Tu utilises des liens logiques à des endroits surprenants. Je ne vois pas en quoi ta première phrase invalide l'action de la dérive sur la persistance ou la disparition d'un caractère...un caractère qui mute ce n'est plu ce caractère. si je dis aile longue mute en aile vestigiale par exemple aile vestigiale est bien un caractère de aile longue ça parait logique....donc tes histoires de dérive sur un caractère ça tient pas debout a propos de notre conversation. un caractère inutile finit par disparaitre soit par dérive soit par contre sélection peu importe.....
Tout d'abord la chorée de Huntington est présente sur le chromosome 4 et pas le chromosome Y, c'est dommage d'affirmer sans vérifier. Ensuite la théorie que tu as énoncée au départ était "tout ce qui est handicapant doit disparaître s'il n'y a aucun avantage"... or la chorée de Huntington même si elle est généralement de déclaration tardive a un coût même faible (difficulté pour la famille, déclaration possible avant la fin de l'âge reproducteur...), et j'ai du mal à y voir des avantages (mais tu pourras toujours dire qu'il doit y en avoir puisqu'on l'observe toujours).ensuite regardons bien pourquoi certains allèles morbides continus a etre présent dans la population tout simplement parcequ'ils ne sont pas hansicapants chez tout le monde c'est simplissime.... connais tu beaucoup de maladie génétique autosomales dont l'allèles morbide soit dominants: j'en connais pas. et imagine que la chorée de hungtinton(désolé pour l'orthographe) ,maladie mettant en cause un allèle sur le chromosome Yet etant évidement dominant puisqu'on a qu'un seul Y chez le hommes, se déclare pendant l'enfance. Ce caractère morbide
ne disparait t il pas très rapidement?
Ton argument qui consiste à dire "des allèles peuvent persister car non handicapants pour tout le monde" est un faux arguments, puisqu'un coût, même s'il est exprimé de façon discontinu, reste globalement un coût s'il n'y a rien pour le contrebalancer.
Première chose, en fait, la myopie a une part héréditaire mais a aussi une grosse part acquise (on se demande même si ce ne serait pas lié à des changements d'alimentation, l'augmentation de la myopie étant liée à une augmentation de la taille, et à d'autres facteurs...).Etre myope ou n'importe quel autre anomalie de l'oeil héréditaire c'est par exemple très handicapant dans la nature et ca pourrait etre létale a moyen terme pour un fauve solitaire ou bien cela réduirait très fortement sa fitness, pareil pour un hominidés chasseur.
Utiliser des termes qui ont une définition précise n'importe comment n'est pas recommandé en science.Or aujourd'hui grace aux lunettes un homme myope a autant de chance de reproduction qu'un homme normal s'il possède des lunette .... le caractère myope , morbide est bien sélectionné et il y a des dizaines d'autre cas comme ca.encore une fois c'est simpliste mais voila le mécanisme de base après les détails je ne les connais pas.
Dans le cas d'un allèle au départ défavorable, dont l'effet devient "neutre" (hé hé hé...), c'est-à-dire n'ayant plus d'effet négatif sur la fitness relativement aux autres allèles, on ne parlera pas de sélection comme tu l'as fait, mais d'arrêt de la contre-sélection (à moins que tu ne nous trouve un avantage à être myope, j'attends les preuves...). J'attends aussi une preuve que le coût de production d'un oeil myope soit moindre que le coût de production d'un oeil non myope...
N'empêche c'est sympa de m'avoir fourni un joli exemple de variation morphologique dont on peut à mon avis toujours chercher un coût "de production", et dont l'évolution dépendra surtout de la dérive et des mutations (dans le cas où la myopie n'est plus un problème).
Ensuite tu pourras toujours dire "oui mais on est chez l'homme, chez l'animal ce n'est pas le cas..." et pourtant de nombreux animaux ont la vue basse, et je parie qu'on trouvera un polymorphisme des aptitudes visuelles chez de nombreuses espèces...
Encore un problème de vocabulaire... tu vexerais fortement toutes les personnes travaillant sur l'évolution des séquences non codantes en leur disant que non ce n'est pas de l'évolution, et qu'il ne faut s'occuper que de l'expression des gènes.l'évolution elle n'a qu'un pouvoir selectif sur l'expression des gènes pour ainsi dire, ce qui se passe au niveau génétique et qui n'a aucune répercussion phénotypique elle ne s'en occupe pas.
La théorie de l'évolution (l'actuelle, pas celle de "grand-papa") s'intéresse à l'évolution du vivant, pas seulement à l'évolution morphologique, mais aussi celle des séquences d'ADN.
La sélection naturelle est une partie de l'évolution biologique, mais l'évolution biologique ne se résume pas à ceci. Les séquences non codantes par exemple vont pouvoir évoluer, sous l'effet des mutations mais aussi de la sélection sur des séquences codantes voisines.
Tu nous ressort encore la même salade... ce qui est "inutile" à ton sens peut très bien persister de façon indéfinie si le coût associé est très faible voire nul (c'est statistique... la probabilité de disparition augmente avec le coût, mais ce n'est qu'une probabilité, et si cette probabilité n'est pas plus élevée que le taux de mutation on a une probabilité de persistance très importante). De même un allèle utile peut très bien être perdu, ou ne pas s'installer.je te redis que je ne conteste pas les mutations muettes, mais au niveau phénotypique (meme aux niveau des proteines) ce qui est inutiles disparait avec le temps (souvent beaucoup de temps), d'une manière ou d'une autres soit un contreselection due au cout de production meme si celui ci est infime soit par un détournement, du bricolage évolutif, à ce moment là le nouveau caractère devient utile.
Dans les cas où on peut avoir une accumulation de mutations entraînant la disparition du caractère (là on est plus dans l'idée d'un caractère morphologique), sa disparition ne sera pas liée directement à son coût (contrairement à tes affirmations) mais bien à l'accumulation de mutations qui ne sont pas contresélectionnées. Il y a une nuance d'importance mais manifestement tu ne fais pas la différence entre la contre-sélection et la disparition par arrêt de la sélection (= arrêt des contre-sélection de mutations modifiant le caractère).
K.



