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Drame de 86



  1. #1
    Fred

    Si on regarde la transcription du vol de Challenger en ce triste jour du 28
    Janvier 86 (source capcom espace) on s'apperçoit que la situation de la navette était critique depuis un moment avant l'explosion;mais lorsque elle à explosée le vol était considéré comme "nominal"
    Pourtant la navette tranmet les informations en direct,non?
    Comment ne se sont t'ils pas apperçu des baisses de pressions et des manoeuvres de l'ordinateur pour conserver une trajectoire correcte?

    -----

  2. Publicité
  3. #2
    Franck

    Bonsoir,

    Je n’ai pas les compétences nécessaires pour vous parler de ce sujet. Toutefois je peux vous confirmer en effet que la navette envoi des données continuellement au centre de contrôle. Quelqu’un plus compétent dans cette matière pourra vous dire si oui ou non au moment de l’explosion les conditions étaient nominales. (Pour ma part cela m’étonnerait…)

    De toute façon il faut savoir que même si le centre de contrôle avait détecté la chute de pression, ni eux, ni les astronautes ne pouvaient faire quelque chose. Il y a bien une possibilité de faire un atterrissage d’urgence, mais il faut que la navette ait atteint une certaine hauteur pour pouvoir larguer les boosters sans danger pour la population environnante. Il faut malheureusement se rendre à l’évidence, les astronautes étaient de toute façon perdue !
    Amitiés,

    Franck

  4. #3
    Yoyo
    coresponsable des forums

    bonsoir,

    Je ne pense pas que les conditions de vols etaient nominales, puisque d'apres ce que l'on peut lire dans ce dossier: Challenger
    on constate que les premiers problemes sont apparus 678 milliemes de seconds apres l'instant zero!

    Les problèmes survinrent rapidement : 678 millièmes de seconde après l'instant zéro du décollage, une première bouffée de fumée grise apparut au niveau du joint inférieur du booster droit. L'endroit où se produisit cette fuite fait directement face au réservoir ventral, et sur les images enregistrées par les cinéthéodolites*, un écoulement de matière vaporisée apparaît nettement, démontrant la défaillance de l'étanchéité à cet endroit.

    En moins de trois secondes, 8 autres bouffées apparurent, soit environ 4 par seconde, ce qui correspond à la fréquence oscillatoire du booster en plein effort. Puis, la structure se stabilisant, le joint redevint étanche... provisoirement.

    Trente-sept secondes après la mise à feu, Challenger subit un effet de cisaillement atmosphérique provoqué par la traversée de deux courants aériens de sens contraire. Ces perturbations sont redoutées par tous les pilotes de ligne en raison des turbulences qu'elles engendrent, pouvant aller jusqu'à déstabiliser l'appareil. Les systèmes d'orientation de la navette réagirent immédiatement en adaptant la poussée des moteurs de l'orbiteur - qui fonctionnaient à ce moment à 104 % de leur puissance - de façon à maintenir une trajectoire optimale. Il s'agissait néanmoins - l'enquête le révèlera - de la plus forte turbulence rencontrée jusqu'alors durant une ascension de navette spatiale.

    A ce moment, les moteurs des boosters - dont le fonctionnement est automatique et continu - voyaient toujours leur puissance augmenter progressivement lorsqu'une petite flamme apparut au même endroit que la fumée grise un peu plus tôt. Pendant la trentaine de secondes qui suivirent, les capteurs enregistrèrent une différence de pression interne croissante entre les boosters gauche et droit, conséquence de la fuite observée. Durant ce même temps, la flamme grandit, atteignant une température de 3 100°C et allant jusqu'à lécher la surface du réservoir externe - qui renfermait un réservoir d'hydrogène liquide surmonté d'un réservoir d'oxygène liquide - et l'entretoise inférieure maintenant le booster droit.

    A 64,7 secondes, la couleur de la flamme se modifia, indiquant un changement dans son alimentation. L'enquête a révélé plus tard qu'à ce moment, l'hydrogène commença à s'échapper du réservoir externe. A 73 secondes et 124 millièmes, un nuage circulaire de vapeur blanche apparut brusquement à sa surface : la structure était en train de céder sous la chaleur. Tout se précipita alors en quelques millisecondes.
    Yoyo

  5. #4
    Yantar

    Il est exact que dès le décollage, Challenger avait un problème... Ce problème est une très légère fuite de gaz (comme le montre les images) mais pas assez forte pour qu'on puisse la détecter.
    Durant 58 secondes, le joint va se consummer... Et ce n'est qu'à la 58ème seconde que les premières flammes sortent du booster.
    Une minute après le décollage, la télémétrie indique une légère baisse de pression du booster.
    Quatre secondes plus tard, la poussée du booster diminue à cause de la fuite au niveau du joint.
    A partir de ce moment (10 secondes avant l'explosion), tout s'enchaîne très vite.
    A 00:01:08, le dernier contact avec l'équipage est normal
    A 00:01:13 (au moment de l'explosion), le copilote lance un "Uhoh" interrogateur. Soit il vient de découvrir que le réservoir externe s'est vidé de ses centaines de tonnes de carburant, soit il a ressenti une secousse anormale.
    Même si le centre de contrôle de Houston a découvert les anomalies avant l'explosion, le temps qu'il s'en rende compte, la navette avait déjà explosé.
    Lorsque l'on regarde les images en temps réel, on n'apperçoit pas grand chose d'anormal avant l'explosion... Mais en y regardant de plus près, il est évident que le réservoir était en feu depuis plusieurs secondes.

  6. A voir en vidéo sur Futura

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