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09/07/2008 - 08h18 calculair
Incident Tricastin
Bonjour à tous,
Un incident vient de ce produire à la centrale nucléaire du Tricastin.
Au moment ou les problèmes d'energie et de pollution de la planete deviennent trés sensibles, je souhaiterais bien comprendre les conséquences de cet incident. Les informations qui existent dans la presse sont à priori partielles.
Sans vouloir ouvrir une polemique qui brouillera toute information strictement scientifique, mais avec la volonté d'avoir une information fiable pour notre communauté incrite sur ce forum, je sollicite nos spécialistes.
L'uranium est un produit naturel, il existe des mines d'uranium ou des milliers de tonnes s'y trouvent stockés naturellement. Alors je ne comprend pas pourquoi les 350 kg d'uranium diliué posent tant de problème ? Je me demande donc si il n'y a pas d'autres nucléides dans la solution qui s'est echappée ou d'autre elements chimiques hyper dangeureux.
Il y a t- il parmi nous un specialiste qui pourrait nous donner quelques informations sur les risques qui existent et la nature des rejets effectivement echappes du controle du confinement ?
Merci de nous renseigner, dans la mesure ou cela n'est pas secret...
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09/07/2008 - 09h23
Re : Incident Tricastin
Bonjour,
Citation Wikipedia
L'uranium a 17 isotopes, tous radioactifs, dont 3 seulement sont présents à l'état naturel : 238U ; 235U et 234U.
L'uranium 235 est le seul nucléide naturel qui soit fissile, ou fissible, autrement dit il peut par capture de neutron se scinder en deux noyaux fils avec émission de neutrons (fission nucléaire). Par suite, l'uranium enrichi en cet isotope est aujourd'hui utilisé comme combustible nucléaire dans les réacteurs nucléaires.
Celà veut dire que l'unranium de la cuve est enrichi en U 235 .
Il n'y a pas de ville autour de ces sites naturel et on pense qu'en lozère les gens on était exposé au radiation du granit de leur maison qui contient des élément radioactif en faible quantité, leur moyenne de vie est inférieure à la moyenne de la France.
Alors 360 kg et peutêtre plus suivant ce que dit la CRIRAD ça n'est pas annodin.
Mesurer la masse de la situation permettrait de connaitre sa gravité :) -
09/07/2008 - 09h25 Coincoin
Re : Incident Tricastin
Salut,
Je pense qu'une fois dilué, il n'y a aucun risque. La question m'a plutôt l'air d'être de savoir si ça va bien se diluer. Il suffit qu'une partie se concentre et on peut atteindre des doses nocives.
Encore une victoire de Canard ! -
09/07/2008 - 09h36 Pio2001
Re : Incident Tricastin
Je ne connais pas d'uranium qui ne soit pas radioactif.
D'après http://www.linternaute.com/actualite...cleaires.shtml
30 mètres cubes contenant 12 grammes par litre d'uranium ont été rejetés.
Ce qui fait 30000 x 12 / 1000 = 360 kg.
Nous devrions rechercher, pour avoir un ordre d'idée, le taux de radiation d'une telle solution, en gardant à l'esprit qu'elle a été au moins en partie diluée... (à moins que l'uranium ne précipite au fond des cours d'eau ?).
Edit : oups ! Croisement.
Dans un espace vectoriel discret, les boules fermées sont ouvertes. -
09/07/2008 - 09h41
Re : Incident Tricastin
Bonjour CoinCoin  Envoyé par Coincoin Salut,
Je pense qu'une fois dilué, il n'y a aucun risque. La question m'a plutôt l'air d'être de savoir si ça va bien se diluer. Il suffit qu'une partie se concentre et on peut atteindre des doses nocives. Dans un milieu étérogène la concentration est inéluctable.
Et même dilué, le temps d'exposition est un facteur agravant.
Wikipedia
On trouve donc dans une tonne d'uranium naturel pur 7,1 kg d'uranium 235 et 54 g d'uranium 234, le reste étant de l'uranium 238.
L'isotope 234 est toujours présent sur Terre, à l'état de traces, bien qu'il ait une demi-vie de seulement 245 500 ans ; car il est constamment généré par désintégration radioactive de l'isotope 238 (après 3 étapes : une transition α donnant 234Th, puis deux transitions β- donnant 234Pa, puis 234U).
Mesurer la masse de la situation permettrait de connaitre sa gravité :) -
09/07/2008 - 09h42 LPFR
Re : Incident Tricastin
Bonjour.
Je crois qu'on n'a pas assez d'informations sérieuses. D'après je que j'ai entendu il s'agissait d'uranium non enrichi, donc peu radioactif. Mais il y avait 12 g par mètre cube et ils on laissé s'échapper 300 m3 (ils dormaient?). L'ennui est qu'il faut beaucoup diluer la solution pour arriver à des niveaux de l'uranium dans la nature.
De plus, l'uranium est sous forme de composé soluble (nitrate?) et il faudrait connaître comment se transforme ce composé avec les composées du sol. Je n'ai pas la moindre idée. Peut être que l'uranium précipite en contact avec du calcaire.
Il faudrait des informations techniques plus détaillées pour comprendre les vrais risques et leur éventuelle gravité.
Et comme la tradition veut que dans ces occasions on raconte n'importe quoi pour rassurer le public, on n'est jamais sur des informations qui filtrent.
Il faudrait avoir le compte rendu de l'incident à l'organisme de control de Vienne (Agence Internationale de l'Énergie Atomique, je crois).
Au revoir.
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09/07/2008 - 09h54 philou21
Re : Incident Tricastin
 Envoyé par DomiM Bonjour,
Citation Wikipedia
L'uranium a 17 isotopes, tous radioactifs, dont 3 seulement sont présents à l'état naturel : 238U ; 235U et 234U.
L'uranium 235 est le seul nucléide naturel qui soit fissile, ou fissible, autrement dit il peut par capture de neutron se scinder en deux noyaux fils avec émission de neutrons (fission nucléaire). Par suite, l'uranium enrichi en cet isotope est aujourd'hui utilisé comme combustible nucléaire dans les réacteurs nucléaires.
Celà veut dire que l'unranium de la cuve est enrichi en U 235 . J'ai du mal avec votre inférence...  Envoyé par DomiM ...on pense qu'en lozère les gens on était exposé au radiation du granit de leur maison qui contient des élément radioactif en faible quantité, leur moyenne de vie est inférieure à la moyenne de la France.... Ca m'intéresse beaucoup, auriez-vous une référence à me communiquer pour ça ?
merci
cordialement
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09/07/2008 - 09h55 LPFR
Re : Incident Tricastin
Re.
D'après Le nouvel obs et Le point, ce sont 30 et non 300 m3 et c'est bien 12 g/litre. Et ce sont bien 360 kg d'uranium.
A+
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09/07/2008 - 10h10
Re : Incident Tricastin
 Envoyé par philou21 J'ai du mal avec votre inférence... 1. L'uranium utilisé dans une centrale et enrichi en U 235
2. Ce reget vient d'un nettoyage d'une cuve de la centrale qui contenait de l'uranium de la centrale donc enrichi en U 235   Envoyé par philou21 Ca m'intéresse beaucoup, auriez-vous une référence à me communiquer pour ça ? recherche google "granit radioactif"
1ere ligne : http://www.chez.com/atomicsarchives/radon.html Mesurer la masse de la situation permettrait de connaitre sa gravité :) -
09/07/2008 - 10h15
Re : Incident Tricastin
Bonjour,
Si je lis bien des textes comme celui-ci, la toxicité chimique de l'uranium semble bien plus à redouter que la radiotoxicité. (Sauf s'il est enrichi.)
Voir l'aspect "industrie nucléaire", pourquoi pas. Mais j'ai tendance à voir d'abord un belle pollution aux métaux lourds, causé par "l'industrie chimique" au sens large.
Imaginons qu'une usine ait largué de la même manière 30 mètres cubes d'eau à 12g de mercure par litre...
Quelqu'un a-t-il d'autres sources pour l'évaluation de cette pollution en termes de pollution chimique, c'est-à-dire sans s'occuper de la radioactivité?
Cordialement,
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09/07/2008 - 10h24 philou21
Re : Incident Tricastin
 Envoyé par DomiM Oui...
je ne pensais pas à des articles de journaux. J'espérais que vous aviez des référence d'études épidémiologiques à me proposer.
Tant pis, je chercherai tout seul.
Merci
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09/07/2008 - 10h41
Re : Incident Tricastin
 Envoyé par philou21 Oui...
je ne pensais pas à des articles de journaux. J'espérais que vous aviez des référence d'études épidémiologiques à me proposer.
Tant pis, je chercherai tout seul.
Merci Oui avec google : "études épidémiologiques granit radioactif"
Le 1er lien donné est votre réponse, c'est fou comme google va vite pour indéxer les pages 
et dans le deuxième il cite le même arcticle de science et vie
Le 3mme cite le CEA : http://www.securiteconso.org/article316.html
Ce n’est que très récemment (100 ans) que l’homme a découvert, avec les travaux de Henri Becquerel, qu’il avait toujours vécu dans cette ambiance ". A titre d’exemples, le lait " contient " 90 Bq/l, l’eau de mer 10 Bq/l, un corps d’adulte 8 000 Bq, un corps d’enfant 600 Bq, une maison en granit 4 milliards de Bq. Plusieurs minéraux (et pierres fines) sont d’ailleurs plus ou moins radioactifs en fonction des éléments instables qu’ils peuvent contenir.
La radioactivité artificielle représente environ un tiers de l’exposition moyenne totale de l’homme. D'après l’IPSN (Institut de Protection et de Sûreté Nucléaire), la radioactivité artificielle est de 42 % : 41 d’exposition médicale et 1 d’essais d’armes nucléaires et d’industries ; selon le Conseil scientifique des Nations Unies (1988), pour la France, les expositions médicales (radiographies, radiothérapie) représentent 28,5 %, les sols et matériaux de construction 12 %, les essais nucléaires industrie et divers 1,5 %, les eaux et aliments 10,5 %, les rayons cosmiques 10,5 % et le radon 37 %.
Mesurer la masse de la situation permettrait de connaitre sa gravité :) -
09/07/2008 - 10h48 KLOUG
Re : Incident Tricastin
Bonjour à tous
Je vous incite à consulter plusieurs sites pour vous faire une opinion
Celui de l'Autorité de Sûreté Nucléaire (www.asn.fr) ou de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire l'IRSN (www.irsn.org)
Egalement le site de la CRIIRAD (www.criirad.org).
Que peut-on dire de factuel ?
Chaque installation nucléaire à une autorisation pour faire des rejets (liquides ou gazeux) dans l'environnement. L'installation SOCATRI impliquée dans l'incident a une autorisation de rejeter environ 70 MBq d'uranium naturel dans l'année. Or il se trouve que le rejet est d'environ 9 GBq soit 100 fois plus que la limite de l'arrêté de rejet sur l'année (arr 16 octobre 2005).
Vous aurez les chiffres précis sur chacun des sites, je vous ai indiqué des valeurs arrondies.
A titre de comparaison l'autorisation de rejet en alpha du site de Marcoule est à l'année de 150 GBq et le site a rejeté en 2007 0,8 Gq. Il faut dire que les rejets ont lieu dans le Rhône qui dilue très fortement la radioactivité encore plus que le canal de Donzère)
Que la concentration de 12 g/l correspond à environ 3.105 Bq/l.
Que la limite de rejet est de 50 Bq/l en uranium naturel.
Et c'est a priori de l'uranium naturel car les calculs que je viens de faire sont totalement équivalent à ceux de la CRIIRAD et de l'IRSN.
Que cette eau est évidemment totalement impropre à la consommation.
Qu'une partie a été rejetée dans les ruisseaux bordant l'installation et une autre dans le sol (puis le sous-sol).
Qu'il y aura une dilution mais pas aussi efficace que les rejets qui se font au point prévu, le canal de Donzère. La question de Coin-coin est totalement justifiée.
Que l'uranium est aussi un toxique chimique.
Que l'ASN va mener une inspection réactive demain et qu'elle demandera à avoir également les valeurs en Bq et en mg.
Le bac de rétention sous la cuve était en travaux. Sur la question : dormaient-ils ? je la tournerai de la manière suivante : avaient-ils pris en compte ce facteur aggravant de perte d'une barrière et avaient-ils mis en place une surveillance supplémentaire ? J'en suis réduit pour l'instant aux questions.
L'exposition au radon en Lozère fait partie d'un autre débat tout aussi intéressant mais différent.
Bonne visites sur les différents sites et à bientôt
KLOUG
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09/07/2008 - 10h56 KLOUG
Re : Incident Tricastin
Bonjour bis
Concernant le radon et les enquêtes épidémiologiques
L'institut de veille sanitaire à consacrer un bulletin hebdomadaire sur le sujet
Bulletin épidémiologique hebdomadaire du 15 mai 2007 / n° 18-19
p.145 Éditorial - Radon et cancer du poumon : appel à une politique de santé publique
Editorial - Radon and lung cancer: call for public health policy
p.146 Risques associés au radon : l’apport des études de mineurs / Radon-associated risks: contribution from miner studies
p.149 Exposition au radon dans les habitations et risque de cancer du poumon : analyse conjointe des données individuelles
de 13 études cas-témoins européennes / Radon in homes and risk of lung cancer: 13 collaborative analyses of individual data from
European case-control studies
p.155 Évaluation de l’impact sanitaire de l’exposition domestique au radon en France / Assessment of the health impact related to
indoor exposure to radon in France
p.158 Caractérisation des risques radon dans les régions : faire s’approprier par les acteurs un problème de santé publique
méconnu / Characterisation of radon risks in regions: Making stakeholders aware of an underestimated public health issue
p.163 Le contrôle des expositions au radon, France, Décembre 2006 / Controlling exposure to radon, France, December 2006
p.165 La politique de gestion du radon au Québec / Radon gas management policy in Quebec
Special issue - Health impact of radon: from knowledge to action
Je vous engage à aller sur le site de l'INVs (www.invs.sante.fr/beh) pour obtenir ces informations ou envoyer moi un message privé pour que je vous fasse parvenir le document.
A bientôt
KLOUG
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09/07/2008 - 11h05 philou21 | | |