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Vieux 06/01/2003, 11h07   Sujet Le clonage Humain - Message #1
Yoyo
 
Date d'inscription: janvier 2003
Messages: 11 053
Bonjour,

Une secte francaise mais basee a l'etranger a annoncee au moment de Noel, la naissance du premier bebe clone! Cette meme secte annonce la naissance d'un deuxieme bebe clone dans les prochains jour aux pays-bas. Et pas moins de 3 nouveaux clones d'ici Fevrier!.... (faut pas croire ils choment pas!)

bon en dehors du fait qu'il ets peu probable qu'ils aient reussit le clonage de 5 embryons (il y a 55000 adeptes dans cette secte) donc ca fait un taux de reussite extrement eleve, meme si on imagine que tout le monde s'y est mis

Tout le monde scientifique et politique s'est indigne contre cela! Mais en dehors des eventuels problemes de santee pour le clone, Qu'y a t'il de choquant dans le clonage humain pour vous?
Quoiqu'on fasse ce clone ne sera jamais identique a ses parents! il le sera d'un point de vue genetique, mais peut on reduire l'homme a ses chromosomes?

Yoyo
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Vieux 06/01/2003, 11h28   Sujet Le clonage Humain - Message #2
yoda
 
Date d'inscription: janvier 2003
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Messages: 65
Pour moi, ce qui est choquant reste psychologique. En effet, chaque être humain est unique. Il l'est aussi dans ses gènes, sauf dans le cas de clones et de jumeaux vrais. Pour les jumeaux vrais, ils grandissent ensemble, ils ne résultent pas du désir de l'autre d'avoir un double. Dans le cas du clone, son "père" est son aîné, il a désiré un enfant identique à lui-même. Quelle sera la façon dont l'enfant va vivre la chose ? Que se passera-t-il s'il s'écarte du chemin tracé par son père ? Se sentira-t-il vraiment unique ?

Le seul avantage : étudier un peu meux l'interactions gènes-environnement
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Vieux 06/01/2003, 11h39   Sujet Le clonage Humain - Message #3
Yoyo
 
Date d'inscription: janvier 2003
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Les difficultes spychologiques sont certes non negligeables, mais je crois que le desir d'avoir un double de soi meme est une utopie totale pour au moins deux raisons:
1. L'homme est modele par son environnement, par son epoque, le clone pensera differement de son model!...
2. Il a ete montre recemment que les cellules nerveuses ne possedaient pas toute le meme patrimoine genetique! certaines ont gagnes des chromosomes d'autres en ont perdu!...on obtient donc une mosaique genetique! et il est ofrt probable que ces evenement ne soient pas programmes genetiquement, mais plutot le resultat de l'apprentissage du cerveau!

Donc ce clone devrait fortement ressembler (etre identique?) a son modele de depart! il va en plus heriter des meme predispositions genetiques aux maladies divers et varies!...

mais je crois que s'il est eleve dans l'amour de ses parents (qui ne seront pas forcement son modele, le bebe clone pouvant etre le clone d'un inconnu) il devrait s'en sortir plutot bien (et meme peut etre ne jamais rencontrer son clone!)

Les risques et problemes que l'on devine sont:
- Un appauvrissement de la diversite genetique lie a la reproduction sexuee.
- deux clones auront les meme empreintes digitales, les memes empreintes genetique, donc comment les differencier a coups sur ?

tant que cette technique n'est pas utilise pour "ameliorer" l'espece humaine avec toutes les derives imagniables, ou "selectionner" certaines personnes pour certains metiers (voir "bienvenu a Gattaca")... y a t'il vraiment un probleme d'ethique?

Yoyo
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Vieux 06/01/2003, 11h44   Sujet Le clonage Humain - Message #4
yoda
 
Date d'inscription: janvier 2003
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C'est clair que c'est une utopie, mais difficile d'expliquer ça aux parents...
Tout dépend bien évidemment de ce qu'ils ont dans la tête, mais s'il n'y a pas de recherche d'un "double", à quoi sert le clonage ?
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Vieux 06/01/2003, 12h00   Sujet Le clonage Humain - Message #5
Yoyo
 
Date d'inscription: janvier 2003
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Pourquoi vouloir un double de soi?

c'est une bonne question dans quelles conditions cela pourrait il etre acceptable? Je coris simplement a condition justement que ce ne soit pas pour avoir un double, mais pour avoir un enfant!
Donc on pourrait imaginer des couples steriles (meme si les techniaue de FIV ont fait de gros progres)...mais ici se pose d'autre question d'ordre genetique! car si le couple est sterile, va t'on avoir un clone sterile?

je vois pas vraiment d'autre raison, mais si vous avez des idees n'hesitez pas!

Yoyo
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Vieux 06/01/2003, 12h06   Sujet Le clonage Humain - Message #6
yoda
 
Date d'inscription: janvier 2003
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Jusqu'ici, on a eu recours aux dons de sperme ou d'ovules pour les cas où un membre du couple était stérile. Ceci permet d'avoir un enfant qui ressemble à l'un des membres du couple (sinon l'adoption est une solution envisageable) sans avoir un véritable clone.
Dans le cas où les 2 membres sont stériles, pour une raison non génétique, et où il est impossible de les convaincre que les gènes ne sont pas importants et qu'un enfant adopté sera bien le leur, on peut y réfléchir. Mais j'ai un peu peur des abus.
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Vieux 06/01/2003, 12h36   Sujet Le clonage Humain - Message #7
Yoyo
 
Date d'inscription: janvier 2003
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Il est evident que des abus il faudra se mefier
surtout qu'il sera si tentant de vouloir corriger dans un premier temps une deficience grave d'un gene (myoptathie, cancer etc...) puis apres on se dira tiens si on mutait ce gene pour rendre les personne plus resistantes au HIV etc... on finira forcement par faire n'importe quoi

Mais combien des personnes qui critique dans les medias a tout va le clonage humain se sont reelement pose ces questions plus de 5 minutes?

Yoyo
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Vieux 06/01/2003, 12h39   Sujet Le clonage Humain - Message #8
yoda
 
Date d'inscription: janvier 2003
Localisation: Région parisienne
Messages: 65
Il y a beaucoup de fantasmes sur le clonage. Peu de personnes se rendent compte que des clones ne sont rien de plus que des jumeaux vrais avec quelques années de décalage. J'ai lu une nouvelle de SF où un groupe de clones (hommes et femmes) communiquaient entre eux par télépathie... voila ce que beaucoup ont comme idée du clonage.
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Vieux 06/01/2003, 18h25   Sujet Le clonage Humain - Message #9
kinette
 
Date d'inscription: janvier 2003
Messages: 10 744
Bonjour,
Pour faire une sythèse sur le clonage.
D'abord la définition:
Le clonage est la reproduction d'individus ayant un patrimoine génétique identique.
Le clonage est quelque chose de courant pour les végétaux... pour les animaux un peu moins.

Le clonage n'est pas seulement la production d'un individu à partir d'un adulte comme on peut le lire ici et là. On maîtrisait déjà le clonage par division de très jeune embryon avant que n'apparaisse Dolly (clonage qui permettait d'obtenir des "vrais jumeaux" de même âge):
- on prend un embryon au stade de quelques cellules (avant que n'apparaissent des différentiations) et on le coupe en deux. On peut réaliser cette opération successivement plusieurs fois.
- on prend des cellules d'un tout jeune embryon, on récupère le noyau et on le transplante dans des ovocytes dont on a auparavant éliminé le noyau.

Un très bon résumé des techniques:
http://www.marianne-en-ligne.fr/97-09-15/e_a2.htm

Le clonage des animaux a été développé dans différents buts:
- avant tout la recherche: on commence à comprendre un peu mieux comment les cellules se différentient (c'est important par ex. pour la compréhension des cancers, qui proviennent de cellules qui se sont dédifférentiées)
- encore pour la recherche: lorsqu'on fait une étude sur un gène par exemple il peut être avantageux d'avoir sous la main des individus possédant exactement le même patrimoine génétique (et si on a "éteint" ou rajouté un gène, avoir différents individus porteurs d'exactement la même transformation évite d'avoir a refaire des manipulations coûteuses et difficiles)
- sélection agronomique: l'INRA avait aussi développé le clonage d'embryons notament chez les bovins dans le but de pouvoir obtenir une descendance la plus nombreuse possible à partir d'un individu possédant des caractéristiques d'intérêt (mais la difficulté de la technique et son fort taux d'échec n'ont à mon avis jamais permis qu'elle soit rentable).

Si la technique s'améliore, elle pourrait:
- accentuer dans l'élevage l'appauvrissement génétique s'il n'y a pas de contrôle
- permettre une reproduction plus rapide de races à faible effectif afin d'assurer leur conservation
- permettre des protocoles de validation de traitements médicaux sur un nombre d'animaux plus faible (car mieux connus et en supprimant une part de la variabilité entre individus pouvant ajouter un "bruit de fond" aux tests).
-faciliter l'utilisation d'animaux transgéniques pour produire des molécules d'intérêt pharmaceutiques ou comme donneurs d'organe.

Sinon pour le clonage humain voici la "" Réponse au Président de la République au sujet du clonage reproductif " rendue par le Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et la santé (CCNE)"

Ses intérêts:


Citation:
LES JUSTIFICATIONS AVANCÉES D'UN RECOURS AU TRANSFERT NUCLÉAIRE ET AU CLONAGE DANS L'ESPÈCE HUMAINE

1. DANS LE DOMAINE DE LA REPRODUCTION

a) Augmentation des chances de grossesse lorsqu'un seul embryon a pu être obtenu in vitro

C'est l'argument utilisé en 1993 par les chercheurs de l'Université George Washington pour justifier leurs essais sur des embryons humains. Un seul embryon scindé permettrait la création et le transfert in vivo de plusieurs embryons jumeaux. En pratique l'obtention d'un seul embryon est une situation peu fréquente, le nombre moyen d'embryons obtenus par fécondation in vitro au cours des cinq dernières années est de 3,9 (dossier FIVNAT 1996). Bien que techniquement à la portée de laboratoires de fécondation in vitro, de tels essais n'ont pas été renouvelés par les praticiens.

b) Pratique plus aisée des diagnostics préimplantatoires

Encore en évaluation, le diagnostic préimplantatoire est réalisé le plus souvent à partir d'une cellule prélevée sur l'embryon au stade de 8 cellules. La survie embryonnaire est considérablement réduite si plus d'une cellule est prélevée. Dans les conditions actuelles, les analyses se font à partir d'une ou deux cellules des embryons obtenus par fécondation in vitro. Après obtention du résultat, l'embryon sain est transféré in utero.

La création de plusieurs embryons clonés permettrait d'obtenir, après culture de l'un d'eux, une source plus importante de cellules, les autres embryons étant congelés en attente du résultat. Dans le cas de création d'embryons clonés, il y aurait destruction d'un embryon qui n'aurait été créé que pour les besoins d'un diagnostic.

c) La perpétuation du lignage biologique en cas de procréation impossible

Il semble que notre société se caractérise aujourd'hui par une exigence de plus en plus impérieuse de filiation biologique. La fécondation in vitro (FIV), puis l'ICSI (intracytoplasmic sperm injection) ont permis de repousser progressivement les limites de l'infertilité masculine alors qu'auparavant les seules possibilités laissées aux couples dont l'homme était stérile, pour avoir des enfants, reposaient sur l'adoption ou sur l'insémination avec sperme de donneur. Donc, les hommes possédant peu de spermatozoïdes normaux peuvent désormais procréer. Même ceux dont la spermatogenèse s'arrête avant le stade du spermatozoïde mature peuvent maintenant se révéler capables, parfois, d'assurer leur descendance. Il existe cependant des formes de stérilité plus conséquentes : dysplasies ou atrophies testiculaires sévères, ambiguïtés sexuelles, voire même couples d'homosexuelles, où n'existe aucune trace de la lignée germinale mâle.

Ces couples revendiqueront-ils eux aussi le droit à la filiation biologique ? Il faut noter que l'application stricte à l'Homme de la technique décrite chez le mouton aboutirait à une reproduction monoparentale (100 % du patrimoine génétique nucléaire provenant du " père ") et non biparentale, avec un apport génétique du père et de la mère. Cependant, la demande de grossesses par des femmes ménopausées, les dons d'embryons ou les dons d'ovocytes pour pallier une stérilité, montrent l'extraordinaire capacité de réappropriation maternelle de l'embryon que constitue la grossesse, même lorsque la mère receveuse n'est pas la mère biologique. De plus, dans la figure considérée, la "mère" contribuerait au moins à l'embryon par son génome mitochondrial.

Ainsi, on ne peut probablement pas exclure qu'existe un courant social tendant à légitimer le recours à ces techniques, au moins dans la perspective de couples dont l'un des conjoints ne posséderait pas de gamète fécondant. D'ailleurs, le clonage pourrait aussi répondre au désir d'une femme sans gamète de se perpétuer biologiquiement par autoclonage, en utilisant des ovocytes énucléés d'une donneuse.

Plus récemment, certains commentateurs ont évoqué, dans la revue Nature, la reproduction par clonage d'un enfant mort ou sur le point de mourir. Des déclarations faites dans des cadres variés ont également envisagé la reproduction par ces méthodes de personnes " exceptionnelles "... d'êtres chers...

d) A noter que le transfert nucléaire d'un noyau embryonnaire pourrait aussi être envisagé dans l'espèce humaine en dehors de toute perspective de clonage et dans le cadre d'une procréation véritable à des fins de " thérapie génique " des maladies mitochondriales.


II. DANS LE DOMAINE DES GREFFES

La préparation de cellules immuno-compatibles à des fins de thérapie cellulaire

Les greffes cellulaires sont indiquées dans un grande diversité de maladies et situations pathologiques : couverture de surfaces brûlées, greffe de cellules souches hématopoïétiques pour des leucémies et autres maladies du sang ; de cellules neuronales dans la maladie de Parkinson, peut-être la chorée de Huntington ; de cellules du pancréas endocrine dans le diabète, etc. De plus, une des stratégies développées aujourd'hui de thérapie génique est basée sur la greffe de cellules corrigées ex vivo. Lorsque la greffe utilise des cellules provenant d'une autre personne que le receveur (on parle alors d'allogreffe), son efficacité et sa sécurité sont compromises par les phénomènes d'incompatibilité tissulaire. La possession de cellules embryonnaires génétiquement, et donc immunologiquement, identiques à celles du receveur, faciliterait donc considérablement de telles greffes et renforcerait très vraisemblablement leur efficacité. Le clonage par transfert de noyaux provenant d'un organisme adulte pourrait permettre de préparer, en quelques mois, de telles cellules en cas de besoin. Dans ce scénario, un embryon serait créé, utilisant un ovocyte receveur et le noyau d'une cellule somatique provenant de la personne malade. Ex vivo, cet embryon pourrait être cultivé et, après quelques jours, on pourrait tenter d'établir en culture des populations de cellules dont la différenciation pourrait être induite ex vivo et qui pourraient ainsi être utilisées pour la greffe. Cependant, ces expériences d'établissement et de différenciation ex vivo de cellules embryonnaires sont difficiles et n'ont pas encore été réussies dans d'autres espèces que la souris.

Par conséquent, si l'isolement de lignées cellulaires différenciées à partir de l'embryon ex vivo n'était pas possible dans l'espèce humaine, on pourrait envisager d'implanter l'embryon dans un utérus receveur permettant ainsi son développement in vivo jusqu'à apparition des cellules à greffer. Ces cellules seraient alors isolées après interruption du développement embryonnaire. A noter que ces techniques sont aujourd'hui proscrites par la loi, puisqu'elles impliqueraient que fussent créés des embryons en-dehors de tout projet parental. Pour mémoire, rappelons que certains ont été jusqu'à envisager que l'on pût créer par clonage et conserver des " doubles " de personnes vivantes uniquement envisagés et utilisés comme des sources potentielles d'organes ou de cellules à greffer en cas de besoin.

Sinon les considérations éthiques sont bien abordées il me semble par le même Comité:
Citation:
II - CONSIDÉRATIONS ÉTHIQUES

L'intense émotion qu'a suscité partout dans le monde l'éventualité désormais plausible de futurs clonages d'êtres humains, la condamnation véhémente de toute perspective de cet ordre à partir de convictions très diverses pourraient suggérer que la question éthique posée serait en quelque sorte tranchée d'avance. Rien pourtant ne serait plus dommageable, en une affaire d'un tel enjeu, que d'en venir à des conclusions et le cas échéant à des dispositions juridiques en ayant fait si peu que ce soit l'économie d'une réflexion philosophique et morale approfondie, et cela en particulier pour deux raisons :

1) Si l'on doit en fin de compte se prononcer pour l'interdiction légale de tout clonage reproductif de l'être humain, il est de haute importance que l'argumentation éthique invoquée apparaisse le plus possible probante à l'échelle internationale comme nationale afin que des mesures concertées soient prises en ce sens partout dans le monde, condition indispensable de leur efficacité. La plus grande exigence est donc requise dans l'évaluation des attitudes et des arguments susceptibles d'être avancés en l'occurrence.

2) Un tel effort de réflexion ne saurait être ajourné au motif que le clonage d'êtres humains serait aujourd'hui pure hypothèse d'école dont les conditions de réalisation sont fort loin d'être réunies : l'histoire de la recherche biomédicale montre justement la nécessité d'une réflexion éthique menée le plus possible en amont des recherches envisagées pour prévenir les faits accomplis. Pas davantage le sérieux de la question ne peut être sous-estimé en raison de la place qu'y occupe l'imaginaire, voire la science-fiction. L'afflux à Edimbourg de candidatures au clonage, parmi lesquelles celles de personnes très fortunées, atteste de la légèreté qu'il y aurait ici à identifier le fantasmatique à l'irréaliste. L'idée d'une banque de sperme de titulaires du prix Nobel pour donner naissance à des génies reposait aussi sur une patente aberration fantasmatique. Elle n'en a pas moins vu le jour et fait des dupes.

Une réflexion éthique sérieuse s'impose quand il y va, à un titre ou à un autre, de la dignité de l'être humain.

Le problème éthique qui se pose ici à nous concerne l'éventualité désormais concevable du clonage reproductif d'êtres humains, c'est-à-dire, conformément aux définitions formulées plus haut, d'une production d'embryon à partir d'une cellule somatique ou embryonnaire et de son développement mené jusqu'à son terme, aboutissant à la naissance d'un enfant. Si la cellule clonée était prélevée sur un organisme développé, enfant ou adulte, le résultat serait un être humain dont le génome nucléaire serait identique à celui de l'individu d'origine. Si la cellule clonée était prélevée sur un embryon en cours de développement et aussitôt transférée in utero, ce résultat prendrait la forme d'une quasi-gémellité provoquée, non nécessairement limitée d'ailleurs à deux exemplaires. Dans les deux cas, un ou des êtres humains seraient engendrés par reproduction asexuée, comme des copies identiques entre elles et avec l'organisme d'origine quant à leur génome nucléaire.

En d'autres termes, il s'agirait de la production d'individus, isolés ou en nombre, presque aussi semblables sur le plan biologique que des jumeaux vrais, mais pouvant naître avec un décalage dans le temps susceptible d'enjamber une ou plusieurs générations.

Comme il l'a été indiqué plus haut, le clonage reproductif aboutissant à la naissance d'êtres humains doit être bien distingué du clonage non reproductif, qui ne conduit pas à la naissance d'un enfant. La notion de clonage non reproductif recouvre elle-même deux sortes de techniques déjà usitées ou envisageables

la production et la culture de cellules d'origine embryonnaire ou adulte qui ne peuvent donner lieu par elles-mêmes à la constitution d'un embryon. Ces techniques, couramment pratiquées et très précieuses pour la recherche diagnostique et thérapeutique, posent des problèmes éthiques qui ne diffèrent pas fondamentalement de ceux qu'ont déjà conduit à traiter d'autres aspects de la recherche biomédicale. L'utilisation possible de cellules dérivées de cellules souches embryonnaires humaines fait l'objet d'un avis du Comité Consultatif National d'Ethique qui sera prochainement présenté ;

la production d'embryons dont le développement serait arrêté à un stade plus ou moins précoce pour obtenir des cellules immuno-compatibles à des fins de thérapie cellulaire. Rappelons à cet égard que la création de novo d'embryons humains en dehors d'un projet parental et aux seules fins de recherche a été interdite par la loi française en date du 29 juillet 1994, loi qui doit faire l'objet d'un réexamen en 1999.

L'objet tout différent et profondément nouveau du présent document est la perspective d'un éventuel clonage reproductif d'êtres humains, c'est-à-dire celle d'un véritable bouleversement de la condition humaine elle-même, dont les implications dans l'ordre de l'éthique et du droit apparaissent d'emblée sans commune mesure avec celles du clonage non reproductif. C'est à cette seule question que sont consacrées les réflexions qui suivent.


1. Identité génétique et identité personnelle : une grave confusion à dissiper

Un éclaircissement préalable s'impose. Dans ce qui, en France ou ailleurs, s'est écrit depuis l'annonce de l'existence de Dolly sur la perspective du clonage reproductif d'êtres humains, on constate en effet qu'est souvent admise comme allant de soi la croyance que la complète identité génétique de deux humains entraînerait ipso facto leur complète identité psychique. Il apparaît même que, pour certains, un individu produit par clonage serait en quelque sorte une autre incarnation du sujet cloné. Et c'est justement cette supposée réduplication à l'identique d'un "je" humain en un autre corps par bouturage génomique qui attise chez plus d'un la compulsion d'échapper ainsi à la mort individuelle ou d'y faire échapper un être cher.

Or on peut l'écrire en toute assurance: [i]l'idée qu'une parfaite similitude génétique entraînerait de soi une parfaite similitude psychique est dénuée de tout fondement scientifique[/i]. L'identité biologique d'un individu ne peut déjà être réduite à son identité génétique nucléaire, à cause du rôle de l'hérédité cytoplasmique (mitochondriale) et surtout de celui de l'épigénèse dans le développement.

On sait par exemple que, chez deux jumeaux vrais adultes, ni l'organisation cérébrale ni même celle du système immunitaire ne sont identiques dans leurs détails. A plus forte raison l'identité de la personne dans ses dimensions psychosociales le peut bien moins encore, puisqu'elle se constitue essentiellement au travers et à partir d'une individuation subjective et biographique inépuisablement singulière et foncièrement irréductible à quelque programmation génétique que ce soit. Aussi n'y aurait-il nul bon sens à admettre qu'un adulte et son double clonal, né par conséquent bien après lui et ayant vécu une histoire individuelle tout autre, puissent être tant soit peu assimilés à une seule et même personne en double exemplaire. Le croire serait être victime de l'illusion réductrice dont est porteuse l'affligeante confusion entre identité au sens physique du même (idem) et au sens moral du soi-même (ipse).

Faire la clarté sur ce qu'à de mystifiant une telle représentation des choses est d'importance non seulement théorique mais pratique. Cela met en effet en lumière l'inconsistance de certaines objections trop peu méditées à la perspective d'un clonage reproductif d'êtres humains, mais aussi, du même coup, celle du fantasme de reproduction de soi ou d'un proche et de survie identitaire qui semble hanter bien des demandes de mise au point d'un tel clonage. Dans la mesure où rendre manifeste le caractère parfaitement fallacieux d'une telle prétention est de nature à décourager des candidats qui seraient aussi des commanditaires, l'éthique a tout à y gagner.


2. Clonage reproductif : des bouleversements inacceptables de la condition humaine

Cette remarque faite, deux sortes de considérations éthiques retiennent l'attention. A se placer d'abord sur le terrain des effets qu'opérerait sur les personnes et leurs rapports un clonage reproductif d'êtres humains, on ne peut manquer d'être saisi par leur caractère inadmissible en conscience.

Si le fait d'avoir même génome n'entraîne nullement que deux individus aient aussi même psychisme, le clonage reproductif n'en inaugurerait pas moins un bouleversement fondamental de la relation entre identité génétique et identité personnelle dans ses dimensions biologiques et culturelles. Le caractère unique de chaque être humain, dans quoi l'autonomie et la dignité de la personne trouvent support, est exprimé de façon immédiate par l'unicité d'apparence d'un corps et d'un visage, laquelle résulte de l'unicité du génome de chacun. Certes, les jumeaux vrais constituent en un sens une exception à cet état de choses - exception rare, fortuite et limitée à des frères ou soeurs nés en même temps -, mais aucun des deux ne saurait être tenu pour une copie de l'autre : plus semblables entre eux que des non-jumeaux, ils n'en sont pas moins chacun soi-même à part entière. On peut se représenter au contraire vers quelle réalité sociale nous orienterait une production de clones qui ne serait plus de hasard ni d'exception, et n'exclurait d'ailleurs plus les décalages dans le temps. Etres humains psychiquement individualisés comme des personnes singulières malgré leur similitude génétique, ils seraient cependant vus - au sens propre et figuré - comme des répliques à l'identique les uns des autres et de l'individu cloné dont ils seraient effectivement la copie. Ainsi serait minée la valeur symbolique du corps et du visage humains comme supports de la personne dans son unicité. A la différence de Dolly, des clones humains sauraient qu'ils sont des clones; ils se sauraient aussi reconnus tels par autrui. Comment ne pas voir l'intolérable chosification de la personne

que recèlerait une telle situation ? Et qui peut assurer que pareille déstabilisation de représentations sociales cardinales n'ouvrirait pas la voie à des tentatives de création utilitaire de variétés humaines, c'est-à-dire à la production de nouvelles sortes d'esclavage, qu'osent évoquer avec une insouciante faveur quelques scientifiques connus ?

A l'importance de cette unicité de la figure physique de l'être humain se lie celle de son indéterminabilité génétique. Respecter l'autonomie de la personne, sa liberté et par là sa dignité commande entre autres d'accepter ce trait primordial de la condition humaine : ce que sera dans son idiosyncrasie génétique un individu est et doit demeurer pour l'essentiel indécidable par quiconque. La grande loterie de l'hérédité, avec son inépuisable incertitude, constitue sous ce rapport une protection majeure de l'être humain contre une éventuelle volonté parentale ou sociale de le prédéterminer. Certes, les progrès du diagnostic prénatal et préimplantatoire créent la possibilité technique que des enfants à naître soient exempts de certaines affections génétiques graves, et aussi qu'ils soient porteurs de caractéristiques biologiques choisies par les parents. Mais, pour limitée que soit aujourd'hui cette dernière possibilité, elle ne va justement pas sans poser déjà de graves problèmes éthiques du point de vue même de l'autonomie de la personne ni sans justifier les mesures d'interdiction légale adoptées en ce domaine par de nombreux pays. Or ce que le clonage reproductif d'êtres humains rendrait envisageable est à cet égard d'une gravité tout autre : prédéterminer non point quelques mais bien toutes les caractéristiques génétiques d'un futur être humain, faisant de lui la véritable chose de son ou ses décideurs, qu'il s'agisse de cloner un individu adulte ou de provoquer une gémellité au stade embryonnaire (cf. partie B, paragraphe I. b). L'organisme d'un individu ainsi produit servirait en somme de moyen d'expression à un génome choisi par un tiers. Un tel projet peut-il être jugé autrement que comme un attentat à la condition d'homme ?

Ce n'est pas tout encore. Il suffit d'envisager un instant ce que représenterait le passage de la procréation d'un enfant par ses deux parents à la reproduction d'un être humain par un équivalent de bouturage végétal pour mesurer de quelle dislocation de la parenté, voire de la temporalité généalogique un tel clonage serait également synonyme. Car il y a un paradoxe du clone : en même temps que l'individu ainsi produit serait l'exacte réplique chromosomique de celui dont il proviendrait, il en différerait foncièrement par un mode de production tout autre, sans fusion de gamètes, l'éventuel couple parental se transmuant sur le plan biologique en association d'un fournisseur - homme ou femme - de noyau cellulaire et d'une prestataire d'ovocyte porteur de clone. Bien que les anthropologues nous décrivent des systèmes de filiation très différents de ceux dont usent nos sociétés, aucun ne fait l'économie de deux parents biologiques à part entière, pour la simple raison que tous reposent sur l'universelle expérience de la reproduction sexuée. Asexué dans son principe, le clonage reproductif inaugurerait donc un mode de filiation très hautement problématique. De plus, par un brouillage de toute séquence familiale, l'individu né d'un clonage serait à la fois le descendant d'un adulte et son jumeau. A la limite serait ainsi vidée de sens l'idée même de filiation. Quant à la coexistence au sein d'une même population de personnes nées par procréation de deux parents et d'autres chromosomiquement issues d'un individu unique par reproduction asexuée, elle susciterait d'inextricables problèmes d'identité civile en même temps sans doute que le risque incalculable de nouvelles discriminations.


3. Clonage reproductif : une inadmissible instrumentalisation de la personne

Aucune motivation, pour valable qu'elle puisse paraître en elle-même, n'est en mesure de légitimer un projet aussi redoutable : la fin ne saurait justifier le moyen. Pour autant, il est d'autant moins superflu d'entrer dans l'examen de ces motivations possibles que la réflexion éthique y trouve les plus fortes raisons supplémentaires de condamner tout clonage reproductif d'êtres humains comme toute recherche susceptible d'y conduire.

Quelles que soient les finalités alléguées en faveur d'un tel projet, les unes présentables, d'autres au contraire à peine énonçables, elles offrent toutes ce trait commun que, dans leur principe même, elles reviennent à projeter de mettre au monde un ou des êtres humains non comme libres fins en soi mais comme purs moyens au service d'objectifs préalables qui leur seraient, fût-ce en dépit des apparences, foncièrement extérieurs. Le clonage reproductif d'être humains n'est donc pas seulement inacceptable en raison de ses prévisibles effets sur la condition humaine. Il l'est aussi en ce que fins même au nom desquelles certains peuvent croire le justifier reviennent à faire un but en soi non du clone lui-même mais du clonage, et entraînent nécessairement par là une instrumentalisation de la personne qu'il s'agirait de faire naître.


DE PRÉTENDUES " APPLICATIONS MÉDICALES "

Comme s'il pouvait s'agir ici d'une simple extension des applications médicales présentes ou à venir du clonage de cellules humaines, quelques tentatives se font jour de légitimer le projet de clonage reproductif d'êtres humains en alléguant qu'il pourrait lui aussi répondre à des indications " médicales ". Il s'agit là en réalité d'une formulation tout à fait abusive. A considérer ces prétendues justifications médicales, il apparaît en effet qu'elles recouvrent toujours une aliénation insidieuse ou brutale, voire le pur et simple sacrifice d'une personne à venir aux intérêts ou aux illusions d'autres personnes. C'est pourquoi la notion d'"application médicale" du clonage reproductif d'êtres humains nous paraît fondamentalement irrecevable.
Il est à peine besoin de mentionner ici les projets de clonage où les êtres humains qu'on envisage de produire sont expressément conçus comme de purs instruments. C'est le cas des possibilités techniques indiquées ci-dessus (cf. partie B, paragraphes I. a et II), où un embryon ne serait créé que pour les besoins d'un diagnostic préimplantatoire ou pour la production de cellules immunocompatibles. C'est plus brutalement encore le cas des fantasmagories dans lesquelles des êtres humains seraient fabriqués par clonage pour servir de réservoirs d'organes à greffer ou pour fournir une main-d'oeuvre génétiquement sélectionnée en vue de sa bonne adaptation physique à certaines tâches. Sous leur allure ambiguë de fiction réaliste, de telles idées recèlent une si monstrueuse inhumanité qu'on s'étonne vivement de les voir propager par des scientifiques parfois éminents dans leur spécialité. Et l'on doit attirer leur attention sur le discrédit éthique qu'ils infligent ainsi non seulement à leur oeuvre mais à leur discipline tout entière.

D'autres "applications" ont été évoquées où, au premier regard, l'individu qu'il serait question de produire par clonage serait du moins voulu et traité comme fin en soi, en sorte qu'ici nulle instrumentalisation de la personne ne paraît d'abord à relever. Ces usages hypothétiques du clonage reproductif étant particulièrement propres à abuser des personnes de bonne foi, ils appellent une analyse des plus attentives.


LA VOLONTÉ DE PALLIER LA MORT PAR N'IMPORTE QUEL MOYEN

Certains ont ainsi mis en avant le désir de parents pouvant souhaiter que soit reproduit par clonage un enfant promis à une mort précoce. Comme on l'a souligné plus haut, l'être produit de la sorte serait en fait une tout autre personne que le disparu, mais, grâce à son extrême ressemblance physique avec lui, jointe à la croyance sans fondement qu'étant sa copie génétique il serait du même coup son double psychique, ce clone pourrait figurer pour les parents l'enfant mort ressuscité. La demande a été de même formulée de voir cloner un conjoint ou tout autre proche venant à décéder. Se sont également manifestés des candidats et candidates à leur propre clonage. Dans les représentations fantasmatiques sous-jacentes à ces désirs, tout se passe comme si le génome d'un individu était doué des attributs traditionnels de l'âme, en sorte que sa reproduction à l'identique se voit confusément assimilée à une réincarnation de la personne, imaginairement promise à une nouvelle existence tout en étant censée demeurer la même.

Nul n'est bien entendu en droit de prétendre à régenter les croyances d'autrui. Mais en l'occurrence, si l'identification insensée entre un défunt et son clone devait se traduire par la mise au monde d'un être ainsi produit, il ne s'agirait plus de croyance à respecter mais de claire instrumentalisation d'une personne, et il y a exigence éthique de l'empêcher. Car, voulu pour lui-même selon un regard tout superficiel, le clone serait en vérité la prothèse d'un désir fantasmagorique où il n'aurait nulle place. En aucun cas la technique biomédicale ne saurait se mettre au service de telles divagations sans s'y pervertir scientifiquement et éthiquement : elle s'y ferait la supplétive d'une pensée magique pour une fabrication bafouant la dignité humaine.


UN ACHARNEMENT PROCRÉATIQUE POUSSÉ À L'ABSURDE

On a voulu aussi présenter comme une "application médicale" acceptable du clonage reproductif d'êtres humains la compensation d'une insurmontable stérilité masculine ou féminine par totale absence de production de gamètes (cf. partie B, paragraphe I. c). Le clonage d'une cellule adulte de l'homme ou de la femme stérile, avec éventuel recours à l'ovocyte d'une partenaire, est alors présenté comme un substitut de procréation. Dans certains cas, un couple pourrait même se prévaloir d'un projet parental, comme le demande la loi française, en proposant d'utiliser un ovocyte de la femme pour activer le noyau d'une cellule de l'homme.

Mais il importe de souligner que, dans tous ces cas, on aurait non point pallié une stérilité par une procréation de sorte inédite mais bien substitué à une procréation impossible, c'est-à-dire à une impossible naissance par voie sexuelle, une reproduction asexuée, avec toutes les conséquences indiquées plus haut. E faut en particulier rappeler que l'enfant ainsi produit serait en fait un jumeau du père ou de la mère, présentant toutes ses caractéristiques génétiques y compris d'ailleurs les anomalies éventuelles du génome peut-être responsable de la stérilité. Le caractère instrumental d'un tel enfant du fantasme est aussi manifeste que sa complète prédétermination génétique. Le désir d'enfant à tout prix ne saurait en aucune façon justifier une telle pratique, dépassant les limites de ce qu'on peut nommer acharnement procréatique jusqu'à sortir de la reproduction sexuée elle-même et, par là, de l'humaine nature.

Il n'y a donc pas une seule variante concevable du clonage reproductif d'êtres humains que ce soit à partir d'un adulte ou d'un embryon, qui échappe à une accumulation d'objections rédhibitoire. A l'ensemble de ces titres, il ne peut susciter qu'une condamnation éthique véhémente, catégorique et définitive. Une telle pratique, mettant en cause de manière radicale l'autonomie et la dignité de la personne, constituerait une grave involution morale dans l'histoire de la civilisation. Aussi y-a-t-il lieu de se demander s'il ne conviendrait pas de qualifier juridiquement en vue de son interdiction universelle, l'atteinte dégradante à la condition humaine, dont le clonage reproductif constitue le net exemple.

Dans le même rapport sont aussi abordés les aspects juridiques (voir p suivante sur le site de Marianne).

Sinon là titre informatif les membres du comité ayant écrit ce rapport sont:
MEMBRES DU GROUPE DE TRAVAIL
MMES, MM. : H. ATLAN, G. BARRIER, A. BOUE, J.-P. CHANGEUX, R.DUCLUZEAU, A. KAHN, N. LE DOUARIN, J. MICHAUD, J. MONTAGUT, N. QUESTIAUX, L. SEVE

K.
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Vieux 06/01/2003, 19h00   Sujet Le clonage Humain - Message #10
Yoyo
 
Date d'inscription: janvier 2003
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Super ton document, merci bien! meme si c'est un peu long a lire
et j'ai pu constater qu'ils auraient pu faire appel a nous pour le rediger

Yoyo
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Vieux 06/01/2003, 21h52   Sujet Le clonage Humain - Message #11
Neutrino
 
Date d'inscription: janvier 2003
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Messages: 1 898
Je voulais préciser que les empruntes digitales sont liées aux plissements aléatoires de la peau du foetus dans le ventre de sa mère, et par conséquent les empruntes digitales, commes celle de la cornée sont UNIQUES au sens strict. Même des vrais jumeaux (ou des clones) n'ont pas les mêmes empruntes.


Neutrino.
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Vieux 10/01/2003, 15h37   Sujet Le clonage Humain - Message #12
sai
 
Date d'inscription: janvier 2003
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Messages: 538
j'ai pas eut la foi de lire tout le document de Kinette, mais je vais quand meme donner mon avis sur la question.

Le clonage "humain", je suis globalement pour , mais uniquement pour une utilisation a des fins médicales. je m'explique:
Le jour ou mon foie sera foutu, je serai bien content me cloner mon foie et m'en greffer un tout neuf , de meme que n'importe quelle partie du corps ( un peu comme on change une piece de voiture..)

Mais il reste clair pour moi que cloner des etres humains entier ne sert à rien, si ce n'est a assouvir le desir ardent de certaine personnes de vouloir etre immortelles ( dans le cas ou on arriverait a transferer "l'ame" d'un corps a un autre... je partt en plein delire de science fiction, mais bon... )

bref, le clonage, oui, mais partiel.... faut savoir s'arreter a temps!!!
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Vieux 10/01/2003, 16h36   Sujet Le clonage Humain - Message #13
kinette
 
Date d'inscription: janvier 2003
Messages: 10 744
Bonjour,
En fait l'argument du clonage thérapeutique n'est pas un argument si on entend le clonage par "réalisation d'un individu possédant un patrimoine génétique identique" car il est à mon avis difficilement envisageable éthiquement de créer un être humain en espérant qu'il permette ensuite de faire des greffes à une autre personne.

Sinon, une chose qu'on pratique déjà un peu est l'autogreffe. On récupère chez un individu des tissus qu'on cultive in vitro (on peut utiliser des systèmes pour contrôler leur différenciation en un tissu ou un autre).
Il est aussi envisagé de pouvoir "corriger" ces cellules par génie génétaique si la personne malade l'est à cause d'un problème génétique (ce qui permettrait de réimplanter chez la personne un tissu fonctionnel là où il y avait au départ un problème).
Les techniques développées et qui ont permis le clonage ("reprogrammation" d'une cellule somatique qui permet ensuite d'obtenir une cellule totipotente c'est-à-dire une cellule pouvant se redifférencier en toutes les types de cellules présentes dans l'organisme) sont susceptible de faciliter la possibilité d'autogreffes en permettant dobtenir plus facilement des cultures de certains tissus. Toutefois:
- comme dit précédemment ça paraît impensable de créer un foetus (ce qui de plus nécessite une mère porteuse) pour l'utiliser dans ce but
- on maîtrise encore trop mal les cultures cellulaires et les mécanismes de différentiation pour pouvoir vraiment obtenir à partir de cellules totipotentes un tissu donné ou simplement un type de cellules (quand à un organe complet je pense que c'est une perspective encore beaucoup plus éloignée).

Donc l'argument du clonage thérapeutique il faut s'en méfier car il est avancé surtout par des personnes voulant faire du clonage pour des buts beaucoup moins avouables.

Sinon une remarque à propos du clonage (le clonage du type qui a permis la brebis Dolly, avec implantation d'un noyau de cellule d'un adulte dans une cellule oeuf qu'on a débarrassé de son propre noyau): on dit partout que le patrimoine génétique du clone est totalement identique à celui du "parent". Toutefois il faut préciser qu'en ce qui concerne le génome mitochondrial (les mitochondries sont les organites assurant une grande part du métabolisme de la cellule et sont située en dehors du noyau, et possèdent leur propre génome) ce clone sera différent du "parent" ayant fourni le noyau et identique à la mère d'origine de la cellule-oeuf. On ne peux donc obtenir un véritable clone qu'en utilisant comme cellule-oeuf receveuse une cellule issue de la même femme que celle qui fournit le noyau (pour les homme, c'est donc tout simplement impossible).
(pour citer mes sources c'est une remarque très judicieuse d'un forumeur du forum du journal Le Monde, Kurosawa)

K
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Vieux 10/01/2003, 16h39   Sujet Le clonage Humain - Message #14
sai
 
Date d'inscription: janvier 2003
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Messages: 538
que ce soit clair, je ne parlait pas de creer des individus identiques a nous afin de s'en servir de banque d'organe... juste cloner la partie dont on a besoin quand on en as besoin.... nuance
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Vieux 10/01/2003, 16h42   Sujet Le clonage Humain - Message #15
Yoyo
 
Date d'inscription: janvier 2003
Messages: 11 053
Oui ta remarque sur l'interet du clonage therapeutique est juste,
Il n'est malheureusement pas encore possible de faire pousser des organes independemment!

Pour ce qui est des mitochondries, c'est exactes, il faut savoir notament que de nombreuses maladies sont liees a des problemes dans la mitochondrie. Cependant ton argument de dire que c'est impossible ne me semble pas correcte pour deux raisons.
! tu peux vouloir cloner une femme! donc dans ce cas la tu utilises un de ces propres ovocyte reprogrammes.
Si tu veux cloner un homme tu utilises un ovocyte de sa mere (si elle est encore vivante) dans ce cas la tu auras le meme genome mitochondriale.
je sais que des fois le genome mitochondriale male est transmis mais bon

YOyo
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