Des réactions sur ce projet d'interdiction de transmettre des recettes de grand-mère, bien écologiques ?
On pèse bien ici le poids des multinationales du secteur chimique.
Ci-joint, un acticle paru dans Ouest France.

Des réactions sur ce projet d'interdiction de transmettre des recettes de grand-mère, bien écologiques ?
On pèse bien ici le poids des multinationales du secteur chimique.
Ci-joint, un acticle paru dans Ouest France.
Salut
Il n'y a pas que ce genre d'aberration que l'on rencontre car j'ai un autre exemple de stupidité étatique.
Pour les orties le site :
http://www.univers-nature.com/inf/in...e1.cgi?id=2354
Pour mon autre exemple, un grainetier installé dans ma ville a vu débarquer chez lui les services sanitaires. Ils ont contrôlés les produits toxiques vendus légalement, lui ont demandé une attestation d'assurance responsabilité civile couvrant les dommages éventuels ou les intoxications que pourraient induire les dits produits, et l'on sommé de retirer du marché un produit naturel fabriqué en Allemagne parce qu'il n'avait pas le label "bio" !
Résultat des courses, il vaut mieux vendre un produit polluant français, qu'un produit naturel allemand !
Cordialement
oui, ça complète d'autres abbérations tels que l'huile végétale brute ne puisse être commercialisée comme biocarburant (même avec toutes les réserves du monde) alors que son dérivé direct, le diester, bien plus chimique l'est.
Il y a un vrai problème en France : des administrations telles les douanes ou la DGCCRF sont directement utilisées pour des motifs abbérants et pour servir des causes privées. de tels abus devraient pouvoir être remontés et soumis à enquête.
oui, ça complète d'autres abbérations tels que l'huile végétale brute ne puisse être commercialisée comme biocarburant (même avec toutes les réserves du monde) alors que son dérivé direct, le diester, bien plus chimique l'est.
Il y a un vrai problème en France : des administrations telles les douanes ou la DGCCRF sont directement utilisées pour des motifs abbérants et pour servir des causes privées. de tels abus devraient pouvoir être remontés et soumis à enquête.
Concernant l'huile végétale, la problématique est très très très fiscale![]()
Je crois que David a mis le doigt dessus : l'etat ne peut que servir des causes privées des que cela renforce une économie de marché qui, par les taxes, lui permet de se financer. L'etat n'est plus en mesure de laisser des pratiques qui permettent d'echaper aux taxes...
Bonsoir,
Il n'y a pas que ce genre de considérations. Une autre chose joue ou au minimum sert de prétexte: le principe de précaution.
L'usage de produit artisanaux, non homologués, etc. peut être dangereux, ou du moins être évoqué comme dangereux.
Faut-il mettre ou non des indications de toxicité sur le purin d'ortie? Est-ce que l'ingestion par mégarde peut avoir des effets différents selon le mode de préparation? Etc. Vérifier que l'affichage est correct ou non devient difficile si on ne sait pas répondre à ces questions. L'homologation résoud de telles difficultés.
Recommander des recettes est aussi quelque chose d'irresponsable dans notre monde basé sur le principe de précaution. Si un accident arrive qui peut être lié à ces recommandations, quelle assurances doit payer? Maintenant, c'est clair, c'est le recommandeur qui a été irresponsable, illégal même.
De plus en plus vivre sans risque est une demande d'une majorité, et quoi de plus rassurant et sans risque de ne faire que ce qui a été vérifié, homologué, garanti, par des experts scientifiques et l'état? Faire autre chose va à l'encontre du principe de précaution. Irresponsable.
Mon discours n'est pas que ironique. Je pense vraisemblable que de tels raisonnements interviennent au moins autant que des pressions commerciales...
Cordialement,
En effet mmy,Bonsoir,
Il n'y a pas que ce genre de considérations. Une autre chose joue ou au minimum sert de prétexte: le principe de précaution.
L'usage de produit artisanaux, non homologués, etc. peut être dangereux, ou du moins être évoqué comme dangereux.
Faut-il mettre ou non des indications de toxicité sur le purin d'ortie? Est-ce que l'ingestion par mégarde peut avoir des effets différents selon le mode de préparation? Etc. Vérifier que l'affichage est correct ou non devient difficile si on ne sait pas répondre à ces questions. L'homologation résoud de telles difficultés.
Recommander des recettes est aussi quelque chose d'irresponsable dans notre monde basé sur le principe de précaution. Si un accident arrive qui peut être lié à ces recommandations, quelle assurances doit payer? Maintenant, c'est clair, c'est le recommandeur qui a été irresponsable, illégal même.
De plus en plus vivre sans risque est une demande d'une majorité, et quoi de plus rassurant et sans risque de ne faire que ce qui a été vérifié, homologué, garanti, par des experts scientifiques et l'état? Faire autre chose va à l'encontre du principe de précaution. Irresponsable.
Mon discours n'est pas que ironique. Je pense vraisemblable que de tels raisonnements interviennent au moins autant que des pressions commerciales...
Cordialement,
Oui, je pense aussi que la deresponsabilisation des personnes et l'envie de vivre sans risque sont réelles. On le voit à tous les niveaux, mais à quelle prix?
Par exemple, la majorité ne veut plus assumer les risques liés à une opération et porte plainte à la moindre complication : résultat, les tarifs hospitaliers vont sans doute s'envoler.
Il n'est plus question d'evaluer les risques, mais de tendre vers le risque 0 : le risque n'est plus acceptable pour certains.
Le probleme n'est pas tant que certaines personnes ne souhaitent plus assumer de risque, mais empechent d'autres personnes d'en prendre.
Il ne sera bientot plus possible d'autoconstruire par exemple, ou d'utiliser des techniques de construction qui ne seront pas validés par un organisme d'état.
En bref, la société s'occupe du developpement, les citoyens n'ont plus qu'une chose à faire : consommer.
A mmy
Tu as probablement raison à propos du principe de précaution, de l'information sur la toxicité des produits et autres, mais il y a en France un vrai problème de pure "c..." politique (j'ai oublié des points ?)
J'ai une amie herboriste. Elle cueille ses plantes et ses fleurs et réalise des tisanes, des sirops et des liqueurs à partir de recettes de grand mères...
Valablement assurée pour son activité en responsabilité civile pour les cas (heureusement inexistants) d'intoxication ou d'empoisonnement, elle doit justifier auprès des douanes la quantité d'alcool utilisée dans la confection de ses produits et se méfier de l'ineptie suivante en cas de contrôle des services sanitaires :
elle fait quelques marchés bios locaux (produits des paysans de montagne) et ne peux en aucun cas vanter les vertus des plantes qu'elle vend car elle serait poursuivi pour exercice illégal de la médecine - par contre, stupidité ou hypocrisie suprême, elle a le droit de poser sur sa table un bouquin de vulgarisation quelconque qui décrit les dits vertus - elle n'a pas le droit de dire, mais les gens ont le droit de lire...
Si ce n'est pas de la "c...." (j'ai encore oublié des points), j'aimerais bien que quelqu'un m'explique s'il peut
cordialement
kaolin
Puis je dans ce cas, déposer une plainte à l'encontre de ce site, ou contre le dépositaire du message, si un conseil dans le forum dépannage m'a occasionné une blessure ?
Dans une optique de gagner un max de pognon (a l'américaine), je n'attaquerais pas le site, mais ton FAI qui n'a pas banni le site de l'univers web que tu peux visiter![]()
Dans la même veine, puis-je attaquer ma mère de m'avoir condanné à mort le jour de ma naissance?
Plus personne n'accepte le risque et certains petits malins travaillant pour de grandes multinationales (ici les multinationales de la chimie) exploite le filon pour augmenter encore les profits.
ce n'est que justice : au fond, les pesticides chimiques comme naturels présentent potentiellement les mêmes risques.
Ya aucune raison que les uns doivent être homologués, et que les autres puisse être distribués sans aucun test règlementaire.
Mais pourquoi interdire de vendre des produits, plutôt que d'exiger qu'il y soit marqué, en beau texte noir sur un fond blanc entouré d'une bande noire:
Attention produit non homologué, il n'a pas été prouvé que l'usage ne peut pas nuire gravement à la santé?
Cordialement,
Il y a effectivement du bon sens la dessous.
L'indignation des uns pour la vigilance tatillone de l'administration dans ce cas se transforme en demande de précaution excessive pour des produits plus élaborés. Il faut effectivement un équilibre dans l'exigence de sécurité même si la balance penche dangereusement.
Il est très probable qu'une prépa naturelle interdite dans un premier temps soit vite récupérée par l'industrie et réapparaisse bientot, avec un joli brevet bien cher. Le fait que de plus en plus de produits phyto soient voués à disparaitrent des rayons des magasins grands public (ils seront réservés aux pros) n'y est pas pour rien...
On ne peut pas breveter un procédé utilisé depuis des millénaires. N'importe qui pourrait facilement démontré qu'il l'utilisait antérieurement au dépot du brevet. Il faut arrêter de dire n'importe quoi sans prendre la peine de se renseigner un minimum.Il est très probable qu'une prépa naturelle interdite dans un premier temps soit vite récupérée par l'industrie et réapparaisse bientot, avec un joli brevet bien cher. Le fait que de plus en plus de produits phyto soient voués à disparaitrent des rayons des magasins grands public (ils seront réservés aux pros) n'y est pas pour rien...
Si demain, tu dépose un brevet sur le purin d'ortie, n'importe quelle personne qui aura déjà réalisé un purin d'ortie pourra t'attaquer en justice et gagner. Mais par là même, un autre pourra l'attaquer et ainsi de suite.
"Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable". Karl Popper
Je me permet d'intervenir. En acceptant l'hypothèse (très discutable) que le dépôt est fait (il y a quelques barrières à franchir, quand même, et c'est pas gagné!), ce qui se passe est un peu différent.
En fait il ne se passe rien.
Le brevet ne pourrait être utilisé que pour tenter d'interdire à quelqu'un de commercialiser le purin, ou de lui demander de payer des royalties. Si le détenteur du brevet s'y essaye, l'autre refusera tout net. Si le détenteur du brevet attaque en justice, il perdra le procès, et tout l'argent qu'il aura investi dans le procès (et vraisembablement les dépens...).
Cordialement,
Merci de cette précision qui renforce ce que je dit: il est impossible de breveter un procédé qui existe déjà depuis longtemps.Je me permet d'intervenir. En acceptant l'hypothèse (très discutable) que le dépôt est fait (il y a quelques barrières à franchir, quand même, et c'est pas gagné!), ce qui se passe est un peu différent.
En fait il ne se passe rien.
Le brevet ne pourrait être utilisé que pour tenter d'interdire à quelqu'un de commercialiser le purin, ou de lui demander de payer des royalties. Si le détenteur du brevet s'y essaye, l'autre refusera tout net. Si le détenteur du brevet attaque en justice, il perdra le procès, et tout l'argent qu'il aura investi dans le procès (et vraisemblablement les dépens...).
Cordialement,
"Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable". Karl Popper
Bonjour,
Je pense plutot que ce produit ne devra être utilisé que si il est homologué donc vendu par des fabriquants sinon comment pouvons nous homologuer notre propre fabrication?
Je n'ai jamais vu quelqu'un obligé d'homologuer les produits qu'il fabrique pour sa propre utilisation. Si on compare à la bouffe : personne ne doit aller indiquer la date limite de consommation de la tarte maison qu'il prépare !
En revanche, ça pourrait toucher les petits "artisants" du purin d'orties, qui le fabriquent et le vendent en petite quantité. Toujours pour comparer à la bouffe, le p'tit gars qui vend ses tartes sur le marché aurait les mêmes obligations que l'industriel de l'agroalimentaire.
On ne peut pas breveter un procédé utilisé depuis des millénaires. N'importe qui pourrait facilement démontré qu'il l'utilisait antérieurement au dépot du brevet. Il faut arrêter de dire n'importe quoi sans prendre la peine de se renseigner un minimum.
Si demain, tu dépose un brevet sur le purin d'ortie, n'importe quelle personne qui aura déjà réalisé un purin d'ortie pourra t'attaquer en justice et gagner. Mais par là même, un autre pourra l'attaquer et ainsi de suite.
Je suis désolé mais tu es fort mal informé, ou très naïf.
Des procédés et des plantes utilisés depuis des temps immémoriaux sont brevetés tous les jours par des multi nationnales sans scrupule. C'est un vrai problème auquel sont confrontée pas mal de populations à traversle monde. Leur savoir est litérallement volé, tout les jours et de plus en plus.
L'astuce ici étant de mettre sur le marché un produit "garanti", ou encore "épuré" ou je ne sais quelle autre connerie du genre, pour lequel un brevet sera déposé. Le produit "maison" étant entre temps interdit. Le seul produit commercialisable devient celui breveté. C'est aussi con que ça.
Je pense que c'est toi qui est très mal informé ou très naïf. Si tu as connaissance d'un tel cas, tu as parfaitement le droit de porter plainte, mais n'oublie pas, il suffit parfois de peu de chose pour qu'une recette devienne unique et il suffit alors de brevéter ce "peu de chose", ce procédé particulier. Après bien sur, il y aura des gens pour prétendre que l'on a breveter quelque chose utilisé depuis des temps immémoriaux.Je suis désolé mais tu es fort mal informé, ou très naïf.
Des procédés et des plantes utilisés depuis des temps immémoriaux sont brevetés tous les jours par des multi nationnales sans scrupule. C'est un vrai problème auquel sont confrontée pas mal de populations à traversle monde. Leur savoir est litérallement volé, tout les jours et de plus en plus.
L'astuce ici étant de mettre sur le marché un produit "garanti", ou encore "épuré" ou je ne sais quelle autre connerie du genre, pour lequel un brevet sera déposé. Le produit "maison" étant entre temps interdit. Le seul produit commercialisable devient celui breveté. C'est aussi con que ça.
PS: voici le texte complet de la loi en question : http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad...o=AGRX0500091L
RePS: si quelqu'un pouvait m'expliquer comment le purin d'ortie à pu être interdit en 2002 d'après une loi de 2006 ? On a inventé le voyage dans le temps ou quelqu'un cherche sous un faux pretexte à torpiller une loi qui me semble plutôt aller dans le sens d'une plus grande protection de l'environnement ?
"Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable". Karl Popper
La "loi" de 2006 n'est qu'un modificatif au code rural. Il y avait déjà un texte sur le sujet.J
RePS: si quelqu'un pouvait m'expliquer comment le purin d'ortie à pu être interdit en 2002 d'après une loi de 2006 ? On a inventé le voyage dans le temps ou quelqu'un cherche sous un faux pretexte à torpiller une loi qui me semble plutôt aller dans le sens d'une plus grande protection de l'environnement ?
L'article 70 dit:
"L'intitulé du chapitre III du titre V du livre II du code rural est ainsi rédigé : « Mise sur le marché des produits phytosanitaires ». Les sections 1 et 2 de ce chapitre sont remplacées par une section 1 ainsi rédigée"
C'est bien une modification, il y avait déjà qq chose sur le sujet, faut aller chercher le code rural tel qu'applicable en 2002...
Cordialement,
Un peu de recherche sur Légifrance montre que la notion de mise sur le marché de produit de traitement existe depuis longtemps. La modification semble définir une notion de produits "phytopharmaceutiques" plus large qu'avant: les produits semblent (faudrait vérifier) avoir été défini par catégories (e.g., anti-cryptogammique) auparavant.
L'épisode de 2002 devait s'appuyer sur ces textes là, et le purin d'ortie poser un problème d'interprétation. La modif récente ne laisse plus place à interprétation... C'est juste une piste que je propose...
Cordialement,
