-
18/01/2010 - 01h17 _Goel_
Bruit lors d'un IRM
Bonjour,
Je souhaiterais savoir quelle est l'origine du claquement régulier que l'on entend lors d'une IRM...
A priori, il serait dû au passage du courant dans les bobines, mais j'ai des doutes, car, une des caractéristiques d'un IRM est d'avoir un champ magnétique extrêmement uniforme (que je vois mal cohabiter avec des impulsions de courant électrique)
Merci pour vos réponses, @+
Le succès c'est d'être capable d'aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme -
18/01/2010 - 08h02 f6bes
Re : Bruit lors d'un IRM
 Envoyé par _Goel_ Bonjour,
Je souhaiterais savoir quelle est l'origine du claquement régulier que l'on entend lors d'une IRM...
A priori, il serait dû au passage du courant dans les bobines, mais j'ai des doutes, car, une des caractéristiques d'un IRM est d'avoir un champ magnétique extrêmement uniforme (que je vois mal cohabiter avec des impulsions de courant électrique)
Merci pour vos réponses, @+ Bjr à toi,
J'ai poser la meme question lors de mon passage dans la "machine".
Apparemment ce champ n'est pas constant suivant les différents clichés à réaliser. Mais vas t'en savoir ce qui est "commuté" là bas dedans !!
Je posé ma question au "manipulateur" de la machine ,pas à un techinicien électro. Donc réponse "vaseuse" !!
Mais ça fait un "boucan" du diable de machin.
A+
"Bonjour" et "Merci" (pour ceux qui oublient!!) -
18/01/2010 - 08h06 Tropique
Re : Bruit lors d'un IRM
Hello,
En plus du champ magnétique statique, il y un champ variable permettant l'exploration spatiale de la cible.
Cette composante variable est générée par les bobines de gradient, et ce sont elles qui produisent le son, à cause des forces générées par l'interaction avec le champ principal, et des forces électrodynamiques à l'intérieur des bobines elles-mêmes.
Pas de complexes: je suis comme toi. Juste mieux. -
18/01/2010 - 12h14 _Goel_
Re : Bruit lors d'un IRM
Yep, avec qques recherches sur Google, j'avais aussi vu que c'était les "Bobines de gradient", cependant, ce serait come dire qu'"une voiture fait du bruit parcequ'elle à un moteur" alors que le bruit vient de l'explosion et de la brusque décompression des gaz à l'échappement.
Bref : Comment fonctionnent ces bobines, comment le gradient magnétique généré par ces bobines permet-il de contromer les coupes (épaisseur & localisation.
A l'heure actuelle, je sais qu'il y a 3 bobines générant des gradients selon les 3 axes... mais où sont ces bobines, comment sont-elles excitées (par une impulsion ?) , comment leur champ est-il exploité ?
Le succès c'est d'être capable d'aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme -
18/01/2010 - 13h05 Tropique
Re : Bruit lors d'un IRM
Il est sans doute préférable que tu lises des tutoriaux sur le sujet, ce sont les bases de l'imagerie magnétique que tu veux connaitre: http://fr.wikipedia.org/wiki/Imageri...agn%C3%A9tique
L'idéal, c'est de lire les documents en anglais, si tu le maitrises: http://www.cis.rit.edu/htbooks/mri/inside.htm
En gros (en très très gros, même, je ne suis de toutes façons pas spécialiste):
Les noyaux d'hydrogène (entre autres) ont une certaine fréquence de résonance, liée à leur moment angulaire, et à l'interaction de leur moment magnétique avec un champ magnétique extérieur. Cette fréquence est déterminée par la constante gyromagnétique, qui vaut environ 40MHz/Tesla: càd qu'un atome d'H soumis à un champ de 1T va se comporter comme un système résonant de Q très élevé sur 40MHz.
Si on applique une impulsion de champ que l'on interrompt brutalement, l'atome va continuer à résoner après la fin de l'impulsion, à la manière d'une cloche que l'on a percutée.
La fréquence émise sera précisément fixée par le champ qui baigne cet atome.
Si on établit des gradients de champ au sein d'un objet, et que l'on écoute sur une fréquence précise, on n'aura des réponses que des groupes d'atomes pour lesquels le champ a exactement la bonne valeur.
Si on fait varier les gradients en X, Y, et Z, on va déplacer les "zones" explorées (qui ne sont pas ponctuelles).
Ensuite, une fois que tout a été exploré, on applique un algorithme de transformation très complexe qui permet de "désenchevêtrer" les données totales pour en extraire la valeur individuelle de chaque voxel (pixel 3D).
Dans la pratique, c'est encore énormément plus compliqué que cela, parce qu'en utilisant cette méthode séquentielle simple, il faudrait des jours pour faire une analyse complète, et en plus, on peut récupérer encore d'autres infos que la simple densité.
Mais en tous cas, il est nécéssaire de faire varier les champs de gradient plus ou moins rapidement, et d'envoyer des impulsions. Ce sont toutes ces variations qui soumettent les bobines à des forces variables, et qui finalement se traduisent en sons.
Si tu veux plus de détails précis sur l'IRM, tu as plus de chances d'avoir des réponses précises en Physique, ici je n'ai fait qu'effleurer le sujet.
Pas de complexes: je suis comme toi. Juste mieux. -
20/01/2010 - 16h53 _Goel_ Le succès c'est d'être capable d'aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme | | |