02/09/2006, 19h01
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Message #19 de cette discussion
| Date d'inscription: octobre 2004 Localisation: Meyrin (CERN) Âge: 24
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| L'IUT de chimie : 1 - Conditions d'admission et débouchés Conditions d'admission
Il faut être titulaire d'un Baccalauréat S, STL ou alors provenir d'une 1ère année post-bac que l'on aurait ratée. Environ 70% des élèves de 1ère année viennent d'un Bac S (spécialité quelconque). Débouchés professionnels - Chimie de base, chimie fine et pharmacie, pétrochimie
- L'industrie parachimique : cosmétiques, parfums, peintures...
- Protection de l'environnement (eau, air, déchets)
- Agro-alimentaire, bio-procédés
- Industries du verre, des céramiques, des textiles, papetières, nucléaires, automobile, métallurgie ...
- Laboratoires d'analyse et de contrôle
- Centre de recherche et documentation
- Les fonctions technico-commerciales
Poursuite d'études - Les licences pro (BAC +3) & masters pro (BAC +5)
- Les IUP (Instituts Universitaires Professionnels) (BAC +5)
- Le cursus LMD (licence et master de chimie traditionnels)
- Les classes prépas ATS
- Les écoles d'ingénieurs de chimie (cf. Fédération Gay-lussac), souvent les 10-15 premiers de promotion
- partir à l'étranger poursuivre ses études
Il y a la possibilité de continuer dans une autre branche que la chimie tout en mettant en valeur sa formation en IUT. (Exemples : école de management ou de commerce qui ajouté au DUT de chimie permet de se diriger vers les entreprises de ventes de matériel pour les industries chimiques ou les laboratoires)
Cependant, il n'en reste pas moins que beaucoup d'étudiants intègrent la vie active après l'obtention du DUT, alors que d'autres voient l'IUT plus comme en tremplin.
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02/09/2006, 19h12
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Message #20 de cette discussion
| Date d'inscription: octobre 2004 Localisation: Meyrin (CERN) Âge: 24
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| L'IUT de chimie : 2 - Descriptif de la formation
La formation en IUT de chimie peut être répartie en trois unités d'enseignements. Le programme est succeptible de changer légèrement d'un IUT à l'autre suivant que des options soient proposés ou non durant la formation. UE1 Chimie et technologie - Chimie Analytique : Ce cours est dans la continuité du lycée puisque l'on y retrouve la radioactivité, les réactions Acide/Base et l'oxydoréduction. Il introduit également les réactions de précipitation et de complexation.
Les nouveautés se situent essentiellement au niveau des appareils d'analyse puisque l'on étudie dans le détail l'appareillage et les méthodes de mesures, le tout étant mis en application lors des TP.
On rencontre: la Spectrophotométrie Atomique & Moléculaire, la Chromatographie (CPG, CPL & d'exclusion stérique), l'Electrochimie (polarographie, potentiométrie, ampérométrie, coulométrie), la spectroscopie Infra-Rouge & RMN et la spectrométrie de masse. - Chimie Physique : Ce cours est une introduction à la thermodynamique et la cinétique chimique.
- Chimie Minérale/Atomistique : Ce cours débute là où se termine le programme de terminale en Physique/Chimie, on y parle de la théorie et du modèle quantique, des liaisons chimiques, et des structures cristallines. En deuxième année le programme est moins terre à terre, on étudie beaucoup de composés inorganiques pour voir leur importance sur la Terre ou tout simplement leurs propriétés remarquables d'un point de vue chimique!
- Génie des procédés : On étudie dans cette matière les différents "unit process" qui permettent de produire à grande échelle des produits chimiques. La dynamique des fluides, la distillation, les transferts thermiques, les mesures de pression et débits, et bien d'autre choses encore y sont enseignés.
- Chimie Organique : C'est la chimie de la vie! Ici on commence par apprendre à écrire et à parler "chimie" pour être capable comprendre n'importe quel chimiste dans le monde. Puis on se lance enfin dans l'études des réactions chimiques qui permettent de créer entre autres des médicaments, et des matériaux.
UE2 Enseignements pratiques professionnels
Cette UE regroupe finalement tous les TP qui prennent une part importante dans l'emploi du temps d'un étudiant en IUT de chimie. Cette part est de l'ordre de 50%. Une UE qu'il ne faut évidemment pas négliger et qui prend tout son sens lors du stage obligatoire de 2 ème année que ce soit en industrie ou en laboratoire.
Voici la liste des TP: - Chimie Analytique
- Chimie Organique
- Chimie Minérale
- Génie des Procédés Physique
Distillation, extraction, purification, chromatographie (phase liquide, gaz), dosage et bien d'autres techniques sont réalisées dans cette UE. UE3 Formation scientifique & communication - Mathématiques : On retrouve le programme du lycée, sans la géométrie, avec bien sûr de nouveaux chapitres qui ont un rapport direct avec les cours de chimie ou de physique. Voici les grands axes: Algèbre de Boole pour l'automatisme; Statistiques (Densité de probabilités, Echantillonage, Regression linéaire, Calcul matriciel, Plans d'experience) pour la chimie analytique ; Transformée de Laplace, Séries de Fourier pour la physique.
- Physique : Deux parties sont étudiées : l'optique car bon nombre d'appareils de mesure ou d'analyse font appel à des notions de base dans ce domaine et l'électricité pour les mêmes raisons.
- Formation générale : Cours axé sur la communication, la sociologie, ainsi que sur l'économie, l'organisation et les lois au sein de l'entreprise.
- Anglais : Cours et TD techniques pour la chimie & l'entreprise.
- Informatique : Cours sur la suite Office, Visual Basic et quelques logiciels conçus pour la chimie.
- Hygiène sécurité environnement qualité (HSEQ)
En 1ère année, le niveau d'anglais n'est pas très élevé car on travaille les fondamentaux. L'expression-communication est une matière utile pour apprendre à parler en public, réaliser des dossiers, travailler en groupe... Stage & Projet tutoré (Semestre 4) - Chaque étudiant d'IUT doit, dans le cadre de sa formation, effectuer un stage de 10 à 12 semaines en entreprise. Cette période lui permet de voir comment fonctionne l'entreprise, quelles sont les règles (sécurité, hygiène...), de profiter de l'expérience des employés, et de mettre en application ce qu'il a appris en cours et en TP. Ce stage se solde par un rapport et une soutenance à l'oral.
- Les projets tutorés permettent durant 6 à 8 semaines en deuxième année, de ne faire qu'une matière en TP à raison de 16 heures par semaines. Le choix se fait parmis les matières de l'UE1, Physique ou Informatique. Lors de ces projets les étudiants travaillent en général en binôme. Les sujets sont variés, cela peut aller de l'élaboration d'un TP pour les futurs promotions, à la résolution d'un sujet donné par un industriel, en passant par la recherche sous la tutelle d'un thésard.
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Dernière modification par Gwyddon ; 02/09/2006 à 19h57.
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30/09/2006, 13h30
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Message #21 de cette discussion
| Date d'inscription: octobre 2004 Localisation: Meyrin (CERN) Âge: 24
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| L'IUT GMP : 1 - Conditions d'admission et débouchés Conditions d'admission
Pour accéder à l'IUT GMP (Génie Mécanique et Productique), il faut être titulaire d'un Baccalauréat S, STI Génie Mécanique ou alors provenir d'une 1ère année post-bac que l'on aurait ratée. Environ 50% des élèves de 1ère année viennent d'un Bac S (SVT : 20 %, SI : 30 %), la majeure partie des 50 % restant étant des bacheliers STI. Débouchés professionnels - Technicien méthode
- Responsable de production
- Technicien qualité
- Dessinateur Projecteur
- Technicien en bureau d'études
- Technico-commercial
Poursuite d'études - Les licences pro (BAC +3) & masters pro (BAC +5)
- Les IUP (Instituts Universitaires Professionnels) (BAC +5), généralement en génie mécanique
- Le cursus LMD (licence et master de mécanique)
- Les classes prépas ATS
- Les écoles d'ingénieurs généralistes ou à dominante mécanique pour les meilleurs de promotion (ENSAM, UT, ENI principalement)
- partir à l'étranger poursuivre ses études
De nos jours, environ 80% des titulaires du DUT GMP poursuivent leurs études dans les différentes voies citées ci-dessus. Pour ceux qui intègrent le monde du travail directement après les deux ans de formation, les offres d’emplois sont nombreuses et le temps de recherche du premier emploi est généralement assez court (moins de 3 mois).
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30/09/2006, 13h54
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Message #22 de cette discussion
| Date d'inscription: octobre 2004 Localisation: Meyrin (CERN) Âge: 24
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| L'IUT GMP : 2 - Descriptif de la formation
La formation en IUT GMP peut être répartie en trois unités d'enseignements, tout comme l'IUT de chimie. Le programme est tout aussi susceptible de changer légèrement d'un IUT à l'autre. UE1 Formation scientifique
C'est l'UE la plus importante si l'on souhaite poursuivre ses études, la réussite y est donc capitale. - Mathématiques : Le programme est d’un niveau assez abordable et les S s’en sortent généralement très bien tandis que les STI ont plus de difficultés. C'est dans la continuité du lycée.
- Mécanique du solide : Assez peu appréciée car très calculatoire et assez abstraite. Elle n'en reste pas moins importante, et son programme comprend de la dynamique/statique, cinétique du solide, cinématique du solide. En deuxième année de la mécanique des fluides peut être proposée.
- Dimensionnement des Structures (anciennement Résistance des Matériaux) : La résistance des matériaux est l’approche pratique de la mécanique. Elle traite du comportement des matériaux sous diverses contraintes et permet de dimensionner les pièces mécaniques.
- Science des matériaux : Complémentaire à la DDS, la Science des matériaux ou SDM donne des bases en : nomenclature, composition chimique et atomique, essais mécaniques,thermique et chimiques des matériaux.
En plus des ces enseignements, l’informatique donne des bases en bureautique d’une part (Word et Excel) et en programmation d’autre part(C/C++). UE2 Formation technique - Méthodes
- Productique
- Métrologie : La métrologie est la science de la mesure (du grec «metron»*: mesurer), elle est théorique en cours ou appliquée à des séries de pièces en travaux pratique.
- Ingénieurie mécanique et conception produit : C'est la matière ou l’on apprend à concevoir. Partir d’une idée, réfléchir aux solutions technologiques, les appliquer et modéliser le tout sur un dessin technique manuscrit ou sur un ordinateur (Conception Assistée par Ordinateur) grâce au logiciel CATIA.
- Electricité/Electronique, Automatisme : On y acquiert des connaissances de base qui pourront servir aussi en conception mécanique ou production ( portes logiques,moteurs asynchrones,composants électroniques,filtres,grafcet etc).
En méthodes et productique, le but est de savoir assurer la mise en production d’un produit. Différents travaux pratiques (fraisage, tournage, Soudage etc.) illustrent les cours et permettent d’acquérir une culture technique conséquente. UE3 Formation Générale & communication/gestion - Organisation de gestion et production : C'est une matière abordant les thèmes de la gestion à l’intérieur des entreprises*: la planification des tâches sur une chaîne de production, la gestion des stocks, l’utilisation du tableur d’Excel pour résoudre des problèmes complexes ou l’utilisation du logiciel Project ( Simulation d’une chaîne de production)
- Anglais
- Expression et communication
- Projets Personnels et Professionnels : matière dispensée en 1ère année et qui nous permet de définir un projet professionnel précis et de nous donner des objectifs pour la 2ème année. Extrêmement utile pour ceux auxquels l’orientation post DUT n’avait jamais été un sujet de réflexion.
L'anglais et la formation à l'expression/communication sont identiques à l'IUT de chimie, s'y référer. Stage & Projet tutorés - Pour le stage, se référer à l'IUT de chimie, le discours est identique.
- Les projets tutorés en GMP sont des sortes de TPE Scientifico-Techniques. On cherche à mettre en application tout ce qui a été vu en cours et en TP, et les élèves choisissent généralement*l’étude d’un système ou une réalisation concrète. On peut donner ici quelques exemples :
- réalisation d’une guitare électrique
- construction d’un dirigeable radio commandé ( 5m de long )
- étude du mécanisme de l’hélicoptère
- modification d’un châssis de vélo Solex
- étude d’une fourche de motocyclette
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06/10/2006, 22h17
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Message #23 de cette discussion
| Date d'inscription: octobre 2004 Localisation: Meyrin (CERN) Âge: 24
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| BTS - Une courte présentation du BTS ATI
Le BTS (Brevet de Technicien Supérieur) est un diplôme à bac+2, qui se prépare au sein des lycées d'enseignement technique. Ce qui va suivre est une courte présentation du BTS ATI (Assistant Technique Ingénieur), pour donner une idée de la formation et des compétences acquises en BTS, ainsi que des débouchés professionnels (merci chaverondier) : Généralités sur la formation :
L'assistant Technique d'Ingénieur possède: - une formation pluritechnique (mécanique, électrotechnique, automatisme)
- une forte compétence en communication technique (bureautique-communication, français, anglais, dossier et soutenance de deux stages industriels)
- une vision globale de l'entreprise (Organisation Industrielle, éco-gestion d'entreprise).
A qui s'adresse ce BTS :
Ce BTS s'adresse aux élèves titulaires d'un Bac S-SVT, S-SI, STI ou STL (ou encore d'un bac pro sous certaines conditions). Responsabilités en entreprises d'un titulaire du BTS ATI
Le profil de formation de l'Assistant Technique d'Ingénieur lui permet d'exercer des tâches d'organisation et de communication technique telles que: - la conduite de projet industriel
- la fonction de chargé d'affaires
- toutes les tâches visant à faire circuler l'information technique et à organiser le travail entre les différents services d'une entreprise industrielle (Bureau d'Etudes, service méthodes, service production, service maintenance, service qualité, service sécurité-environnement) en vue de leur permettre de travailler efficacement ensemble.
Ce Technicien supérieur polyvalent joue, en quelque sorte, le rôle de chef d'orchestre, les Techiciens Supérieurs spécialisés jouant le rôle de musiciens.
On pourra, à titre d'exemple, lui confier des tâches telles que: - la rédaction de dossiers techniques
- la préparation et la planification d'une nouvelle production
- l'aménagement d'un poste de travail ou d'un atelier
- la rédaction de fiches de poste
- la mise en œuvre d'un plan qualité et la rédaction de procédures qualité, sécurité, environnement...
au sein des services tels que: - le bureau d'études
- le bureau des méthodes
- le service production
- le service ordonnancement-planification
- le service maintenance
- le service qualité
- le service sécurité-environnement
dans des entreprises industrielles de toutes catégories et de toutes tailles.
On poura trouver un descriptif plus détaillé de cette formation, des poursuites d'étude et des emplois occupés par les anciens élèves (ainsi que les activités professionnelles, des exemples de stages, des exemples de rapports de stage, des diaporamas de soutenance de stage réalisés en 1ère et 2ème année) en http://www.btsati.org .
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12/07/2007, 00h10
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Message #24 de cette discussion
| Date d'inscription: octobre 2004 Localisation: Meyrin (CERN) Âge: 24
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| Pharmacie : 1 - Introduction et débouchés
Merci à Velardinho et zendub pour cette FAQ. Généralités :
Le concours de pharmacie à l'issue de la première année s'inscrit dans un cadre plus général qui est celui du 1er cycle, étalé sur deux ans.
Il s'agit de deux années ou l'apprentissage est assez vaste : de la botanique à la chimie organique, en passant par la physiologie et la biologie cellulaire.
La fin de la 1ère année est donc sanctionnée d'un concours, un numerus clausus étant fixé en cours d'année. En 2006-2007 celui-ci n'a pas évolué, et reste à 2990 pour la France. Voici le détail par faculté : http://www.anepf.org/articles.php?lng=fr&pg=271.
En général, le taux de reussite par faculté est d'environ 30% de reussite (entre 25% et 35% selon la faculté). Ce concours se déroule en 1 ou 2 sessions : soit une première partie en Janvier et la seconde en Mai, soit tout au mois de Mai. Le travail à fournir est assez intense, et il existe des prépas qui permettent de préparer spécifiquement le concours mais ce n'est pas une nécessité. Attention à ne pas se fier au niveau acquis en terminale, le travail à fournir dans l'enseignement supérieur est différent ! Cela signifie qu'il ne faut ni partir battu si les notes au lycée étaient médiocres, ni partir gagnant d'avance si les notes étaient excellentes.
S'il y a reussite au concours, il y a passage en 2ème année. Les matières y sont un peu la continuité de celles de 1ère année.
Avant l'entrée en 3ème année (donc soit à la fin de la 1ere année soit à la fin de la 2ème année), il faut réaliser un stage de 6 semaines en officine, pour découvrir un peu ce monde. Programme du concours :
En gros, dans chaque fac le concours est basé sur une quinzaine de matières qui varient selon les facultés, mais en général on retrouve : physique, chimie organique, biologie cellulaire, biologie moléculaire, botanique, galénique, culture générale, physiologie, oranisation animale, biochimie.... L'emploi du temps de la 1ère année est composé de cours en amphi (cours magistraux) : d'une quinzaine d'heures par semaine, ainsi que des ED (Enseignements Dirigés en petits groupes) où l'on fait des exercices, on complète un peu le cours et l'on peut poser des questions aux professeurs. Une semaine "normale" contient donc environ 22h de cours par semaine.
Les études pharmaceutiques sont ainsi généralement plus axés physique/chimie en passant très rapidement sur la biologie/physiologie.
Il y a tout de même un partie importante de "par coeur" mais il s'équilibre à 50% avec le raisonnement... Cela reste tout de même une année de selection avec un contenu selectif.
Voici le détail type d'un programme de première année (sachant qu'il y a quelques variations d'une fac à l'autre) : - Chimie analytique
- Chimie Générale/minérale
- Chimie Organique
ces 3 matières comptent pour une grosse partie - Physiologie/histologie/embryologie (beaucoup moins détaillé qu'en médecine)
- Initiation à la connaissance et à la délivrance du médicament
- Statistiques
- Physique
- Biologie cellulaire / organisation animale (parasitologie)
- Génétique
- Biochimie
- Biologie moléculaire
- Botanique
Selon les facs, il y aura d'autres matières comme les mathématiques.
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Dernière modification par Gwyddon ; 12/07/2007 à 00h25.
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12/07/2007, 00h13
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Message #25 de cette discussion
| Date d'inscription: octobre 2004 Localisation: Meyrin (CERN) Âge: 24
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| Pharmacie : 2 - La première année et le concours Généralités :
Le concours de pharmacie à l'issue de la première année s'inscrit dans un cadre plus général qui est celui du 1er cycle, étalé sur deux ans.
Il s'agit de deux années ou l'apprentissage est assez vaste : de la botanique à la chimie organique, en passant par la physiologie et la biologie cellulaire.
La fin de la 1ère année est donc sanctionnée d'un concours, un numerus clausus étant fixé en cours d'année. En 2006-2007 celui-ci n'a pas évolué, et reste à 2990 pour la France. Voici le détail par faculté : http://www.anepf.org/articles.php?lng=fr&pg=271.
En général, le taux de reussite par faculté est d'environ 30% de reussite (entre 25% et 35% selon la faculté). Ce concours se déroule en 1 ou 2 sessions : soit une première partie en Janvier et la seconde en Mai, soit tout au mois de Mai. Le travail à fournir est assez intense, et il existe des prépas qui permettent de préparer spécifiquement le concours mais ce n'est pas une nécessité. Attention à ne pas se fier au niveau acquis en terminale, le travail à fournir dans l'enseignement supérieur est différent ! Cela signifie qu'il ne faut ni partir battu si les notes au lycée étaient médiocres, ni partir gagnant d'avance si les notes étaient excellentes.
S'il y a reussite au concours, il y a passage en 2ème année. Les matières y sont un peu la continuité de celles de 1ère année.
Avant l'entrée en 3ème année (donc soit à la fin de la 1ere année soit à la fin de la 2ème année), il faut réaliser un stage de 6 semaines en officine, pour découvrir un peu ce monde. Programme du concours :
En gros, dans chaque fac le concours est basé sur une quinzaine de matières qui varient selon les facultés, mais en général on retrouve : physique, chimie organique, biologie cellulaire, biologie moléculaire, botanique, galénique, culture générale, physiologie, oranisation animale, biochimie.... L'emploi du temps de la 1ère année est composé de cours en amphi (cours magistraux) : d'une quinzaine d'heures par semaine, ainsi que des ED (Enseignements Dirigés en petits groupes) où l'on fait des exercices, on complète un peu le cours et l'on peut poser des questions aux professeurs. Une semaine "normale" contient donc environ 22h de cours par semaine.
Les études pharmaceutiques sont ainsi généralement plus axés physique/chimie en passant très rapidement sur la biologie/physiologie.
Il y a tout de même un partie importante de "par coeur" mais il s'équilibre à 50% avec le raisonnement... Cela reste tout de même une année de selection avec un contenu selectif.
Voici le détail type d'un programme de première année (sachant qu'il y a quelques variations d'une fac à l'autre) : - Chimie analytique
- Chimie Générale/minérale
- Chimie Organique
ces 3 matières comptent pour une grosse partie - Physiologie/histologie/embryologie (beaucoup moins détaillé qu'en médecine)
- Initiation à la connaissance et à la délivrance du médicament
- Statistiques
- Physique
- Biologie cellulaire / organisation animale (parasitologie)
- Génétique
- Biochimie
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Selon les facs, il y aura d'autres matières comme les mathématiques.
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12/07/2007, 00h18
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Message #26 de cette discussion
| Date d'inscription: octobre 2004 Localisation: Meyrin (CERN) Âge: 24
Messages: 18111
| Pharmacie : 3 - Après le concours et la seconde année
Une fois le concours et la deuxième année passés, il reste encore deux cycles d'étude. 2ème cycle : 3ème et 4ème année
La, on rentre un peu plus dans le sujet (médicaments, pathologies) avec des matières comme la pharmacologie, l'immunologie, l'hématologie, encore de la physiologie, de la parasitologie, de la bactériologie, de la virologie et encore de la chimie.... 3ème cycle :
La 5ème année est différente selon la filière choisie : - Filière Officine : 12 mois à temps partiel à l'hopital, tout en ayant des cours à la fac
- Filière Industrie : 6 mois à temps plein à l'hopital, des cours à la fac, puis 3 mois de stage
- Filière Internat
L'internat est une formation théorique et pratique de 3e cycle des études pharmaceutiques, rémunérée, dont l'accès se fait par concours et qui aboutit en quatre ans minimum à l'obtention d'un diplôme d'étude spécialité (DES) permettant de faire carrière tant dans le secteur privé (laboratoire d'analyses biologiques et médicales, industrie pharmaceutique) que dans le secteur public (fonction hospitalière ou universitaire).
Le programme est celui de la Formation Commune de Base.
Les inscriptions ont lieu chaque année vers mai-juin. L'admissibilité se déroule en septembre à Paris pour tous les candidats. Le jury fixe une note minimale pour l'admissibilité.
L'admission est organisée en deux sessions d'examen, l'une pour le nord de la France et l'autre pour le sud. Il est possible de passer ces deux sessions qui se tiennent à une semaine d'intervalle. Il faut savoir qu'un étudiant admis au concours d'internat ne peut être nommé interne que s'il a validé dans son intégralité la 5e année hospitalo-universitaire.
Les internes choisissent leur DES en fonction de leur rang de classemement au concours et du nombre de places disponibles. Les différentes voies s'articulent autour d'un enseignement universitaire et de huit stages d'un semestre dans des services hospitaliers ou des laboratoires.
Ces filières sont les suivantes : - DES de biologie médicale :
L'internat de biologie médicale est l'unique formation pour exercer la profession de biologiste dans les laboratoires d'analyses médicales.
L'obtention de ce DES permet d'accéder à des fonctions de responsabilité dans les laboratoires d'analyses médicales privés (directeur, directeur adjoint), publics (biologistes praticiens hospitaliers), spécialisés (contrôle des eaux, agro-alimentaire, environnement).
Ce diplôme peut faciliter l'accès à des fonctions d'enseignement et l'accès à la recherche dans les universités, au CNRS, à l'INSERM.
- DES de pharmacie hospitalière et des collectivités :
L'obtention de ce DES permet de se présenter au concours de praticien hospitalier.
Ce diplôme peut faciliter l'accès à des postes d'enseignement. Il prépare aussi à des carrières de santé publique (épidémiologie, hygiène, économie de la santé, Inspection de la santé, pharmacien conseil à la Sécurité Sociale) grâce au DES de pharmacie et de santé publique mention " environnement " ou mention " administration ".
- DES de pharmacie industrielle et biomédicale :
Ce DES prépare aux carrières de l'industrie, dans les secteurs de recherche, du contrôle ou de la production, et permet d'accomplir une année d'internat dans un laboratoire industriel agréé.
Il faut préciser que les débouchés proposés aux anciens internes de PIBM sont très rarement identiques à ceux offerts aux étudiants sortants du cycle court.
- DES de pharmacie spécialisée :
Ce DES est particulièrement adapté aux étudiants qui se destinent à des carrières de recherche et d'enseignement, tant dans les secteurs biologiques que pharmaceutiques.
Il concerne toutes les formations des études de 3e cycle qui se situent en dehors des autres DES ou bien qui, tout en ayant trait à des domaines couverts partiellement par un autre DES, abordent cependant des sujets trop " pointus " pour que la maquette de l'un ou de l'autre
de ces DES convienne.
L'étudiant doit faire preuve d'un esprit d'initiative et de curiosité pour parcourir un cursus spécifique qu'il aura à créer et à organiser avec l'aide d'un enseignant-tuteur prévu par la réglementation. 6ème année :
Pour la filière officine : 6 mois de stage en officine, devant se terminer par la soutenance de sa thèse.
Pour la filière industrie : stage en industrie (+cours) et thèse http://forums.futura-sciences.com/at...8&d=1182094537
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Dernière modification par Gwyddon ; 12/07/2007 à 00h21.
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14/10/2007, 21h46
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Message #27 de cette discussion
| Date d'inscription: octobre 2004 Localisation: Meyrin (CERN) Âge: 24
Messages: 18111
| Médecine : 1 - Introduction et généralités Merci à étoile64 (rédactrice principale) et à molR (pour quelques renseignements complémentaires, notamment sur l'odontologie)
Le cursus de médecine est divisé, en théorie, en 3 cycles : - le premier cycle en 2 ans (P1 et P2)
- le 2ème cycle en 4ans (D1, D2, D3 et D4)
- le troisième cycle qui correspond à l'internat
Au niveau de l’organisation, on le divise plus souvent en : - P1, qui est une année « à part » puisque beaucoup s’arrêteront à ce niveau
- P2/D1 qui sont des années de transition
- D2, D3 et D4 qui correspond à l’externat
- L’internat
S'il est vrai que la P1 est l'année la plus connue et qui a le plus la réputation d'année difficile, il ne faut pas croire qu'une fois cette année passée c'est la dolce vita. En effet, l'externat est tout aussi éprouvant.
Cette FAQ va vous présenter tout d'abord la P1 et son concours, puis va balayer tout le cycle de Médecine jusqu'à l'internat et la thèse. Quelques informations seront aussi données sur les possibilités de réorientation à l'issu de la P1.
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14/10/2007, 21h49
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Message #28 de cette discussion
| Date d'inscription: octobre 2004 Localisation: Meyrin (CERN) Âge: 24
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| Médecine : 2 - La P1 et ses débouchés
Après le bac, on intègre la fac de médecine en PCEM1 (Première Année du Premier Cycles des Etudes Médicales) : cette dernière est sanctionnée par un concours plutôt sélectif permettant à environ un peu moins de 20% des inscrits (le nombre d'admis est défini par le gouvernement chaque année, c'est le numérus clausus) de passer en PCEM2. Conditions d’accès :
Les conditions pour pouvoir s’inscrire en P1 sans limitation sont : être titulaire du bac (n’importe lequel) de l’année précédente et résider dans l’académie de la fac de son choix.
Dans les autres cas, les facs sont libres de demander un dossier avec lettre de motivation, voir de refuser l’inscription de l’étudiant, ce qui reste d’être de plus en plus fréquent vus que les amphis de P1 sont surchargés et que cela s’aggrave d’année en année. Réussite en P1
Malgré tout ce que vous avez pu entendre sur sa difficulté - certes réelle -, il est tout à fait possible de réussir la 1ère année en un an (en tant que « primant », par opposition aux « doublants »), à condition bien évidement de travailler sérieusement. Une certaine proportion des doublants ont raté la P1 de peu, et il s'ensuit que si vous faites votre P1 en deux ans, avec du travail il est rare de ne pas réussir.
Tous les bacs peuvent donc être admis en 1ère année, mais la grande majorité des étudiants sont issus d’un bac S : en effet, c’est le bac le plus adapté pour commencer ces études. De nombreuses statistiques ont montré que les bacs autres que S n’avaient que très peu de chances de réussir cette P1. Alors que faire si vous êtes dans ce cas ? Premièrement, essayez d’analyser la situation avec objectivité. Pourquoi avec choisi une autre filière que S ? Si c’est parce que vous aviez des difficultés au lycée, même avec du travail, il faut s’interroger sur ses capacités : la P1 est quand même loin du lycée en terme de quantité de travail, et quelqu’un qui a déjà des difficultés au lycée aura surement beaucoup de difficultés dans la filière médicale. Si c’était par choix et que vous avez des facilités et de bonnes capacités de travail, vous pouvez vous lancer.
Pour ceux qui viennent d’un bac S, quelle option prendre en terminale ? Les statistiques ont montré que les bac S option maths réussissaient légèrement mieux que les PC ou les bio, mais cela reste une différence extrêmement minime, et il vaut mieux choisir une spé qui nous plaît pour valider son bac avec de bonnes notes. D’autant plus que les cours d’options de terminale n’apportent aucune connaissance qui vous permettrait d’avoir de l’avance en P1, choisissez donc ce qui vous plait.
Enfin, les statistiques montrent que les chances de réussite en P1 sont très fortement corrélées au niveau général au lycée : les mentions TB réussissent globalement beaucoup mieux que quelqu’un ayant eu son bac au rattrapage. Mais là aussi, des nuances sont à apporter : quelqu’un qui a un bac sans mention mais sans travailler car pas intéressé par les matières du lycée et capable de se mettre au boulot en P1 aura ses chances.
Bref, il faut bien analyser sa situation avant de se lancer en P1 pour éviter de perdre 1 voir 2 années, tout en sachant qu’idéalement, il faut : - être motivé
- être bosseur,
- savoir travailler sur le long terme,
- être rapide (ne pas mettre des heures pour comprendre un cours),
- être curieux,
- savoir s’autogérer,
- être conscient de ses points forts et de ses points faibles,
- savoir s’auto-évaluer : il est ainsi inutile de voir et revoir un cours que l’on connaît déjà très bien, mais inversement, il ne faut pas se surévaluer !
- savoir se positionner par rapport aux autres...
- essayer de garder le moral et de voir à long terme,
- avoir des capacités d’adaptation pour s’adapter vite et bien au rythme de la P1.
Tout le monde ne peut pas posséder toutes ces qualités bien entendu, mais cela vous donne un aperçu de ce qui est demandé en P1 et vous permettra de vous faire une idée de vos points forts et de vos points faibles, et de voir ce qui pourra compenser… Les cours
Au niveau de la P1 en elle-même, les matières tournent essentiellement autours de la biologie et de l’anatomie, avec un peu de maths et de physiques pour certaines facs (c’est très variable, il vaut mieux se renseigner directement auprès de la fac ou on souhaite aller).
On y voit donc, en gros : de l’anatomie, de la biologie cellulaire, un peu de chimie, de la biochimie, de l’histologie, de l’embryologie, de la physiologie, mais aussi des sciences humaines. La plupart des facs enseignent des biostatistiques, mais seules quelques facs de France font véritablement des maths pures. Il en va de même pour la physique, renseignez-vous auprès de la scolarité de la fac où vous souhaitez aller.
Les cours de la fac sont indépendants du lycée, donc tout ce qui est nécessaire à la compréhension d’un cours sera vu (on ne demande pas de pré-requis), mais sachez que le rythme de la P1 est beaucoup plus rapide que celui du lycée, donc il est toujours intéressants de partir avec les quelques bases du lycée.
Ne vous laissez pas impressionner par le folklore de certaines facs où les doublants mettent l’ambiance dans l‘amphi, ca reste du folklore et avec un peu de concentration, cela ne vous empêchera pas de travailler. Le travail perso
Pour le travail personnel, il est impossible de le quantifier en nombre d’heures, car cela reste très variable d’une personne à une autre. Par contre, essayez d’apprendre relativement vite à « optimiser » vos heures de travail, afin de ne pas perdre de temps en travail inefficace. Il vaut mieux faire 4h de travail très productif et s’accorder le reste de l’après-midi et de la soirée plutôt que d’y passer 10h en étant fatigué et peu concentré pour au final n’avoir rien retenu… Le maître mot en P1 est donc de bien se connaître.
Pour s’entraîner au concours, de nombreuses facs proposent un tutorat (sous formes de « colles » souvent proposées par des étudiants de 2ème et 3ème année), qui est très souvent de très bonne qualité. Vous entendrez également parler des prépas privées, qui vantent souvent des taux de réussite très élevés au concours, mais qui facturent des sommes parfois astronomiques.
Sachez quand même que les chiffres sont souvent truqués, et que dans la plupart des villes, le tutorat apporte une aide équivalente aux prépas privées. Il arrive que certaines facs proposent un tutorat de qualité médiocre, voir pas de tutorat du tout : dans ce cas là, essayez de vous renseigner auprès de l’association de la fac ou d’anciens P1 afin de savoir si la prépa est vraiment utile.
Dans tous les cas, sachez qu’il est tout à fait possible de réussir la P1 sans prépa Que faire en cas d’échec en P1 ?
Le concours de P1 permet de présenter, outre médecine, plusieurs filières.
Dans toutes les facs, cette année permet de choisir entre médecine, dentaire et sage-femme, tant est que l’on soit classé en rang utile (que notre classement nous permette de les avoir).
Certaines facs de France permettent également de présenter d’autres filières : par exemple kiné, ergothérapeute ou manipulateur radio. Pour ces filières, il existe un Numerus Clausus propre, et parfois un concours légèrement différent que pour médecine (avec des matières en moins ou en plus).
Par contre, en cas d’échec en P1, les possibilités de réorientation sont peu nombreuses et souvent fac-dépendantes. La plupart des facs proposent une équivalence pour la 2ème année de licence en biologie (sous réserve d’avoir obtenu la moyenne au concours) et certaines proposent une telle équivalence pour d’autres licences (droit, maths), parfois avec une remise à niveau dans certaines matières.
Pour rester dans le milieu médical, certaines facs dispensent également de la partie écrite du concours d’infirmier (IFSI), toujours sous réserve d’avoir obtenu la moyenne.
Bref, n’hésitez pas à vous renseigner directement auprès de la scolarité de votre fac pour avoir tous ces renseignements.
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Absent pour cause de doctorat
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14/10/2007, 21h51
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Message #29 de cette discussion
| Date d'inscription: octobre 2004 Localisation: Meyrin (CERN) Âge: 24
Messages: 18111
| Médecine : 3 - Après la P1 La P2/D1
Suivent ensuite 2 années (P2 et D1) basées sur la théorie avec beaucoup de sciences fondamentales (bactériologie, pharmacologie, anatomie, physiologie…), quelques bases de sémiologie (études des signes et symptômes d’une maladie) et quelques stages cliniques (environ 2 ½ journées par semaine) permettant d’acquérir les bases de l’examen clinique.
Ces années sont réputées pour être des années « cool », mais sachez que le volume de cours reste très important et qu’il vaut mieux continuer à travailler régulièrement plutôt que de se retrouver à 15 jours des partiels sans avoir rien lu ! Cela vous évitera de passer un été pourri pour passer les rattrapages en septembre, voire même de perdre encore un an en redoublant une de ces années.
C’est également les années idéales pour faire de l’associatif si cela vous intéresse, et de profiter de la vie étudiante avant l’externat. L’externat (D2, D3, D4)
L’externat donc, 3 années qui visent à acquérir la pratique de la médecine, avec des stages le matin à l'hôpital et des cours l'après-midi. Ces années sont rémunérées (100 € environ en D2, 190 en D3 et 220 en D4 environ, nets et mensuels) mais en contrepartie, on ne bénéficie que de 5 semaines de congés payés. Il y a également un certain nombre de gardes à effectuer, rémunérées environ 24 € la garde de semaine (mais variable selon les facs, dans certaines, les gardes ne sont pas payées)
Il existe 7 stages obligatoires (pédiatrie, chirurgie orthopédique, anesthésie-réanimation, médecine interne, cardiologie, gynéco-obstétrique, neurologie) et 5 stages libres, chacun durant 3 mois.
Ces année sont souvent très éprouvantes, car elles demandent beaucoup d’investissement : le programme à acquérir en 3ans est extrêmement lourd, et c’est souvent une mauvaise surprise que découvrent les étudiants qui se sont mal renseignés avant la P1. Et après ?
À la fin de ces 3 années d'externat, on passe un examen donnant le droit de prescrire (le CSCT) et un autre concours nous attend : les ECN (Epeuves Nationales Classantes) : 9 dossiers cliniques de 100 points chacun qui sont censés classer les étudiants au niveau national. Les étudiants choisissent ensuite leur spécialité : médecine générale, spécialités médicales, spécialités chirurgicales, psychiatrie, gynéco, gynéco-obst, anesthésie-réa, santé pub, biologie, pédiatrie, médecine du travail et leur ville d'étude en fonction des postes proposés. En gros, chaque ville possède un certain nombre de postes à pourvoir, le 1er classé choisit ce qu'il veut, puis le suivant, en fonction des postes restants.
L'internat dure ensuite entre 3 et 5 ans selon la spécialité choisie et se compose de différents stages qui permettent de définir une maquette menant à une spécialité précise. (En gros, quand on choisit spé med, on peut devenir aussi bien cardiologue que gastro-entérologue, et c'est déterminé par les stages effectués pendant l'internat). Mais là également, on choisit ses stages par ordre de classement dans la ville, donc il vaut parfois mieux choisir une ville moins réputée où l'on sera mieux classé que d'être dernier d'une ville réputée si on a une spé bien précise en tête.
Les années d'internat sont rémunérées, environ 1200 € nets sans les gardes au début, mais on ne compte pas ses heures (environ 70h/semaine...)
Il existe une formation à la recherche par la recherche avec le cursus MSBM qui permet en parallèle de ces etudes d'avoir l'équivalence d'une première année de master grâce à la validation de 3 (ou 2) certificats au choix dans des domaines très variés, le but étant de devenir chercheur en passant une thèse d'université. La thèse de médecine
Certains ont entendu parler d'un minimum de 40 pages, et d'un maximum de 150. Attention à cela, il n'y a pas de "minimum" ni de "maximum", cela reste un travail universitaire. Les sujets sont très variables et peuvent être parfois assez éloignés du domaine médical.
En pratique on choisit un professeur avec qui il faut bien s'entendre ou quelqu'un qui travaille sur un sujet vous intéressant à qui vous demandez s'il veut bien être votre maître de thèse : en général, il peut vous donner tous les dossiers de ses patients depuis 20 ans en vous disant que cela fera un très bon sujet de thèse, a vous de faire des statistiques dessus.
On peut aussi faire une thèse plus bibliographique, c'est un peu comme au-dessus mais à la place des dossiers il faut trouver soi-même des centaines d'articles scientifiques.
Enfin il est aussi possible de faire une thèse plus orientée recherche, mais on est encore loin de la thèse d'université pour devenir chercheur.
Pour ce qui est de la soutenance, bien sûr en théorie on peut se voir refuser la thèse, mais dans les faits ça doit être rarissime - ne serait-ce que parce cela serait un affront fait au maître de thèse ! - et au pire la thèse est obtenue avec la mention "honorable".
Il faut plutôt voir la soutenance de thèse comme une cérémonie d'intronisation où vos pairs vous reconnaissent en tant que tel et où vous prêtez serment, se finissant par un buffet (comme d'ailleurs dans les thèses universitaires classiques). On est loin de l'examen sanctionnant des années d'études.
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Absent pour cause de doctorat
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14/10/2007, 22h07
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Message #30 de cette discussion
| Date d'inscription: octobre 2004 Localisation: Meyrin (CERN) Âge: 24
Messages: 18111
| Médecine : 4 - un cursus parallèle, les études d'odontologie (chirurgie dentaire)
La réussite au concours de P1 permet aussi d'accéder aux études de chirurgie dentaire, filière méconnue et souvent considerée comme moins prestigieuse que médecine et donc souvent dénigrée par les étudiants.
Il faut balayer les préjugés : on a trop souvent l'image du vieux dentiste boucheur de trou qui ne corespond plus du tout au chirurgien dentiste moderne.
Le charme de ce métier est avant tout dans la diversité de sa mission. On peut passer au cours d'une même journée de la prévention auprès d'un enfant de 6 ans à un acte chirugical, en passant par une réhabilitation esthétique du sourire, pour finir par un patient arrivant en urgence se tordant de douleur.
L'absence de spécialisation officielle et la capacité totale du dentiste dans son domaine permet une orientation de son exercice en fonction de ses affinités et compétences : si vous voulez vous spécialiser en pédodontie (les enfants) ou en chirurgie, pas besoin de passer un concours.
L'orthodontie constitue la seule spécialité reconnue en France, il ne s'agit pas seulement comme on le croit trop souvent de "redresser les dents" mais plutôt d'une thérapeutique orthopédique visant à favoriser l'harmonie du visage (on parle d'ODF pour Orthopédie Dento-Faciale)
La chirurgie dentaire est donc une spécialité médicale à part entière qui fait souvent peur parce qu'elle est méconnnue.
Voici rapidement le cursus : - P1: commun avec medecine
- P2 & D1 : en plus des sciences fondamentales (anatomie, physiologie, biochimie, biophysique, etc..) on y rajoute des matières médicales pures (microbiogie, sémiologie, anapathologie, etc...) et d'autres plus spécialisées (occlusologie, prothèse, soins conservateurs, parodontologie, médecine & chirurgie buccale, etc...). Ces matières s'accompagnent généralement de TPs ; le programme de ces 2 années est donc extrêmement lourd.
- D2 & D3 : en plus des cours et TP des vacations cliniques apparaissent. Dans le service d'odontologie vous prendrez en charge de A à Z vos patients avec l'aide d'enseignants spécialisés dans chaque domaine.
- 3e cycle : il peut se faire en 1 an (voie classique) ou en 3 ans en passant le concours de l'internat ; contrairement à médecine son but n'est pas de créer des spécialistes mais plutôt d'ouvrir la voie aux carrières hospitalo-universitaires.
Après la thèse, un concours très selectif permet d'accéder au CESMO pour devenir "qualifié en ODF" (la seule spécialité actuellement en France). Il faut alors compter 4 ans d'études supplémentaires.
Les études d'odontologie sont nettement plus courtes au final que les études de médecine, ce qui peut paraître un critère assez peu important mais qui peut toujours pencher dans la balance lors de vos choix d'études, sachant qu'il faut s'assumer à un moment où à un autre.
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