Il faut plutot se representer (en termes de quarks) l'interieur des hadrons comme une mer bouillonnante de paires quarks/antiquarks se couplant en permanence aux gluons.
Par analogie, peut-on voir le vide du champ électromagnétique comme une mer qui, bien que dans son état de plus basse énergie, serait bouillonnante de paires électrons positrons se couplant en permanence aux photons (dans un tohobohu de créations annihilations de particules virtuelles de positronium) ?
Peut-on, se baser sur ce type d'image pour s'efforcer de donner (via un développement allant dans ce sens) à la théorie de l'absorbeur (abandonnée par Wheeler et Feynman pour cause de problème quand un flux électromagnétique absorbé est inférieur au flux émis pour cause d'expansion de l'univers par exemple) une chance de s'en sortir.
Plus précisément (enfin, si on veut) peut-on considérer le "vide quantique du champ électromagnétique quand il n'est plus vide" comme une sorte de milieu "matériel" émettant et absorbant les photons qui y tracent leurs chemin en excitant puis desexcitant des particules virtuelles de positronium un peu comme ça se produit dans les autres milieux de propagation des ondes électromagnétiques (à la différence près, toutefois, que les particules y sont réelles, bien que, selon http://fr.wikipedia.org/wiki/Particule_virtuelle la distinction entre particules réelles et particules virtuelles ne soit pas si nette) ?
Cela permettrait d'éviter le recours, dans la théorie time symmetric de John Cramer (cf http://www.npl.washington.edu/TI/), à l'usage de la singularité big-bang comme réflecteur d'ondes avancées pour modéliser les situations où un flux émis est supérieur au flux absorbé (cf http://www.npl.washington.edu/npl/in...ime/dtime.html). Je reste un peu songeur devant cette condition de réflexion (proposée par John Cramer pour sauver et étendre la théorie de l'absorbeur cf http://www.npl.washington.edu/npl/in...00000000000000). En effet, pour ce que j'en ai compris (peut-être à tort), cette condition de réflexion sur la singularité big-bang sait quand elle doit s'appliquer et quand elle doit, au contraire, laisser le processus d'émission absorption se débrouiller tout seul. Je n'ai, pour l'instant, pas encore eu de réponse à ce doute sur la théorie de John Cramer, théorie qui, par ailleurs, me semble intéressante. Elle n'est jamais qu'un prolongement, à la symétrie T, de la formulation explicitement covariante des lois de la physique vis à vis du principe de la relativité.
Par ailleurs, je n'ai pas eu de réponse non plus à la question de savoir comment la théorie time symmetric de John Cramer pouvait être correcte alors que la symétrie T est violée par la désintégration du Kaon neutre.