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20/05/2006 - 14h11 grn2
Les limites du pathologique
Je relance là un vieux fil de 2004, sauf erreur de ma part, mais cette fois en ce qui concerne le comportement.
Je me suis toujours demandé quelles sont les limites du pathologique en ce concerne le comportement humain.
par exemple: quelqu'un qui en vient très rapidement à l'agression verbale et à l'injure lorsque les choses ne se passent pas exactement comme lui (ou elle) l'entend, alors que la démarche choisie par celui (ou celle) à qui la responsabilité de l'action a été confiée a choisi une démarche équivalente conduisant de façon sûre au même résultat.
Question: si cela se produit de façon répétitive avec la même personne, est-on en dehors, aux limites, ou franchement dans la pathologie ?
Un psychologue ou un psychiâtre peut-il m'aider, je ne suis pas un spécialiste de la question.
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21/05/2006 - 10h27 Cyrille999 Re : Les limites du pathologique
 Envoyé par grn2 Je relance là un vieux fil de 2004, sauf erreur de ma part, mais cette fois en ce qui concerne le comportement.
Je me suis toujours demandé quelles sont les limites du pathologique en ce concerne le comportement humain.
par exemple: quelqu'un qui en vient très rapidement à l'agression verbale et à l'injure lorsque les choses ne se passent pas exactement comme lui (ou elle) l'entend, alors que la démarche choisie par celui (ou celle) à qui la responsabilité de l'action a été confiée a choisi une démarche équivalente conduisant de façon sûre au même résultat.
Question: si cela se produit de façon répétitive avec la même personne, est-on en dehors, aux limites, ou franchement dans la pathologie ?
Un psychologue ou un psychiâtre peut-il m'aider, je ne suis pas un spécialiste de la question. Pathologique = maladie...
Il peut y avoir des pathologies bénines, elles restent néanmoins des pathologies; Si en interaction avec une personne, tu réponds "de façon pavlovienne" à un stimuli (un comportement ou des paroles qui t'énervent), c'est que tu n'as pas pris encore beaucoup de recul face à certaines situations, que tu n'as pas compris qui tu es ou qui elle est....
Donc, oui, pathologique, mais mineure.
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21/05/2006 - 11h39
Re : Les limites du pathologique
 Envoyé par Cyrille999 Pathologique = maladie...
Il peut y avoir des pathologies bénines, elles restent néanmoins des pathologies; Si en interaction avec une personne, tu réponds "de façon pavlovienne" à un stimuli (un comportement ou des paroles qui t'énervent), c'est que tu n'as pas pris encore beaucoup de recul face à certaines situations, que tu n'as pas compris qui tu es ou qui elle est....
Donc, oui, pathologique, mais mineure. Bonjour,
Je m'excuse, mais je ne vois pas très bien en quoi ne pas avoir pris de recul sur des situations, ou sur qui nous sommes est pathologique. Si tel est le cas, nous sommes quasiment tous de grands malades. 
Pourrais-tu, s'il te plait Cyrille, m'en dire plus sur ce sujet ?
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22/05/2006 - 14h12
Re : Les limites du pathologique
Existe t'il une frontière absolue entre le normal et le pathologique?
Sur quels critères infaillibles s'appuyer pour tracer cette frontière ?
La norme est elle ce que la société attend de nous... certains appellent ça la "normopathie", d'autre plus trivialement, de la "connerie"...
Si la norme c'est la "moyenne", alors être normal c'est être névrosé...
La norme (quoi qu'elle soit) est elle souhaitable ? nécessaire, intransgressible ? Dans ce cas, il aurait fallu interner la moitié des savants et des artistes... si ce n'est plus...
Une question: est-ce que le désir de qualifier un comportement comme pathologique ne relève pas lui même d'un problème quelconque que la question dissimule ? ("condamner" par exemple... ou contrôler...)
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22/05/2006 - 14h29 grn2
Re : Les limites du pathologique
 Envoyé par Cyrille999 Pathologique = maladie...
Il peut y avoir des pathologies bénines, elles restent néanmoins des pathologies; Si en interaction avec une personne, tu réponds "de façon pavlovienne" à un stimuli (un comportement ou des paroles qui t'énervent), c'est que tu n'as pas pris encore beaucoup de recul face à certaines situations, que tu n'as pas compris qui tu es ou qui elle est....
Donc, oui, pathologique, mais mineure. Je te remercie Cyrille. Si j'ai évoqué cette situation, c'est qu'elle s'est produite et reproduite face à moi depuis quelques temps. Lors du dernier esclandre, le responsable de la manipe a coupe toute relation avec la personne se livrant de façon chronique à des agressions verbales et des mouvements d'autoritarisme, en d'autres temes lui a indiqué la direction dee la porte dans le sens de la sortie, et a dit ce type de comportement être à la limite du pathologique.
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22/05/2006 - 14h44
Re : Les limites du pathologique
Pardonnes moi grn2 de m'immiscer ainsi...
Tu confirmes ce que je te suggerais: derrière ta question se cachait le désir de condamner (qui n'a rien de nécessairement mauvais ni de réprehensible... tout le monde juge et condamne)... mais il biaisait ta question...
Est ce qu'on a vraiment besoin du support de la science pour pouvoir dire à quelqu'un que son comportement nous insupporte ?
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22/05/2006 - 15h06 jmasclef
Re : Les limites du pathologique
Bonjour,
La thèse de Georges Canguilhem sur le normal et le pathologique devrait t'éclaircir sur cette question.
La pathologie se manifeste, dans les faits, toujours à partir d'une plainte: soit de la personne concernée soit de son entourage. Il y a gêne, problème; la personne déclarée "malade" n'en souffre pas nécessairement: voir la définition de perversion.
J.
"Toute connaissance dégénère en probabilité." D. Hume -
22/05/2006 - 15h15
Re : Les limites du pathologique
Bonjour jmasclef,
Quoique je me demande si je suis avisé de te souihaiter une bonne journée après l'invitation que tu m'adresses... Il faut être un saint ou un fou pour se coltiner Canguilhem...(ou un étudiant en médecine victime du sadisme exacerbé de ses professeurs)
Ceci dit, ta remarque confirme ceci qu'un diagnostic concluant au caractère "pathologique" d'un état d'esprit doit s'appuyer sur un critère lui même discutable..
La plainte en elle même ne signifie rien
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22/05/2006 - 16h42 jmasclef
Re : Les limites du pathologique
 Envoyé par quantat La plainte en elle même ne signifie rien Sans plainte, sans gêne, pas de "malade".
J.
"Toute connaissance dégénère en probabilité." D. Hume -
22/05/2006 - 16h59 Dordon
Re : Les limites du pathologique
Selon moi la pathologie precede toujours la plainte, la plainte n'est qu'une consequence visible de la pathologie. Il n'y a pas d'equivalence entre la pathologie et la plainte:
Ne peut-on pas etre malade du SIDA pendant des annes sans meme le savoir ?
Les "fous" se plaignent-ils toujours ?
Et de l'autre cote, les gens qui se plaignent sont-ils toujours malades ?
EDIT: Voici l'url de l'ancien post La limite du pathologique.
Dernière modification par Dordon ; 22/05/2006 à 17h02.
DrDn en qwerty -
22/05/2006 - 17h37 jmasclef
Re : Les limites du pathologique
 Envoyé par Dordon Selon moi la pathologie precede toujours la plainte, la plainte n'est qu'une consequence visible de la pathologie. Il n'y a pas d'equivalence entre la pathologie et la plainte: Je suis tout à fait d'accord avec toi. Seulement la plainte est significative d'un stade atteint.
Tu peux vivre toute ta vie sous le joug de ton inconscient, si rien ne te gêne, en es tu malade pour autant ? De plus, les travaux de Canguilhem ont montré qu'il n'y a pas de limite entre pathologie et normalité.
Je prends la plainte comme évènement déterminant car "maladie" nécessite "souffrance" soit de la personne concernée soit de son entourage.
J.
"Toute connaissance dégénère en probabilité." D. Hume -
22/05/2006 - 22h01 grn2
Re : Les limites du pathologique
 Envoyé par quantat Pardonnes moi grn2 de m'immiscer ainsi...
Tu confirmes ce que je te suggerais: derrière ta question se cachait le désir de condamner (qui n'a rien de nécessairement mauvais ni de réprehensible... tout le monde juge et condamne)... mais il biaisait ta question...
Est ce qu'on a vraiment besoin du support de la science pour pouvoir dire à quelqu'un que son comportement nous insupporte ? merci pour ta réponse quantat. Qu'entends-tu par désir de condamner et du désir de condamner de qui parles tu ?
Je suis d'accord avec toi sur le fait qu'il n'est pas nécessaire de faire appel à la science pour exprimer qu'un comportement nous insupporte. Il y a bien entendu d'autres moyens, mais sont-ils toujours les bons dans le respect de tous et de chacun et sont-ils utilisables par tous le monde ?
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23/05/2006 - 08h21
Re : Les limites du pathologique
Bonjour à tous
grn2,
Il m'avait semblé que derrière ta question se profilait un problème réellement rencontré avec une personne dont le comportement coïncide avec ce que tu en décris ...
Ma remarque signifiait qu'effectivement nous n'avons pas à tolérer sans broncher des comportements qui nous insupportent... cependant, le recours à la science pour condamner ce comportement signifie (peut être) en lui même quelque chose... que toi seul peut savoir...
Cordialement.
jmasclef,
ce que je retiens de ton propos est qu'effectivement la plainte est l'expression d'une possible demande... un "signal" en quelque sorte, plus qu'un critère. Comme le dit Dordon, il peut y avoir "demande" sans forcément "plainte"... mais ce n'est finalement qu'une question assez secondaire.
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26/05/2006 - 14h30 actae
Re : Les limites du pathologique
Oui, jmasclef donne la seule réponse à peu près possible, je crois. Pour une raison assez simple : La souffrance est à la pathologie mentale ce que la douleur est à la pathologie physique. C'est-à-dire effectivement un signal de dysfonctionnement.
Du moins, c'est ce critère du pathologique qui est retenu en thérapeutique psy, de même que c'est la douleur qui est retenue comme critère en médecine (ou me trompai-je ?).
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26/05/2006 - 14h34 actae
Re : Les limites du pathologique
Mmmh... Pour être plus précis, je me demande si la douleur n'est pas le critère retenu en médecine pour différencier la médecine à visée thérapeutique et la médecine dite de confort.
Là, je cois qu'il nous faut un médecin. Y en a-t-il un dans la salle ? | | |