Citation Envoyé par JPL
Ce qui est constant, au signe près, c'est la variation d'énergie libre (pour reprendre le terme qu'on trouve habituellement dans les livres de biochimie). Par contre, si on admet que les réactions de synthèse et de dégradation sont équivalentes au sens près (ce qui est bien entendu une énorme approximation) l'énergie qui est fournie pour les réactions de synthèse provient pour l'essentiel du soleil sous forme électromagnétique, tandis que les réactions de dégradation restituent au final l'énergie sous forme thermique (but it is an oversimplification !) donc avec augmentation de l'entropie du système "biosphère+terre+soleil".
Tout à fait, mais l'entropie supplémentaire créée se retrouve totalement dans l'environnement (en fait dans l'espace par les photons infrarouges émis par la Terre, qui contiennent plus d'entropie que les photons visibles UV du Soleil qui ont été absorbés). La biosphère étant en elle-même en quasi-équilibre, la variation de toutes ses grandeurs d'état (énergie interne, entropie, énergie libre ...) est pratiquement nulle.

Si la question de Rahoule porte sur l'évolution à très long terme de l'entropie à cause de l'évolution, je pense que c'est difficile de quantifier ça par l'entropie "thermodynamique", dont le lien avec l'information est assez délicat. Par exemple un disque dur rayé a la même entropie thermodynamique qu'un disque dur en bon état! Je ne pense pas non plus que les dinosaures contenait une néguentropie très différente de celle des mammifères. La biosphère est de toutes façons de très loin dominée par la masse des micororganismes unicellulaires, l'apparition d'organismes évolués ne contribue que très peu au bilan physique.