L'euthanasie, c'est quand quelqu'un fait l'action d'interrompre la vie.
L'aide au suicide, c'est fournir ce qu'il faut à quelqu'un pour qu'il se tue lui-même (si possible dans de bonnes conditions). Ceci est autorisé dans certains pays (Belgique entre autres)
Vous racontez n'importe quoi, et c'est un Berlge qui vous le dit.
Le suicide n'est pas (plus) considéré comme un délit mais il est hors de question d'azider quelqu'un à se suicider.
Si vous confondez euthanasie et suici!de, il vaudrait mieux vous taire.
Je vous engage aussi à revoir la notion d'euthanasie telle que légiférée en droit belge, vous n'y trouverez ni le mot suicide ni la locution suicide assisté.
Ces deux définitions ne s'excluent pas et je lis ici que vous êtes d'accord.
Vous racontez n'importe quoi, et c'est un Berlge qui vous le dit.
Le suicide n'est pas (plus) considéré comme un délit mais il est hors de question d'azider quelqu'un à se suicider.
Si vous confondez euthanasie et suici!de, il vaudrait mieux vous taire.
Je vous engage aussi à revoir la notion d'euthanasie telle que légiférée en droit belge, vous n'y trouverez ni le mot suicide ni la locution suicide assisté.
Moi aussi, je suis parfois un peu prompt à l'énervement sur ce forum... Aussi je ne peux que te proposer de relire calmement mon post précédent car j'ai l'impression que tu me fais dire le contraire de ce que j'ai dit.
14/11/2010 - 11h45
phbisson
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Re : L'aide au suicide
Envoyé par myoper
Avant d'affirmer ça, il faudrait me préciser par rapport à quoi car il y a certainement gradation dans les envies ou motifs de suicide ou d'euthanasie..
Excusez moi de m'être mal expliqué. Je n'ai pas envisagé qu'il y ait une gradation dans les envies ou motifs de suicide qui, je le répète n'ont à être évalués par personne. J'ai voulu dire que la capacité de discernement et la liberté de choix d'une personne sujette à des douleurs non-maitrisables, autant que celles d'une personne sous le choc d'un dépit amoureux, sont suffisamment altérées pour mettre en doute la qualité de leur décision.
Envoyé par myoper
Ce qui me gène ici, c'est de comparer l'empathie de tiers envers un malade (a priori voué a mourir à plus brève échéance dans des conditions "reconnues" comme inhumaines) à la réaction normale (au sens de banale et passagère) d'un sujet bien portant.
Nous sommes d'accord: la décision d'abréger la vie ne doit pas être soumis à l'empathie de l'un ou au détachement de l'autre. Elle ne peut résulter que d'une décision fiable et incontestable de l'intéressé.
Envoyé par myoper
Oui, sauf s'il demande de l'aide.
Je veux dire que ce n'est donc plus se demander si la décision est licite mais si l'aide peut l'être dans ce cas.
Le motif reste important pour justement pouvoir estimer le libre arbitre ou le discernement du sujet ; le jeune qui veut mourir pour une une vexation, ou le ruiné qui veut protéger sa famille grâce à son assurance vie jusqu'au malade qui présente une souffrance incoercible ... représentent des exemples ou le motif est indispensable pour juger de la pression justifiable ou temporaire du milieu extérieur et du bien fondé de l'aide à apporter qu'elle soit pour mourir ou pour vivre.
Le motif ne doit pas servir à apprécier le bien fondé de la décision mais à rechercher son caractère libre et lucide. Exercice bien difficile à certains médecins français si enclins au paternalisme, et qui ont eu besoin d'une loi pour se préoccuper - enfin ! - de la douleur de leurs patients.
Envoyé par myoper
Ça pourrait être des professionnels qui ne lésineront pas sur le nombre des entretiens ...
Il n'y a pas lieu d'interdire à la personne intéressée de désigner un professionnel à qui elle accorde sa confiance. Les personnes désignées par l'intéressé resteront responsables de leur mission, ce qui ne serait pas le cas de professionnels astreints uniquement à une obligation de moyen. Rien d'ailleurs n'empêchera la personne de la société civile désignée par l'intéressé de demander le concours d'un professionnel, mais elle seule assumera la responsabilité de donner le feu vert.
Envoyé par myoper
Mais dans les deux cas, il y a un biais (d'objectivité dans l'un et subjectivité dans l'autre avec en plus celui de conflit d'intérêt dans ce dernier). A cause de ça, j'aurais tendance a regrouper trois genres de personnes : un désigné par l'intéressé pour "défendre" son point de vue, un autre, candide, chargé de défendre le point de vue commun et un dernier, professionnel, chargé de résoudre les éventuels conflits et seul compétent pour apprécier le discernement, la lucidité et le libre arbitre du sujet (compétent par définition puisque formé pour ça et habitué a déterminer qui a besoin d'aide sans préjuger de la nature de celle-ci).
Par contre, ce dernier n'est à priori pas particulièrement compétent pour estimer si le sujet l'est suffisamment pour motiver sa décision et ce serait le rôle des deux autres ainsi que de déterminer la nature de l'aide a apporter une fois éclairés sur les possibilités de soulagement (éliminer le motif ou les effets du motif).
Enfin, il peut ne pas y avoir de libre arbitre et le désir pleinement justifié.
Décidément, vous avez bien du mal à laisser à l'intéressé la liberté de décider de son sort. Je comprends que l'on puisse refuser un droit à l'euthanasie opposable au médecin ou à quiconque d'autre puisque je m'y oppose moi-même, mais quelles raisons avanceriez vous pour priver une personne de son autonomie? Elle a même le droit de se tromper. De quel droit vous opposez vous au droit de se tromper dès lors qu'aucun tiers ne subit de dommage consécutif?
14/11/2010 - 12h24
mh34
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Re : L'aide au suicide
A partir du moment où vous dites ça :
la personne de la société civile désignée par l'intéressé .....elle seule assumera la responsabilité de donner le feu vert.
ceci :
laisser à l'intéressé la liberté de décider de son sort.
n'est plus possible.
lasciate ogni speranza voi ch'entrate
14/11/2010 - 13h06
shooni08
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Re : L'aide au suicide
Merci à tous de votre aide!
Je constate encore que c'est un sujet à débat, mais est-ce-que cela veut dire que c'est un sujet qui reste toujours tabou dans notre société? Je voudrais aussi découvrir si l'État pousse les malade à demander l'aide au suicide car ils coûte trop cher à la société? Je vous demande cela car j'ai vu une image ou nous pouvons apercevoir un patient entouré d'un médecin et de plusieurs hommes d'affaires qui font des calculs sur les coût qu'engendre le malade.
14/11/2010 - 13h28
Faith
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Re : L'aide au suicide
Envoyé par phbisson
De quel droit vous opposez vous au droit de se tromper dès lors qu'aucun tiers ne subit de dommage consécutif?
Attention, un suicide (assisté ou non) cause très souvent des dommages aux tiers.
Mais dans la mesure où chacun est libre de se suicider "salement", je comprends mal pourquoi on n'autorise pas les gens déterminés (cad capables de mener une démarche administrative plus ou moins longue) à se suicider "proprement", et éventuellement en compagnie de proches.
En général, on "espère" que le suicide "sale" rebute suffisamment les gens pour qu'ils ne concrétisent pas leur acte (par l'acte en lui-même, la honte de devoir se cacher, la peur de qui découvre le corps, et dans quel état, ...)
Mais pour quel gain, et pour qui ?
Envoyé par shooni08
e voudrais aussi découvrir si l'État pousse les malade à demander l'aide au suicide car ils coûte trop cher à la société?
Non.
Il ne faut pas tomber dans la paranoïa: la cible de l'aide au suicide est beaucoup trop réduite pour pouvoir représenter une économie. Par ailleurs, soutenir cette proposition représente un risque politique non négligeable (même dans un pays relativement détaché de la religion comme le notre)
14/11/2010 - 14h24
myoper
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Re : L'aide au suicide
Envoyé par phbisson
Nous sommes d'accord: la décision d'abréger la vie ne doit pas être soumis à l'empathie de l'un ou au détachement de l'autre. Elle ne peut résulter que d'une décision fiable et incontestable de l'intéressé.
Mais quand cette décision est impossible a formuler ?
(cas très fréquent)
Envoyé par phbisson
Le motif ne doit pas servir à apprécier le bien fondé de la décision mais à rechercher son caractère libre et lucide.
L'un ne peut pas se faire sans l'autre mais oui sur le fond.
Envoyé par phbisson
Exercice bien difficile à certains médecins français si enclins au paternalisme, et qui ont eu besoin d'une loi pour se préoccuper - enfin ! - de la douleur de leurs patients.
Bien difficile pour tout le monde, paternaliste ou pas !
Mais, ils se sont toujours occupés de la douleur et c'est la pression sociétale, la recherche de responsables pour "tout" qui a imposé une loi.
De ce point de vue, les médecins en font plutôt moins depuis cette loi car elle impose un cadre administratif lourd difficile a suivre rigoureusement donc appliqué quand c'est possible.
Ce n'était pas les médecins qui avaient besoin de cette loi mais les gens qui s'imaginaient qu'ils en avaient besoin.
Ils connaissent leur métier, savent apprécier la douleur mais ce n'est pas une loi qui va leur imposer de faire ce que certains considèrent aller contre leur éthique.
Envoyé par phbisson
Il n'y a pas lieu d'interdire à la personne intéressée de désigner un professionnel à qui elle accorde sa confiance. Les personnes désignées par l'intéressé resteront responsables de leur mission, ce qui ne serait pas le cas de professionnels astreints uniquement à une obligation de moyen. Rien d'ailleurs n'empêchera la personne de la société civile désignée par l'intéressé de demander le concours d'un professionnel, mais elle seule assumera la responsabilité de donner le feu vert.
Non, les professionnels sont responsables de leurs actes au civil, au pénal, devant l'organisme payeur, devant leur ordre et surtout leur patients mais ils ne peuvent faire que ce que leur moyens leurs permettent et sont obligés de les mettre en œuvre avec discernement car ils sont responsables aussi devant ces mêmes instances s'ils en font trop, contrairement aux tiers.
Les personnes désignées n'ont strictement aucune responsabilité ou alors elle reste a définir.
Envoyé par phbisson
Décidément, vous avez bien du mal à laisser à l'intéressé la liberté de décider de son sort.
Non, vous m'avez mal compris : je ne laisse pas liberté à quelqu'un d'aller en tuer un autre mais chacun peut se tuer tout seul s'il le veut sans rendre de compte à personne.
Envoyé par phbisson
Je comprends que l'on puisse refuser un droit à l'euthanasie opposable au médecin ou à quiconque d'autre puisque je m'y oppose moi-même, mais quelles raisons avanceriez vous pour priver une personne de son autonomie? Elle a même le droit de se tromper. De quel droit vous opposez vous au droit de se tromper dès lors qu'aucun tiers ne subit de dommage consécutif?
Mais je ne m'oppose a rien de ce qu'une personne peut ou veut se faire mais le médecin ou un tiers n'a pas le droit de se tromper a partir du moment ou il va en tuer un autre.
Je me re-cite :
Envoyé par myoper
Je veux dire que ce n'est donc plus se demander si la décision est licite mais si l'aide peut l'être dans ce cas.
Envoyé par shooni08
Merci à tous de votre aide!
Je constate encore que c'est un sujet à débat, mais est-ce-que cela veut dire que c'est un sujet qui reste toujours tabou dans notre société? Je voudrais aussi découvrir si l'État pousse les malade à demander l'aide au suicide car ils coûte trop cher à la société? Je vous demande cela car j'ai vu une image ou nous pouvons apercevoir un patient entouré d'un médecin et de plusieurs hommes d'affaires qui font des calculs sur les coût qu'engendre le malade.
C'est tuer une autre personne qui reste interdit, d'où les problèmes.
L'état ne pousse vraiment pas au suicide : les lois sont encore plus contraignantes et l'interdit subsiste.
Mais il est vrai ces patients en fin de vie coutent très cher et de plus en plus car les lois imposent de plus en plus de moyens pour un bénéfice que la loi n'est pas capable d'appréhender (par définition car ce n'est pas sa partie et chaque cas est particulier).