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Quantité de potassium journalière chez une personne normale

  1. #1
    lighthalzen

    Lightbulb Quantité de potassium journalière chez une personne normale

    Bonjour,

    Mon amie ayant des problèmes de reins, elle fait des recherches sur comment améliorer son alimentation. Elle pense qu'il lui faut réduire son apport en potassium (entre autres).

    Je fais une liste des alimens qui apportent "beaucoup" de potassium, et "peu" de potassium, mais j'ignore ce que représente "beaucoup" de potassium par jour chez une personne normale (ou peu, d'ailleurs).

    Sur Wikipédia ils expriment l'apport en mmol/l mais je vois pas trop comment savoir combien de "mg/jour" ça ferait.

    Si vous pouviez m'aider, merci beaucoup et bonne journée à vous !

    -----


  2. Publicité
  3. #2
    minushabens

    Re : Quantité de potassium journalière chez une personne normale

    Ton amie ferait mieux de consulter pour ses problèmes de reins, ce n'est pas une chose à prendre à la légère.

    Et réduire le potassium peut avoir des effets adverses assez sérieux, sur le coeur notamment.

  4. #3
    feministboy

    Re : Quantité de potassium journalière chez une personne normale

    Un régime que j'aime bien, c'est ce régime:
    • un bol de café ou de chocolat au lait le matin
    • une omelette de pommes de terre le midi
    • une soupe de légumes le soir
    • des patates douces de temps en temps

    Une erreur fréquente, c'est de manger trop de céréales.
    Je connais rien de mieux que le régime de ma grand-mère, pour reposer le corps.
    Dernière modification par feministboy ; 17/04/2018 à 21h29.
    Une révolution en sciences sociales?

  5. #4
    DarkSATAN

    Re : Quantité de potassium journalière chez une personne normale

    Si votre amie a des problèmes aux reins alors il lui est fortement suggéré de consulter un spécialiste compétent qui saura lui apporter un traitement approprié et saura évaluer la fonction rénale avec des paramètres fiables. Votre ami pense que c'est le potassium, mais d'où vient cette supposition ? Sait-elle comment fonctionne le système rénal et la régulation des électrolytes ?

    La kaliémie est une variable qui est très étroitement régulée par le corps. En fait, l'évolution a privilégié le sodium comme agent osmotique extra-cellulaire, et le potasium comme agent osmotique intra-cellulaire, en quelques sortes. Ces deux ions jouent un rôle crucial dans l'équilibre de la pression oncotique, de la volémie, mais aussi du potentiel transmembranaire et donc des propriétés électriques passive et active des membranes, et leur composition est très étroitement surveillée. C'est en réalité assez complexe à expliquer, mais toute molécule de soluté présente dans un milieu à l'interface d'un autre (comme c'est le cas pour le milieu extracellulaire à l'interface avec le milieu intra-cellulaire) exerce une pression osmotique dont l'ampleur dépend de la molalité mais aussi de ce qu'on appelle le coefficient de réflexion, puisque le soluté peut être amener à diffuser et équilibrer ses concentrations entre deux milieux, plutôt que de faire un "appel de solvant" par le phénomène d'osmose.

    Puisque le potassium a tendance à se retrouver en grande concentration dans la cellule, mais en petite quantité dans le milieu extracellulaire, et inversement pour le sodium, on peut supposer qu'une injection directe de potassium importante peut être plus rapidement dangereuse qu'une augmentation de sodium : c'est vrai dans une certaine mesure, puisqu'une augmentation de potassium dans le sang (et donc, dans le liquide interstitiel puisque celui-ci n'est qu'un ultrafiltrat) provoque une dissipation du gradient électrochimique du potassium et va provoquer des troubles d'ordre électrophysiologique qui vont impacter les influx nerveux mais aussi la fonction de nombreuses cellules non-excitables (en perturbant l'activité de nombreux canaux ioniques). Une même quantité de sodium injectée va être plus rapidement compensée et sera moins dangereuse, d'une part parce qu'elle sera accompagnée d'une augmentation de la volémie qui aura tendance à diluer le sodium, mais aussi parce que le sodium est déjà de base en grande concentration dans le sang, et donc une même quantité ajoutée senso stricto ne constitue pas une augmentation aussi importante quand on compare les deux (le rapport concentration finale/concentration initiale sera beaucoup plus grand pour le potassium, ce qui créé une perturbation plus grave).

    En sachant cela, on sait donc qu'un apport par voie sanguine de potassium peut vite être dangereux. Lorsque le potassium se retrouve un peu au-dessus de sa valeur normale, il va être excrété par voie rénale. Mais ce n'est pas uniquement l'excrétion rénale qui est régulée : son absorption est également surveillée. De fait, si on mange un repas qui contient de la nourriture non-synthétique (végétale, animale, ...), on ingère des cellules qui comportent du potassium à forte concentration. En digérant, ces cellules sont dégradées, et le potassium est libéré : si la cinétique d'absorption du potassium était aussi rapide et optimale que celle du sodium, alors tout repas serait très rapidement menaçant envers la survie de l'individu puisqu'il provoquerait rapidement une perturbation brutale de la kalémie (concentration en potassium).
    En fait, la concentration en potassium dans le sang et les ultrafiltrats (liquides interstitiels, ...) dépend d'un équilibre entre les exports (par excrétion rénale principalement, mais aussi par transpiration, salivation, ...) et les imports (absorption intestinale). Quand on compare les rôles respectifs des systèmes néphro-urinaire et digestive, il apparait rapidement que le système néphro-urinaire tient une place beaucoup plus importante dans l'homéostasie du potassium : le potassium est peu absorbé, et c'est surtout le rein qui régule la concentration de K+. Le K+ n'est pas "consommable" comme c'est le cas d'autres solutés : ce n'est pas un nutriment, et il n'est pas transformable. Il est donc très bien recyclé, et ses exports restent minimes, et donc le rein se contente de le réabsorber en grande partie.

    Quand on trace un bilan, on se rend compte que l'alimentation apporte entre 80 et 120 mmol/jour de K+. Une partie importante est sécrétée dans les voies biliaires, pancréatiques et gastriques, de sorte que la charge qui est présentée à l'intestin (grêle et le gros intestin) est significativement plus importante que celle apportée juste par l'ingestat. L'absorption du potassium se fait par un mécanisme d'absorption passif établit grâce à un potentiel électrique transépithélial, et le flux d'absorption est assez lent. Un régime plus riche en potassium n'a pas un impact très important sur la kaliémie : la quantité absorbée augmente, certe, mais elle la kaliémie reste globalement peu perturbée et retombe assez vite à sa valeur initiale, notamment parce que le flux d'absorption n'est jamais très important, mais aussi parce qu'elle est compensée par le système urinaire.

    Un dérèglement du système urinaire n'est pas traité par un changement d'apport en potassium. En fait, c'st plutôt le schéma inverse : c'est le système urinaire qui est le garde des concentrations électrolytiques, et un dérèglement de ce dernier se retentira sur la kaliémie (mais pas que...). S'il y a un problème urinaire, il faut donc aller le traiter à la source. Quel type de problème a-t-elle ? Des lithiases ? Va-t-elle fréquemment uriner ? Quelle est la couleur de ses urines ? Il faudra surtout faire un test pour évaluer la clairance rénale.
    Finalement, si c'est plutôt une question d'ordre diététique, on peut retrouver des tableaux en ligne mais ce sont surtout les valeurs relatives qui sont intéressantes, pas les valeurs exactes : il n'y a pas besoin de doser tout au compte goutte. Si votre amie n'est pas dans un tableau d'insuffisance rénale, son corps devrait faire la part des choses. En revanche, pour ce qui est du sel, c'est différent : le sodium et le chlore sont beaucoup plus rapidement absorbés, et il faut bel et bien veiller à ne pas avoir un régime trop riche en sel (sans pour autant faire un régime sans sel, qui est régime qui doit être indiqué par un corps soignant dans un cadre particulier, et doit être surveillé).
    Dernière modification par DarkSATAN ; 18/04/2018 à 21h10.

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