mêmes voies nerveuses (cf au-dessus). Mon explication est peut-être fausse mais elle est parfaitement cohérente.
Encore une fois je ne sais pas ce qu'est un authentique rire.
Tu mets en place tes raisonnements sur la base d'arguments que tu qualifies et disqualifie au gré de jugements de valeurs qui te sont propres (authentique dans cet exemple) et qui peuvent donc varier au gré des démonstrations (les définitions n'étant pas posées).

Ici les voies nerveuses sont, pour ce qui est de l'expression justement les mêmes (nerfs crâniens, entres autres) ou trop peu individualisées dans la théorie et sont aussi "utilisés", par exemple, pour les pleurs. Pour ce qui est des centres mis en jeu, rien n'est montré, tout est supposé sur quelques notions anatomiques et le reste est un amalgame psycho-anatomique personnel.

Par ailleurs rien n'empêche une même fonction d'utiliser de mêmes voies, les mêmes centres ; tous ce qui est sur c'est que ça ne serait alors pas utilisé de la même façon ou pas exactement les mêmes groupes de neurones (différentiation plus fines avec les quelques centres que tu cites plus haut) et c'est encore la qu'intervient la remarque de rotkiv.

J'ai l'impression que tu es à la fois en accord avec ce raisonnement (tu dis "qu'il n'est pertinent d'interchanger la cause et l'effet") et en désaccord puisque tu cites un contre-exemple : la méthode Coué.
Ça ne fait que souligner une de ses incohérences quoique je puisse en penser.

Je n'arrives pas à te suivre parce que tu dis qu'il existe un "rire qui vient après que l'on se soit simplement forcé a rire" c'est à dire une inversion de la cause et de l'effet que tu dénonces plus haut.

Ton schéma serait ainsi :
Le rire forcé (1) cause un état émotionnel correspondant au rire (2) qui cause un rire spontané (3)

Je précise que j'ai des doutes sur ce schéma n'ont pas pour des questions métaphysiques fumeuses selon laquelle il serait impossible d'inverser la cause et l'effet mais parce que je sais que les muscles faciaux mis en jeu sont différents dans le rire forcé et le rire spontané.
Je ne sais pas ce que tu sais mais si un rire forcé imite bien un rire spontané, c'est qu'il mets précisément en jeux les mêmes muscles faciaux. C'est encore une conception toute personnelle de ta part (selon des définitions qui te semblent propres).
D'ailleurs cela n'empêcherait même pas l'un d'entrainer l'autre car ça n'a rien a voir : c'est un sophisme et pas une question métaphysique (il n'y a aucune raison qu'un rire forcé ne puisse pas causer un rire non forcé parce qu'il ne mettrait pas en jeu les mêmes muscles).