L'essentiel est dit:
L'évolution s'arrête là pour le moment, et ceux qui le désirent ont matière à expérimenter sur les différents aspects de la topologie "Circlomos", et à dimensionner et concevoir eux-mêmes des amplis basés sur ce concept.
C'est le but affiché que j'ai poursuivi dans cette série: donner aux constructeurs potentiels une autonomie suffisante pour créer "leur" ampli.
Mais pour ceux, plus frileux, que l'aventure effraie, il reste possible de construire à l'identique les protos qui ont été décrits, ils fonctionneront comme prévu, sans surprises.
Bien que ce ne soit pas explicitement prévu, il serait certainement possible d'utiliser ces amplis pour de l'audio. Dans ce cas, il faut prendre garde à certaines choses:
Les versions décrites sont destinées à de l'instrumentation, et ont certaines caractéristiques qui pourraient s'avérer gênantes pour de l'audio.
La bande passante est maximale, et n'est limitée ni vers le bas, où le gain DC est identique au gain AC, ni vers le haut où la bande en petits signaux s'étend à plus de 10MHz même en choisissant la compensation en fréquence la plus lourde.
Toujours pour des raisons de vitesse, l'étage d'entrée fonctionne à courant élevé, et nécéssite donc des courants de polarisation non-négligeables. Ce n'est pas un problème pour l'application envisagée, où les sources auront généralement une impédance de 50 ou 75 ohms, mais avec une source de quelques kiloohms, ces courants causeraient des décalages d'entrée de plusieurs dizaines de mV, qui se retrouveraient intégralement amplifiés des 20dB à la sortie.
Plutot gênant.
Pour bien faire, il faudrait l'associer à un préampli ayant une impédance de sortie faible, sans tension d'offset. La réduction de bande passante pourrait aussi se faire à ce niveau.
D'autre part, je compléterai l'ampli de labo avec certains accessoires utiles, particulièrement un préampli à gain commutable, inverseur ou non, et ayant des caractéristiques compatibles avec l'ampli de puissance.
Je décrirai ces éléments au fur et à mesure qu'ils seront finalisés/éprouvés.
Pour conclure, disons que ce concept d'ampli, même s'il n'offre aucun chiffre de spécification miraculeux, permet cependant d'offrir un "mix" de caractéristiques intéréssantes avec des moyens minimes, et beaucoup d'avantages pratiques, en ce qui concerne l'alimentation, l'approvisionnement en composants, la stabilisation thermique et l'aptitude à se jouer des charges les plus aggressives qui soient, sans précaution particulière.
Parmi les applications potentielles, on peut citer l'attaque de transducteurs ou bobines d'excitation en tous genre, l'émulation d'éléments de puissance pour la mise au point de convertiseurs, le chauffage inductif, la génération de plasma, le test en puissance de composants réactifs, l'utilisation en ampli de servomoteur, en AOP de puissance, etc, etc, etc. Il n'y a pratiquement pas de limite....
A bientôt, peut-être....


