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[Terminé] Amplificateurs en classe B: et maintenant, la version Tropicalisée!

  1. Tropique

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    [Terminé] Amplificateurs en classe B: et maintenant, la version Tropicalisée!

    Hello,

    Contexte
    Les amplificateurs de puissance les plus répandus sont basés sur la classe B: c'est un des meilleurs compromis entre rendement, complexité et linéarité.
    Avec ces amplificateurs, LE problème pratique le plus délicat à résoudre est la polarisation de l'étage de puissance: comment effectuer proprement la transition entre les deux éléments du push-pull.
    On pourrait croire que cette difficulté est apparue en même temps que les transistors, particulièrement les complémentaires. En fait, ce n'est pas le cas, même avec les tubes, le problème existait déjà, que ce soit dans la version classique du PP avec transfo de sortie, ou avec les tentatives préhistoriques de faire de la quasi-symétrie, de type circlotron.
    Mais à l'époque, il y avait des soucis bien plus importants à résoudre, au niveau de la qualité générale, et le reste apparaissait comme relativement mineur.
    Avec les transistors, et la symétrie complémentaire, les choses ont changé: les problèmes de linéarité, contre-réaction, et bande passante ont pu être résolu de façon assez simple, et le problème de la polarisation est devenu l'ennemi N°1, surtout avec la sensibilité des semiconducteurs à la température.

    Le problème et ses solutions classiques
    Il faut arriver à faire fonctionner les deux éléments actifs de façon parfaitement complémentaire, sans "trous" ni artefacts au moment de la transition. En plus, il faut que ce mécanisme de transition soit insensible à la T°: par définition, en classe B, la puissance dissippée, et donc la T° varie dans des proportions très importantes.
    Avec des composants réels, ces exigences se heurtent à des impossibilités:
    Les transistors, qu'ils soient bipolaires ou MOS, n'ont pas de seuil de conduction défini: leur fonction de transfert est exponentielle, et toute tentative de définir un seuil est arbitraire.
    En plus, la variation des paramètres avec la température rend cette approche impossible: il faudra une compensation, qui sera forcément imparfaite.
    Puisque la "vraie" classe B n'est pas possible, les designers se sont tournés vers une alternative: la classe AB.
    En classe AB, on va non seulement exploiter le phénomène de conduction progressive, mais le renforcer, p.ex. en insérant des résistances d'émetteur.
    De cette manière, il n'y a plus de transition brutale et précise à gérer, mais un transfert progressif d'un élément vers l'autre, et s'il y a un petit décalage d'un côté ou de l'autre, l'effet sera minime.
    En plus, les résistances d'émetteur vont introduire une contre-réaction qui va stabiliser thermiquement l'ensemble, et diminuer le risque d'emballement.
    Problème réglé donc?
    Non, pas réellement:

    Les défauts des solutions classiques
    Contrairement aux apparences, une transition "douce" ne permet pas une meilleure linéarité que la classe B idéale; en fait, c'est même le contraire: avec la fonction de transfert exponentielle des composants réels, il est impossible de trouver une loi de transition qui soit parfaitement linéaire, et il y aura toujours des artefacts au niveau de la transition: distorsion de croisement, variation du gain, variation de l'impédance de sortie.
    Ces défauts sont minimisés par le choix d'un courant de repos optimal, et réduits ensuite par la contre-réaction générale de l'ampli.
    On essaye d'autre part de stabiliser le courant de repos avec une contre-réaction thermique entre les transistors et les éléments de compensation. Là non plus, il n'est pas possible d'atteindre la perfection: il y a inévitablement un décalage en amplitude et en temps entre la T° des transistors et de la compensation, ce qui cause des variations de Iq.

    La classe B idéale
    Pour faire de la vraie classe B avec des composants réels, il faudrait une transition brutale, qui s'effectue non à 0, mais à un certain courant, arbitrairement élevé, pour éviter les problèmes dûs à la mise en conduction progressive. Il faut donc que les deux transistors fonctionnent de façon séparée, avec le signal d'entrée totalement commuté sur l'un ou sur l'autre en fonction de la polarité du signal.
    Des tentatives ont été faites dans ce sens: des usines à gaz avec des comparateurs, et des transistors utilisés en interrupteurs. Inutile de dire que les résultats n'ont pas été à la hauteur des espérances....
    Une voie sans issue donc?
    Pas nécéssairement. Après Tropicalisation, le problème a trouvé un certain nombre de solutions. En voici une, assez gratinée, mais voyons d'abord en quoi consiste la Tropicalisation.

    La Tropicalisation
    Les électroniciens sont probablement familiers avec la tropicalisation des composants et des équipements, mais moins avec la Tropicalisation des concepts et problèmes. Voyons en quoi elle consiste:
    Il s'agit de s'imprégner simultanément du concept à Tropicaliser et de divers adjuvants: p.ex. Piña Colada, Mojito, Daïquiri, Margarita, Cubanita, etc
    La liste n'est pas limitative, et peut être adaptée au problème.
    Lorsque les quantités et variétés sont suffisantes, il suffit de laisser l'imprégnation faire son oeuvre, et comme par miracle, la solution apparait (accompagnée parfois il est vrai, d'un léger mal de crâne).
    Si elle ne convient pas, ou que l'on en souhaite d'autres, il suffit de répéter le processus: il est inépuisable.

    ---!-Avertissement-!---
    Toi qui a des oreilles en or, ne lis pas plus loin, car tu aurais tes rétines brûlées à jamais par ce que tu verrais, tes convictions seraient irrémédiablement ébranlées, et tu ne pourrais plus connaitre la paix de l'âme. Tu serais un damné de l'audiophilie, et le doute te rongerait jusqu'à la fin de tes jours. Seuls les détenteurs d'oreilles en zinc peuvent continuer sans risque le paragraphe suivant.
    A bon entendeur!


    La classe B Tropicalisée
    Voyons comment l'appliquer à des amplis. L'image crossover 1 représente un étage en classe B sans aucune polarisation ou compensation. Les résultats sont visiblement épouvantables: une distorsion de croisement monstrueuse, et une THD totale de plus de 24%! Et dire que les premiers AOPs, genre µA709 étaient construits ainsi!
    On peut améliorer les choses: si on prend la contre-réaction de l'AOP à la sortie, on obtient crossover 2. Une belle amélioration: il faut maintenant zoomer pour bien voir les défauts, et la THD est tombée à 0.109%.
    Mission accomplie? Non, car cette distorsion qui a l'air assez minuscule est en fait très gênante, même pour des oreilles en zinc comme les miennes: la distorsion de croisement est d'un type très déplaisant, et le moindre soupçon est audible. En plus, la fréquence n'est ici que de 1KHz; à 10KHz, les choses seraient bien pires.
    Découvrons maintenant la vraie classe B, sur pureB 1: là, miracle, plus la moindre distorsion de croisement. La THD est de 1.168%, mais ce sont des distorsions "aimables", principalement d'ordre 2 et 3, dues aux non-linéarités des transistors.
    Si nous prenons la CR à la sortie, on obtient pureB 2, et la distorsion est tombée à 5 millièmes de %. Et même en zoomant, plus l'ombre de phénomènes de croisement.
    Assez bluffant, non?
    Et tout cela grâce à Q3, qui se charge de la comparaison, commutation/aiguillage et polarisation. Pas de résistances d'émetteur, pas de compensation thermique, rien, et une commutation "au rasoir" entre les deux transistors, tellement fine et précise qu'elle est totalement invisible...

    Dans les prochains posts, j'expliquerai en détail le "miracle", et je proposerai des versions d'ampli plus élaborées.
    A bientôt

    -----

    Images attachées
    Dernière modification par gienas ; 19/04/2008 à 13h32. Motif: Fusionné les images avec le #1
    Pas de complexes: je suis comme toi. Juste mieux.
     


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  2. gcortex

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    Re : Amplificateurs en classe B: et maintenant, la version Tropicalisée!

    çà fait longtemps que çà existe les jonctions PN entre les bases
    seul les aop de puissance permettent d'éviter le problème d'emballement thermique

    sinon une seule diode limite la distorsion et ne présente quasiment pas de risque

     

  3. DAUDET78

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    Re : Amplificateurs en classe B: et maintenant, la version Tropicalisée!

    Et il y a une solution plus simple pour limiter la distorsion de croisement sur le schéma crossover2.jpg...... une simple résistance de 220 ohms entre les bases et émetteurs du suiveur de sortie. A faible niveau, c'est l'ampliOP qui crache (les NPN et PNP sont bloqués)
    Bonjour et au revoir .... a remettre en début et en fin de réponse
     

  4. Tropique

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    Re : Amplificateurs en classe B: et maintenant, la version Tropicalisée!

    Ouf! C'est passé.
    Nous pouvons poursuivre.

    Fonctionnement

    Pour analyser le fonctionnement, nous allons d'abord "isoler" l'étage qui nous intéresse: la charge est enlevée, et l'émetteur de Q3 est fixé à un potentiel quelconque.
    Dans ces conditions, la source I1 va tenter de faire conduire Q1, et son courant d'émetteur va également faire conduire Q2. Pour conduire, celui-ci va devoir prendre un courant de base, qui ne peut venir que de la base de Q3.
    Q3 va donc conduire, et dériver une partie du courant de I1, de manière à garder l'ensemble des transistors juste conducteurs. La boucle est bouclée: on a une sorte d'asservissement qui va maintenir un certain courant de repos dans les transistors.
    Si les transistors ont des gains identiques, les courants de collecteur de Q2 et Q3 doivent être identiques puisqu'ils ont le même courant de base. Le courant de collecteur de Q3 va à très peu de chose être égal à I1, puisque Q1 ne va en prendre qu'une fraction de 1/Beta.
    Le courant dans tous les transistors va donc valoir à peu de chose près I1, ou I1 x (Beta2/Beta3) dans le cas général.

    Signaux positifs
    Voyons maintenant ce qui se passe si le montage doit fournir du courant vers l'extérieur:
    Q1 va devoir fournir plus de courant et va donc s'approprier une part plus importante de I1, mais comme la fraction qu'il utilise reste de toutes façons minuscule, le courant dans Q3 devra à peine se modifier; Q2 va donc rester polarisé, toujours vers 10mA, sauf si l'excursion de courant devient si importante que Q2 utilise la plus grande part de I1. Mais dans la région proche du passage à 0 qui nous intéresse, la variation reste négligeable.

    Signaux négatifs
    Dans un premier temps, c'est aussi Q1 qui va réagir: les courants dans Q2 et Q3 restant à peu près constants, c'est le courant dans Q1 qui va diminuer. Comme le courant de sortie est la différence entre Ie1 et Ie2, l'effet sera d'absorber du courant de l'extérieur. Ce sera très limité cependant: quand Ie1 tombe à 0, tout le courant de repos se retrouve dans la charge, et pour aller plus loin, il faudra un autre mécanisme. C'est là que les choses deviennent vraiment intéréssantes.
    Puisque Q3 dérive maintenant la totalité de I1, la tension sur son collecteur va s'effondrer, et il va passer en saturation; à partir de ce moment, il fonctionne en diode, et n'a plus le moindre controle sur les courants. Sa jonction B-E est polarisée en direct, et effectue la liaison entre l'entrée du signal et la base de Q2. Q1 est complètement bloqué.
    En résumé, à cet instant il se produit un changement de régime total, et extrêment brutal, qui transfère le passage du signal de Q2 vers Q1. Celui-ci, qui fonctionnait jusque là en source de courant à Iq, prend à partir de cette valeur le controle instantané et total du courant de sortie. Pour illustrer la brutalité du processus, j'ai mis sur l'image "switch" la tension sur la base de Q1, en magenta. C'est assez stupéfiant de voir une tension d'entrée aussi "sauvage", mais qui est calibrée avec une précision telle, qu'elle permet de reconstituer une sortie absolument parfaite. C'est un concept qui est totalement à l'opposé de la "non-switching class B": c'est plutot de la "hard-switching class B".
    L'image "currents" montre les courants des transistors de sortie: là également, on voit la netteté de la commutation, avec un décalage entre les deux traces qui correspond au courant de polar. Sur "detail", la région de crossover est très agrandie.

    Une explication alternative
    Tout le fonctionnement de cette topologie repose sur Q3. Essayons de définir plus précisément son rôle.
    Pour les alternances positives, il fonctionne en régime linéaire: il compare la tension de sortie via sa base et la jonction B-E de Q2, à la tension d'entrée présente sur son émetteur, et il asservit en conséquence le courant dans Q1.
    Pour les alternances négatives, il est saturé et fonctionne "à l'envers": le signal entre dans l'émetteur et sort par la base.
    C'est lui qui assure aussi le courant de repos de Q2 lorsqu'il est "en attente", et c'est encore lui qui "décide" quand la commutation doit s'effectuer, en fonction des divers courants qu'il reçoit.
    Les tensions Vbe, et donc la T°, n'ont aucune influence sur le processus: l'adaptation est totalement automatique, il ne faut ni réglage ni compensation.
    De même, les résistances d'émetteur sont non seulement superflues, mais nuisibles, puisqu'elles diminuent la puissance de sortie et augmentent l'impédance de sortie.

    A suivre....
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  5. jiherve

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    Re : Amplificateurs en classe B: et maintenant, la version Tropicalisée!

    Bonjour
    Joli cours comme d'habitude mais (hormis si cela apparaît dans les pièces en attente de validation) je suis très inquiet de ne pas voir de résistances de stabilisation d'émetteur , ce montage dans la réalité fume dans la minute.
    JR
     


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  6. Tropique

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    Re : Amplificateurs en classe B: et maintenant, la version Tropicalisée!

    Citation Envoyé par DAUDET78 Voir le message
    Et il y a une solution plus simple pour limiter la distorsion de croisement sur le schéma crossover2.jpg...... une simple résistance de 220 ohms entre les bases et émetteurs du suiveur de sortie. A faible niveau, c'est l'ampliOP qui crache (les NPN et PNP sont bloqués)
    Ca ne fait que déplacer le problème à un niveau différent, mais ça ne le règle pas: voir image "alternative".
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  7. gcortex

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    Re : Amplificateurs en classe B: et maintenant, la version Tropicalisée!

    Citation Envoyé par DAUDET78 Voir le message
    Et il y a une solution plus simple pour limiter la distorsion de croisement sur le schéma crossover2.jpg...... une simple résistance de 220 ohms entre les bases et émetteurs du suiveur de sortie. A faible niveau, c'est l'ampliOP qui crache (les NPN et PNP sont bloqués)
    excellente idée
    sauf qu'il faudrait une résistance de 8 ohms et un aop qui sort 150mA

    Vaop < 1V3 ---> Vhp = Vaop /2

    Vaop > 1V4 ---> Vhp = Vaop - 700mV

     

  8. DAUDET78

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    Re : Amplificateurs en classe B: et maintenant, la version Tropicalisée!

    Citation Envoyé par gcortex Voir le message
    sauf qu'il faudrait une résistance de 8 ohms et un aop qui sort 150mA
    Non. Tant que le courant dans la charge est inférieur à 3 mA, c'est l'ampliOP qui alimente la charge. Quand le courant dépasse 3mA, le transistor (le NPN ou le PNP suivant le sens) devient doucement actif et fournit le courant supplémentaire. Par contre avec cette méthode, on s'affranchit (partiellement) du problème de "Slew Rate" de l'ampliOP
    Bonjour et au revoir .... a remettre en début et en fin de réponse
     

  9. DAUDET78

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    Re : Amplificateurs en classe B: et maintenant, la version Tropicalisée!

    Citation Envoyé par Tropique Voir le message
    Ca ne fait que déplacer le problème à un niveau différent, mais ça ne le règle pas: voir image "alternative".
    Pour moi, toutes les simulations ne sont qu'indicatives car reposant sur un modèle mathématique plus ou moins exact.
    Le grand philosophe Confucius a dit :
    Un simulateur, c'est comme un réverbère, il faut s'en éclairer et pas s'y appuyer

    Aussi, je contestes tes conclusions et j'attends une copie d'écran d'oscilloscope avec le montage, avec et sans la 220 ohms
    Bonjour et au revoir .... a remettre en début et en fin de réponse
     

  10. jiherve

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    Re : Amplificateurs en classe B: et maintenant, la version Tropicalisée!

    Re
    Tropique tu écris :
    De même, les résistances d'émetteur sont non seulement superflues, mais nuisibles, puisqu'elles diminuent la puissance de sortie et augmentent l'impédance de sortie.
    Je ne demande qu'a te croire mais j'ai plus que des doutes car en 40 ans je n'ai JAMAIS vu un étage PP complémentaire ne pas fumer en l'absence de résistances d'émetteur même sur des montages en classe B profonde (émetteur ARINC type 475,429,629) , et ne me dis pas que c'est la contre réaction due à l'ampli qui fera le boulot.
    Quid de ICB0, ICE0 et de leur dérive, annulés ?
    Si tu disposes d'une version lourde de SPICE tu dois pouvoir simuler jusqu'a TJ max.
    Pour des ampli classe B sans distorsion j'ai quelques schéma car c'est ce type d'ampli qui etaient utilisépour faire des ampli de dev pour tube cathodique d'affichage en cavalier pour visu Airbus(60 000 produits eniron).
    JR
    Dernière modification par jiherve ; 19/04/2008 à 13h59.
     

  11. jiherve

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    Re : Amplificateurs en classe B: et maintenant, la version Tropicalisée!

    Citation Envoyé par jiherve Voir le message
    Re
    T
    Pour des ampli classe B sans distorsion j'ai quelques schéma car c'est ce type d'ampli qui etaient utilisépour faire des ampli de dev pour tube cathodique d'affichage en cavalier pour visu Airbus(60 000 produits eniron).
    JR
    5 min c'est trop court : lire
    Pour des ampli classe B sans distorsion j'ai quelques schéma car c'est ce type d'ampli qui étaient utilisés pour faire les ampli de dev pour tube cathodique d'affichage cavalier des visu Airbus(6000 produits environ).
    Le secret c'était un ampli avec un slew rate d'enfer et une bonne polarisation bien compensée en température.
    JR
     

  12. gcortex

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    Re : Amplificateurs en classe B: et maintenant, la version Tropicalisée!

    @daudet
    3mA dans 8 ohms çà fait pas lourd !
     

  13. DAUDET78

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    Re : Amplificateurs en classe B: et maintenant, la version Tropicalisée!

    Citation Envoyé par gcortex Voir le message
    3mA dans 8 ohms çà fait pas lourd !
    Non, mais l'ampliOp sort alors 24 mV sur la charge et, à sa sortie, en douceur 660 mv de plus dans la résistance de 220 ohms.
    Ensuite le NPN commence à conduire doucement pour prendre de plus en plus la main sur la charge. Et quand, il faut sortir 5V sur 8 ohms, il y a 622 mA donné par le NPN et 3 mA par l'ampliOP (bon, évidemment, l'ampliOP donne le courant base au NPN en plus, soit une bonne dizaine de milliampère)
    Bonjour et au revoir .... a remettre en début et en fin de réponse
     

  14. gcortex

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    Re : Amplificateurs en classe B: et maintenant, la version Tropicalisée!

    merci, mais en quoi çà diminue la distorsion ?
     

  15. Tropique

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    Re : Amplificateurs en classe B: et maintenant, la version Tropicalisée!

    Que de réactions!

    C'est vrai que je m'y attendais, mais pas à ce niveau. Je ne suis ni un troll ni un fumiste, et il y a plus d'une douzaine d'années que j'ai mis au point cette topologie.
    A l'époque, je n'utilisais pas Spice, donc à la base, ça ne repose pas sur des simulations. Depuis cette époque, j'ai tranquillement et discrètement inclus ce mode de polarisation dans divers systèmes, et il y en a plusieurs versions dans la nature, utilisées par des gens qui ne soupçonnent absolument pas l'innovation qui se cache dans leur boite magique....
    Il n'y a jamais eu le moindre problème, disons simplement que les versions "pratiques" diffèrent légèrement des circuits purement théoriques (mais 100% fonctionnels) que j'ai décrit ici. Je reviendrai sur ces petites différences, qui ont essentiellement à voir avec les derniers ppm de linéarité, mais sûrement pas avec le principe de base, ou la tolérance à la température, ou l'inutilité des résistances d'émetteur, qui sont les avantages majeurs de ce principe.

    Si j'ai pour le moment décrit des exemples assez simplistes, c'est pour essayer de faire passer le concept sous la forme la plus simple et la plus abordable possible, en me basant sur des circuits familiers et bien compris.
    Apparemment, même ainsi, ce n'est pas gagné. Mais je ne désespère pas, et je suis tout à fait conscient que certaines idées ont l'air quelque peu extra-terrestres, et sont difficiles à avaler, même dans leur forme la plus simplifiée.
    Je conseille à ceux qui veulent réllemment comprendre comment ça marche d'essayer d'analyser le circuit de façon "candide", sans avoir d'idée à priori sur le résultat. Une fois qu'un premier niveau de compréhension est atteint, on peut essayer d'imaginer ce qui se passe si p.ex. un Iceo double, ou si un Vbe est divisé par deux (indice: pas grand chose).
    Une chose est certaine: il n'y a pas d'erreur factuelle dans ce que j'ai publié jusqu'ici; on peut discuter des mérites ou des défauts et de cette topologie (et c'est surtout là que j'attendais le débat), mais pas de sa réalité ou de son fonctionnement tel que je l'ai décrit.

    J'ai employé Spice pour des raisons bêtement pratiques: mon oscillo est au sous-sol, mon PC est au deuxième, il faudrait que je me trouve un portable ayant une interface RS232, que j'y installe l'utilitaire de screen-dump après l'avoir retrouvé (probablement la partie la plus difficile), et que je transfère les fichiers après les avoir capturés.
    Rien d'insurmontable, mais pas mal de boulot vu mon niveau d'organisation personnelle...
    Avec Spice, les oscillogrammes sont là en un clic, on peut mesurer des choses pratiquement inaccessibles, on a de jolies traces bien nettes, idéales pour la publication.
    Bien sûr, ce n'est pas "la réalité", mais avec LTspice bien configuré, c'est indistingable. D'ailleurs, ma démarche n'a pas été simulation/vérification pratique, mais plutot mise au point/ simulation, dans le but de produire des graphiques facilement publiables.

    Quoiqu'il en soit, je vais prendre quelques screenshots réels (et physiques) de l'écran de l'oscillo. ce ne sera pas trop de boulot, et si ça peut apaiser quelques doutes...

    Mais pour ceux dont le doute est profondément enraciné, ça ne suffira probablement pas: je pourrais toujours "bidonner", trafiquer les photos, etc.
    Pour ceux-là, la meilleure solution est de faire la manip eux-mêmes: ce n'est vraiment pas compliqué, trois transistors, un AOP pourri, et une source de courant qui peut être remplacée par une résistance, ça ne changera rien au principe.
    Ou bien ils attendent le stade où je proposerai des vraies réalisations, plutot que des maquettes à usage pédagogique. Ils pourront alors tester le principe en vraie grandeur.

    A bientot
    Pas de complexes: je suis comme toi. Juste mieux.
     


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