moteur ionique??
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moteur ionique??



Vue hybride

  1. #1
    invite0e4ceef6

    Citation Envoyé par AFP
    L'Europe spatiale en route vers un mode de propulsion révolutionnaire
    Mercredi 7 avril 2004 - 10:02
    PARIS (AFP) -
    La sonde lunaire européenne Smart-1
    © AFP/Archives
    Avec un record de 2.000 heures cumulées de fonctionnement en orbite, la sonde lunaire Smart-1 de l'Agence spatiale européenne (ESA), en route vers la Lune depuis huit mois, a d'ores et déjà démontré la supériorité de son système électrique de propulsion, appelée propulsion plasmique, selon le motoriste Snecma, son concepteur.

    Ce mode de propulsion, pour lequel les recherches ont débuté en France en 1993, avait manqué deux occasions précédentes de qualification en vol, victime de deux avatars: la perte, en 2002, du satellite Stentor du CNES détruit lors de l'échec du vol inaugural de la version 10 tonnes d'Ariane- 5, et celle à peu près à la même époque, d'Astra 1K, satellite d'Alcatel perdu après son lancement de Baïkonour (Kazakhstan).

    Selon Joël Barre, directeur général de la divisions moteurs spatiaux de Snecma, 2004 devrait donc être décisive pour la reconnaissance de la propulsion plasmique -ou ionique-, qui représente une vraie "rupture technologique" par rapport à la propulsion traditionnelle (chimique). Les Russes, de leur côté, avaient effectué leur premier vol d'un propulseur électrique dès le début des années 70.

    Le système est utilisé sur Smart-1 comme propulsion principale en vue de valider l'emploi de ce mode de propulsion pour les futures sondes planétaires. Le PPS 1350 conçu pour Smart 1 donne des performances "totalement conformes aux prévisions" : depuis le lancement de la sonde, "il a permis d'accroître l'altitude de l'orbite de Smart 1 de 656 km à 14.312 km", selon les responsables de Snecma rencontrés à Villaroche (Seine-et-Marne), centre dédié à la propulsion des satellites où sont testés les systèmes à l'intérieur de chambres à vide.

    Smart-1, premier engin européen conçu pour se placer sur une orbite lunaire, est le premier véhicule européen à utiliser cette technologie. Lancée par Ariane le 27 septembre 2003, la sonde doit arriver à destination fin décembre pour une période d'observation lunaire de 6 mois.

    Le PPS 1350 bénéficie de caractéristiques remarquables : utilisant le xénon et l'énergie électrique de bord fournie par les panneaux solaires du véhicule, il est respectueux de l'environnement, (le xénon est un gaz rare, naturellement présent dans l'atmosphère) et consomme 5 à 6 fois moins de carburant qu'un propulseur conventionnel pour assurer la même mission.

    Outre les perspectives d'application en matière d'explorations planétaires futures, les gains de masse très importants engendrés par la propulsion plasmique présentent un grand intérêt pour les satellites géostationnaires, si l'on sait que le coût du service de lancement en orbite reste de l'ordre de 10 à 12.000 dollars le kilo.

    Elle est déjà retenue par nombre de constructeurs de satellites de télécommunications pour le contrôle d'orbite de leur plate-forme, et des discussions sont en cours pour le recours à la propulsion plasmique pour le dernier étage du futur lanceur européen Vega, a révélé Joël Barre.

    "A terme, la propulsion électrique dominera dans le spatial, même si une période de redondance avec le chimique est inévitable" selon Anne Cadiou, ingénieur au CNES, qui rappelle qu'il n'existe que trois filières de développement de ce mode de propulsion, en comptant Boeing qui développe son propre système.

    Snecma bénéficie de l'expérience acquise par son partenaire russe OKB Fakel, pionnier sur cette technologie. Les deux partenaires ont prévu de développer et commercialiser un propulseur de forte puissance, le PPS 5000 destiné aux futurs satellites géostationnaires de télécommunications.
    question?? comment ça marche??

  2. #2
    invite7553e94d

    J'ai deja lu quelque chose comme ca. Si mes souvenirs sont bons, il s'agirait de procurer a des ions une grande vitesse grace a des champs magnetiques. L'engin serait donc propulse par des ions.
    L'avantage d'un tel systeme est son economisme, peu d'ions suffisent a procurer une grande vitesse. A savoir, un prototype fut lance il a pres d'un an, prototype avec 7 technologies revolutionnaires dont la propulsion ionique et un systeme d'autonavigation. Bien que la propulsion de la sonde soit econome, il lui faut 4 jours pour passer de 0 a 90 km/h. Mais cela n'est pas genant du fait qu'il n'y ait pas de resistance (frottements) dans l'espace, ce qui a pour consequence une acceleration constante de la sonde (jusqu'a, il me semble 115 000 km/s mais la je ne suis pas du tout sur, si quelqu'un etait plus renseigne sur le sujet...).

  3. #3
    invitea0832439

    Re : moteur ionique??

    Citation Envoyé par prgasp77
    [...]Bien que la propulsion de la sonde soit econome, il lui faut 4 jours pour passer de 0 a 90 km/h. Mais cela n'est pas genant du fait qu'il n'y ait pas de resistance (frottements) dans l'espace, ce qui a pour consequence une acceleration constante de la sonde (jusqu'a, il me semble 115 000 km/s mais la je ne suis pas du tout sur, si quelqu'un etait plus renseigne sur le sujet...).
    D'après ce que j'ai entendu, il serait théoriquement possible d'aller bien plus vite que du 115 000km/s comme tu le dis...mais a une vitesse qui pourrait frôler, voire dépasser celle de la lumière...
    mais cela ne reste que pure théorie car jusqu'à aujourd'hui, il n'éxiste aucune matière capable de supporter une telle vitesse sans se désintégrer...bien que les frottements soient considérablement réduit dans l'espace...ils sont quand même présents...

  4. #4
    invite2f432708

    Re : moteur ionique??

    Si vous avez toujours tout voulu savoir sur l'origine des Shadoks, alors cette page est pour vous!


    L'historique de cette production pourrait commencer comme le premier épisode: C'était il y a très très très longtemps. 1966, vous pensez! En ce temps là il y avait l'ORTF : une seule chaîne en noir et blanc s'il vous plaît, 819 lignes. Quel luxe! et pas de publicité.

    En ce temps là, Jaques Rouxel en faisait, lui, de la publicité. Mais il en eut assez au bout d'un certain temps. " Comment l'idée des SHADOKS vous est venue?" lui a-t-on souvent demandé. Mais les idées ne viennent pas, il faut aller les chercher! Là, la vraie idée de départ, c'était de faire des spots publicitaires sans publicité. Plus exactement : des trucs très court, transposer à la télé le concept de "comic-strips" de journaux, du genre "PEANUTS" dont il était fan. Rouxel, il faut le dire, avait passé une bonne partie de sa jeunesse aux USA, d'où ce nom de SHADOKS à consonnance anglo-saxonne. Quant au dessin de ces bestioles, il existait depuis longtemps dans ses tiroirs, attendant un nom.

    En fait, si Rouxel s'était donné la peine, à l'époque, de consulter les encyclopédies, il aurait vu qu'il a bel et bien existé, aux alentours de ... un certain Capitaine Shaddock qui a donné son nom à un genre de gros pamplemousse de Malaisie.
    Bref, telle était l'idée de base : des spots quotidiens de 30 secondes. Mais en réalité, cela ne s'est pas fait exactement comme ça.

    En ce temps là, il y avait le service de la recherche de l'ORTF. Pierre Schaeffer, le père de ce qu'on a appelé la Musique Concrète, y faisait paître trois troupeaux de chercheurs : le Groupe de Recherche Musicale, Le Groupe de Recherche Image qui expérimentait de nouveaux concepts d'émissions, Le Groupe de Recherche Technique qui mettait au point de nouvelles machines à son et image.

    Parmi celles-ci un certain "Animographe", une invention de Jean Dejoux, destinée à fabriquer du dessin animé de façon rapide et économique. Mais économique elle l'était dans tous les sens, la machine ! Les animateurs devaient dessiner sur des bandes perforées de 70 mm de large.

    Et comme ils ne pouvaient quand même pas dessiner dans les trous des perforations, cela leur laissait une surface de 5 sur 7 cm à tout casser ! Pas question de faire du Blanche-Neige avec ça ! Les petits dessins shématiques de Rouxel tombaient bien. Ils étaient adaptés à la machine.
    En cours de route, l'idée des spots de 30 secondes est abandonnée. On opte pour le feuilleton quotidien à épisodes de 2 minutes en couleurs.

    C'est là qu'entrent en scène Claude Pieplu et Robert Cohen-Solal qui se prennent d'affection pour les bestioles, l'un par le ton inimitable qu'il donne au commentaire, l'autre par sa musique et ses effets cocasses. Ils ont contribué pour une très grande part à faire prendre la mayonnaise et donner au feuilleton son originalité.

    Sans oublier Jean Cohen-Solal qui fait parler les Shadoks dans leur langue.
    Bref, cahin-caha et au gré des budgets disponibles, treize épisodes sont tournés. En fidèle historien il faut dire qu'ils n'eurent pas tellement de succès auprès des directeurs successifs de l'ORTF à qui le service de la Recherche essayait de vendre ses trouvailles. Jusqu'au jour de ce début 68 où un nouveau directeur qui, comme les autres venait de faire ses provisions d'émissions fraîches dit "Ca j'en veux. Vous m'en mettrez 52. On diffuse fin Avril". Emile Biasini, c'était lui le directeur clairvoyant auquel les Shadoks rendent un vibrant hommage. Fin avril arrive. On diffuse une semaine... deux semaines. Tout de suite cela fait des vagues dans les foyers paisibles, des très contents et des plutôt pas ! Et puis c'est le 13 mai avec les évènements qu'on sait, plus d'essence, plus de train, plus de télé. La fin des Shadoks avait-elle sonné ? Non ! Miracle, en Septembre ça repart. Et on peut dire que c'est le 13 mai qui a sauvé les travailleurs des Usines Shadoks, l'auteur surtout. Sans ce répit, il n'aurait pas pu suivre.

    Début 69, la deuxième série est mise en production. Mais l'Animographe (c'était le fragile prototype) avait rendu l'âme. Or il était d'usage, à l'époque de construire des prototypes rien que pour le plaisir. Après quoi ...!? On en revient donc à la technique de dessin animé traditionnelle, mais pour être fidèle au principe Shadok "pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué" on a conservé à cette deuxième série le "look" Animographe (couleur sur gélatine, éclairage par transparence notamment).
    Dans ces trois séries l'esprit est resté le même. Elles furent conçues pour être vues au rythme d'un épisode par jour. Résumé des chapitres précédents, retour en arrière, rappels... sont monnaie courante.

  5. A voir en vidéo sur Futura
  6. #5
    invitece726365

    Re : moteur ionique??

    Bonjour,
    115000 km/s soit 30 % de la vitesse de la lumière, c'est théorique alors parce qu'aucun engin humain n'a jamais atteint cette vitesse même les sondes Pionner et Voyager

  7. #6
    invite2120606d

    mais est il possible d'utiliser ce moteur sur terre ?

  8. #7
    invite073b00ab

    oui..mais la pousée est si faible que les forces de frotement dans l'atmosphere ont raison de la force employé...

  9. #8
    inviteca4b3353

    Salut,

    Juste une toute petite précision. On ne peut pas apporter de l'énergie cinétique à une charge avec un champ magnétique, car la force de Lorentz ne travaille pas (étant toujours perpendiculaire à la vitesse). Au mieux on peut faire dévier la trajectoire mais la vitesse (en module) reste la même.
    Pour accèlérer une charge, on utilise généralement un champ électrique.

  10. #9
    invite69dafe8b

    ???

    non, en tout cas dans un cannon a electron, les electrons sont acceleré avec un champ magnétique! Et je ne vois vraiment pas pourqoi on ne pourais pas le faire!

    car F = Q(E+VxB)
    Donc si la vitesse est tjrs perpendiculaire au champ magnétique ca nous donne
    F = Q(E+VB)

  11. #10
    invite2120606d

    je parlais pour des utilisations plus domestiques mais merci pour les reponses

  12. #11
    inviteca4b3353

    Oui, bien sur il y a une force magnétique non nulle q(VxB) mais il y a pas de changement d'énergie cinétique pour la charge, donc pas d'augmentation de la vitesse. Pourquoi ? Car, la force est toujours orthogonale à la vitesse, donc le travail produit par cette force (dW=F.dl) est nul. La forme magnétique permet de modifier la vitesse mais seulement son orientation (c'est un vecteur) et non son itensité (sa norme). Or l'énergie cinétique s'exprime comme le carré de la norme du vecteur vitesse, et ce dernier reste constant, donc pas d'accélération au sens stricte (autre qu'un changement de trajectoire).
    Par contre la force électrique qE n'est pas toujours perpendiculaire à la vitesse (puisqu'elle en est indépendante), elle peut donc exercer un tracail mécanique sur la charge et l'accélérer (augmenter sa norme).

  13. #12
    inviteca4b3353

    D'ailleurs dans un canon à électron, on accélére les électrons avec un fort champ électrique parallèle à la vitesse pour maximiser le travail (F.dl). On produit ce fort champ électrique à l'aide d'une haute tension. Le champ magnétique n'est la que pour orienter la trajectoire du faisceau d'électrons, non pour l'accélérer.

  14. #13
    inviteb9531e7d

    Re : moteur ionique??

    Citation Envoyé par Karibou Blanc
    D'ailleurs dans un canon à électron, on accélére les électrons avec un fort champ électrique parallèle à la vitesse pour maximiser le travail (F.dl). On produit ce fort champ électrique à l'aide d'une haute tension. Le champ magnétique n'est la que pour orienter la trajectoire du faisceau d'électrons, non pour l'accélérer.

    Ceci est vrai dans tous les accelerateurs du petit canon a electrons dans un tube cathodique, au LEP (qui a vecu) au CERN, et au LHC (qui se construit)

    LA meme explication .... pour s'enrichir le cortex linguistique
    ============================== ====================
    However, for the force exerted by a magnetic field on a charged particle this angle is always $90^\circ$, since the magnetic force is always perpendicular to the particle's direction of motion. It follows that a magnetic field is unable to do work on a charged particle. In other words, a charged particle can never gain or lose energy due to interaction with a magnetic field. On the other hand, a charged particle can certainly gain or lose energy due to interaction with an electric field. Thus, magnetic fields are often used in particle accelerators to guide particle motion (e.g., in a circle), but the actual acceleration is always performed by electric fields.
    ============================== ====================

    Evidemment pour les grands accelerateurs on change de taille ... et on se fait pas de bile pour la facture EDF ....


  15. #14
    invite5133aa1d

    Question Re : moteur ionique??

    Je m'intéresse moi aussi aux moteurs ioniques (et plasmatiques) pour un travail TIPE. Je débute. Ce que je viens de lire sur cette page confirme ce que j'ai déjà lu mais si qq1 a des informations précises à communiquer sur le sujet je lui serais vraiment extrêmement reconnaissant de nous en faire part!
    Merci bcp.

  16. #15
    invitef8924475

    Re : moteur ionique??

    Heu, juste une petite question stupide qui me trotte dans la tête sur ce type de moteur. Ok on atteind des vitesses vertigineuses, mais comment on arrête la sonde ensuite; Parce qu'on a jamais atteind une telle vitesse donc nous n'avons jamais été confronté à essayer d'arrêter un objet à une telle vitesse. Si un second moteur est embarqué pour décélérer, il faudrait trentes ans pour arrêter la sonde, non?

  17. #16
    invitee9ed9cad

    Re : moteur ionique??

    Citation Envoyé par inconnu
    Heu, juste une petite question stupide qui me trotte dans la tête sur ce type de moteur. Ok on atteind des vitesses vertigineuses, mais comment on arrête la sonde ensuite; Parce qu'on a jamais atteind une telle vitesse donc nous n'avons jamais été confronté à essayer d'arrêter un objet à une telle vitesse. Si un second moteur est embarqué pour décélérer, il faudrait trentes ans pour arrêter la sonde, non?
    en fait on accelere pendant la moitié du trajet, on retourne l'engin et on deccelère pendant l'autre moitié.
    Ca suppose un autre type de propulsion pour la phase d'ejection et d'injection.

  18. #17
    invite10540569

    Re : moteur ionique??

    Citation Envoyé par OKO
    en fait on accelere pendant la moitié du trajet, on retourne l'engin et on deccelère pendant l'autre moitié.
    Ca suppose un autre type de propulsion pour la phase d'ejection et d'injection.

    Du coup avec une accelaration ou decelleration constante, et un moteur assez puissant, ca permet de creer une gravite artificielle, faible mais utile, surtout pour les missions humaines lointaines, quand on vous dit que le moteur ionique c l'avenir !!!!

  19. #18
    inviteb865367f

    Re : moteur ionique??

    Avec la force de laplace on peut accélérer un conducteur, il faut un champ magnétique et un courant.

  20. #19
    invitee9ed9cad

    Re : moteur ionique??

    Citation Envoyé par raf25
    Du coup avec une accelaration ou decelleration constante, et un moteur assez puissant, ca permet de creer une gravite artificielle, faible mais utile, surtout pour les missions humaines lointaines, quand on vous dit que le moteur ionique c l'avenir !!!!
    En fait pour créer 1G artificiel il faut déjà impulser pas mal d'accélération. Le moteur ionique n'en sera pas capable. l'acceleration créée n'excedera pas quelques centi ou milli G.
    Au décollage d'une navette, avec les boosters, l'équipage prend 3 a 4G, ça donne une idée de la puissance qui est necessaire a génerer 1G.

  21. #20
    invitef8924475

    Arrow Re : moteur ionique??

    Merci pour vos réponses, mais je reste un peu dubitatif quand on me dit que les ingénieurs comptent retourner l'engin pour le faire ralentir. Parce qu'en fait si on l'arrête pour le retourner il perdra son pouvoir d'accéllération (il faudrait reprovoquer la réaction non? ) donc ça prendra bien trente ans, non? Si on arrête pas le moteur, il va dévier de sa trajectoire pendant le demi-tour.

  22. #21
    invitee9ed9cad

    Re : moteur ionique??

    Citation Envoyé par inconnu
    Merci pour vos réponses, mais je reste un peu dubitatif quand on me dit que les ingénieurs comptent retourner l'engin pour le faire ralentir. Parce qu'en fait si on l'arrête pour le retourner il perdra son pouvoir d'accéllération (il faudrait reprovoquer la réaction non? ) donc ça prendra bien trente ans, non? Si on arrête pas le moteur, il va dévier de sa trajectoire pendant le demi-tour.
    en fait une fusée n'a rien a voir avec un avion
    rien du tout
    quand une fusée doit aller de la terre a mars, par exemple, elle doit effectuer 4 étapes sucessives :

    - decollage et mise en orbite
    je te fais pas un dessin, tu connais forcement : on met les gaz de façon a atteindre + de 7.8 km/s a + de 200 km d'altitude (pour être totalement hors de l'atmosphère dont les premiers atomes se baladent a 170 km d'altitude)
    le but de cette phase est de rechercher une orbite présentant le moins d'eccentricité possible (la plus ronde possible)

    - ejection terrestre
    une fois en orbite, on aligne le plan avec celui de la planète cible et on remet une dose très précise de gaz a un moment très précis afin d'accelerer assez pour s'arracher a l'attraction de la terre sur une trajectoire qui croise celle de mars. tout ça se calcule d'ailleurs bien avant le départ.

    - trajet vers mars
    c'est a ce moment que la propulsion ionique sera utilisée
    une fois le départ effectué, c'est le soleil le moteur principal pour aller d'une planète a l'autre dans le système solaire.
    on n'a fait que donner la pichnette qui nous arrache d'une planete pour ensuite se faire transporter par l'attraction gravitationelle du soleil.
    Donc pour un vol de 8 mois vers mars, l'ejection a duré quelques minutes, puis 4 mois en branchant la propulsion ionique dans le sens prograde (sens de l'avancée)
    Au bout de 4 mois, le vaisseau se retourne a 180°
    Absolument TOUTES les fusées font ça pour les satellisations.
    elles peuvent le faire car elles ont des RCS, des propulseurs latéraux qui permettent de tourner sur place afin de placer les réacteurs dans le sens voulu pour les corrections de trajectoire.
    Donc en quelques minutes, la fusée fait demi tour et lance la propulsion ionique pour les 4 mois suivant en mode decelération.
    techniquement aucun problème c'est toujours comme ça que les fusées procèdent, propulsion ionique ou chimique, ça ne change rien.

    - l'injection marsienne
    cette fois il s'agit de couper le moteur ionique a l'arrivée a proximité de mars.
    on reste dans le sens inverse de la marche (retrograde) pour une mise a feu qui va permettre de ralentir afin de se faire capturer par mars et se mettre en orbite autour.
    Comme je te le decris, la manoeuvre qui consiste a retourner le vaisseau pour se servir des booster principaux est quasi systèmatique dans la navigation spaciale, il n'y a absolument aucun obstacle technique, et c'est fait en une poignée de minutes, voir de secondes.
    Intermède négligeable sur 8 mois de trajet.
    et de toute façon ca rentrera dans le calcul de trajectoire.

  23. #22
    invitea0046ad4

    Re : moteur ionique??

    Pour tout savoir sur la, propulsion ionique, le mieux est de se référer au site du JPL (Jet Propulsion Laboratory).
    On s'aperçoit que cette idée recouvre en fait plusieurs technologies, qui diffèrent par la méthode utilisée pour accélérer les particules et par les performances théoriques.
    Par exemple, un système qui serait adapté à des poussées assez importantes et des charges lourdes serait le propulseur magnétoplasmadynamique alimenté par un réacteur nucléaire de 10 à 100MW (décrit dans le site ci-dessous).

    Site du JPL (anglais)
    http://www.islandone.org/APC/Electric/

    Site en français décrivant les systèmes utilisés par les sondes Smart et Deep Space 1
    http://archedenoelle.free.fr/ionique.htm

  24. #23
    inviteebf9f48a

    propulsion ionique

    Hello!! moi aussi, je fais un TIPE sur la propulsion ionique et j'aimerais connaître le hénomène plus précisément dans le domaine chimique: comment le nuage ionique qui permet la propusion de l'engin est-il créé?
    Coment on attire les ions pour fire cette propulsion?

    merci d'avance!!

  25. #24
    inviteb9531e7d

    Re : propulsion ionique

    Citation Envoyé par PLouis
    Hello!! moi aussi, je fais un TIPE sur la propulsion ionique et j'aimerais connaître le hénomène plus précisément dans le domaine chimique: comment le nuage ionique qui permet la propusion de l'engin est-il créé?
    Coment on attire les ions pour fire cette propulsion?
    Un beau schema, y'a plus qu'a comprendre


    http://www.grc.nasa.gov/WWW/PAO/imag...ze/ipsdiag.jpg

    Une des curiosites c'est qu'on utilise du Xenon, qui fait partie des gaz rares et dont on apprend que sa couche electronique externe est tres stable ... donc qu'il n'a guere tendance a s'ioniser

    La reussite de Smart 1 montre que la technologie europeenne developpee par l'ESA est largement aussi performante que celle mise au point par les ingenieurs US.

  26. #25
    invite5133aa1d

    Re : moteur ionique??

    Pour info: smart 1 utilise un moteur à effet hall et non pas un moteur à grille (comme Deep Space 1) comme décrit sur le site archedenoelle.fr...

  27. #26
    invite4c6ec11e

    Cool Re : moteur ionique??

    l'avantage une pousser de 8grame en continu on peut faire saturne mars terre sens pb aller retour!
    inconvenient pousser que de 8grame on ne peut pas decoller de la terre pour l'instant

  28. #27
    invite4adad48d

    Re : moteur ionique??

    Bonjour tout le monde !
    J'ajouterais pour les sceptique du G... La puissance d'un moteur ionique dépend essentiellement de son alimentation... En fait si les moteurs actuellement créés sont si peu puissant, c'est simplement parce qu'on n'est pas capable de les alimenté correctement. Il n'y a pas de limite théorique (à part la résistance des matériaux utilisés) à ce que peut avoir comme puissance un tel moteur.
    En fait il faut bien voir les chiffres pour se rendre compte de la difficulté de créer un lanceur équipé d'un moteur de ce type :
    Si le lanceur a une masse au décollage de 10 000 tonnes, pour l'accélérer de 1 G, il faut une force de 10^7 * 10 N soit 10^8 Newton (100 000 000 N). Jusque là tout va bien.
    Quelle est donc la puissance qu'il faut pour fournir une telle force ?
    10^8 W soit 100 MW. Pour 1 G et un lanceur de 10 000 tonnes. Si vous voulez être un peut plus raisonnable (compter la masse ajouté par le réacteur nucléaire nécessaire à l'alimentation d'un tel monstre) il vous faut imaginer un vaisseau d'environs 300 000 tonnes, et il faut au moins une accélération de 2 G (sachant que plus on accélère vite moins on perd d'énergie à contrecarrer la force d'attraction de la Terre, car moins on reste longtemps dans son champ fort) soit une puissance requise de 3 GW. ce qui équivaut à la puissance fournie par un gros réacteur nucléaire. dans lequel il faut ajouter 6 GW de chaleur produite par le coeur... autant dire qu'il faut trouver un bon système de refroidissement...

    Pour ce qu'il est de la limite théorique de la vitesse dans l'espace, il n'en existe pas. La seul que l'ont peut se posé est la vitesse de la lumière 3.10^8 m/s, il faudrait en accélérant à 1 G constant 1 an d'accélération, si on ne tient pas compte des diverses dilatations spatio-temporelles qui se manifeste à ces vitesses.

  29. #28
    invite4adad48d

    Re : moteur ionique??

    Bon j'ai un peu abusé sur la masse des lanceurs... 10000 tonnes c'est raisonnable. Ne connaissant pas la masse d'un réacteur nucléaire, ni l'encombrement, je ne peux pas vraiment dire ce qui est raisonnable de penser. rester sur du 10000 tonnes me paraît moins farfelu que de monter à 300 000 tonnes tout de même...

  30. #29
    invitea0046ad4

    Re : moteur ionique??

    - Ces calculs ne sont pas corrects pour une propulsion électrique.
    L'énergie nécessaire est encore bien supérieure car elle croit en gros comme le carré de la vitesse d'éjection (l'énergie cinétique communiquée aux particules).
    - Les propulsions électriques ne fonctionnent de toute façon que dans le vide
    => aucune propulsion ionique/plasmique ne décollera jamais de la Terre

  31. #30
    invite4adad48d

    Re : moteur ionique??

    Citation Envoyé par Lambda0
    - Ces calculs ne sont pas corrects pour une propulsion électrique.
    L'énergie nécessaire est encore bien supérieure car elle croit en gros comme le carré de la vitesse d'éjection (l'énergie cinétique communiquée aux particules).
    ok. Je confonds trop souvent quantité de mouvement et énergie cinétique :/ ... Il faut que j'aille relire mes bouquins de Terminales =).
    Citation Envoyé par Lambda0
    - Les propulsions électriques ne fonctionnent de toute façon que dans le vide
    => aucune propulsion ionique/plasmique ne décollera jamais de la Terre
    - Une charge ne peut-elle pas se déplacé dans l'aire ?
    - D'autre part ce qui sort du système de propulsion est neutre et sous haute pression (ou haute température), je ne vois pas pourquoi il faudrait être dans le vide. Si on se débrouille pour que le plasma soit le seul élément présent dans les accélérateurs... (je sais que les moteurs ioniques actuelles ne peuvent pas fonctionner dans l'air puisqu'ils utilisent pour ioniser le Xénon la "conductivité" du vide (ou plutôt sa non résistivité). Mais je ne vois pas ce qui empêche dans l'absolue d'imaginer des systèmes capable de fonctionner dans une atmosphère).

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    Par EspritTordu dans le forum Physique
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    Dernier message: 09/03/2005, 20h21
  5. moteur ionique?
    Par invitec0f48c8a dans le forum Astronautique
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